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11/09/2012

Olympe de Gouges porteuse d'Espoir.

visuel-Olympe.jpgThéâtre Le Guichet Montparnasse

15, Rue du Maine 75014 PARIS


(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Tél. 09 75 75 18 18


Pl. 18€, T.R. 13€


A 19h, Jeudi & Samedi


jusqu'au 22 décembre 2012


Relâche les 11 octobre, 1er & 3 Novembre.

 

D'après les écrits d'Olympe de Gouges,


Mise en scène : Annie Vergne assistée de Julien Séchaud


avec : Ghislain Geiger (Sébastien)

Juliette Stevez (Olympe de Gouges au 18ème siècle)

Annie Vergne (Olympe vue par l'imaginaire de Sébastien)

 

Les 2 Olympe et Sébastien.jpg


 

Olympe de Gouges, Marie Gouze de son vrai nom (et sans Rénal) celà évoque t-il quelque chose pour vous ? ... " La déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne " est peut-être plus évocatrice, quoique ... Ce qui tendrait à prouver qu'il y a encore beaucoup à faire dans le domaine de l'humanisme dont le mot paraît depuis peu, curieusement obsolète à certains. Il est vrai que l'Histoire a toujours connu des avancées suivies hélas, de reculs. Il en fut ainsi de l'esclavagisme qu'il serait encore imprudent de croire complètement aboli en dépit des textes. 

Or cette femme a donné sa vie à ses convictions puisqu'en 1793 sa tête tomba sous le couperet fatal. Il est vrai qu'il était alors dangereux de se faire un ennemi de celui qui se voulait " Incorruptible " mais qui commit beaucoup d'erreurs sanguinaires avant d'aller rejoindre ceux qu'il avait condamnés. Robespierre fut son ennemi mais pas le seul car une femme qui prônait l'égalité des sexes et pratiquait (à l'époque) l'union libre, s'opposait à l'esclavage de ceux que l'on nommait encore " les nègres " ne pouvait qu'en déranger plus d'un. On chercha même à la faire passer pour folle et l'historien Michelet ne lui rendit pas grâce.

Les soins conjugués de Clarissa Palmer et d'Annie Vergne contribuent à nous faire  connaître mieux cette femme exceptionnelle par le biais de ses écrits.

Pour ce faire, elles ont eu l'idée d'aborder le thème sous un angle intéressant en jetant un pont entre les deux époques.

Un jeune homme, Sébastien (Ghislain Geiger) en notre XXI ème siècle, prépare une thèse sur les droits de la femme à travers les siècles et il faut bien dire qu'il peine un peu ... Son amie Marie, fut l'instigatrice de la démarche mais le jeune homme manque sans doute encore de conviction ?

C'est alors que le personnage d'Olympe va lui apparaître sous les traits d'Annie Vergne qui s'invitera pour guider son écriture tout en lui ouvrant les yeux sur le monde mais également sur lui.

Juliette Stevez incarne l'Olympe originelle dont la beauté et l'élégance font merveille pour illustrer le propos.

Certes, la pièce vient de démarrer et n'a pas encore abordé son rythme de croisière mais le propos est passionnant, les interprètes indéniablement motivés et les spectateurs intéressés mesurent à quel point les souhaits de ce personnage hors normes réclament encore leur accomplissement. A voir, bien entendu !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

les-trois.jpg

(Photos Anna Palmer, affiche : Douzbb)


08:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/09/2012

Des poissons dans les arbres d'Alexis Vesigot-Wahl.

poisson-h.jpgESSAÏON

6, rue Pierre au Lard

75004 PARIS


(M° Hôtel de Ville / Rambuteau)


Loc. 01 42 78 46 42


www.essaion.com


les jeudi, vendredi et samedi à 21h.30

 

Texte et mise en scène de,

Alexis VESIGOT-WAHL



avec Pascal AUBERT (Pietr)

et Alex WALTZ (Martin Loiseau)



 

L'action se déroule dans un poste frontière situé quelque part au bord de la Baltique (ou ailleurs ?...) Arrive un personnage un peu ahuri en uniforme de touriste (chemise à fleurs, short et chapeau d'été) une valise à la main.

Il sera reçu par un fonctionnaire tour à tour bourru, farceur et polyglotte.

Qu'est il donc arrivé à cet oiseau migrateur tombé du nid, lequel de surcroît semble avoir perdu le nord ? La solution de l'énigme doit logiquement se trouver dans cette valise qu'il déclare ne pas lui appartenir ...

Seulement voilà, on est dimanche " jour du Seigneur " (comme certains disent) et ce jour là, tout ou presque s'arrête mais peut-être qu'en insistant ? ... 

L'objet du délit sera donc enregistré, son contenu répertorié et son caractère hétéroclite nous lancera sur des pistes inattendues. 

Ne comptez surtout pas sur moi pour vous raconter la suite car alors, où serait le suspense ? ... Or des rebondissements, il y en a ! C'est drôlissime et pas si léger que cela veut en avoir l'air car nous découvrirons dans la foulée, un fond métaphysique lequel passe grâce à Dieu ... ( hum ! ) par une joyeuse irrévérence. Mais chut ! même si je meurs d'envie de vous révéler quelques répliques savoureuses au possible que j'ai saisies au vol, je ne voudrais pas compromettre mon karma en vous les révélant. " bordel de moine ! " Oh, pardon - ça m'a échappé ... 

Alex Waltz est l'auteur-metteur en scène-interprète de cette comédie estivale et donne joyeusement la réplique à Pascal Aubert qui fait preuve d'une présence et d'une autorité assez sidérantes. Et puis, révélation que j'attendais depuis longtemps, je sais enfin dans quel rayon de ma bibliothèque je vais pouvoir classer Bible, Coran et toutes autres lectures aussi indéniables que celles-là.

Quant à la signification du titre, je vous suggère d'aller la découvrir sur place. Promis, vous ne serez pas déçus, vous aurez juste en sortant les zygomatiques un peu courbatus et la rate dilatée au possible ce qui par les temps qui courent est plus que bienvenu.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Poissons-arbres.jpg

(photos : T.C.Roca)


11:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/09/2012

Marilyn Monroe - entretiens.

Marilyn-h1.jpgLUCERNAIRE

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


(M° N.D. des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


-Tous les jours à 18h.30

(sauf dimanche et lundi)

 

D'après un texte de Michel SCHNEIDER


Spectacle de et avec Stéphanie MARC.



 

Quand on évoque Marilyn, on pense immédiatement à la blonde platine aux formes pulpeuses, à l'allure pétillante et enjouée. " Poupoupidou ! ..." 

Celle-ci n'est pas Marilyn mais Norma Jeane laquelle s'exprime, assise (les séances n'eurent pas lieu sur un divan) et le psy' c'est nous, qui l'écoutons, avec toute notre attention. Car un acteur, à fortiori une comédienne (vedette) est une image fabriquée de toutes pièces, une lente construction tant interne que visible de l'extérieur et celle que nous rencontrons ici, surprend de prime abord ...

Pour nous raconter tout cela, Stéphanie Marc murmure presque, ce qui constitue un exercice périlleux puisqu'elle doit être entendue de tous et rassurez-vous, elle y parvient. Puisque l'on est censé tout dire à son psy' nous aurons droit aux détails les plus intimes, aux anecdotes les plus croutillantes et aux souvenirs les plus scabreux. On ne devient pas Marilyn Monroe en deux jours et pour être la Star qu'elle fut, celle-ci dut surmonter mille et une embûches.

Une phrase est particulièrement caractéristique,

- " Vous connaissez un moyen de vous sortir des autres ? ... " 

C'est d'une lucidité terrible et témoigne d'un indéniable vécu. 

L'image de la comédienne qui couche avec à peu près tout le monde, parce qu'elle est persuadée que cela va servir sa carrière, ne fut pas un mythe et elle a le courage de l'avouer. 

Du reste, quand elle fréquentait les gays c'était pour se reposer des convoitises mais la blonde sexy, cet emblème de " la femme-à-hommes " connut aussi ses semblables dans le sens biblique du terme. Joan Crawford figura à son palmarès et comme Marilyn  n'en était pas particulièrement fière, l'intéressée ne lui pardonnera pas. Car " être aimé, c'est mettre l'autre à terre." 

Cette définition du mariage mériterait d'être connue de tous,

- " ... une sorte d'amitié douloureuse et folle avec des privilèges sexuels." 

Chaque séance-révélation est ponctuée par le clic de la lampe et le noir qui s'ensuit mais très bizarrement et même si cela nous agace un peu, ce procédé de mise en scène ne ralentit pas l'action. 

C'est l'être réel que Michel Schneider nous invite à découvrir et non la poupée un peu écervelée qui chantait " happy Birthday, mister Président " dont du reste, il ne sera pas question. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

la-blonde.jpg

(photos : Marie Clauzade)


10:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent