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21/01/2019

Le sourire au pied de l'échelle d'après Henry MILLER

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THEATRE de L'OEUVRE

 

55, rue de Clichy

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° Place de Clichy)

 

LOC. 01 44 53 88 88

 

https://www.theatredeloeuvre.com/

 

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 19h

 

dimanche à 17h30

 

Adaptation : Ivan MORANE

 

Mise en scène : Bénédicte NECAILLE

 

avec : Denis LAVANT

 

Durée : 1h10

 

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Côté jardin, une échelle qui fait irrémédiablement penser à celle de Jacob, accessoire menant à un objectif inatteignable. En bas, le clown et son sourire désabusé. Où cette échelle pourrait-elle le mener ? - Que compte t'il en faire ? …


Un barreau est brisé et la lune demeure inaccessible à ce rêveur qui même les pieds à terre oublie parfois de redescendre.

Au centre du plateau, une chaise blanche renversée, parfaite illustration des tentatives humaines … Or Auguste a tout connu, les rires comme les sifflets, les applaudissements comme les huées.

Une fois de trop, il a poussé l'expérience au delà des limites permises car le public ne s'affranchit jamais de certains codes. Vu de l'extérieur il est parfois difficile de comprendre et Auguste à la suite d'un incident se verra licencié.

Il va errer dans la ville à la recherche de lui-même, or que devient un clown privé de cirque ? Un être à la dérive !

Le hasard voudra que son chemin croise celui d'un cirque ambulant auprès duquel il acceptera un emploi de palefrenier, d'homme à tout faire … jusqu'à ce que le clown en place, un dénommé Antoine tombe malade et notre Auguste se proposera à faire comme s'il était lui mais peut-on déguiser le talent ?

L'ivresse de se produire s'emparera à nouveau d'Auguste qui, même grimé de façon à ressembler à celui qu'il remplace anonymement, fera craquer les coutures du personnage et le public sera transporté.

Dans un cirque tout se sait, Antoine apprenant la nouvelle, désespéré, s'éclipsera définitivement. Impitoyable et peu reconnaissant, le directeur du cirque culpabilisera celui qui a remplacé le clown disparu. Je vous laisse découvrir la décision qu'Auguste prendra alors ...

Denis Lavant qui a été formé à l'école du mime et de l'acrobatie incarne de façon saisissante ce personnage tout à la fois lunaire et terriblement humain. Peu de comédiens peuvent se glisser dans la peau d'un clown ( un vrai, ne parlons pas des faux semblants) tant cet état équivaut au summum de l'Art.

Ce soir là, il y en avait un sur scène et l'autre dans la salle, Jean-Paul Farré étant présent. Denis Lavant quant à lui, une fois de plus, fut génial !




Simone ALEXANDRE

 

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07:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/01/2019

KEAN d'Alexandre DUMAS, adaptation : Jean-Paul SARTRE

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THEATRE 14

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

LOC. 01 45 45 49 77

 

Pl. 25€ - T.R. 18 €

 

http://theatre14.fr/

 

Mercredi, jeudi : 19h

Vendredi et mardi : 20h30

Samedi, 16h et 20h30

 

Mise en scène : Alain SACHS

 

avec Alexis DESSEAUX,

 

puis par ordre alphabétique : Pierre BENOIST,

Sophie BOUILLOUX, Jacques FONTANEL, Frédéric GORNY, Eve HERSZFELD, Justine THIBAUDAT et Stéphane TITECA

 

 

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Talma, le grand Talma avait intronisé le jeune Alexandre Dumas en lui déclarant non sans emphase, la main posée sur sa tête ,

- " je te baptise poète au nom de Shakespeare, de Corneille et de Schiller ! "

La disparition du grand acteur en octobre 1826 devait profondément affecter le futur auteur de ce Kean ( équivalent britannique du comédien favori de Napoléon ) dont l'identique renommée faisait d'eux des monstres sacrés. Edmund Kean allait disparaître à son tour, 7 ans plus tard …

Le fougueux Alexandre Dumas se reconnaissait sans nul doute en cet Edmund, multipliant tout comme lui les péripéties théâtrales, les conquêtes amoureuses, se lançant en des dépenses somptuaires, vivant à cent à l'heure - bref - conjuguant tout comme lui " désordre et génie. "

Car l'être et le paraître se confondaient chez l'un comme chez l'autre, ouvrant la porte à tous les excès.

Dumas écrivit ce rôle pour l'acteur du moment : Frédéric Lemaître et la pièce fut créée aux Variétés, scène populaire où se donnaient habituellement vaudevilles et mélodrames.


Dans sa jeunesse, Alexandre Dumas avait découvert les comédiens anglais venus jouer Shakespeare à Paris et c'est là que Kean lui était apparu ; le tempérament excessif des trois hommes ( Kean, Lemaître et Dumas ) trouvait là sa parfaite illustration.

 

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( photos : LOT )

 

Alain Sachs a mis l'accent sur la bouffonnerie du personnage qu'Alexis Desseaux interprète prioritairement en ce sens.

Comique et tragique se conjuguent en la pièce où l'imagination fiévreuse de Dumas se confronte à l'existentialisme de Sartre par une mise en abîme où le comédien jusqu'alors adulé par le public remet lui même son choix d'existence en question.

Il n'a jusqu'alors aimé que par le biais des personnages qu'il interprétait et se demande brusquement ce qu'il a fait de sa vie. Le philosophe interpelle ici le dramaturge …

Pierre Brasseur qui joua ce rôle dans la perspective de pouvoir enchaîner avec " Le diable et le bon dieu " nous laisse nostalgique de ne pas l'avoir vu. C'était en 1953 et peu de nos contemporains ont eu ce privilège mais il est facile de l'imaginer car grâce aux documents cinématographiques, comme disait Vivette dans l'Arlésienne : " j'ai toujours sa voix dans les oreilles " …

Pour l'heure, cela se passe au théâtre 14 ce, jusqu'au 23 février et je ne saurais trop vous conseiller d'y aller.




Simone ALEXANDRE

 

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11:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/01/2019

Dans la peau de Cyrano de et par Nicolas DEVORT

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs)

 

LOC. 01 45 44 57 34

 

Pl. de 11 à 26€

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

du mardi au samedi à 20h

 

dimanche à 17h

 

 

Direction d'acteur : Clotilde DANIAULT

 

 

 

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Imaginez un Cyrano bègue - avec un Christian : " beau et c… à la fois " - la scène du balcon ( même au café-théâtre ) aurait du mal à passer … petite réflexion en guise de plaisanterie que je me fis en sortant du théâtre.

Pourtant il y eut des bègues célèbres à la scène et au cinéma. Voyez Francis Perrin ( pour ne pas le nommer ) et mieux encore, saviez vous que Louis Jouvet, " le grand Jouvet " disent certains, était en réalité un bègue qui se contrôlait ? Ecoutez attentivement le rythme de sa diction et vous en serez convaincus. Aussi avoir eu l'idée d'écrire ce monologue n'est finalement pas si surprenant que cela car elle répond à une indéniable logique.



coince.jpgImaginez cette fois, un jeune garçon, Colin, traumatisé par la brusque mort de son père, lequel se voit tout aussi brusquement confronté à ce handicap. Il suffit de peu de choses chez un être sensible … Mais notre Colin aura de la chance car il va rencontrer un prof ' exceptionnel, aussi habile que compréhensif.

 Il y avait bien la psychologue de l'établissement laquelle semble plus douée pour aggraver les choses que pour les améliorer … or Colin va devoir sortir de la cahotique coquille dans laquelle il s'était enfermé.

 



ND-hilare.jpgOn dit parfois que l'amour accomplit des miracles et précisément, le jeune garçon vient de tomber amoureux.

Ce fut immédiatement le coup de foudre quand il fut en face de celle qui allait être sa Roxane et là, il voudra se surpasser, botter en touche face à ce hâbleur qui jusqu'alors faisait la cour à sa bien aimée. ( la parodie de la tirade des nez est hilarante au possible ) et Adélaïde ne pourra qu'être conquise.

Nicolas Devort est époustouflant de fantaisie en tant qu'interprète des nombreux personnages qu'il fait vivre sous nos yeux : ( Maxence, fat et sûr de lui, Benoît le pitre dévastateur, sans oublier Adélaïde sujette au vertige ) et ne manque certes pas d'esprit en sa qualité d'auteur. C'est un vrai festival qu'il nous offre là.

Ce spectacle dure depuis quelques années et déclenche toujours le même enthousiasme.

La surabondance de monologues lasse parfois mais là, aucun risque : chapeau Monsieur Devort, quel panache ! 




Simone ALEXANDRE

 

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11:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/01/2019

ADIEU Monsieur HAFFMANN de Jean-Philippe DAGUERRE

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THEATRE RIVE GAUCHE

 

6, Rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Edgar Quinet)

 

LOC. 01 43 35 32 31

 

Pl. de 17 à 35€

 

http://www.theatre-rive-gauche.com/

 

Du mardi au samedi à 19h

 

Dimanche à 17h30

 

 

Texte et mise en scène : Jean-Philippe DAGUERRE

 

 

avec : Grégori BAQUET ou Charles LELAURE

ou Benjamin BRENIERE

Alexandre BONSTEIN ou Marc SIEMIATYCKI

Julie CAVANNA ou Anne PLANTEY

Franck DESMEDT ou Jean-Philippe DAGUERRE

Charlotte MATZNEFF ou Salomé VILIERS

 

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,Les années quarante : époque maudite de l'occupation allemande, celle des cas de consciences aussi, forcément. Pierre un jeune français ( " de souche " diraient certains ) est employé chez un bijoutier-joaillier-juif, ce qui n'a jamais posé de problème puisqu'il n'est absolument pas raciste.

Il le prouvera par la suite. Ce n'était hélas, pas le cas de tous nos compatriotes or c'est l'époque des rafles et de celle du Vel' d'Hiv' ...

Le patron de Pierre - Monsieur Haffmann - constatant tout ce qui se passe va proposer à son employé de reprendre son commerce ; à cela il met une seule condition : que Pierre le cache dans la cave en attendant la suite des événements.
 
La proposition paraît un peu naïve quand on sait comment les habitations étaient fouillées mais ce qui semble maintenant invraisemblable avait quelque chance d'aboutir si l'on se situe dans le contexte de l'époque ce, en dépit du caractère suractif des interventions.

Car en toute logique, comment imaginer que quelqu'un ait choisi de se cacher en son propre domicile ? Il s'agissait alors de partir le plus loin possible comme le firent du reste, les autres membres de la famille Haffmann.

 

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( photos : Evelyne DESAUX )

 



Après réflexion et consultation de son épouse : Isabelle, Pierre acceptera mais posera à son tour une condition en demandant un service très personnel à son employeur ...
Si Joseph est d'accord, il pourra alors rester sur place ce qui n'est pas sans risques pour le couple bien sûr car cacher un juif était alors passible de la peine de mort.

Nous allons donc assister à ce triple cas de conscience et l'auteur Jean-Philippe Daguerrre traite ce sujet sensible avec beaucoup de délicatesse et d'humour.


Un autre problème ne tardera pas à se présenter, Pierre a du talent, créé des bijoux remarquables, ce qui ne pouvait qu'attirer l'attention de l'occupant et plus précisément de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris : Otto Abetz lequel ne refuse jamais rien à son épouse.

Une rencontre aura lieu sur place entre tous les protagonistes de cette histoire avec la présence ahurissante de Joseph qui remonté de sa cave sera présenté comme le cousin germain ( ! ) de Pierre. Le repas qui aura lieu ne manquera pas de sel ...

En raison d'alternances prévues dans la distribution, je ne saurais nommer un ou une comédienne plus qu'un ou une autre mais sachez qu'il fallait des interprètes hors normes pour gérer un thème aussi scabreux. La pièce fut en 2018 récompensée par 4 Molières hautement mérités et si nous sommes chez un bijoutier, le texte quant à lui a tout d'un véritable joyau.

Si ce n'est déjà fait, allez-y sinon, vous voudrez sans doute y retourner car il est certain que tous les spectateurs sortent du théâtre absolument ravis, il ne suffit que de prêter l'oreille aux commentaires pour en être convaincus.




Simone ALEXANDRE

 

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14:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/01/2019

Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand CELINE

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs)

 

LOC. 01 45 44 57 34

 

Pl. 11 à 26€

 

http://www.lucernaire.fr/

 

THEATRE NOIR, durée : 1h10

 

Mise en scène et interprétation : Franck DESMEDT

 

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Nous avons l'habitude d'assimiler auteur et personnage (s) et indéniablement, Céline a vécu l'expérience de Bardamu, pourtant conclure à l'identique constituerait une erreur.  Louis-Ferdinand a transposé, construit soigneusement ce anti-héros.

Comme beaucoup sans doute, car on ne va pas en direction d'un auteur par hasard, j'ai pris le chemin qui mène au Lucernaire avec encore en mémoire la prestation époustouflante de Stanislas de la Tousche, véritable réincarnation de Céline !

Comparaison n'est pas raison a t'on coutume de dire, néanmoins et de prime abord, Franck Desmedt me dérouta un peu. Toujours obsédée par celui que je viens de nommer, je le trouvais trop lisse, son jeu trop académique donc à l'inverse de l'image habituelle du personnage. Il se présentait à nous comme un être polissé ( en dépit du langage utilisé ) avec en prime, une incroyable élégance.

Or le Dr Destouches n'a pas toujours été ce quasi clochard qui retenait ses pantalons au moyen d'une ficelle et la légende à la longue a caricaturé l'homme, lequel en un souci de vérité voulait descendre en lui toujours plus profondément, toujours plus bas.

Bardamu, ( contraction de barde et de mue ) car sans nul doute, le facétieux Céline s'est amusé à composer ce nom, sans compter que le barda était ce sac lourd au possible ( entre 30 et 35 kg ) que tout soldat traînait obligatoirement tout au long de ses déplacements.

Le barda de Céline, c'est la vie bien entendu et le chargement pèse lourd aux épaules anarchiques. Il conspuera tout, la guerre - lui, le pacifiste convaincu emporté dans la tourmente - l'Afrique, où il apprit à détester le colonialisme puis New-York, avec son esprit capitaliste et enfin, la misère des banlieues.

Avant d'écrire ce chef-d'oeuvre insolite, Céline en 1927 avait donné vie à Bardamu par le biais d'une pièce de théâtre intitulée : L' Eglise, oeuvre à ses yeux complètement ratée mais qu'il présentera quand même à un éditeur qui en toute logique n'en voudra pas. Les prémisses du Voyage figuraient déjà tout au long de ces 5 Actes.

Il décida donc de réécrire mais cette fois sous forme de roman autobiographique avec la nécessité d'y faire figurer le personnage de Robinson " cet autre moi " aurait-il pu dire ... son double par conséquent et les tâches seront ainsi réparties.

 

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( photos : LOT )

 



Or Céline a un objectif : dire la vérité - sa vérité - laquelle ne tombe pas précisément au bon moment. Au délire hitlérien se juxtapose le délire célinien, qu'il paiera très cher…

-  " J'écris comme je sens ( disait-il ) on me reproche d'être ordurier, de parler vert … on me reproche la cruauté systématique. Que le monde change d'âme, je changerai de forme. "

Tout est dit.

Rien ne l'affecte plus que le spectacle de la misère ( que dirait-il actuellement ? ! ) lui, le médecin qui soignait les nécessiteux sans réclamer d'honoraires.

Confrontés à ce génie littéraire, grande est la tentation de se faire avocat du diable car les mots heureusement n'ont pas le même poids que les actes et à notre connaissance Céline n'a tué personne. Comment l'aurait-il pu, lui qui prononça le serment d'Hippocrate ? ( Rien à voir avec un Mengele ) seul son langage fut parfois assassin et ( bis repetita … ) tombait au pire moment.

Par conséquent, ne confondons pas l'homme et l'oeuvre ce que beaucoup firent  et continuent de faire dans le sens le plus négatif du terme. Céline est mort, vive Céline car à sa façon ce fut un roi. Celui des gueux si vous voulez …

Maintenant si ses textes vous tombent des mains ( ce fut mon cas durant des décennies ) vous pouvez toujours choisir de l'aller entendre, dit par Franck Desmedt gageons qu'il passera alors de façon optimale.




Simone ALEXANDRE

 

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10:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent