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07/12/2015

PhoneTag d'Israël Horovitz

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THEATRE DES BELIERS

PARISIENS

 

14bis, rue Sainte-Isaure

 

75018 PARIS

 

(M° Jules Joffrin)

 

loc. 01 42 62 35 00

 

http://www.theatredesbeliersparisiens.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 18€

 

- de 26 ans : 10€

 

jusqu'au : 3 JANVIER 2016

 

Mise en scène : Adrienne OLLE

 

avec (en alternance) Pierre-Edouard BELLANCA - Laura CHETRIT - Aurélien GOUAS -

Pierre KHORSAND - Léa-Marie SAINT GERMAIN -

Arnaud PERRON

 

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A l'origine, un couple d'amoureux,   

Donald et Christy ; lui vit à New-York et elle, à Londres. S'ils veulent se faire la surprise d'une visite, mieux vaut que ce ne soit pas en même temps ! 

C'est pourtant ce qui va se produire le tout agrémenté de nombreuses péripéties.

 

Depuis que le téléphone portable existe les distances sont abolies, en théorie du moins mais cela ne met pas complètement à l'abri de l'incommunicabilité …

Ce serait trop simple. Les problèmes eux, se situent toujours au niveau de l'humain avec hélas, parfois, des conséquences en direction du monde animal or comme ici l'incident est évoqué de façon ludique, on ne peut pas trop s'en offusquer.

 

Cinq comédiens devront interpréter un nombre bien supérieur de personnages quelque soit le sexe et on demandera alors à la perruque de créer un semblant d'illusion quelque peu ironique …

 

Ce texte fut à l'origine écrit pour la BBC dans les années 90. La mise en scène de départ utilisera donc ce contexte et puis la décision d'entrer réellement dans l'action, s'imposera d'elle même pour chacun. Tout alors ira très vite, calqué sur notre époque où personne ne reste en place, où on a toujours envie de quelque chose ou de quelqu'un.

 

Cela ne se fera pas sans complications bien sûr, et pour le fun, la guitare interviendra à intervalles réguliers puisqu'il est dit que " la musique adoucit les moeurs " tout en ayant le pouvoir magique de surligner le texte à des endroits précis.

 

La plupart des auteurs considèrent que ce qu'ils ont écrit ne leur appartient plus une fois publié. Ce n'est certes pas le cas d'Israël Horovitz qui n'hésite jamais à prendre l'avion pour venir voir ce qui se passe et encourager les comédiens. Ce qu'il fit, bien sûr ! 

 

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 ( photos : Cie des Aléas )

 

 

C'est la première fois que cette pièce est montée en France et les nombreux fans de cet auteur ne manqueront pas le rendez-vous, battant ainsi en brèche la désaffection partielle des salles de spectacle. D'autant que les consignes de sécurité sont rigoureusement respectées ( je puis en témoigner ) ce qui devrait vous rassurer et l'on passe un agréable moment en ce lieu.

 

Simone Alexandre

 

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12:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/11/2015

The nature and purpose of THE UNIVERSE (ou les Tribulations de la famille Mann)

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THEATRE DE LA

REINE BLANCHE

 

2 bis, passage Ruelle

 

 

75018 PARIS

 

 

(M° La Chapelle ou Marx Dormoy)

 

loc. 01 40 05 06 96

 

http://www.reineblanche.com/

 

Pl. 15€ - T.R. 10€

 

Chaque mercredi à 19h 

 

& dimanche à 15h

 

jusqu'au : 13 décembre 2015

 

Pièce de Christopher Durang

 

traduite par Pascale Caemerbeke

 

Mise en scène : David Torres

 

avec : Pascale Caemerbeke, Diane Dormet, Paul Peat-King, Emmanuel Grospaud, Pierre Izambert, Eric Rolland, Antoine Villard.

 

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Le 7 " chiffre cosmique " a t-on coutume de dire …

 

Cela tombe bien puisque c'est exactement le nombre de personnages que nous aurons sous les yeux. En un clin d'oeil au 7ème Art, la mise en scène adopte les arrêts sur image, le ralenti, nous faisant apprécier au passage la souplesse acrobatique de certains.

 

" C'était un mardi matin banal comme n'importe quel autre " et nous rebondirons ainsi de mardi en mardi exactement comme si la semaine commençait ce jour là plutôt que la veille …

 

Un père, une mère comme ( presque ) tout le monde et trois enfants : un dealer, un homo et un châtré par une moissonneuse batteuse. Comment s'y est-il pris ? … On ne le saura jamais mais le fait est là.

 

Le père respecte Dieu mais pas sa femme, laquelle est engluée dans son rôle de victime de moins en moins consentante, ce qui ne l'empêche pas de passer l'aspirateur en dansant jusqu'à ce que cet engin de malheur tombe en panne. Alors en bonne consommatrice, elle implorera Dieu, le priant d'arranger tout ça !

 

Et celui qui ( nous dit-on ) voit tout, entend tout et sait tout a ici une rude tâche devant lui. A condition qu'il ne fasse pas la sourde oreille, bien sûr ; d'autant que survient la voisine qui vient se plaindre, une seringue à la main. N'en doutez pas, l'objet appartient bien à l'aîné qui le cherche partout, la rage au coeur et le corps en manque.

 

Il s'ensuivra une série de péripéties plus folles les unes que les autres mais résolument subversives.

Car tout ce qui caractérise notre société que d'aucuns qualifient de décadente sera évoqué ici.

L'auteur a visiblement un compte à régler avec la religion qui lui fut imposée et tous les psy' de la terre n'y pourront rien.

 

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La mise en scène de David Torres est brillante et rapide, le texte percutant - ô combien ! -

Bref, nos neurones sont soumis à l'épreuve du shaker - cathos-coincés s'abstenir. Les autres se régaleront.

Sciemment, je ne vous en dirai pas plus, il faut absolument aller découvrir ces folles et cruelles situations sur place car les comédiens le méritent bien.

 

Simone Alexandre

 

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14:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent