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10/11/2012

Une laborieuse entreprise de Hanokh Levin

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L'ETOILE DU NORD

16, rue Georgette Agutte

75018 PARIS


(M° Guy Môquet)


loc. 01 42 26 47 47


www.etoiledunord-theatre.com


Pl. 14€ - T.R. 10€ - 30 ans : 8€


 

A 19h.30 du mardi au samedi

représentation supplémentaire

le samedi à 17h.

 

jusqu'au : 1er DECEMBRE 2012

 

Texte français de Laurence  Sendrowicz

paru aux Editions Théâtrales

 

Mise en scène : Serge LIPSZYC

 

avec Serge Lipszyc - Jérémy Lohier (accordéon) - Nathanaël Maïni et Marie Murcia.


Décor et scénographie : Sandrine Lamblin.



 

Nous sommes au domicile d'un couple marié depuis 20 ans.

Lit en milieu de scène. " Je suis un homme fini " déclare Yona Popokh qui en a plus qu'assez de l'existence qui est la sienne.

- " La vie conjugale, du mensonge, rien que du mensonge ... " dit-il au comble du pessimisme. Pas très galant (c'est un euphémisme) il n'hésitera pas à comparer son épouse à " un tas de viande ... avariée " (qui plus est ! ) Et pour commencer, il la réveille brutalement et en fanfare, lui faisant une scène." Vivre avec toi, j'en ai fait le tour. " Suit tout un chapelet d'aménités du même cru. Le salop parfait en pleine action. Plagiant Aznavour, il pourrait chanter " tu te laisses aller ... " mais non, le propos serait trop tendre encore. Léviva (cette fois, on n'a pas peur de Virginia Woolf) encaisse comme elle peut. Le ton monte et c'est alors que survient le voisin Gounkel à la recherche d'un comprimé d'aspirine. (de boules Quiès aussi ? ...) Yona prévoit toutes les réactions de Léviva et les anticipe. Forcément, depuis le temps qu'ils vivent ensemble ... et quand de guerre lasse, la dame lui dira qu'il peut s'en aller, ce dernier restera, bien sûr. Dans l'intervalle le tableau a été brossé et les poils du pinceau n'étaient pas en soie. Comme il est dit que la musique adoucit les moeurs, le musicien situé côté cour intervient de façon ponctuelle. Il leur arrive également à l'un comme à l'autre de pousser une ritournelle. Après tout, n'est-ce pas ce qui advient parfois dans la vraie vie ? 

Ca grince bien au pays d'Hanokh Levin et on se dit que pendant ce temps là, les gays veulent absolument se marier ... Au secours ! 

Il m'a semblé que Serge Lipszic avait versé du 3-en-1 dans les rouages et j'avoue m'être interrogée sur le bien-fondé de la démarche qui a le mérite il est vrai, de rendre le contenu plus digeste. En ce cas, pourquoi pas ?

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/11/2012

BLUE de et par Kym Thiriot

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THEATRE des MATHURINS

36, Rue des Mathurins

75008 PARIS


(M° Havre-Caumartin)


Loc. 01 42 65 90 00


www.theatredesmathurins.com


Pl. 22€


Dimanche & Lundi à 20h.


Mise en scène : Laura Mokaiesh


Scénographie : Juliette Azzopardi


Texte et interprétation : Kym Thiriot


 

Premier seul(e) en scène, intégralement écrit par son auteur(e) et interprète.


Depuis que Paris existe, tout le monde ou presque veut y " monter " ayant l'impression que c'est là et nulle part ailleurs que les choses se passent. Un peu à la façon du rêve américain puisque maintenant et en dépit de la Crise, tout converge en sa direction, provinciaux, banlieusards et gens venus de plus loin en mal de voir la Ville-Lumière et peut-être y rester ?  Tiens au fait, elle n'en parle pas de la crise, Blue. Il est vrai que pour une fille jeune, jolie et pas farouche, la crise n'existe pas. C'est du donnant-donnant : tu couches et je t'embauche ! La jeune femme n'a qu'un objectif, devenir chanteuse et il est évident que pour cela, elle est prête à tout et puis on ne vit qu'une fois n'est-ce pas ? " Moi ch' prends c' qu'on m' donne (dit-elle), c'est pas si mal " Et oui, d'autant qu'il faut bien reconnaître que c'est une sacrée chanceuse cette Baby-Blue. Un exemple : elle se pointe sans crier gare chez un copain qui n'est plus là, mendie l'hospitalité pour une nuit laquelle se transformera en une semaine puis des mois jusqu'à ce que l'on découvre que l'occupant des lieux est gay ce qui fait qu'elle n'a pas même besoin de passer à la casserole pour payer le loyer ! D'autant que la chance continuera à lui sourire puisqu'elle ne tardera pas à se dénicher un mec " beau et con à la fois " plus un boulot qui lui permettra de chanter. " Reconnaissons le, Blue a une très jolie voix, bouge remarquablement en scène et interprète de façon suggestive : " Tu veux ou tu veux pas ? " avec des accents de B.B.à l'époque de sa splendeur.

Le public est ravi, applaudit à tout rompre et nous souhaitons à Kym Thiriot autant de réussite que son personnage. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com


 

 

 

11:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent

06/11/2012

Roméo et Juliette, la version interdite.

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LE POINT VIRGULE

7, rue Ste Croix de la Bretonnerie

75004 PARIS


(M° Hôtel de Ville)


réserv. 01 42 78 67 03


les samedi & dimanche à 16h.


 

Comédie écrite et mise en scène par Hubert Benhamdine

 

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avec Hubert Benhamdine ou Charles Templon (Roméo) - Julien Cigana ou Nicolas Fantoli (Maël, Tybalt, Pâris et Vif-Argent) - Nicolas Devort ou Teddy Melis (L'Ange, Samson, Capulet, Montaigue et Frère Laurent) - Delphine Hermann ou Angèle Humeau (Juliette) - Laure Sardin ou Clotilde Daniault (Merculio et Lady Capulet) - en alternance -

 

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N'allez surtout pas croire ceux qui vous diront qu'ayant assisté à une représentation de cette version interdite (au fait, par qui ?) le fantôme de Shakespeare ne cesse de se retourner dans sa tombe car c'est tout simplement que chaque fois que le grand Will y repense, il se gondole.

Mais " laissons les gondoles à Venise " et retournons à Vérone où Juju (pardon, Juliette) se prend pour la Belle au Bois Dormant sous l'oeil attendri d'une paire d'anges gardiens. Pourquoi deux, allez vous dire ? Tout d'abord parce qu'elle a les moyens et qu'en outre, le second apprend le métier en compagnie du premier.

Vous qui imaginiez Juliette comme une douce jeune fille un peu timide vous penserez immédiatement que celle-ci est la soeur cadette de la Mégère apprivoisée alors que par un revirement de situation inattendu, c'est elle qui apprivoisera Pétrucchio-Roméo lequel est encore puceau et là, vous n'êtes qu'au tout début des surprises. Il en sera ainsi jusqu'à la fin ou presque car par le biais de cette parodie (disons carrément : une charge)  Hubert Benhamdine réussit le tour de force de rester fidèle à l'oeuvre.

Les comédiens jonglent avec les personnages, passant de l'un à l'autre à la vitesse grand V, s'amusent comme des fous et nous aussi. 

Personnellement, je crois que depuis la Phèdre de Pierre Dac, je n'avais autant ri. 

Les costumes sont superbes, le décor ingénieux, bravo Philippe Varache ! Et pour un peu, sachant que la pièce bénéficie d'une double distribution, j'y retournerais pour voir l'autre mais " toujours du plaisir, c'est plus du plaisir " alors, je vous passe la main.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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21:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent