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26/12/2012

La Ballade de Mrs Blondie et de son chien Billy dans New York la nuit

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L'ATALANTE

10, Place Charles Dullin

75018 PARIS


(M° Anvers, Abbesses, Pigalle)


Loc. 01 46 06 11 90


latalante.resa@gmail.com

www.theatre-latalante.com

 

lundi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi & samedi à 19h.

dimanche à 17h.

Relâche le mardi.


jusqu'au : 30 DECEMBRE 2012


 

Texte et mise en scène : Agathe Alexis

avec : Jaime Azoulay, Emmanuelle Brunschwig & Hanno Burger.


 

Certains thèmes sont faits pour bousculer le " politiquement correct " en voici la démonstration par excellence. Une femme vit seule à New-York avec son chien et l'anthropomorphisme fera le reste ... En permanence le spectateur se demandera si ce que dit le chien n'est pas en réalité ce que pense la dame laquelle clame haut et fort le contraire ? ... Bel exemple de schizophrénie allez vous dire, mais quoi de plus banal ? La pièce écrite malicieusement par Agathe Alexis commence de façon très silencieuse puisqu'en guise d'introduction nous assistons aux acrobaties musclées de Hanno Burger " (the king " pourrais-je ajouter si je ne craignais de me lancer dans des jeux de mots par trop dérisoires et faciles ...) Prestation impressionnante dont on ne trouvera l'explication qu'un peu plus tard. En effet, n'est-ce pas cette Amérique qui montre ici ses muscles et sa force évidente ? Par le biais de la fable, l'évocation des problèmes viendra ensuite. La mixité, la cohabitation, la peur de l'autre tout cela sera évoqué par ce dialogue : maîtresse-chien.

Ce texte peut s'entendre au premier degré et l'on aurait gravement tort d'y accéder de la sorte car c'est le constat de la société actuelle qui se fait jour derrière les outrances. Emmanuelle Brunschwig campe ici une Mrs Blondie gagnée par la névrose du siècle tandis que Billy le chien alias Jaime Azulay est un vieil aristo nostalgique des fastes d'une Vienne disparue depuis longtemps et qu'il n'a connue que par ouï-dire. Le souvenir d'une époque qui ne reviendra plus se heurte donc aux évidences actuelles, insupportables à certains. De quoi méditer en sortant, non ? Alors faites-vite car il n'y a plus que quelques jours pour assister à ce spectacle qui devrait en interpeller plus d'un.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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10:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/12/2012

Sans témoin, inspiré de la pièce de S. Prokofieva

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Théâtre de la Boutonnière

25, rue Popincourt

75011 PARIS


(M° Voltaire, St-Ambroise)


loc. 01 43 55 05 32


Pl. 20€ - T.R. 13€ scolaires, 10€


Du mardi au samedi à 20h.



jusqu'au : 19 DECEMBRE 2012


 

Mise en scène : Habib Naghmouchin

 

avec : Cécile Lehn & Rodolphe Poulain

 

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- Elle et Lui, ce que jadis on nommait un couple ...


Ils vivent séparés depuis un bon nombre d'années (elle avouera l'avoir attendu (espéré) pendant 9 ans. Parfois il arrive, presque sur la pointe des pieds, du reste il a conservé une clé. Pour meubler sa solitude, elle écoute un concert de musique classique, très fort - scandant la mesure comme si elle conduisait l'orchestre et brusquement, il est là.

Apparemment, il vient toujours sans prévenir avec pour prétexte son fils à voir mais ce dernier est sorti. Les reproches sont embusqués au détour des phrases, En début de spectacle, un texte a défilé sur le mur, celui d'une lettre qui visiblement a eu une importance primordiale sur les événements ... L'un et l'autre se lancent dans des apartés qui sont autant de rancoeurs. Des scènes de la vie passée viendront illustrer le propos en des projections symbolisant les souvenirs ineffaçables.

Attitude ou désarroi,(les deux peut-être ?) mais il boit trop et l'alcool aidant,  l'humeur devient belliqueuse. Alors qu'une amorce de dîner aux chandelles (avec une seule bougie) laissait présager un début d'entente, ils vont rapidement en venir aux mains. Elle manquera même de l'ébouillanter !

" Sans témoin " (ô ironie !) dans la salle, certains se reconnaissent à quelques variantes près. D'autres peut-être, se sentent un peu voyeurs mais curiosité aidant, n'en adhèrent pas moins, d'autant que les deux comédiens sont parfaits. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photos LOT)


11:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/12/2012

Mon général de Marcel Zang

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ART STUDIO THEATRE

120 bis, rue Haxo

75019 PARIS


(M° Télégraphe)


loc. 01 42 45 73 25


Pl. 12€ - T.R. 9€


 

A 20h.30 jeudi, vendredi, samedi



jusqu'au : 21 DECEMBRE 2012


 

Mise en scène : Kazem Shahryari

 

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avec : Alain Dzuam, Lélé Matelo, Odile Roig, Basile Siékoua, Paul Soka, Tadie Tuene



 

" Mon général " terme qui entraîne, (sous-entend) plus que la disponibilité, pour tout dire, l'adhésion. On accède là à une ferveur quasi bonapartiste.  

A de certains moments, les peuples sont dans l'attente d'un Sauveur et quand ils croient le reconnaître, ils sont alors capables de donner leur vie pour lui.

Augustin - " Gus " pour les intimes - vit sa vénération pour De Gaulle comme une sorte d'aliénation. Nous sommes en 1972, deux ans après la mort du général et ce camerounais est bien entendu allé rendre à Colombey les 2 Eglises, un dernier hommage à celui qu'il considère comme " le père de la Patrie. "  

Saïd, venu comme son nom l'indique d'Afrique du nord, et plus particulièrement d'Algérie ne partage pas cette admiration. Les deux hommes travaillent ensemble dans une France qui ne leur réserve que des emplois de second ordre. (dont personne ne veut pour tout dire) et ils restent transparents pour la majorité des français " de souche " comme on dit. Fidélité quasi inexplicable alors que en dépit du lourd tribut payé lors de la dernière guerre (et encore plus lors de la précédente) les combattants venus d'Afrique ont été écartés du défilé qui a suivi la Libération. Contrairement à l'époque actuelle, où nous sommes en panne de personnalité hors norme, les français des années 70 n'étaient pas unanimes pour célébrer De Gaulle. Pourquoi alors, la population noire lui restait-elle fidèle en dépit des méfaits du colonialisme ? C'est qu'au final,  le général pour eux symbolisait l'indépendance et Gus  passe et repasse le discours du grand homme inlassablement. Il lui prête même un pouvoir magique ... 

La générosité d'Augustin n'a pas de limites, sa naïveté aussi du reste car il distribue les billets qu'il peine pourtant à gagner avec une libéralité confondante. Suzy et Dillinger ne se privent pas d'en profiter !  

Kazem Shahryari a su capter l'âme de ces travailleurs immigrés qui transportent leur pays et leurs moeurs avec eux, trouvant refuge dans la danse, le sexe et l'alcool, sorte de philosophie qui leur permet de tout supporter sans perdre la bonne humeur qui les caractérise. Notre esprit cartésien peine parfois à les suivre mais nous ne pouvons que rester admiratifs face à ce qui nous est montré ici.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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17:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent