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07/09/2012

Marilyn Monroe - entretiens.

Marilyn-h1.jpgLUCERNAIRE

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


(M° N.D. des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


-Tous les jours à 18h.30

(sauf dimanche et lundi)

 

D'après un texte de Michel SCHNEIDER


Spectacle de et avec Stéphanie MARC.



 

Quand on évoque Marilyn, on pense immédiatement à la blonde platine aux formes pulpeuses, à l'allure pétillante et enjouée. " Poupoupidou ! ..." 

Celle-ci n'est pas Marilyn mais Norma Jeane laquelle s'exprime, assise (les séances n'eurent pas lieu sur un divan) et le psy' c'est nous, qui l'écoutons, avec toute notre attention. Car un acteur, à fortiori une comédienne (vedette) est une image fabriquée de toutes pièces, une lente construction tant interne que visible de l'extérieur et celle que nous rencontrons ici, surprend de prime abord ...

Pour nous raconter tout cela, Stéphanie Marc murmure presque, ce qui constitue un exercice périlleux puisqu'elle doit être entendue de tous et rassurez-vous, elle y parvient. Puisque l'on est censé tout dire à son psy' nous aurons droit aux détails les plus intimes, aux anecdotes les plus croutillantes et aux souvenirs les plus scabreux. On ne devient pas Marilyn Monroe en deux jours et pour être la Star qu'elle fut, celle-ci dut surmonter mille et une embûches.

Une phrase est particulièrement caractéristique,

- " Vous connaissez un moyen de vous sortir des autres ? ... " 

C'est d'une lucidité terrible et témoigne d'un indéniable vécu. 

L'image de la comédienne qui couche avec à peu près tout le monde, parce qu'elle est persuadée que cela va servir sa carrière, ne fut pas un mythe et elle a le courage de l'avouer. 

Du reste, quand elle fréquentait les gays c'était pour se reposer des convoitises mais la blonde sexy, cet emblème de " la femme-à-hommes " connut aussi ses semblables dans le sens biblique du terme. Joan Crawford figura à son palmarès et comme Marilyn  n'en était pas particulièrement fière, l'intéressée ne lui pardonnera pas. Car " être aimé, c'est mettre l'autre à terre." 

Cette définition du mariage mériterait d'être connue de tous,

- " ... une sorte d'amitié douloureuse et folle avec des privilèges sexuels." 

Chaque séance-révélation est ponctuée par le clic de la lampe et le noir qui s'ensuit mais très bizarrement et même si cela nous agace un peu, ce procédé de mise en scène ne ralentit pas l'action. 

C'est l'être réel que Michel Schneider nous invite à découvrir et non la poupée un peu écervelée qui chantait " happy Birthday, mister Président " dont du reste, il ne sera pas question. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

la-blonde.jpg

(photos : Marie Clauzade)


10:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/09/2012

Transparence ou Scotland Yard contre Romero, comédie onusienne.

transp.h.jpgVingtième THEATRE

7, rue des Platrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


loc. 01 43 66 01 13


Pl. 25€, 20€ & 13€


du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.30


jusqu'au : 7 OCTOBRE 2012



 

d'après le roman de Roberto GARCIA SAEZ,


Adaptation et mise en scène : Benoît GUIBERT


 

baraucomplet.jpg


avec Kader BOUKHANEF, Olivier DOTE DOEVI, Verena GROS, Julie LAVERGNE, Mélissa BROUTIN, Jérome DUPLEIX, Hugo HORSIN et Bastian VERDINA.



 

Il est malaisé de transposer un roman à la scène. Peu y réussissent car ce qui constitue la structure d'une pièce, son évolution, ses rebondissements n'y figurent pas ou rarement au départ, puisqu'en ce cas, l'auteur aurait écrit d'emblée pour le théâtre ! 

Malgré cela et avec plus ou moins de bonheur, Benoît Guibert a décidé de relever le gant. L'art théâtral est par excellence le mode d'expression qui permet de parler de ce qui se passe dans le monde, de dénoncer aussi parfois. Souvent, même ...

Quel meilleur sujet que l' ONU : " ce machin " comme disait De Gaulle. Beaucoup pensent que l'équilibre du monde est entre ses mains. Or comme le monde actuel est régi par " le fric " et que le dieu Dollar reste incontournable, ce thème est riche (sans jeu de mots) en péripéties de toutes sortes. 

Beaucoup d'entre nous se réfugient dans l'alcool pour oublier ce qui n'est peut-être pas la solution, pour se désinhiber avant tout. Patrick Roméro plongera donc dans les vapeurs éthyliques afin d'affronter ses souvenirs ... L'humanitaire international : quel beau programme et parfois, quelle superbe foutaise ! 

Roberto Garcia Saez, auteur du roman dont est tirée cette pièce sait de quoi il parle puisqu'il fut coordinateur du fonds mondial à Kinshasa " ONU soit qui mal y pense "  (sic). Son héros va se retrouver dans le collimateur de Scotland Yard et les populations attendront vainement que les fonds soient débloqués des suites de l'enquête. 

Pour évoquer tout cela, le metteur en scène adaptateur a choisi un lieu unique, c'est à dire ce bar de Bangkok où les fantômes se bousculent au gré des évocations.

La scénographie étant (elle) d'une sobriété qui frise l'ascétisme ... les personnages feront parfois leur apparition comme des diables sortant d'une boîte, ce qui ne mettra pas alors la mise en scène à l'abri d'un certain ridicule.

Dans un souci de décalage, la pièce tentera de prendre la direction d'une comédie musicale sans complètement y parvenir ...

Saluons toutefois la performance des comédiens qui jouent le jeu avec conviction afin de nous aider à pénétrer dans les coulisses d'un pouvoir qui fonctionne comme il peut et certes pas comme il conviendrait.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Romero.jpg


10:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/09/2012

Le lien d'Amanda Sthers

THEATRE des MATHURINS

(Petite salle)

36, rue des Mathurins

75008 PARIS


(M° Havre-Caumartin)


Loc. 01 42 65 90 00


www.theatredesmathurins.com


Tarif unique : 32€


du mardi au samedi à 21h

samedi, matinée à 16h.30



Mise en scène : Gérard Gélas


coproduction théâtre des Mathurins & théâtre du Chêne Noir


avec Chloé Lambert et Stanislas Merhar



 

La scénographie est réduite au strict minimum. Quelques cubes lumineux qui au gré de leur disposition se transformeront en un ou plusieurs sièges,voire un lit.

Rencontre entre Paul et Marie. Lui est provocateur, elle un peu guindée. Bien que partiellement de même origine ils appartiennent l'un et l'autre à des milieux sociaux différents. Une brusque disparition est à l'origine de ce face-à-face et peu à peu nous allons découvrir ce que fut leur vie jusqu'alors.


Le texte est tout à la fois drôle et cruel, répliques et situations vont se percutant. Ils sont beaux et complètement différents. Attirance des contraires ...

 

L'auteur(e) qui n'a pas froid aux yeux s'attaque ici à un tabou, l'inceste : un des derniers remparts de notre société. Pourtant, on nous a appris dans notre petite enfance que nous descendrions tous d'Adam et Eve ce qui (nécessité fait loi) a pu déclencher une certaine confusion des sentiments conjuguée puis combattue par le souci de pérennité de l'espèce.

 

Ces deux là avaient une image monolithique de leur père laquelle sera contrariée par la confrontation. Le spectre de la captation d'héritage viendra quelque peu contrarier les rapports comme presque toujours en pareille circonstance ... et l'ombre d'un Oedipe mal résolu fera le reste.


Cette pièce, sujet à réflexion est remarquablement servie par ses deux interprètes, Chloé Lambert et Stanislas Merhar et devrait en séduire plus d'un.


Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photo : Emanuele Scorcelletti)


 

 

 

14:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent