Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/06/2013

Fracas projet mené par Olivier Brunhes

afficheFRACAS 2 copie(1).jpg


Le Grand Parquet

Jardins d'Eole,

35, Rue d'Aubervilliers

75018 PARIS


(M° Stalingrad, Riquet)


Réserv. 01 40 05 01 50


www.legrandparquet.net


Station Vélib' et Autolib'

devant le théâtre


Pl. 15€ - T.R. 10€ -26 ans : 5€ - Rmiste : 3€


Du 18 au 23 JUIN 2013


Mardi, mercredi, jeudi, vendredi & samedi à 20h.

le dimanche à 15h.

 

par " L'improbable troupe " de l'Art Eclair.


SDF.jpg


 

En un monde où le terme : pérennité est frappé d'obsolescence avant que l'on ait eu le temps de le prononcer, cet état des lieux s'imposait indubitablement.

Nous les verrons tous, aller et venir, parcourant l'espace scénique tels des lions en cage. La cage, bien évidemment, c'est la vie dont ils vont nous fournir un témoignage personnel, un à un, par fragments. Confrontation, chutes puis ils se mettront à tourner en rond jusqu'à ce que le metteur en scène (le public a compris que c'était lui) les nomme successivement, nous permettant de les identifier, de créer un lien, une complicité avec eux. 

Le travail effectué sur le geste semble prendre le pas sur le texte mais nous découvrirons rapidement qu'il n'en est rien car les mots sonnent juste, sont percutants, vont droit au but. Tout de blanc vêtue, une femme se met à danser avec cet entrain et cette jovialité qui n'appartiennent qu'aux êtres " bien en chair." 

Plus angoissé, un personnage masculin déclare : " l'extérieur m'aspire ... " il se définit lui-même comme un " homme papillon " sans doute de cette espèce qui capte les battements d'ailes à l'autre bout du monde ? De papillon il devient cheval et s'éloigne en caracolant. " Pourquoi Dieu a t-il abdiqué ? " interroge une femme désorientée par la carence divine. Plus concret, quelqu'un ajoute " l'Autre, c'est toujours le problème " ( Sartre nous avait prévenus ! )

Témoignage sur le vif d'un SDF disant tout ce que ses semblables gardent pour eux. Et pourtant ... Le soir de Noël on peut être seul, même à deux. Une solide jeune femme est venue en cours de spectacle accompagner un petit monsieur fragile comme un fétu de paille. Ils repartiront à la fin, eux et leur valise à roulettes ...

Le temps d'un spectacle, ceux qui ont coutume de se taire se sont exprimés et surtout, surtout, nous les avons entendus. Qui donc oserait se boucher encore les oreilles une fois dehors ? C'était au risque de me répéter, un rendez-vous indispensable à l'heure actuelle.

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

 

la-troupe.jpg

(Photos : Tom Ménigault)


19:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/06/2013

A toi pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay

Groupés sur fauteuil-4.jpg


LE LUCERNAIRE

53, rue Notre-Dame des Champs

75006 PARIS


(M° Vavin ou N.D.des Champs)


Réserv. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


Du mardi au samedi à 19h.


jusqu'au : 6 JUILLET 2013


 

Adaptation et mise en scène : Christian Bordeleau


avec Cécile Magnet - Yves Collignon - Sophie Parel - Marie Mainchin

 

 

Dans l'obscurité, retentit la sonnette d'une porte d'entrée, puis les personnages vont apparaître par saccades, comme par le biais d'éclairs de flash or, chacun sait que les souvenirs s'impriment sur les photos prises ainsi (ou autrement) car c'est à un retour dans le temps auquel nous sommes invités de façon abrupte.  Michel Tremblay est un auteur à la puissante écriture et chez lui, les situations évoquées ont parfois, la force d'un boomerang. 

Deux couples vont apparaître sous nos yeux, le père, côté jardin et la mère, côté cour avec au centre, les deux filles lesquelles ne se sont pas revues depuis 10 ans.

Prises de becs pour le moins violentes et ô dérision ! (mais absolument pas par hasard) un tableau ressemblant à une enluminure, représente le Sacré-Coeur de Jésus : vision de sérénité sur fond d'orages.

Léopold le père, est alcoolique tandis que son épouse, Marie-Louise demande à la religion sinon de résoudre ses problèmes, du moins de l'aider à les supporter.  

Les deux soeurs sont aussi contrastées que leurs parents, l'une a hérité de la bigoterie maternelle et l'autre a pris ses cliques et ses claques pour se produire dans un quelconque " beuglant " situé sur la rive du fleuve, le St-Laurent.

