Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/02/2015

Comtesse de Ségur, née Rostopchine de Joëlle Fossier

Segur-1h.jpg

 

Comédie Bastille

 

5, rue Nicolas Appert

 

(au niveau du 51, bd Richard Lenoir)

 

75011 PARIS

 

(M° Richard Lenoir)

 

Loc. 01 48 07 52 07

 

http://www.comedie-bastille.com/

 

Pl. 27 & 32€

 

 

A 19h30 du mardi au samedi

 

A 15h le dimanche

 

 

Mise en scène : Pascal Vitiello

 

avec Bérengère Dautun

 

Segur-lecture.jpg

( photos Palazon )

 

 

 

Sublime Bérengère Dautun ! ...

 

Qui mieux qu'elle aurait pu incarner cette très aristocratique Comtesse de Ségur née Rostopchine ? Ne cherchez pas, personne et je plains par avance les imprudentes qui voudraient lui succéder.

 

Sophie Fiodorovna Rostopchine était issue d'une grande famille russe dont les racines étaient mongoles et nous dit-on, apparentées à Gengis Khan …

Son père Fédor Rostopchine fut ministre des affaires étrangères de Paul 1er et Gouverneur Général de Moscou. (le tsar étant du reste, le parrain de Sophie)

 

Ce fut ce même gouverneur qui pour endiguer l'invasion napoléonienne donna l'ordre de brûler Moscou. L'empereur des français essuya ainsi sa plus célèbre défaite mais suite à la destruction de la ville, beaucoup de plaintes amenèrent le tsar à désapprouver celui qui avait pourtant par cette mesure drastique, sauvé la Russie et la disgrâce s'abattit sur les Rostopchine qui finirent par choisir l'exil.

 

Après un long périple passant par la Pologne, l'Allemagne et l'Italie, la famille russe décida de s'installer en France. Ce fut donc à Paris que Sophie rencontra Eugène de Ségur qui la demanda en mariage.

 

L'époux se révéla très rapidement volage et Sophie multiplia les scènes de jalousie avant que le Temps, notre maître à tous n'apaise les esprits. Le couple eut quand même une nombreuse descendance ...

 

Seule en scène, élégante comme toujours, Bérangère Dautun nous narre ce que fut cette vie. Les personnages évoqués par elle revivent sous nos yeux et nous la suivons tout au long de l'existence de cette femme auteur tardif, certes mais dont l'expérience et le talent devaient faire la joie de nombreuses générations.

 

Ctesse-Segur-1L.jpg

 

Allez applaudir Bérangère Dautun en ce petit théâtre qui servit récemment de refuge aux victimes de la barbarie actuelle car c'est un moment de ravissement le plus complet qui vous y attend.

Et puis, voilà pour une fois, un agréable devoir de mémoire à accomplir par ceux dont les écrits de la Comtesse de Ségur ont enchanté l'enfance.

 

Simone Alexandre

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

11:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

annonce : Comtesse de Ségur, née Rostopchine

 

09:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/02/2015

Les ratés de Natacha de Pontcharra

visuel-rates.jpg

 

LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

(M° N.Dame des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

www.lucernaire.fr

 

du mardi au samedi à 18h30

 

jusqu'au : 21 MARS 2015

 

Mise en scène : Fanny Malterre

 

avec Jean-Christophe Allais (Jef) - Jean-Yves Duparc (Papa) - Rainer Sievert (Jeffy) - 

 

 

les-rates-1.jpg

 

En ce moment, le Lucernaire distribue un petit papier test intitulé « Quel spectateur êtes-vous ? » qui permet en s’amusant de trouver quel spectacle à son affiche correspond à notre tempérament. « Les ratés »  de Natacha de Pontcharra vous classe dans la catégorie « aventurier ».

 

C’est assez juste qu’il faut avoir l’esprit assez vagabond pour suivre ces trois malheureux personnages dans leur délire décousu fait de misère morale, de pauvreté intellectuelle, de laideur assumée et de médiocrité satisfaite. Mais ils sont ainsi et si nous rions parfois, c’est d’un rire que nous regrettons aussitôt, un peu compassionnel, un peu gêné.

 

Le sous-titre de la pièce est « Fable insolite de deux laissés-pour-compte ». on peut néanmoins ne pas entendre ainsi ce texte, mis en scène de façon curieuse par Fanny Malterre, où les personnages se déplacent un peu mécaniquement, comme s’ils étaient marionnettisés, ayant des gestes saccadés comme si les piles qui les animent arrivaient en fin d’énergie, ce qui permet au public, assez habilement, de marquer avec eux une distance que nous dirons de salubrité tant ils paraissent être assez peu fréquentables dans leur innocence prétendue et leur folie réelle.

 

 

les-rates-2.jpg

 

 

Nous sommes avec ces deux frères et leur père dans un monde dont nous connaissons l’existence mais dont la fréquentation ne nous est pas familière, celui de ce que la société nommait autrement le lumpenprolétariat, avec son cortège de tragédies domestiques.

 

Ces frères sont nés avec une tête de rat, qui est le postulat, dans une famille en apparence banale, et  nous nous apercevons que le père est largement aussi dérangé, puis ce que nous découvrons de leur entourage ne nous incline pas à penser ni à croire qu’ils pourront jamais s’en sortir.

 

Alors on les cache, puis ils se cachent, mais la société tout entière dissimule ce genre de vies, se refuse à les voir. Car si on se complaît à dévisager ces personnes, il est rare qu’on les envisage. Il n’est désormais  plus de jour, et surtout par temps difficiles, qu’une presse assez vulgaire ne mette sous l’œil de tout un chacun le spectacle  qui n’en est pas un de ces vies lamentables dont il faudrait qu’elles fussent considérées politiquement et socialement.

 

Ici c’est par le biais de l’anecdote. C’est une porte d’entrée qui est aussi une voie de garage.

 

Ce spectacle court (1 heure) amène à se poser des questions.

 

C’est à 18h30 Salle Rouge au Lucernaire.

 

Pour ce qui me concerne, le résultat du test me classait dans les « littéraires »

 

 

© Frédéric Arnoux

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

( Lucernaire, programmation : voir lien dans colonne de gauche )

10:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent