Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/04/2013

A voir à la rigueur et seulement si vous n'avez rien de mieux à faire ...

scarecrows.jpgUn jour en sortant d'un théâtre, j'ai capté cette lapalissade : " quand on n'entre pas dans l'action, on reste au dehors " c'est à peu près ce qui m'est arrivé avec ce nouveau texte de Zack Naranjo dont j'avais pourtant apprécié la précédente pièce " A l'aube de la création "

Cette fois la dose acceptable de paranormal s'est littéralement commuée en climat d'horreur. Vous m'objecterez qu'il y a un public pour cela et que de toute évidence ce n'était pas ma tasse de thé comme on dit, encore moins ma tasse d'hémoglobine ( beurk ! ) car reprenant le thème initial de " L'auberge des Adrets " qui contribua à élargir la gloire du célèbre Frédéric Lemaître (non, je n'étais pas née mais je me renseigne ...) cette famille massacre les visiteurs poussant ses méfaits jusqu'à l'anthropophagie.

Certes, nous sommes paraît-il un peu trop nombreux sur terre, les temps sont durs mais quand même !  Le texte est ce qu'il est, en revanche les comédiens sont bien et de ce fait, je n'ai pas voulu passer mon commentaire à la trappe, ce qui du reste à mes yeux est une lâcheté qu'il m'est arrivé de commettre mais dont aucun critique ne saurait être fier. 

Par conséquent, si malgré tout, le coeur vous en dit, allez-y et forgez votre propre opinion sur place mais ( là, sans doute vais-je me faire quelques amis supplémentaires) ne vous fiez pas trop à ces commentaires de spectateurs qui le plus souvent sont des copains chargés de " faire monter la mayonnaise " ou tout simplement des gens qui n'y connaissent rien et sont autorisés à dire tout et n'importe quoi. 

 

Cela se passe au Montmartre-Galabru situé 4 rue de l'Armée d'Orient 75018 Paris

(M° Blanche ou Abbesses) 

chaque vendredi à 21h.30 et c'est prévu jusqu'au 21 juin.

 

 

 

Faust.jpgLà, je risque d'être assez sévère car des insanités, j'en ai lu sur internet au sujet de cette pièce ! Tout d'abord reprendre le titre FAUST même en ajoutant " ou l'inconstance " est un abus qui mérite d'être dénoncé. Goethe se serait retourné dans sa tombe si la réalisation en eut valu la peine.

Le problème métaphysique de la pièce que nous connaissons est carrément éliminé; quant à l'écriture, cette dernière adopte le caractère indigent de notre langage actuel. 

Faust est ici une sage-femme qui se dévoue d'autant plus à son métier qu'elle se sait stérile. Qu'à cela ne tienne ! ...

Un bon diable qui est en réalité une escort-girl va apporter la solution en cédant un de ses clients et d'un coup, d'un seul la question sera réglée. Dieu avait mal distribué les cartes, il était donc normal que le diable répare cela.

Un troisième personnage toujours féminin mais plus pragmatique apportera un semblant d'équilibre à ce trio improvisé. Quant à la morale de l'histoire ... à vous de la découvrir car personnellement je ne l'ai pas trouvée. Heureusement la pièce est courte, très courte même ce qui ne m'a pas empêchée de sortir de la salle avec l'impression d'avoir perdu mon temps mais bon ! n'en faut-il pas pour tous les goûts ? ...

 

Théâtre de Ménilmontant 15 rue du Retrait 75020 Paris -

(M° Gambetta)

A 20h.45 les mardi, mercredi et jeudi jusqu'au : 25 Avril 2013.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

La Patiente de Anca Visdei


THEATRE du MARAIS

37, rue Volta

75003 PARIS


(M° Arts et Métiers)


Loc. 01 45 44 88 42


www.theatredumarais.fr


A 19h le samedi et à 15h. le dimanche


jusqu'au : 26 MAI 2013


consultation.jpg

 

Mise en scène : Pauline Macia


avec Barbara Lambert et Michaël Cohen


Durée du spectacle : 1h.15

 

La-patiente-1.jpg


 

Comment les choses se passent-elles avec un psy ' ? ...

Voilà ce qui intrigue ceux qui s'en gardent farouchement et intéresse les autres, entendez par là, ceux qui déjà y sont passés. C'est donc par excellence un sujet en or.

La petite salle escarpée du Théâtre du Marais (l'une des rares où l'on voit bien de partout)  se remplit de spectateurs curieux d'en savoir un peu plus tandis que la voix de dame Jeanne évoque en boucle le tourbillon de la vie ...

En attendant que la pièce commence, nous découvrons le décor. 

Côté jardin, un immense canapé sur lequel la visiteuse refusera obstinément de s'installer car elle le trouve très laid. Ce sera du moins la raison invoquée mais n'anticipons pas. Un tapis au pied de l'objet en question et face à nous, une mini-bibliothèque car le psy' en dehors de sa spécialité ne fera pas preuve d'une culture très éclectique ... une table-bureau nantie d'un tiroir dans lequel se trouve un jeu de cartes,  ajoutez à cela deux fauteuils, c'est à peu près tout mais suffisant pour établir l'atmosphère du lieu. 

Du psy' nous n'apprendrons rien (de prime abord) sinon que lorsqu'il ne bat pas les cartes entre deux rendez-vous, il s'adonne à l'art martial. 

Arrivée en trombe de la cliente - pardon - patiente conviendrait mieux si elle était un peu plus calme ...

Très, très agressive la dame ! Il est vrai que si elle était d'humeur égale sa visite n'aurait aucune raison d'être.

Ce que nous remarquons très rapidement, c'est le soin qu'elle apporte à sa tenue vestimentaire dont elle changera à chaque rendez-vous. Sa profession ? ... Elle écrit des feuilletons pour la télé (sans nul doute ineptes - vous en connaissez d'autres ? ...) tout en étant mariée à un informaticien dont elle envisage de se séparer. 

Le contexte est en place, il ne nous reste plus qu'à découvrir la suite des péripéties au grand mépris du secret professionnel mais c'est là le privilège du théâtre, non ?

Car ils vont nous intriguer de plus en plus, ces deux là, à grand renfort d'éclats et la dame ne se nomme pas Catherine pour rien puisqu'il semble évident qu'elle est à la recherche d'un Petruchio ... 

Cette femme courant d'air finira par enrhumer le consultant. Pourtant ce dernier avait une bonne dose d'humour à lui opposer et même si j'en ai déjà trop dit, croyez-moi, vous n'allez pas vous ennuyer !  La mise en scène est efficace et les deux interprètes (Barbara Lambert et Michaël Cohen) se mettent parfaitement et réciproquement en valeur. Vous passerez donc un excellent moment en leur compagnie. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

fleurs.jpg

 

14:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/04/2013

Sancho Pança d'après Don Quichotte

Sancho-solo.jpg


AIRE FALGUIERE

55, Rue de la Procession

75015 PARIS


(M° Volontaires ou Pasteur)


loc. 01 56 58 02 32


depuis le 22 MARS 2013,

 

les vendredi à 21h

& dimanche à 17h.30


 

Texte de CERVANTES,

Montage, traduction et mise en scène : Geneviève ROZENTAL


Sancho-3.jpg

 

avec Sébastien Faglain (Sancho) - Sylvestre BOURDEAU ( Don Quichotte) - Marion AMIAUD (La Duchesse)



 

Voulant sans nul doute réparer une injustice, Geneviève Rozental s'est intéressée plus précisément au personnage de Sancho Pança plutôt qu'à son illustre maître et en a fait la vedette de l'histoire. Car enfin, que serait Don Juan sans Sganarelle, Laurel sans Hardy, Astérix sans Obélix et même Zorro sans le sergent Garcia ? 

Les " faire valoir " sont souvent aussi intéressants que les personnages mis en pleine lumière et sans eux du reste, peut-être que les dimensions des élus en seraient amoindries.  Enfin ! nous pouvons tout à loisir apprécier les qualités de cet écuyer gourmand et  quelque peu paresseux mais d'une fidélité à toute épreuve.

L'un ne pouvant exister sans l'autre, les voici donc, caracolant en notre direction, l'un fringuant et l'autre certes un peu poussif, en attendant que la duchesse fasse du serviteur un gouverneur au bon sens évident.

Les trois interprètes s'amusent comme des fous ! 

- Don Quichotte dont le cerveau avait des fuites apparaît la tête ceinte d'un casque aéré, pourvu d'un armement culinaire ce qui permettra sans doute à des esprits facétieux de dire que cette fois, il s'attaque aux moulins à café.( What else ? ...) 

- Sancho, à la panse omniprésente, au sourire jovial même quand il dort en digérant fera donc la navette entre cette gente dame qu'est la généreuse duchesse (accessoirement conteuse) et le preux chevalier dont il est question.

Certes, mieux vaut connaître l'histoire initiale pour apprécier cette aimable transcription or c'était visiblement le cas, puisque la salle s'esclaffait à intervalles réguliers.

La fable à valeur de parodie bon enfant devrait permettre à des familles de s'égayer tout à loisir. Par conséquent, allez y nombreux ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Sancho-5.jpg


14:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent