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21/04/2013

ELISE, chapitre 1 : La Banane américaine.

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Théâtre de Belle Ville

94, rue du faubourg du Temple

75011 PARIS


(M° Belleville)


Tél. 01 48 06 72 34


www.theatredebelleville.com


Pl. 20€ - T.R. 15€

- de 26ans : 10€


Du mardi au samedi à 21h.30


jusqu'au 9 MAI 2013

 

De et avec Elise Noiraud

Collaboration à la mise en scène : Baptiste Ribrault

 

Epopée poético-burlesque

Durée : 1h.

 

 

Mais où diable, Elise Noiraud puise t-elle une semblable énergie ? ...

Son sens de l'imitation est redoutable car de tous les personnages qu'elle nous présente et même sans les connaître, nous restons persuadés que le trait est juste, à peine accentué tant cela sonne vrai. Qu'il s'agisse de la mère fatiguée dès le réveil, de l'enfant qui parle au rythme d'une mitraillette, de la directrice de chorale et j'en passe ... C'est ahurissant ! 

Comédie autobiographique et par conséquent thérapie sur scène. Nous oublions trop souvent à quel point les enfants enregistrent tous nos faits et gestes tandis que tout cela mis bout à bout sera déterminant pour les années à venir.

Une fois perçue, la névrose des autres deviendra immanquablement la nôtre, n'en doutons pas (sujet à méditer en cette période houleuse de " mariage pour tous " 

" La banane américaine " constitue le Chapitre 1 du récit d'une vie où l'acuité du propos le dispute à l'humour ravageur. 

Sans le moindre artifice, la comédienne réussit à faire vivre sous nos yeux ébahis les personnages de son enfance.

Dans la foulée, les nôtres reviennent bénéficiant d'un curieux éclairage ... Ni regrets ni pathos invalidant, elle fait avec et tout est source d'enrichissement. De crise de rire en crise de rire, nous attendons déjà la suite. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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16:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/04/2013

super heureux ! de Silke Hassler

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THEATRE LES DECHARGEURS

3, rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet)

 

Réserv 01 42 36 00 50


www.lesdechargeurs.fr


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€


du mardi au samedi à 19h.15


jusqu'au : 27 AVRIL 2013


 

(texte publié aux éditions thomas sessler verlag)


traduction : SILVIA BERUTTI-RONELT

 

mise en scène : JEAN-CLAUDE BERUTTI

assisté de ALIX FOURNIER

 

avec : VINCENT DEDIENNE et JULIE DELILLE


Durée : 1h.15



 

Les problèmes de voisinage ont à ce jour, inspiré plus d'un auteur ...

Ces deux là se sont croisés un jour dans l'escalier et pour l'un des deux, cela a fait " tilt " immédiatement. Il s'agit d'un jeune écrivain (du moins se considère t-il comme tel) qui n'a pas encore réussi à se faire éditer, ce qui, reconnaissons le, est banal.

Or la voisine de palier juste entrevue, commence à l'obséder et comme il se trouve qu'elle ne ferme jamais sa porte ... et bien, notre homme va débarquer sans crier gare. La jeune femme en question est au téléphone et la conversation en cours, très, très hot ! Il s'agit d'une apprentie-comédienne qui pour surnager financièrement s'est lancée dans la pratique du téléphone rose, alors forcément, lui demander de le dépanner en préservatif est la première idée qui lui est venue à l'esprit. ( on a le sens de l'à propos ou on ne l'a pas.) D'autant que, vu la nature de la conversation entendue, la dame peut difficilement s'offusquer et puis ça tombe bien car elle en a tout un stock. Bien évidemment, les choses ne pouvaient en rester là. Il y aura quelques fausses sorties - comme à l'opéra - agrémentées d'une multitude de confidences ... pas encore sur l'oreiller mais patience. 

Vincent Dedienne est très drôle dans ce personnage de loser congénital tandis que sa partenaire (Julie Delille) à peu près aussi paumée que lui, ne ménage pas ses efforts pour donner le change. Ce Roméo et cette Juliette nouvelle version sont certes, à des années lumière du romantisme classique, cependant, force est de reconnaître qu'ils ne s'en sortent pas si mal puisqu'il faut bien vivre avec son temps. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos : LOT)


 

14:03 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/04/2013

A voir à la rigueur et seulement si vous n'avez rien de mieux à faire ...

scarecrows.jpgUn jour en sortant d'un théâtre, j'ai capté cette lapalissade : " quand on n'entre pas dans l'action, on reste au dehors " c'est à peu près ce qui m'est arrivé avec ce nouveau texte de Zack Naranjo dont j'avais pourtant apprécié la précédente pièce " A l'aube de la création "

Cette fois la dose acceptable de paranormal s'est littéralement commuée en climat d'horreur. Vous m'objecterez qu'il y a un public pour cela et que de toute évidence ce n'était pas ma tasse de thé comme on dit, encore moins ma tasse d'hémoglobine ( beurk ! ) car reprenant le thème initial de " L'auberge des Adrets " qui contribua à élargir la gloire du célèbre Frédéric Lemaître (non, je n'étais pas née mais je me renseigne ...) cette famille massacre les visiteurs poussant ses méfaits jusqu'à l'anthropophagie.

Certes, nous sommes paraît-il un peu trop nombreux sur terre, les temps sont durs mais quand même !  Le texte est ce qu'il est, en revanche les comédiens sont bien et de ce fait, je n'ai pas voulu passer mon commentaire à la trappe, ce qui du reste à mes yeux est une lâcheté qu'il m'est arrivé de commettre mais dont aucun critique ne saurait être fier. 

Par conséquent, si malgré tout, le coeur vous en dit, allez-y et forgez votre propre opinion sur place mais ( là, sans doute vais-je me faire quelques amis supplémentaires) ne vous fiez pas trop à ces commentaires de spectateurs qui le plus souvent sont des copains chargés de " faire monter la mayonnaise " ou tout simplement des gens qui n'y connaissent rien et sont autorisés à dire tout et n'importe quoi. 

 

Cela se passe au Montmartre-Galabru situé 4 rue de l'Armée d'Orient 75018 Paris

(M° Blanche ou Abbesses) 

chaque vendredi à 21h.30 et c'est prévu jusqu'au 21 juin.

 

 

 

Faust.jpgLà, je risque d'être assez sévère car des insanités, j'en ai lu sur internet au sujet de cette pièce ! Tout d'abord reprendre le titre FAUST même en ajoutant " ou l'inconstance " est un abus qui mérite d'être dénoncé. Goethe se serait retourné dans sa tombe si la réalisation en eut valu la peine.

Le problème métaphysique de la pièce que nous connaissons est carrément éliminé; quant à l'écriture, cette dernière adopte le caractère indigent de notre langage actuel. 

Faust est ici une sage-femme qui se dévoue d'autant plus à son métier qu'elle se sait stérile. Qu'à cela ne tienne ! ...

Un bon diable qui est en réalité une escort-girl va apporter la solution en cédant un de ses clients et d'un coup, d'un seul la question sera réglée. Dieu avait mal distribué les cartes, il était donc normal que le diable répare cela.

Un troisième personnage toujours féminin mais plus pragmatique apportera un semblant d'équilibre à ce trio improvisé. Quant à la morale de l'histoire ... à vous de la découvrir car personnellement je ne l'ai pas trouvée. Heureusement la pièce est courte, très courte même ce qui ne m'a pas empêchée de sortir de la salle avec l'impression d'avoir perdu mon temps mais bon ! n'en faut-il pas pour tous les goûts ? ...

 

Théâtre de Ménilmontant 15 rue du Retrait 75020 Paris -

(M° Gambetta)

A 20h.45 les mardi, mercredi et jeudi jusqu'au : 25 Avril 2013.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent