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02/09/2011

LES CONJOINTS, comédie de Eric ASSOUS

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THEATRE TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher

75008 PARIS

(Métro Villiers ou St-Lazare)

Loc. 01 45 22 08 40

Pl. de 20 à 39 € 

réduct. le mercredi et - 26 ans : 10€ sauf le samedi soir.

du mardi au samedi à 21h. représent. supplt. le samedi à 18h.

Mise en scène : Jean-Luc MOREAU

avec Anne LOIRET, José PAUL, Anne-Sophie GERMANAZ et Jean-Luc MOREAU

 

Le décor est à la fois sobre et très beau, fonctionnel également puisque complètement au service de la mise en scène. Les personnages pourront ainsi aller et venir au gré des situations et jamais de façon gratuite comme c'est parfois le cas. Deux couples vont ici dialoguer pas toujours de façon très amène car les changements de partenaire ne dérangent pas seulement les habitudes des intéressés mais remettent aussi en question leur entourage. 

Nous allons faire connaissance d'un couple marié depuis longtemps, Delphine et Xavier lesquels s'apprêtent à en recevoir un autre ... de plus fraîche date et qui se chamaillent à ce sujet.

Delphine fait preuve très rapidement d'une certaine psychorigidité tandis que son époux a pris (on le comprendra très vite) l'habitude d'arrondir les angles ... Mais peut-être est-ce tout simplement dans son tempérament d'agir ainsi ? 

Quand un homme une fois la cinquantaine passée décide de repartir de zéro avec une  jeunesse, les critiques bien sûr, vont bon train ! En outre celui-ci vient de décrocher le gros lot, le vrai celui qui s'élève à 16 millions d'euros. 

En raison du célèbre proverbe :  " heureux au jeu, malheureux en amour " peut-être devrait-il s'inquiéter ? Or c'est absolument le contraire qui se passe. Plus rien n'arrête Bob à qui la chance vient de sourire et la jeune femme se nomme Garance. Qui pourrait résister ? 

Par le biais de quelques scènes qui se sont déroulées à quelques temps de là, nous allons constater que la réalité n'a strictement rien à voir avec les apparences.

Bref, les cartes auront tendance à se redistribuer et nous assisterons à tous ces revirements et autres changements de situation que la vie réserve à tous - un jour ou l'autre - ce, à de rares exceptions près. 

Une heure trente durant laquelle on s'amuse à voir vivre ces quatre là qui, d'évidence ressemblent à beaucoup d'entre nous.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

Conjoints, photo Claire Besse.jpg

 photo : Claire BESSE

09:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/08/2011

J'aimais tant ... J'aime les contradictions d'après la vie et l'oeuvre d'Egon Schiele

Théâtre des Deux Rêves

5, passage de Thionville

75019 PARIS

(M° Laumière ou Crimée)

Loc. 06 50 79 90 92

www.spectaclevivant.fr

Du 24 Août au 27 Août 2011 à 21h.30

 

Adaptation et mise en mouvements : Stéphanie Fumez

avec Eddy Wonka, Emmanuel Georges, Gladys Guilbaud.

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Spectacle pléthorique par excellence amenant le spectateur à crouler parfois sous le foisonnement d'idées. Stéphanie Fumex maîtrise parfaitement le sujet dont elle s'est emparée et nous le restitue en une sorte de feu d'artifice qui mériterait cependant d'être discipliné même si l'on a coutume d'affirmer qu'abondance de biens ne nuit pas. En fait la seule chose qui manque ici est un oeil extérieur, la direction d'acteurs m'ayant semblé quelque peu ...  Chacun semble faire ce qui lui plaît et nous assistons à un constant dérapage de voix, de gestes, l'ensemble étant surjoué en quasi permanence. En dépit de tout cela, il faut bien reconnaître que le résultat bénéficie de la qualité de ses défauts et qu'un énorme travail un peu foutraque certes mais réel, nous est ici présenté. Certains adoreront, d'autres friseront l'exaspération mais personne ne restera indifférent. Or n'est-ce pas le but de toute création ? A voir par conséquent, ne serait-ce que par curiosité.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

12:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/08/2011

Lisbeths de Fabrice Melquiot

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MANUFACTURE des ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesses)

Loc. 01 42 33 42 03

jeudi, vendredi, samedi à 21h.

dimanche à 17h.

jusqu'au : 1er OCTOBRE 2011

 

Mise en scène : Manuel BOUCHART

avec Claude LALU et en alternance,  

Nadjina KHOURI ou Babette LARGO

 

Deux chaises et un lit grand comme un quai de gare.

Coup de foudre réel,réciproque et cependant raisonné. C'est le propre des passions froides.

L'auteur et par conséquent les comédiens s'adressent presque plus au public qu'ils ne dialoguent entre eux mais l'amour n'est-il pas une représentation que l'on se donne ? ...

Nous ne saurons jamais ce qui fut réel ou fantasmé, l'un et l'autre s'additionnant.

Pietr pourrait aussi bien être tombé amoureux de jumelles sans le savoir et les voir à tour de rôle ? Quid de cette mystérieuse cicatrice qui apparaît puis disparaît tout comme ce fils Karol qui existe, mord même, mutile et sera nié par la suite ...

Vous l'avez compris, le texte est onirique, la comédienne pétillante à souhait et son partenaire non dénué de charme.

Le spectateur attentif se pose quelques questions (beaucoup, même) et l'on ressort avec en tête la dernière phrase, poétique ô combien !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

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photo : Pierre François.

 

Questions au metteur en scène.

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 S.A.  - Manuel Bouchard, si je ne m'abuse, il s'agit du deuxième texte de Fabrice Melquiot que vous mettez en scène, le précédent étant KIDS. 

- qu'est-ce qui vous a particulièrement attiré dans cette écriture ? ...

 

M.B. - C'est effectivement en cherchant un texte pour un groupe d'adolescents que j'ai rencontré l'écriture de Fabrice Melquiot. La vivacité des dialogues, l'humour fin, en alternance avec les tirades poétiques un peu étranges, mystérieuses, m'ont tout de suite séduit. J'ai ensuite pu vérifier que cette écriture est faite pour le plateau, pour être portée par des acteurs en montant KIDS. Mettre en scène un texte de Melquiot pour le Théâtre du Bocage est devenu une nécessité. Mon  choix s'est porté sur LISBETHS, un des textes les plus aboutis en ce qui concerne la construction narrative avec l'alternance des dialogues, des pensées oralisées et des discalalies dites par les personnages. Le chemin qui emmène le spectateur du réalisme au  fantasme me touche particulièrement.

 

S.A. - Il m'a semblé (vous me direz si je me trompe ...) que l'auteur joue de la distanciation entre ses personnages alors que leur situation est fusionnelle.

est-ce la raison pour laquelle vous avez voulu cette distance physique - visible - entre eux ? 

 

M.B. - La première question qui s'est posée à moi était : qu'est-ce qui se joue, qu'est-ce qui se dit? Il m'a semblé évident qu'il fallait mettre une distance entre le jeu et la parole, toute illustration aurait été redondante. Pour que l'imaginaire du spectateur puisse fonctionner, c'est pour moi essentiel, le décalage est fondamental entre l'image et le verbe. La relation fusionnelle qui se noue entre Pietr et Lisbeth doit rester une énigme, entre réalité et rêve.

 

 S.A. - La part autobiographique paraît évidente mais cependant une question se pose, Lisbeth ou les Lisbeths existent-elles vraiment ? 

 

 M.B.- Franchement, je ne sais pas. Il est probable que les thèmes abordés aient été très intimes à l'auteur au moment où il a écrit LISBETHS: la  rencontre amoureuse foudroyante comme on peut en rêver, l'engagement  dans le couple, la paternité à envisager, etc... Est-ce que chacun d'entre nous, homme, ne porterait pas en soi sa Lisbeth, un double identique  et autre? et on peut transposer à toute combinaison amoureuse. 

 

13:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/08/2011

AU BONHEUR DES HOMMES

 

bonheur-h.jpgLUCERNAIRE

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS

(M° N.D.des Champs)

Loc. 01 45 44 57 34

www.lucernaire.fr

 

Plein tarif : 30 €, Sénior : 25€,

 

Etudiants ou chômeurs : 15€ 

 

du 3 août au 9 octobre 2011

du mardi au samedi à 21h.30

& les dimanche 11/18/25 sept. & 2/9 oct. à 15h.

 

Cabaret Satirique et Musical

de Jean-Marie Lecoq et Clarisse Catarino.

Durée : 1h.25

avec : Véronique Ataly - Christian Gaïtch - Jean-Marie Lecoq

et le groupe " Djazz'Elles " Clarisse Catarino (accordéon) Eva Slongo (violon) Anne Gouraud-Shrestha (contrebasse)

 

Mis en appétit culturel par le titre, certains pourraient croire qu'il s'agit d'une parodie ou relecture de Zola, en fait il n'en est rien mais ce genre de clin d'oeil a le mérite d'attirer l'attention. C'est même n'en doutons pas pour cette raison qu'il fut choisi.

Nous sommes donc conviés à ce Cabaret satirique et musical à tendance tzigane du moins au démarrage ... et force est de reconnaître que ce groupe " Djazz"Elles " est bien talentueux. Trois musiciennes amusantes au possible ont vite fait de conquérir le public. La partie plus jouée en direction du texte sera assurée par un autre trio composé de Véronique Ataly, Christian Gaïtch et Jean-Marie Lecoq.

Certes, ce mode d'expression ne date pas d'hier et les chansons non plus - du moins dans leur forme initiale - car elles seront habilement détournées, politisées parce qu'actualisées.

Scènes de racisme ordinaire, contrôles de police et exploitation de l'immigré tout y passe et le public ravi que l'on dénonce l'inacceptable adhérera avec un enthousiasme que je qualifierai de libératoire.

Le rythme du spectacle est enlevé, les comédiens vont, viennent dansent et s'activent passant à la moulinette tous les travers de notre époque.

Où le discours commence à déraper un peu, c'est à partir du moment où les jeux télévisuels sont abordés car en dénonçant, mieux vaut éviter de faire pire. Celui-ci s'intitule " Questions pour un cageot " Inutile d'en rajouter tout est déjà dans le titre !

Descendons nous du singe ou bien du porc ? ... Même Darwin n'a osé trancher la question. Et après quelques diableries tout à fois excessives et caricaturales, le milieu hospitalier sera illustré pets foireux à l'appui. Etait-ce bien nécessaire ? ... A ces quelques fautes de goût près, le spectacle se laisse agréablement voir et la presque totalité des spectateurs repartira avec le sentiment de s'être bien " éclatée. " 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent