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16/01/2013

D.A.F. marquis de SADE de Pierre-Alain LELEU

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CINE 13 THEATRE

1, avenue Junot

75018 PARIS


(M° Lamarck / Abbesses)

 

www.cine13-theatre.com


Loc. 01 42 54 15 12


Pl. 26€ - T.R. 18 & 13€

 

Du mercredi au samedi à 21h.30

matinée le dimanche à 17h.30


 

Texte de Pierre-Alain Leleu


Mise en scène : Nicolas Briançon


avec Dany Verissimo, Pierre-Alain Leleu, Michel Dussarat, Jacques Brunet.



 

" Moi seul (e) en être cause et mourir de plaisir " …

 

Sade paya ses obsessions sexuelles d'incarcérations successives, lesquelles mises bout-à-bout ont presque couvert 3 décennies, pour terminer ses jours à Charenton, chez les fous !  C'était payer très cher une liberté d'expression qui vue ainsi,  s'apparentait à un esclavage … 

Pierre-Alain Leleu a isolé ici la période allant du fort de Vincennes à la sinistre Bastille. Le trop célèbre prisonnier s'y plaint bien entendu qu'on l'ait privé de ses livres et comme il ne peut écrire, ne lui restent que les fantasmes.

Une femme très belle et très soumise (au moins physiquement) occupera donc son esprit. Dany Verissimo-Petit prête à ce rêve, ses formes voluptueuses. 

Certains s'étonneront peut-être, qu'un geôlier (Lassinote)  puisse oser bastonner un prisonnier - qui n'en est pas moins marquis - à une époque où l'édifice symbolisant la justice royale était encore debout ? J'avoue ne pas avoir eu le temps de vérifier si l'anecdote est réelle mais Jacques Brunet illustre parfaitement par ce geste le mépris et l'indignation que cet homme éprouvait vis-à-vis du célèbre condamné. 

Cela dit, Sade n'avait rien inventé, il eut maint prédécesseur (se souvenir de Gilles de Rais pour ne nommer que lui) or, il fut l'un des rares auteurs à oser l'écrire.  L'époque était licencieuse mais on peut cependant lui préférer Crébillon (fils) qui lui, sublimait l'érotisme et non la pornographie.

N'importe, la distribution est parfaite et l'auteur de ce texte pour le moins imagé se révèle tout à fait crédible quand il se glisse dans la peau de Donatien-Alphonse-François pour les intimes et il y en eut beaucoup ... 

La mise en scène de Nicolas Briançon se révèle puissante, s'incluant parfaitement dans le sobre décor conçu par Bastien Forestier. A voir que l'on aime Sade ou non.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : LOT )


11:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/01/2013

Le bal d'après Irène Némirovsky

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THEATRE de la HUCHETTE

23, Rue de la Huchette

75005 PARIS


(M° St-Michel)


Loc. 01 43 26 38 99


www.theatre-huchette.com


Pl. 25€ - Etud. 16 € -26 ans : 10€ - collectivités : 20€


jusqu'au : 18 février 2013


chaque lundi à 19h.

 

Adaptation et mise en scène : Virginie LEMOINE

(assistée de Marie Chevalot)


 

avec Lucie BARRET, Brigitte FAURE, Serge NOEL, Françoise MIQUELIS et Michel TAVERNIER


 

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Il ne faut certes pas comparer l'incomparable mais cette adaptation d'une nouvelle d'Irène Némirovsky m'a fait penser au théâtre de Bernstein qui lui aussi était d'une cruelle lucidité. Pour cela, ce dernier fut peu apprécié à son époque et gageons que si quelqu'un écrivait - au jour d'aujourd'hui - avec l'acuité sans concession aucune qui caractérise le Bal, (entre autres ...) les ligues qui se réfèrent à la loi Gayssot auraient vite fait de taxer leur auteur d'antisémitisme notoire. Seulement voilà, Irène Némirovsky était juive et paya cette appartenance de sa vie. Le talentueux écrivain qu'elle était a prouvé tout au long de son oeuvre son indépendance d'esprit. Elle décrivait le monde (le sien) tel qu'elle le voyait, sans tricher avec la réalité. De même que David Golder illustrait le milieu de la banque et de la Bourse, tout comme Zola le fit avec L'Argent, Le Bal met en évidence les défauts par lesquels se caractérisent ces nouveaux riches, dont l'étalage de ce qu'ils possèdent, leur tient lieu de lettres de noblesse. Du moins le croient-ils.

Rien de plus acéré qu'un regard d'enfant, surtout si on ne fait pas attention à lui. Ajoutez à cela la sensibilité d'une adolescente et vous aurez un aperçu de ce qui peut gronder dans cette jeune tête.

14 ans, mal aimée par sa mère, ignorée ou presque par son père l'un et l'autre complètement obsédés par leur brusque ascension financière.

Condition sociale oblige, la jeune Antoinette doit apprendre le piano en compagnie d'une vieille fille acariâtre qui n'en doutons pas se venge sur elle de la haine envieuse qu'elle ressent pour ces Kampf, vivant ostensiblement et depuis peu, dans l'opulence. Comme vous pouvez le constater, ça grince bien mais tout en faisant des étincelles et l'écriture brillante d'Irène Némirovsky rigoureusement respectée par Virginie Lemoine qui en a écrit l'adaptation en compagnie de Marie Chevalot, fait ici merveille ! Les comédiens s'investissent avec vigueur sur ce petit espace scénique et on ne peut qu'admirer leur performance. Allez y nombreux car, texte, mise en scène et interprétation le méritent bien.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Irène Jonas )


11:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/01/2013

Dis-moi oui ! de Louis-Michel COLLA

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Théâtre des Mathurins

36, rue des Mathurins

75008 PARIS


(M° Havre-Caumartin)


loc. 01 42 65 90 00


www.theatredesmathurins.com


Pl. 32€


du mardi au samedi à 21h.


 

Mise en scène : Eric LAUGERIAS


avec Eric LAUGERIAS, Judith d'ALEAZZO, Esteban CHALLIS et en alternance : Angélique THOMAS et Capucine DELABY -



 

Nous sommes en août, période de cambriolages et il ne sera pas trop difficile aux spectateurs d'y croire car il fait très chaud dans la salle et ce, de plus en plus.

L'invraisemblance viendra du thème de la pièce qui multiplie les situations "  abracadabrantesques " jusqu'à plus soif. 

Donc, un cambrioleur (visiblement amateur vu le nombre de maladresses commises) arrive par la porte-fenêtre de l'appartement situé en étage et la corde dont il s'est servi ressemblera de plus en plus à celle d'un pendu.

Il croyait les lieux inoccupés mais il n'en est rien. 

Une femme est là  - bien là - dans le lit et de surcroît est armée.

Bref, ça commence mal ... et comme une catastrophe n'arrive jamais seule, il apprend qu'il est tombé sur une magistrate. Mauvaise affaire ! ...

D'incident en incident, surviendra le propriétaire des lieux que notre monte-en-l'air prendra pour le mari de la dame alors que la seule évidence est son appartenance à la police (capitaine de gendarmerie) et père aimant d'une fille qui a plus d'un tour dans son sac. Je vous laisse découvrir la suite.

C'est du boulevard pur jus, les ficelles sont énormes et les situations invraisemblables. Eric Laugérias (Alphonse, le gendarme, Dédé pour les intimes) en fait des tonnes mais il est impossible de lui en vouloir tant il mouille la chemise, mènant son jeu à un train d'enfer, n'hésitant pas à ajouter des répliques puisées dans l'actualité du jour. Confrontés à une telle énergie ses partenaires n'ont plus qu'à adopter le même rythme. Le résultat est dingue, complètement invraisemblable mais pardonnez l'expression, qu'est-ce qu'on se marre ! ...  Impossible de leur résister. Sur l'affiche figure le nombre 1210 et ce serait celui des représentations que je n'en serais pas surprise le moins du monde car en cette période morose que cherche le public sinon le rire salvateur et croyez-moi, il est bien là.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

14:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent