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17/02/2012

L'Italienne d'Eric Assous

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Le Funambule

53, Rue des Saules

75018 PARIS

 

(M° Lamarck-Caulaincourt)

 

loc. 01 42 23 88 83

 

Du mercredi au dimanche à 20h.

 

Mise en scène : David Garcia

 

avec Astrid Pinker et Eric Rolland.

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A l'écoute de cette pièce le spectateur est rapidement convaincu du fait que l'auteur (Eric Assous) sait de quoi il parle tant sur le plan professionnel que sentimental car il est des accents qui ne trompent pas.

 

Le personnage masculin avouera du reste s'être livré à une sorte d'autothérapie en écrivant cette pièce - théâtre dans le théâtre - mais ce que ce même personnage n'avait pas prévu (entendez Franck et non Eric)  est ce qui va s'ensuivre ...

 

Démarrage sur les chapeaux de roues avec une scène de rupture ce qui amuse toujours quand on n'est pas directement concerné (et puis, au bout de 5 ans de vie commune cette perspective n'est jamais à exclure.) 

 

Franck est donc auteur, metteur en scène et interprète en application du fameux adage qui veut que l'on ne soit jamais mieux servi que par soi-même. Il vient juste de dénicher une jeune comédienne censée incarner la femme qui dans la vie vient de le laisser choir et histoire de pimenter l'action celle qui vient d'arriver a vingt ans de moins que lui. Naïve, pas très expérimentée mais prompte à la répartie et affectant de ne pas avoir froid aux yeux ! 

 

Que croyez vous qu'il puisse alors advenir ? ...

 

Le spectateur se perd un peu entre les échanges réels et ce qui est censé être une répétition de scène en préparation. Les ruptures vont donc se multiplier et le petit jeu " cours après moi que je t'attrape " se mettre en place. Plus du côté de la comédienne que de l'auteur-interprète, il faut bien le reconnaître. 

 

Je ne vous dirai pas comment tout cela va se terminer puisque la découverte vous appartient. Astrid Pinker est piquante à souhait quant à Eric Polland ce dernier joue subtilement des nuances, peut-être un peu trop car un auteur-metteur-en scène-interprète peut-il faire figure d'introverti ? ... Disons que c'est alors l'exception qui confirme la règle.

 

Cela dit, on passe un excellent moment avec ces deux là et je ne saurais trop vous conseiller d'aller les applaudir.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Christophe Chatton )

16:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/02/2012

7 jours 7 vies, écrit et interprété par Jacques Vergès

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THEATRE RIVE GAUCHE

6, rue de la Gaité

75014 PARIS


(M° Montparnasse, Edgar Quinet) 

Loc. 0 899 15 2000*

www.edgar.fr


Pl. 25€, Collect. 20€

Etudiants 12,50 - de 26 ans 10€ le lundi.

veilles & jours de fête : PLEIN TARIF


CREATION Jusqu'au 31 MARS 2012 -


chaque dimanche à 18h

et lundi à 20h.


"  Le coeur humain a aussi ses antipodes, il peut y faire jour et nuit en même temps "

 

Seul en scène, face à nous : assis (ce qui est une attitude paradoxale pour cet homme d'action) la volute d'un cigare s'élevant dans la lumière des projecteurs, Jacques Vergès est là. 

 

Cette légende vivante, cet avocat tant décrié, qui est et restera une énigme en dépit de toutes ses explications, établit un climat de confidences, nous raconte sa vie atypique par le biais de souvenirs ...

 

Passé un certain cap , nous voyons les êtres disparaître un à un mais lui n'a pas attendu cet âge là puisqu'engagé volontaire à 18 ans (à peine) son flirt avec la mort sera sinon permanent, du moins assez fréquent. 

 

Volontiers aventurier, (le terme n'a ici rien de péjoratif) son besoin de comprendre, de sonder l'âme humaine aurait pu faire de lui un psychanalyste mais la démarche n'eut alors comporté aucun risque et notre homme avait sans nul doute besoin de cette drogue qui se nomme adrénaline mais pas seulement.

 

Ce fils d'une vietnamienne et d'un réunionnais s'est juré de " ne courber la tête devant personne " tout en cultivant jalousement le mépris de l'argent en des temps où ce dernier fait et défait le monde.

 

La guerre il est vrai, révèle souvent les êtres à eux-mêmes car il n'y a alors pas d'autre alternative que celle qui consiste à agir ou bien faire le dos rond et attendre que cela passe ce qui n'était pas son style, bien au contraire ! 

 

Aucun conflit, surtout s'il est entaché de colonialisme, ne le laissera indifférent.

 

Cet homme engagé devra, on le comprend jouer au chat et à la souris avec ceux que sa quête dérange. C'est même ainsi que des années plus tard, il rencontrera celui qui aurait du être son tueur …

 

Ce destin hors normes (mais après tout, les hommes n'ont que ce qu'ils méritent) le fera rencontrer Mao, Che Guevara, Malcolm X, Mandela et bien d'autres … et si vous voulez en savoir plus, il ne suffit que de prendre le chemin qui mène au théâtre.


Or, même là, gageons que votre curiosité restera inassouvie car en dépit de tout ce que vous aurez entendu, l'homme conservera son mystère et la tête pleine d'images vous repartirez en vous posant un tas de questions ...


Que rêver de mieux, dites-moi ? ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

 

 

16:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/02/2012

Zakouski ou la Vie joyeuse de Mikhail Zochtchenko

visuel-zakouski.jpgThéâtre de l'Opprimé

78, rue du Charolais

75012 PARIS


(M° Reuilly-Diderot, Gare de Lyon)

Loc. 01 43 40 44 44


Représentations les mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h.30

dimanche à 17 heures.


jusqu'au : 4 MARS 2012


UNE PRODUCTION DU THEATRE YUNQUE


Adaptation : Eric PRIGENT

Mise en scène : Serge PONCELET

avec Eric PRIGENT, Stéphane ALBERICI, Marie DUVERGER et Olga SOKOLOW.

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Si vous n'avez jamais goûté aux zakouskis je vous recommande ceux-là car ils sont fameux ! Spectacle burlesque, alliant le jeu direct à la gestuelle de la pantomime, destiné à tout public à partir de 10 ans. 

Quatre acteurs vont à un rythme effréné interpréter pour nous 18 personnages et les deux femmes de la distribution dont il faut saluer au passage la performance se chargeront (entre autres) des travestis. L'effet comique bien sûr est assuré mais la difficulté n'en est pas moindre !

Masques, faux nez, tous les accessoires de la commedia dell' arte, viennent renforcer la satire qui se cache derrière la farce.

Or l'action fut écrite dans une Russie où le maître absolu se nommait Iossif Vissarionovitch Djougatchvili, vous savez le monsieur qui vous expédiait en Sibérie pour un mot de travers ?

Il convient donc de décrypter l'exercice auquel (heureusement pour nous) le peuple français n'est pas (encore) habitué …

Donc, il existe plusieurs degrés de lecture du spectacle et par voie de conséquence, personne ne sera frustré. Surtout pas les enfants qui, parions le, s'en donneront à coeur joie car certains effets comiques se réfèrent à des codes que nous aurions eu bien tort d'oublier.

Alors aucune hésitation, allez-y en famille puisque comme on dit " plus on est de fous, plus on rit ! "

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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15:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent