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28/01/2013

Riviera d'Emmanuel Robert Espalieu

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PETIT MONTPARNASSE

31 Rue de la Gaité

75014 PARIS


(M° Gaité ou Edgar Quinet)


loc. 01 43 22 77 74


www.petitmontparnasse.com


Pl. 32€ - T.R. 18€

Collectivités : 26€


du mardi au samedi à 21h.

matinée dimanche à 15h.


 

Mise en scène, Gérard Gélas


avec Myriam Boyer (Fréhel) - Clément Rouault (Maurice Chevalier) - Laure Vallès (Paulette)


 

Fréhel, une légende qui faisait dire aux anciens quand on s'enthousiasmait pour Piaf ...

- " mais tu n'as pas connu Fréhel ! "

Car cette chanteuse fut en ce début de vingtième siècle, le fer de lance de la chanson réaliste alors que les talents ne manquaient pas à l'époque qu'il s'agisse de Damia et même de Mistinguett avec laquelle Fréhel avait un compte à régler ...

Pour parler du personnage, Emmanuel Robert Espalieu a sélectionné l'amour que la chanteuse eut pour Maurice Chevalier. En réalité son talent se nourrissait de ses déboires sentimentaux car elle fut plusieurs fois abandonnée pour une autre artiste ce qui était doublement difficile à vivre pour elle ... 

L'idée géniale fut de confier ce rôle à Myriam Boyer laquelle transcende toujours ce qu'elle interprète tout en respectant le réalisme de situation. 

Pièce créée en Avignon, mise en scène par Gérard Gélas lequel possède l'art et la manière de mettre en valeur les comédiens qu'il dirige.

La môme Pervenche qui eut la chance exceptionnelle de croiser un jour la route de la Belle Otéro avant de devenir Fréhel est représentée ici en toute fin de vie usée par la drogue et l'alcool, hantée par le souvenir du jeune Maurice Chevalier avec lequel elle eut une courte aventure dont elle aurait ensuite traîné la nostalgie ? ... Prétexte à évoquer ce que fut sa carrière sous le regard compassionnel mais non moins admiratif de Paulette, une chanteuse en herbe qui dans la foulée, bénéficiera de ses conseils. Ici, chacun se tire parfaitement de sa partition si je puis dire, Myriam Boyer est époustouflante (une fois de plus) Clément Rouault réussit à camper l'élégance dégingandée d'un Maurice Chevalier de 20 ans. Quant à Laure Vallès cette dernière sait être cette Paulette, humaine et attentive.

A voir même si nous n'apprenons pas grand chose de supplémentaire concernant le personnage central mais pour le plaisir de l'évocation d'une grande chanteuse jouée par une grande comédienne.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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Photo : Manuel Pacual


16:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/01/2013

Le nazi et le barbier d'après Edgar Hilsenrath

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MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron

75018 PARIS


M° Abbesses ou Pigalle


loc. O1 42 33 42 03


www.manufacturedesabbesses.com


Pl. 24€ - T.R. 13€


(salle accessible aux fauteuils roulants)

 

A 21h, les dimanche, lundi, mardi et mercredi.

 

Adaptation et jeu : David Nathanson


Mise en scène : Tatiana Werner


 

Une légende voudrait que la grand-mère d'Hitler ait été engrossée par son employeur juif - marié - lequel n'a bien entendu pas reconnu l'enfant, ce qui expliquerait la haine du descendant et surtout le fait qu'il ait fait raser la maison ancestrale. En tout état de cause, le dictateur n'avait rien d'un " aryen pur souche " exactement comme ce Max Schultz, personnage central du roman écrit par Edgar Hilsenrath qui s'en est peut-être inspiré ? …

Ici, Max ignore qui fut son père et il a le choix entre cinq, son opulente mère ayant été très fréquentée …  le sixième de surcroît, le martyrise.

Or comme chacun sait, les victimes deviennent souvent des bourreaux.

Le futur nazi passera son enfance en compagnie d'Itzig Finkelstein dont il empruntera plus tard l'identité après l'avoir massacré lui et toute sa famille …

Charmant personnage allez-vous dire ! C'est en réalité un peu plus compliqué que cela et David Nathanson est absolument époustouflant : seul en scène mais actif en permanence tant physiquement que mentalement, il fait vivre sous nos yeux les participants de l'histoire et nous allons le suivre tout au long des différentes phases de cette existence tourmentée, racontée par lui, mimée avec une implication totale.

Sa voix utilise toutes les inflexions destinées à nous faire croire au personnage évoqué sur l'instant, qu'il s'agisse d'un homme, d'une femme, d'une victime ou d'un bourreau.

En prenant le chemin qui mène à ce théâtre, je me suis dit, - " zut ! encore un monologue ... " et pour faire diversion m'étais mis en tête que j'allais enfin savoir pour quelle raison, le sinistre personnage (toujours le même) arborait cette frange encombrante ainsi que ce bout de moustache ridicule. Là, je n'ai pas eu la réponse mais en revanche, le jeu du comédien m'a comblée, preuve que certaines greffes peuvent réussir …

Si vous voulez saisir la signification de cette dernière phrase, allez-voir la pièce et vous comprendrez d'autant que je pourrais presque parier qu'après avoir assisté à la représentation, vous aurez tout comme moi, très envie de lire le texte. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/01/2013

D.A.F. marquis de SADE de Pierre-Alain LELEU

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CINE 13 THEATRE

1, avenue Junot

75018 PARIS


(M° Lamarck / Abbesses)

 

www.cine13-theatre.com


Loc. 01 42 54 15 12


Pl. 26€ - T.R. 18 & 13€

 

Du mercredi au samedi à 21h.30

matinée le dimanche à 17h.30


 

Texte de Pierre-Alain Leleu


Mise en scène : Nicolas Briançon


avec Dany Verissimo, Pierre-Alain Leleu, Michel Dussarat, Jacques Brunet.



 

" Moi seul (e) en être cause et mourir de plaisir " …

 

Sade paya ses obsessions sexuelles d'incarcérations successives, lesquelles mises bout-à-bout ont presque couvert 3 décennies, pour terminer ses jours à Charenton, chez les fous !  C'était payer très cher une liberté d'expression qui vue ainsi,  s'apparentait à un esclavage … 

Pierre-Alain Leleu a isolé ici la période allant du fort de Vincennes à la sinistre Bastille. Le trop célèbre prisonnier s'y plaint bien entendu qu'on l'ait privé de ses livres et comme il ne peut écrire, ne lui restent que les fantasmes.

Une femme très belle et très soumise (au moins physiquement) occupera donc son esprit. Dany Verissimo-Petit prête à ce rêve, ses formes voluptueuses. 

Certains s'étonneront peut-être, qu'un geôlier (Lassinote)  puisse oser bastonner un prisonnier - qui n'en est pas moins marquis - à une époque où l'édifice symbolisant la justice royale était encore debout ? J'avoue ne pas avoir eu le temps de vérifier si l'anecdote est réelle mais Jacques Brunet illustre parfaitement par ce geste le mépris et l'indignation que cet homme éprouvait vis-à-vis du célèbre condamné. 

Cela dit, Sade n'avait rien inventé, il eut maint prédécesseur (se souvenir de Gilles de Rais pour ne nommer que lui) or, il fut l'un des rares auteurs à oser l'écrire.  L'époque était licencieuse mais on peut cependant lui préférer Crébillon (fils) qui lui, sublimait l'érotisme et non la pornographie.

N'importe, la distribution est parfaite et l'auteur de ce texte pour le moins imagé se révèle tout à fait crédible quand il se glisse dans la peau de Donatien-Alphonse-François pour les intimes et il y en eut beaucoup ... 

La mise en scène de Nicolas Briançon se révèle puissante, s'incluant parfaitement dans le sobre décor conçu par Bastien Forestier. A voir que l'on aime Sade ou non.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : LOT )


11:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent