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05/10/2012

Bienvenue dans l'espèce humaine. (Création 2012)

Théâtre Paris-Villette

211, avenue Jean Jaurès

75019 PARIS


Loc. 01 40 03 72 23


www.theatre-paris-villette.com


Tarif plein : 23€

Tarifs réduits : 16€ / 12€ / 10€


lundi, mercredi, samedi à 19h.30

mardi, jeudi, vendredi à 21h,

relâche le dimanche.


Durée : 1h.


jusqu'au : 13 OCTOBRE 2012

 

Conception et mise en scène : Benoît Lambert


avec Anne Cuisenier et Géraldine Pochon


 

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Les spectacles conférences font florès depuis quelques temps, Callas, Marilyn et j'en oublie sans doute ? ... Cette fois ce sont deux anonymes (les personnages, pas les comédiennes !)  qui vont nous parler de l'espèce humaine en remontant aux origines du monde actuel.

Les spectateurs seront ravis d'apprendre qu'ils sont les dignes descendants d'anges déchus parce qu'indécis ... C'est depuis du reste que forts de cette expérience, lors de chaque élection nous choisissons " le moins pire.  "

Dans ce décor d'une blancheur immaculée, deux personnages féminins tout de noir vêtus, une blonde et une brune vont tout nous expliquer. Absolument tout ! 

Au centre, un écran juché sur une sorte de colonne rectangulaire, flanquée de deux sièges-perchoirs sur lesquels nos deux commentatrices se hisseront par intermittence (quand elles veulent dominer la situation, sans doute ?) après s'être humecté les papilles grâce à deux méga-thermos. 

Comme alliés prestigieux pour étayer le propos, Jérome Bosch sera chargé de l'illustration et Schopenhauer (entre autres) de la référence optimiste ! Une bonne dose d'humour recouvrira tout cela, ce sera même le fil conducteur du spectacle, rassurez-vous.

L'ombre de Darwin traversera l'espace au moment où nous apprendrons qu' " à la base, l'homme est un animal."  Et plouf ! voilà la théorie des anges qui tombe à l'eau. Surtout ne pas prendre le texte au premier degré comme j'ai pu le constater ici ou là, n'oublions pas que nous allons d'abord au théâtre pour nous divertir. Certains l'oublient parfois.

Anne Cuisenier et Géraldine Pochon véhiculent un bel enthousiasme en dépit d'un constat de l'évolution humaine, pas très réjouissant. Comme certains se plaisent à le rappeler :  les techniques évoluent mais l'homme ... reste identique au fil des siècles et son agressivité se perpétue. Finalement, le statut de chasseur-cueilleur était peut-être plus enviable que nous le supposions, d'autant qu'il permettait au lieu de compter des dollars et autres euros, (avec les conséquences que l'on sait) de faire pacifiquement des ronds dans l'eau ...

Vous l'avez compris, ce spectacle-conférence-projection-humoristique nous permet de passer un bon moment en attendant que les prédictions de Nostradamus se réalisent … ou pas. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photos V.Arbelet)


 

14:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/10/2012

Doris Darling de Ben Elton

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THEATRE du PETIT ST-MARTIN

17, rue René Boulanger

75010 PARIS


(M° Strasbourg-St Denis)


loc. 01 42 08 00 32


www.petitstmartin.com

& doris-darling.com


 

A 21h. du mardi au samedi

Dimanche à 16h.30

 

Adaptation et mise en scène,

Marianne Groves


avec Marianne Sergent, Amélie Etasse, Thierry Lopez, Eric Prat, François Siener.

 

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En attendant que le spectacle commence, la salle se retrouve face à un impressionnant univers aquatique ... allusion aux squales de la presse ? Toutes les suppositions sont permises. Musique d'attente puis D.D. (Marianne Sergent) fait son apparition dans une tenue pour le moins étonnante arborée par une femme qui n'est quand même plus une " minette. "  Silhouette néanmoins sculpturale, seul le chignon-pièce-montée surmonté d'un petit bibi ridicule, trahit l'âge de la dame. Mais ne fallait-il pas camper le personnage ? ... Dévastatrice elle est, la Doris Darling, foulée de grande tigresse sur un terrain de chasse, langue de vipère et projets assassins.

En rouge et noir, juchée sur des talons de 10 cm, sanglée dans une ceinture en vernis de la largeur d'un corset dont elle n'a nul besoin, on s'attendrait à la trouver au coin de la rue St-Denis. Vous l'avez compris, ce soir on ne fera pas dans la dentelle. Tous ses partenaires seront du même acabit, caricatures d'eux-mêmes et nous n'en aurons la logique explication qu'en toute fin de pièce. Dans l'intervalle, il va s'en passer des choses ! ... Le langage n'est pas particulièrement châtié (c'est un euphémisme)  et dans les rangs des spectateurs, ça glousse sec quand ça ne hoquette pas carrément de rire. C'est sans nuance " brut de décoffrage " mais ils déploient tous une telle énergie qu'on en oublie les excès pour être admiratifs. Et puis quoi, soyons fous pour un soir ! Le politiquement correct nous assomme assez tout au long de l'année pour que l'envie nous prenne de passer outre. C'est donc à une petite cure de folie pure à laquelle vous êtes conviés. Irrémédiablement coincés s'abstenir, tous les autres s'éclateront littéralement.


 Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

 

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11:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

28/09/2012

Volpone ou le renard de Ben Jonson

visuel-Volpone.jpgTHEATRE de la MADELEINE

19, rue de Surène

75008 PARIS


(M° Madeleine)


loc. 01 42 65 07 09


www.theatremadeleine.com


Pl. 54€, 44€, 34€, 17€


 

A 20h.30 du mardi au samedi

Matinées samedi & dimanche à 17h.


 

Adaptation: Nicolas Briançon et Pierre-Alain Leleu


Mise en scène : Nicolas Briançon.


 

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avec : Roland Bertin, Nicolas Briançon, Anne Charrier, Philippe Laudenbach, Grégoire Bonnet, Pascal Elso, Barbara Probst, Matthias van Khache, Yves Gasc.



 

Chaque adaptation est résolument conditionnée par l'époque à laquelle elle fut écrite. La sinistrose actuelle a de ce fait donné le ton aux soins conjugués de Nicolas Briançon et Pierre-Alain Leleu. Leur Volpone se situe sous le double signe du profit et de l'absence de scrupules. Aucune trahison puisque Ben Jonson disait déjà cela à l'époque mais peut-être avec un peu plus de brio et de légèreté ? 

Nous enregistrons d'emblée la noirceur du décor. En fait, le maître des lieux vit couché dans une salle des coffres dont il est l'unique propriétaire,  au dessus de laquelle planent les oiseaux de proie. On ne vante plus depuis longtemps le talent de Roland Bertin qui est ici un opulent Volpone malicieux au possible face à un Mosca (Nicolas Briançon) à la rigueur quasi presbytérienne. Etrange vision du personnage lequel risque d'en déranger certains ... 

Cette demeure est l'aimant de toutes les convoitises et les visiteurs ne savent que faire pour être agréable à leur hôte en lui offrant des cadeaux dans l'espoir d'un retour imminent. Car messire Volpone feint d'être à l'agonie afin de mieux duper son monde et ce, avec la complicité de Mosca, bien entendu. Mais " rira bien qui rira le dernier." Ben Jonson étant le contemporain et le rival de Shakespeare on pense au Marchand de Venise et la scène du procès vient conforter cette impression,Timon d'Athènes nous vient également à l'esprit. Ce dernier trop généreux paya sa prodigalité très cher tandis que la féroce cupidité de Volpone en fera la proie de plus canaille que lui. 

Assez subtilement des allusions sont faites à des événements actuels et le spectateur qui les capte au vol s'amuse du rapprochement. 

Tous les vices (éternels) sont ici représentés, avarice, convoitise, lubricité,  mari dévoyé qui offre son épouse pour servir ses intérêts ... ainsi va le monde et ce n'est pas près de changer si l'on se réfère à ce noir constat. 

Une mention spéciale pour Anne Charrier, comédienne de talent, ici dame de petite vertu mais de haute volée qui vient par son élégance, sa joie de vivre et sa fantaisie égayer un peu l'atmosphère chaque fois qu'elle paraît.  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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(Photos : Bernard RICHEBE)


10:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent