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02/09/2012

Le lien d'Amanda Sthers

THEATRE des MATHURINS

(Petite salle)

36, rue des Mathurins

75008 PARIS


(M° Havre-Caumartin)


Loc. 01 42 65 90 00


www.theatredesmathurins.com


Tarif unique : 32€


du mardi au samedi à 21h

samedi, matinée à 16h.30



Mise en scène : Gérard Gélas


coproduction théâtre des Mathurins & théâtre du Chêne Noir


avec Chloé Lambert et Stanislas Merhar



 

La scénographie est réduite au strict minimum. Quelques cubes lumineux qui au gré de leur disposition se transformeront en un ou plusieurs sièges,voire un lit.

Rencontre entre Paul et Marie. Lui est provocateur, elle un peu guindée. Bien que partiellement de même origine ils appartiennent l'un et l'autre à des milieux sociaux différents. Une brusque disparition est à l'origine de ce face-à-face et peu à peu nous allons découvrir ce que fut leur vie jusqu'alors.


Le texte est tout à la fois drôle et cruel, répliques et situations vont se percutant. Ils sont beaux et complètement différents. Attirance des contraires ...

 

L'auteur(e) qui n'a pas froid aux yeux s'attaque ici à un tabou, l'inceste : un des derniers remparts de notre société. Pourtant, on nous a appris dans notre petite enfance que nous descendrions tous d'Adam et Eve ce qui (nécessité fait loi) a pu déclencher une certaine confusion des sentiments conjuguée puis combattue par le souci de pérennité de l'espèce.

 

Ces deux là avaient une image monolithique de leur père laquelle sera contrariée par la confrontation. Le spectre de la captation d'héritage viendra quelque peu contrarier les rapports comme presque toujours en pareille circonstance ... et l'ombre d'un Oedipe mal résolu fera le reste.


Cette pièce, sujet à réflexion est remarquablement servie par ses deux interprètes, Chloé Lambert et Stanislas Merhar et devrait en séduire plus d'un.


Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photo : Emanuele Scorcelletti)


 

 

 

14:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/08/2012

Le dernier voyage de Gabi de Mohamed Habassi.

Gabi-h.jpgLA MANUFACTURE des ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS


(M° Abbesses ou Blanche)


Réserv. 01 42 33 42 03


Du 28 Août au 06 Octobre 2012 


Du mardi au samedi inclus à 19h.

 

Avec Cédric Tuffier et Pauline Vallès Moingeon


Mise en scène : Pauline Vallès Moingeon.



 

Dieu serait-il une femme ? ... La question s'est déjà posée.

Le démarrage de pièce est très esthétique avec son halo de lumière qui permet l'apparition de cette silhouette parfaite en ombre chinoise ...

Plus près de nous, un homme qui tour à tour se tiendra debout, allongé ou assis sur un banc, vêtu de la combinaison orange en vigueur dans le trop célèbre Guantanamo ... 

C'était un enfant de la cité - un toléré mais non admis - qui n'était plus chez lui nulle part et qui un jour, à l'issue d'un voyage aux USA a été victime du Patriot Act.

Comme ce n'est pas un kamikaze, il n'ira pas au Paradis d'Allah (il n'en avait pas l'intention non plus) et il échoit dans cette sorte de Purgatoire où il apprend qu'en bas, un enfant de lui est sur le point de naître. Huis-Clos entre la Voix et cet homme. Décidément, Sartre a fait école ! On pense à Lubitsch également et à son célèbre " Le Ciel peut attendre "  car Larbi, renommé Gabi, fils d'un immigré tunisien, victime d'une injustice, aura la possibilité de revenir sur terre à une seule condition : qu'il écrive au préalable son histoire. Alors seulement, il retrouvera sa femme et son enfant. En attendant, il va nous raconter ce qui s'est passé.

Pauline Vallès Moingeon (qui accessoirement est Dieu) a signé la mise en scène mais sa direction d'acteur manque peut-être un peu d'exigence ? 

Les voix off ne sonnent pas absolument juste et le choix des vidéos n'est pas toujours heureux ainsi que les musiques ... Il ne suffirait pourtant que de " resserrer les boulons " comme on dit, pour que tout aille nettement mieux. La mission n'est pas impossible d'autant que l'histoire écrite par Mohamed HABASSI est forte et mérite une mise en valeur optimale. Sans doute, les deux interprètes ont redouté la sinistrose ce qui peut expliquer le choix des moyens utilisés mais notre époque est âpre et ne do!t pas être édulcorée. D'où l'utilité d'un troisième oeil au théâtre parfois ... A ces quelques réserves près, la pièce capte bien l'attention du public, incitant ce dernier à une fructueuse réflexion sur l'immigration et les conditions de vie de certains de nos compatriotes.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photos, Nathalie Perrin)


14:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent

28/08/2012

Le scoop de Marc FAYET

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THEATRE TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher

75008 PARIS


(M° Villiers, St-Lazare)


loc. 01 45 22 08 40


du mardi au samedi à 21h.

matinée samedi à 18h.

le mercredi, tarifs réduits.


Pièce écrite et mise en scène par Marc Fayet assisté de Lila Redouane


avec, Philippe Magnan, Frédérique Tirmont, Frédéric Van Den Driessche, Guillaume Durieux, Aurore Soudieux.


 

Parfois (souvent même) certaines carrières se réalisent par défaut. C'est ainsi qu'un mauvais comédien fera un metteur en scène sans imagination ou un auteur médiocre. Marc Fayet n'est rien de tout cela, bon comédien, bon metteur en scène et bon auteur. Un homme de théâtre complet. Ce dernier n'est pas pour autant tombé dans le travers qui consiste à cumuler ici la totalité des fonctions et nous récupérerons le comédien sur scène une autre fois. En revanche, sa mise en scène est tout à la fois efficace et rapide sans laisser place à un seul temps mort. Quant au texte, son amusante férocité constitue un pur régal. Il ne fallait pas avoir froid aux yeux pour s'attaquer à cette catégorie de journalistes que l'on nomme " correspondants de guerre " lesquels bénéficient d'une estime quasi générale. Or les hommes ne sont que ce que la société a fait d'eux et inversement.

Une phrase résume parfaitement la situation " Mieux vaut être le premier à se tromper que le deuxième à dire la vérité." C'est cynique mais vrai puisque nous en constatons l'illustration au fil de l'actualité ce, en quasi permanence ...

Afin d'étayer son propos, Marc Fayet confrontera un journaliste débutant (Guillaume Durieux) qui ne tardera pas à faire équipe avec une jeune caméra ... woman, (Aurore Soudieux) un vieux briscard du journalisme de guerre (Philippe Magnan) dont l'épouse (Frédérique Tirmont) travaillait à ses côtés pour le compte de l'agence Gama et enfin, un patron de presse machiavélique au possible, (Frédéric Van den Driessche) lequel a visiblement un compte personnel à régler. Cette distribution rigoureusement choisie est parfaite. C'est donc un démarrage de saison sur les chapeaux de roues que nous applaudissons avec enthousiasme.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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08:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent