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15/06/2015

D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère

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LA MANUFACTURE

 

DES ABBESSES

 

7, rue Véron

 

75018 PARIS

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

Loc. 01 42 33 42 03

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

jusqu'au 24 JUIN 2015

 

Dimanche à 20h,

 

Lundi, mardi, mercredi à 21h

 

Adaptation et interprétation : David Nathanson

 

Mise en scène : Tatiana Werner

 

 

Il faudrait être bien naïf pour prendre le titre au pied de la lettre car chacun sait que lorsque les auteurs parlent des autres, c'est toujours de leur propre expérience dont il est question. Certains textes ne sont que l'économie d'une psychothérapie.

 

Nul reproche d'écriture et la démarche est sans nul doute salvatrice mais l’indulgence est mise à mal quand l’auteur engage la  parution de son texte, ce qui semble constituer un transfert de mal-être, comme une invite à le partager ! Qu'avons-nous fait pour mériter cela ?

 

Ceux qui se repaissent du malheur des autres ( ils semblent, hélas !, être nombreux ) y trouveront sans doute leur compte mais il est difficile de se joindre à eux, qui réagissent certainement par sadisme ou masochisme inconscients.

 

Par ailleurs, gavés d'images télévisuelles horrifiques, il apparaît que nous finissons par devenir insensibles à toutes les monstruosités qui nous sont présentées au fil des jours. Ensuite pour mieux nous protéger, nous nous empressons d'oublier. Ainsi va désormais notre monde ...

 

Ignorons les maladies auxquelles nous sommes voués, et notamment le cancer dont une chaîne radiophonique nous rebat quotidiennement les oreilles sous couvert de collecte en annonçant que désormais " une personne sur deux " en sera frappée.( Saluons d’un geste retenu les progrès médicaux ! .. ) L’envie nous prend de clore par un : " basta ! "  ce discours qui vise à nous faire croire que nous sommes tous des malades qui s’ignorent.

 

Certes, le comédien David Nathanson nous fournit une interprétation sans faille aucune mais pour ceux qui ont " déjà donné ", quelle épreuve !

 

Généralement ( du moins serait-ce légitime ) nous allons au théâtre pour améliorer notre vie, la rendre plus agréable ; or ici, c'est exactement l'inverse qui nous est proposé.

 

Connaissant le thème, pourquoi y suis-je allée allez-vous dire ? Tout simplement parce que j'espérais confusément qu'un peu de cet humour dont on dit qu'il constitue la politesse des désespérés pourrait se glisser çà et là, mais force est de reconnaître qu'il n'en fut rien. Cela aurait pourtant rendu le propos un peu plus supportable.

 

Las ! , et en conséquence, je suis repartie, comme beaucoup sans doute, en la compagnie de fantômes  ressurgis de fort loin et que je m'étais ingéniée à oublier des décennies durant. Merci à l'auteur ! Le comédien-adaptateur est parfait, certes,  mais que diable est-il allé faire en cette galère ? ...

  

Simone Alexandre

 

 

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11:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent