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02/12/2014

Fred Pellerin " De peigne et de misère "

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L'ALHAMBRA

 

23, rue Yves Toudic

 

75010 PARIS

 

( M° Jacques Bonsergent

ou République)

 

Loc. 01 40 20 40 25

 

 

Pl.30 à 35€

 

Du 30 NOVEMBRE au 3 DECEMBRE 2014

 

le 30 à 17h, les 1,2,3. XII à 20h.30

 

 

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Nous connaissions déjà le Barbier de Séville … maintenant nous pourrons faire mention du Barbier-de-Saint-Elie-de-Caxton, désormais légendaire petit village de la Belle Province, là, où des grand-mères préhistoriques, flanquées d'un petit-fils échevelé pouvaient il n'y a pas si longtemps, admirer le lever du jour et toutes les merveilles que la nature est encore susceptible de nous offrir.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgA peine notre ludion québécois a t-il posé un pied sur l'espace scénique, qu'il est salué par un tonnerre d'applaudissements ! 

Par la suite, les rires nous empêcheront (presque) de saisir ce qu'il dit, tant la ferveur du public est grande …

 

Ce conteur sait de qui tenir : la mère-grand déjà évoquée étant une raconteuse d'histoires comme on n'en fait plus et comme il fallait maintenir le flambeau allumé, Fred s'y est collé. De toutes façons, il était fait pour ça car les mots lui viennent naturellement et à toute vitesse ainsi que des expressions de son cru, lesquelles ont le pouvoir de créer les images qui imprimeront notre imaginaire conquis.

 

Car, grâce à lui, il est là, bien là, Méo le barbier et ses coupes décoiffantes persuadé qu'il est que, " chaque cheveu fait de l'ombre sur terre " (fin de citation). Certains courent encore y compris Fred Pellerin lequel parcourt le monde avec ses spectacles, cheveux au vent.

 

Ce post-adolescent n'a pas son pareil pour évoquer les cinq religieuses qui ponctuellement venaient solliciter les soins pudiques du barbier à l'abri de leurs voiles qui eussent aussi bien été islamiques maintenant que la mode se répand.

A condition bien sûr, que ces dernières veuillent bien se soumettre à une main d'homme autre que celle de l'époux et si la clientèle devenait alors plus nombreuse le " calendrier liquide " n'y suffirait pas. ( pour plus amples explications, prière d'assister au spectacle ! )

 

Et puis, il y a cette femme, prolifique ô combien, cette Madame Gélinas aux 473 enfants; sans oublier Robert Einstein l'inventeur des mathématiques sans chiffres.

Comment ne pas citer Solange qui victime d'une piqure d'abeilles traversa le miroir porteuse d'une natte de trois cheveux aussi longue que l'éternité ?

 

Par le biais de ses histoires quasi fantastiques et de ses poétiques chansons, Fred Pellerin a le don de nous enchanter. Hélas, ce lutin ne fait que passer aussi en l'applaudissant comme il le mérite soufflons lui : " dis, quand reviendras-tu ? …" En attendant, faites vite car il n'y a plus que ce soir et demain pour l'aller voir mais croyez-moi, ça vaut le déplacement ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/12/2014

Mémoires d'un fou (le journal d'un fou de Nicolas Gogol)

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GUICHET MONTPARNASSE

 

15, Rue du Maine

 

75014 PARIS

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Loc. 01 43 27 88 61

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

Carte + 4 spectacles : 40€

 

2 spectacles le même soir, 30€

 

À 20h.30, vendredi et samedi

 

À 16h.30 le dimanche

 

jusqu'au : 4 JANVIER 2015

 

Mise en scène : Bruno Darou

 

avec Antoine Robinet

 

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Après la vision d'un décor d'attente tout à la fois minimaliste et surréaliste, une fois cet insolite rideau levé ou plutôt écarté, nous découvrons une chambre misérable avec juste un lit et une sorte de caisson tenant lieu de table basse et de siège, le sol étant jonché d'écrits. ( réel strict minimum pour un écrivain, lui permettant de travailler, dormir, rêver… )

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEn fait, le personnage principal et unique est un petit fonctionnaire à l'époque du tsarisme, dont l'activité semble se résumer à tailler les plumes de son supérieur hiérarchique ( nous sommes en 1833 et le stylo feutre n'a pas encore été inventé, l'ordinateur encore moins ) tout en rêvant à la fille du directeur en question, la belle Sophie dont il est éperdument ( et vainement ) amoureux.

 

Comment pourrait-il lui plaire ? ...  alors qu'il a juste pour se présenter à elle, un vieux manteau usé jusqu'à la trame, absolument démodé et dont le remplacement n'est même pas envisageable, faute de moyens financiers.

 

Mais la jeune demoiselle a un chien, il se contentera donc de faire la conquête de ce dernier pour découvrir que - ô surprise ! - le toutou en question parle et est même susceptible d'écrire ? … Il est vrai que plus rien n'est étonnant quand on sait que la terre s'apprête à s'asseoir sur la lune ! …

 

Heureusement que le royaume d'Espagne va bientôt lui revenir puisqu'il est sur le point d'entrer en fonction sous le nom de Ferdinand VIII et en attendant son avènement, il se fabriquera derechef et sous nos yeux, un manteau de roi dans ce qu'il possède, à savoir son unique et douteux drap de lit ...

 

Deux ambassadeurs ne tarderont pas à venir le chercher et force est de constater que la cérémonie d'intronisation relève de bien étranges coutumes que la douleur de son dos ne peut hélas, que confirmer ...

 

Antoine Robinet joue le personnage au plus près de son public, et souvent les yeux dans les yeux. Le comédien en plus d'une présence indéniable, possède un atout rarissime pour sa génération : sa diction est impeccable ( le fait mérite d'être souligné tant cela est devenu rare ! ) 

 

Ici, aucune envolée à la Antonin Artaud, le personnage s'exprime calmement et seule l'étrangeté du propos est révélatrice de son état psychique, ce qui donne d'autant plus d'impact à ce qui est dit.

 

Il s'agit ici de la version inédite de 1845, traduction de Louis Viardot écrite avec l'aide de Tourguiéniev ( pardonnez du peu ) laquelle correspond à une nouvelle que Gogol rédigea sous forme de journal intime, récit quasi fantastique à l'indéniable théâtralité.

J'avoue pour ma part ne jamais avoir aussi bien entendu le texte et si j'ajoute que le comédien qui le porte est beau comme un dieu, ( ce qui ne gâche rien ) vous aurez toutes les raisons de vous rendre au Guichet Montparnasse où ce monologue est programmé jusqu'au 4 janvier 2015 mais n'attendez pas car il ne faut surtout pas bouder son plaisir.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Jean-Claude Lallias, © Cie des Perspectives 2014 )

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09:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/11/2014

Où étais-tu ? ... de Natalie Rafal

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LUCERNAIRE

 

Centre National d'art et d'essai

 

53, Rue Notre Dame-des-Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° Vavin ou N.D. des Champs)

 

Tél. 01 45 44 57 34

 

 

Pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

-26 ans : 10€

 

À 21h. du mardi au samedi

 

 

jusqu'au : 17 JANVIER 2015

 

 

Mise en scène : Isabelle Labrousse et Jérôme Pisani

 

avec : Natalie Rafal et Guillaume Edé

 

 

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Un spectacle absolument charmant vous attend au Lucernaire. 

Qualifié de " road-movie amoureux, poétique et déjanté " …

( après vérification, tout est vrai ) et on se laisse porter par cette histoire loufoque et surtout pas casanière ! 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgUn couple imaginaire ou réel (on ne saura jamais si l'homme est un amoureux qui attendait patiemment que sa douce daigne enfin se poser ou s'il est là pour figurer tous les mâles à la fois ) est sous nos yeux, car vu le nombre de pays que la dame prétend avoir traversé, vu le nombre d'amants qu'elle a cueilli au passage, sans doute faudrait-il plusieurs existences pour accomplir tout cela, mais … qui sait ? !

 

N'importe, cette collectionneuse de rimes et pas seulement ... égrène joyeusement ce qui fut - ou qu'elle aurait souhaité qui soit - face à son questionneur qui lui répète avec obstination,

 

- " Où étais-tu ? " …

 

C'est joyeux, les musiques judicieusement choisies rappellent des souvenirs (aux spectateurs également) les lumières sont habilement jolies tandis que les deux interprètes nous gratifient d'un ballet aérien en jonglant avec les cubes-valises et les vêtements multicolores glanés çà et là, aux quatre coins de la planète. L'écriture de Nathalie Rafal est enlevée (on n'en attendait pas moins avec un nom pareil ! ) et pour parfaire la coïncidence, nous constatons qu'elle adore les voyages en avion …

 

Vous avouerai-je que j'ai été " scotchée " de bout en bout par la prestation de Guillaume Edé lequel s'il avait eu moins de talent aurait pu n'être qu'un simple faire valoir alors que son engagement physique et mental, (il ne décroche pas une seconde) ses gestes élégants font que nous bénéficions ici d'un bel équilibre entre les deux personnages qui, de ce fait, se mettent l'un l'autre en valeur grâce à la mise en scène précise du duo (invisible celui-là mais ô combien actif) Labrousse-Pisani.

 

C'est agréable à entendre, tout autant à voir en une époque où la notion d'esthétisme a quelque peu tendance à jouer les filles de l'air … 

Pourtant c'est fait avec peu de choses mais la scénographe Liina Keevalik fait preuve d'une évidente maîtrise et d'un goût très sûr.

Musique et lumières s'entrecroisent avec bonheur ...

Puisque nous sommes au Paradis, c'est de rigueur !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Liina Keevalik )

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13:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent