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04/12/2009

Le mec de la tombe d'à côté.

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PETIT ST-MARTIN

17, rue René Boulanger

75010 PARIS

(M° République)

Loc. 01 42 02 32 82

Pl. 30€, 24€ - Etudiants 10€ du mardi au jeudi.

Tous les jours sauf dimanche & lundi à 20h.30

matinée supplémentaire le samedi à 17h.30

d'après le roman de Katarina Mazetti, (Editions Gaïa)

Adaptation : Alain Ganas -

avec Anne Loiret et Vincent Winterhalter.


Nous allons assister à ce que nos parents ou grand-parents nommaient une mésalliance. Les hasards de la vie vont faire qu'une femme plutôt bourgeoise, intellectuelle, va croiser le chemin d'un paysan.
A l'origine, tout les sépare, l'aspect physique de chacun et leur construction mentale surtout et avant tout.
Ce qui n'a jamais empêché la survenance d'un coup de foudre n'est-ce pas ?
La rencontre aura lieu au cimetière puisque Daphnée a coutume de venir sur la tombe de son époux avec lequel elle n'a vécu que durant cinq années mais sa disparition a créé un vide, forcément.
Jean quant à lui vient - dès qu'il a un moment à lui - sur la tombe de sa mère et lui raconte tout, alors cette présence à proximité va commencer par l'agacer.
Comme tout macho qui se respecte, si une femme n'est pas là pour donner un coup de main à la ferme il convient qu'elle soit maquillée et juchée sur des talons hauts. Celle là a le visage net et s'habille de façon neutre d'où le surnom dont il va rageusement la gratifier : " la beigeasse ! "
Le petit angelot au carquois devait déjà les ajuster de derrière une tombe ...
Il a suffi pour cela d'un regard, d'un sourire et le poisson était ferré. Jean va commencer par battre en retraite, jouer de la distance c'est à dire de l'absence mais reviendra immanquablement.
Une idylle va s'amorcer entre eux deux et surtout une fulgurante entente sexuelle ! En clair, Jean va révéler Daphnée à elle-même ... seulement voilà, l'une lit Schopenhauer et l'autre ... Mickey. Notre intello a coutume de vivre dans un décor tout blanc tandis que son compagnon patauge en plein purin. Une période de réflexion ne va pas tarder à s'imposer. Ne comptez surtout pas sur moi pour vous raconter ce qui va se passer ensuite ...
Les deux comédiens sont parfaits dans leur rôle respectif, le texte déclenche de façon ponctuelle l'hilarité des spectateurs, bref allez y car en leur compagnie l'ennui est impossible et puis cela donnera de l'espoir à certains !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photos : Lot)

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14:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/12/2009

LADIES NIGHT

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THEATRE ESSAION

6, rue Pierre-au-Lard

75004 PARIS

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

Loc. 01 42 78 46 42

www.essaion.com

Pl. 20€ T.r. 15€

Les vendredi et samedi à 21h.30


" La comédie qui dévoile tout "

Texte : Anthony Mc Carten, Stephen Sinclair et Jacques Collard

Mise en scène : Guylaine Laliberté.

avec Marielle Lieber-Claire, Michel Laliberté, Michel Voletti, Laurent Mentec, Pascal Aubert, Alain Azerot, ou Marc Diabira, Sacha Petronijevic, ou Pascal Guignard et Franck Partaud.

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Voilà un spectacle qui tombe à pic en ces temps de chômage et de précarité.
Que faire quand on a perdu son travail, la considération des siens et qu'aucune solution ne se profile à l'horizon ?

Que faut-il inventer pour survivre tout simplement ? L'action se situe dans une petite ville du Nord à l'époque où les mines fermaient une à une mais maintenant le phénomène désastreux s'accentue un peu partout et l'impact de la pièce est maximal.
Une poignée de copains a coutume de se retrouver dans le bar tenu par Bernie afin d'y boire quelques bières histoire de se réchauffer l'âme et le corps. On discute, on se querelle un peu, la vie quoi !
En parcourant le journal avec le vague espoir de trouver une offre d'emploi un article va attirer l'attention de l'un d'eux.

Les Chippendales font recette rien qu'en s'exhibant. Oh ! certes, contrairement à eux, aucun (ou presque) ne semble ici sorti d'un magazine de mode mais l'idée va faire son chemin. Pourquoi pas après tout puisqu'ils n'ont plus rien à perdre et peut-être, tout à gagner ? 
Six tocards car c'est ainsi qu'ils se perçoivent désormais ont décidé de rebondir.
A première vue, le projet paraît insensé mais grâce à Glenda, (une ex-danseuse) l'impossible deviendra peu à peu réalisable.
C'est Manu (Michel Laliberté) qui a eu l'idée en premier et il devra multiplier les efforts pour convaincre les autres aidé en cela par Bernie (Michel Voletti) qui bien que sceptique mettra généreusement son lieu à leur disposition.
Les hommes bien qu' hétéro-machos ne manquent pas de fantaisie et de courage. Plus précisément quand il s'agit de Gérard (Laurent Mentec) et ses kilos en trop que non seulement il ne peut cacher mais devra exhiber !
Jacky (Pascal Aubert) et ses rêves de rockeur va (bardé de cuir) se projeter tout entier dans sa guitare ... Pas facile d'abandonner ces accessoires véritables boucliers.
Wes (Alain Azerot) est de loin, le plus crédible : une plastique impeccable, un indéniable sens du rythme, la conversion sera d'emblée envisageable.
Steph' (Sacha Petronijevic)  va constituer la pierre dans l'engrenage, dénoncer la folie de l'entreprise et puis peu à peu (solidarité oblige) ira rejoindre les copains ...
Benoît (Franck Partaud) après juste un peu de réticence, s'engagera dans le projet avec la naïveté d'un footballeur. Le comédien et son côté Peter-Pan-rieur est craquant au possible.
Glenda (Marielle Lieber-Claire) gérera tout ce petit monde avec habileté et de façon très efficace sous la houlette invisible et présente de Guylaine Laliberté qui a signé la mise en scène.
La musique est disco et nous ramène à l'époque où en dépit des difficultés l'énergie était encore très vive et la puissance de réaction intense.
En plus du plaisir que l'on éprouve à passer un moment joyeux car truffé d'humour on ressort avec au coeur une bouffée d'espoir en regard de ce que certains vivent actuellement.

Mais c'est fait pour cela - aussi - le théâtre, non ?

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Mercredi 10 février 2010 à 21h.30 - SOIREE DE SOLIDARITE HAITI - représentation exceptionnelle avec S.O.S Villages d'Enfants en présence de Yves RENIER, tarif unique : 30 € - la recette sera intégralement reversée en faveur des victimes permettant ainsi d'apporter une aide de première nécessité (eau, nourriture, vêtements) avec prise en charge des enfants isolés.

11:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

28/10/2009

Pause.

 

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09:32 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/10/2009

Thérapie anti-douleur de Laura Forti

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

7, Rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesses ou Blanche)

Loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€, TR : 13€

du dimanche au mercredi à 21h.

jusqu'au : 11 novembre 2009

Texte français : Carlotta CLERICI

Mise en scène : Yvan GAROUEL

avec Gil BOURASSEAU (Lele) - Anne COUTUREAU (Giulia) - Pierre DENY (Le Père) - Isabelle MONTOYA (Dragana) - Manga NDJOMO (Madame Nigeria) - Gaël REBEL (Gina)


Autopsie d'une famille ayant pour slogan : " la vie est une route qui monte. "

Apparemment, le père s'est essoufflé. Le vieux lion est couché et vit ses derniers instants à l'hôpital. L'homme avait divorcé après trente ans de mariage et semble ne pas comprendre que sa femme ne soit pas là pour l'assister.
Ses enfants se succèdent à son chevet et dire qu'ils ne sont pas très aimants serait un euphémisme ! En pareil cas, on rejette toujours la responsabilité sur l'autre bien entendu et les exemples pour illustrer la situation ne manqueront pas.
Le sujet est âpre et il fallait tout le talent de Laure Forti pour que le thème soit supportable et parfois amusant.
L'homme couché fait penser au duc de Guise et les enfants devenus adultes sont encombrés par sa dimension. Les griefs iront donc bon train et nous ne tarderons pas à comprendre que c'est leur méthode à eux pour se protéger du chagrin.
Gina est elle même médecin or la perspective de la proche disparition de son père atteint d'un cancer en phase finale vient d'avoir de terribles conséquences sur sa vie puisqu'elle s'apprêtait à partir en Afrique avec l'homme qu'elle aime.
Giulia revient tout exprès laissant de côté son feuilleton télévisuel en cours tandis que le frère Lele vient de se faire expulser par son épouse ce qui aggrave (si faire se peut) son évidente boulimie. Bref, le désordre familial règne autour du lit.
Deux personnages viendront apporter un semblant d'humanité au milieu de tout ce désordre affectif; une africaine dont le stoïcisme déclenche l'admiration et Dragana, la petite amie étrangère du mourant décilleront peut-être leurs regards à tous mais ce n'est pas certain. L'écriture est belle, les personnages bien brossés,  je laisserai toutefois aux spectateurs le soin d'apprécier et d'interpréter la dernière scène comme ils le jugeront utile en fonction de leur sensibilité ou vécu personnel. Seule et unique objection, a t-on coutume de crier de la sorte dans un hôpital ?


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

11:39 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/10/2009

Il est passé par ici ... de Marc Fayet

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PETIT THEATRE DE PARIS

15, Rue Blanche

75009 PARIS

(M° Trinité, Blanche, St-Lazare)

Loc. 01 42 80 01 81

Du mardi au samedi à 21h.

Matinée le samedi à 17h.

Mise en scène : José PAUL

avec Caroline MAILLARD, Lysiane MEIS, Marie PITON, Marc FAYET, Stéphane HILLEL, Gérard LOUSSINE.


Il n'est pas rare qu'un membre de la famille disparaisse brusquement pour refaire son apparition quelques années voire une ou deux décennies plus tard.
Cela arrive effectivement et parfois entre très proches alors quand notre " furet  " se pointera, tout ce petit monde frappé d'amnésie va se poser des questions mais ... après tout, pourquoi pas ?
D'autant que le " parent " en question est d'une redoutable habileté !
C'est l'été, les vacances ne font pas de vagues et tous les occupants de la maison pratiquent le farniente jusqu'à l'ennui. Certes, la situation n'exclut pas les devoirs de vacances ni les projets et la pièce commencera par un savoureux dialogue à tendance culinaire. Ensuite viendra la bombe glacée mais pour en déguster la saveur et en toute logique, il faudra attendre la fin et vivre dans l'intervalle quelques péripéties ...
Tous ces comédiens font partie eux aussi d'une même famille et sont rompus à l'habitude de jouer ensemble. On a même l'impression qu'ils se connaissent au point de prévoir la réaction de l'autre pratiquement à tout coup. C'est peut-être cela qui m'a un peu gênée car le spectateur aime l'inattendu et la perception du danger le stimule immanquablement. Il faut également reconnaître que s'installer dans la vision d'un jeu collectif aussi parfaitement huilé présente des avantages. On préfère généralement une mer d'huile aux cahots de la tempête et puis cette comédie a d'évidence acquis son rythme de croisière alors comment pourrait on se plaindre ? Je n'en nommerai aucun chacun étant parfaitement à sa place, dans son rôle. C'est clean, brillant, sans bavure, presque trop parfait or peut-on dire que la mariée est trop belle ?

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Simone Alexande
www.theatrauteurs.com

13:26 Publié dans THEATRE | Lien permanent