Incompréhension totale de part et d'autre pour chaque génération. C'est le cirque ... la cage aux fauves !  Michel Tremblay passe la religion et la sexualité au rouleau compresseur et pour faire mal, ça fait mal mais on rit car le bougre a du talent.

Et puis il y a cette langue ... ces expressions imagées au possible et on constatera que même morts, certains peuvent être sacrément vivants ! Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus car il faut absolument que vous les alliez découvrir - eux et leur histoire familiale.

Les comédiens sont tous formidables mais il faut ajouter une mention spéciale en direction de Yves Collignon dont les moyens d'expression sont exceptionnels. Aussi, croyez moi, ne perdez pas un seul instant, allez-y ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

M.Tournier.jpg

( Photos : Jules Pajot)

 

19:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/06/2013

Barbe-Bleue, espoir des femmes de Dea Loher

affprix.jpg


THEATRE 13-Seine

30 rue du Chevaleret

75013 PARIS


(M° Bibliothèque François Mitterrand)


Réserv. 01 45 88 62 22


www.theatre13.com


 

Du 11 au 30 Juin 2013


PRIX THEATRE 13, jeunes metteurs en scène


Présentation publique des spectacles finalistes de la 8ème édition.


Mardi 11 Juin à 19h.30 et mercredi 12 Juin à 20h.30 - 1h.25 sans entracte


Traduction : Laurent Mulhelsen


Mise en scène : Alain Carbonnel

 

avec Clémentine Bernard (Tania) - Thibaut Corrion (Henri) - Virginie Gritten (Anne) - Dominique Jacquet (Eve) - Ophélia Kolb (Juliette) - Charlotte Ligneau (L'aveugle) - Sophie Neveu (Judith) - Aurélie Toucas (Christiane)


 

 

Si j'étais sexiste, je dirais que Dea Loher écrit comme un homme avec toute la puissance qu'on leur prête communément. Quelle ironie dans le titre ! ..."  espoir des femmes ", laissant supposer que chacune d'entre nous attend la mort de la main de celui qu'elle aime, à défaut d'en recueillir cet amour " au delà de toute mesure. " 

Tragédie comique ont dit certains et ce n'est pas faux car ce Don Juan malgré lui, fait plus que tenir ses promesses. Ne pouvant se contenter de la " petite mort " il apporte la grande, l'irréversible, la définitive, tout cela parce qu'un jour il s'est fait piéger par une femme alors qu'il dégustait tranquillement une glace sur un banc public. Ce fut le sorbet le plus cher du monde puisque toutes ensuite paieront la note. 

Charles Perrault hante le subconscient de notre vie adulte, rappelant que la curiosité peut se révéler meurtrière. Or n'est-ce pas ce sentiment qui nous porte à découvrir l'amour ? On veut connaître ... on veut savoir et surtout éprouver ! 

Thibaut Corrion est un Barbe-Bleue qui ressemble étrangement à Frédéric Barberousse. Logique allez-vous dire puisque l'auteur (e) est de culture germanique, Dea Loher étant née en Haute Bavière.

Ce anti-héros tue toutes les femmes qu'il rencontre afin de se venger peut-être de sa médiocrité, lui qui a longueur de journée s'agenouille aux pieds des clientes venues choisir des chaussures qu'il leur fait essayer avec des gestes empreints d'une obscure sensualité. L'amour est aveugle nous dit-on et aura le dernier mot après tous ces balbutiements meurtriers.

L'aspect noir de ce conte disparaît presque sous la brillance voulue de la mise en scène dont Alain Carbonnel nous gratifie et si la sonorisation est certes un peu envahissante, en revanche ce traitement devient salvateur car il nous protège de toute sinistrose. Une heure vingt cinq de fascination. Souhaitons que la pièce soit à nouveau jouée, afin que plus de spectateurs puissent en profiter.

Signalons au passage que lors de cette présentation première, la salle était pleine à craquer !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com


Egalement au programme,


Vendredi 14 Juin à 20h.30 / Samedi 15 Juin à 19h.30

Hôtel Palestine de Falk Richter

Mise en scène : Fabio Godinho


Mardi 18 Juin à 19h.30 / Mercredi 19 Juin à 20h.30

Münchhausen, le spectacle, écriture collective dirigée par Julien Luneau

Mise en scène : Elsa Robinne


Vendredi 21 Juin à 20h.30 / Samedi 22 à 19h.30

L'Anniversaire d'après C.T.

Mise en scène : Johanna Boyé


Mardi 25 Juin à 19h.30 / Mercredi 26 à 20h.30

Love and Money de Denis Kelly

Mise en scène : Benoît Seguin


Vendredi 28 Juin à 20h.30 / Samdi 29 Juin à 19h.30

Alice

Texte et mise en scène : Anaïs Laforêt et Aïda Asgharzadeh

12:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent