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13/02/2013

Ita L. née Goldfeld de Eric Zanettacci

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THEATRE DU PETIT ST MARTIN

17, Rue René Boulanger

75010 PARIS


Tél. 01 42 08 00 32


www.petitstmartin.com


60 REPRESENTATIONS EXCEPTIONNELLES


A PARTIR DU : 5 FEVRIER 2013


Du mardi au samedi à 19h.

Matinée, dimanche à 15h.


 

Mise en scène : Julie LOPEZ CURVAL

et d'Hélène VINCENT


avec Hélène VINCENT


 

Ita écrit sur un petit meuble qui ressemble à un pupitre d'écolier. Nous sommes en 1942, rue du Petit Musc dans le 4ème arrondissement de Paris,  en ce quartier où vivaient de nombreux juifs. 

Les miliciens sont venus, lui conseillant de préparer une valise, précisant qu'ils reviendraient dans une heure. C'était peut-être la dernière chance pour leur échapper ? Il est facile de poser la question maintenant que nous savons ce qui l'attendait elle et beaucoup d'autres ... Or cette femme avait alors 67 ans et pensait ne rien avoir à craindre puisqu'elle n'avait rien à se reprocher. En outre, la confiance qu'elle avait en son Dieu suffisait à la rassurer. Comment imaginer qu'il permettrait une chose pareille ? ...

Et puis, se sauver à son âge, pour aller où ? Alors, en attendant elle se remémore sa vie, son enfance en Ukraine, son mariage avec Salomon qui - hélas - n'est plus là pour la conseiller.

" Tu parles trop " lui avait il dit un jour où elle avait avoué sa judaïté qu'elle pouvait aisément passer sous silence, elle, la blonde aux yeux bleus.

Ensuite il y eut cette acceptation du port de l'étoile qui reste inexplicable aux générations suivantes ...

Dans l'esprit du spectateur émotion et indignation se confondent à l'écoute de cette petite dame qui est surtout une immense interprète comme on n'en fait plus, avec une diction parfaite (ce qui devient rare, je puis en témoigner) et un naturel confondant. A voir, bien sûr.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(Photos : Bernard Richebé)

 

17:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/02/2013

Une sorte d'Alaska de Harold Pinter

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AKTEON Théâtre

11, rue du Général Blaise

75011 PARIS


(M° St-Ambroise)


Loc. 01 43 38 74 62


www.akteon.fr

 

vendredi et samedi à 21h.30


du 8 février au 6 avril 2013


 

Mise en scène : Ulysse di Gregorio


avec Dorothée Deblaton - Grégoire Pallardy - Marinelly Vaslon



 

C'était décidément un joyeux drille, ce Pinter ! 

A t-on pensé à établir des statistiques pour savoir combien de spectateurs se sont suicidés au sortir de ses pièces ? ... Là, je plaisante (à peine) car coincés entre Pinter au théâtre et Bergman au cinéma l'époque n'était pas particulièrement à l'optimisme alors que nous n'avions pas encore les problèmes dont nous bénéficions actuellement. Peut-être est-ce la raison pour laquelle nous pouvions nous offrir le luxe de quelques "prises de tête" ?

N'importe, il fallait beaucoup de talent pour jouer ce personnage de femme sortant brusquement du coma après 16 longues années.

Le spectateur qui bénéficie d'un esprit quelque peu critique s'étonnera de constater que ce long sommeil n'a pas laissé de séquelles apparentes. Pour tout dire, Pinter nous refait le coup de la Belle au Bois Dormant en moins joyeux, bien sûr. Très paradoxalement, le médecin qui l'a ramenée en notre monde est mille fois plus comateux qu'elle. Nous croirons en découvrir la raison un peu plus tard ...

Pièce à deux, puis trois personnages dont le rôle principal est confié à Dorothée Deblaton dont il faut saluer la prestation. Difficile de s'immerger en un tel rôle ne serait-ce que deux soirs par semaine. 

Heureusement pour elle, il existe encore des inconditionnels de cet auteur. Vous l'avez compris, je n'en suis pas. Pourquoi y suis-je allée alors ? Cela m'aura au moins permis de découvrir cette jeune comédienne car elle justifierait  à elle seule le déplacement mais je me garderai bien d'oublier ses partenaires (Grégoire Pallardy et Marinelly Vaslon)  qui jouent chacun une partition peu facile et qui méritent bien eux aussi, les applaudissements dont le public n'a pas été avare à la fin et auxquels je me suis associée sans l'ombre d'une hésitation.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photos : Cie Boos' Kapok)


 

14:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/02/2013

Nuit d'été de David Greig et Gordon Mcintyre

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS


((M° Abbesses ou Blanche)


Loc. 01 42 33 42 03


www.manufacturedesabbesses.com

 

jeudi, vendredi, samedi à 21h,

dimanche à 17 h.

 

Traduction : Dominique HOLLIER


Mise en scène : Nicolas MORVAN


avec Patricia THIBAULT et Renaud CASTEL

 

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Un grand lit en milieu de scène et deux oreillers, il n'en fallait pas plus pour que le décor soit planté. Un peu plus tard, les spectateurs découvriront, côté cour, une table de café où aura lieu la rencontre : Bob-Hélèna et côté jardin, se situera l'endroit où vit cette dernière mais en attendant, musique ! (de petits intermèdes ponctueront l'action de temps à autre) ... et puisqu'ils sont musiciens tous deux, chacun s'emploiera à gratter son instrument à cordes.

Petite chanson introductive ... 

Généralement, ce sont les garçons qui abordent les filles dans un lieu public mais cette fois, ce sera l'inverse. 

Héléna lasse d'attendre quelqu'un qui ne viendra pas, décide de le remplacer par ce petit malfrat qui lui, attend les clés d'une voiture volée ... Faut-il préciser qu'elle est avocate ? Simple coïncidence car avant tout, c'est un homme et une femme lesquels ne vont pas tarder à se connaître dans le sens biblique du terme. 

Hilarante, la scène du lit ! C'est même l'un des meilleurs moments du spectacle et le public de s'esclaffer. Le parler est direct et on n'y va pas par quatre chemins. Surtout Héléna, dont le langage n'est pas particulièrement châtié. Il est vrai que c'est une femme libérée et qu'elle entend le prouver. En réalité, Bob est beaucoup plus tourmenté qu'elle, un tantinet anxieux et assez timide aussi.

Je ne vais certes pas vous raconter toutes les nombreuses péripéties engendrées par cette rencontre et si vous voulez connaître la suite … vous savez ce qui vous reste à faire. 

Maintenant, que vous dire des comédiens ? J'ai eu l'impression que Renaud Castel avait appris le métier d'acteur sur le tas. Il lui arrive parfois d'avaler le texte à toute allure alors qu'à d'autres moments il est d'une parfaite justesse.

Quant à Patricia Thibault, (légère et court vêtue) avec elle " ça déménage ! " aidée en cela par une façon bien à elle de camper ses longues jambes sur scène mais comme elle est loin de jouer comme un pied, nous n'en dirons pas plus et puis on se souvient de son interprétation d'Eva Braun en ce même théâtre, ce qui rend la comédienne d'autant plus intéressante à nos yeux. L'écriture est moderne, les situations résolument d'actualité et si nous sommes loin de la construction théâtrale à laquelle nous étions jusqu'alors accoutumés, le fait n'est pas exceptionnel en ce lieu qui vise souvent un mode d'expression à tendance anglo-saxonne, auquel le public adhère de plus en plus.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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avec : 

20:45 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent