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06/12/2011

Si par une nuit bleue et froide de ... Nicole Gros.


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THEATRE DU NORD-OUEST

13, rue du Fbg. Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

loc. 01 47 70 32 75

www.TheatreDuNordOuest.com

 

Pièce écrite et mise en scène par Nicole Gros

avec Jeanne Carré (Louise) et Jeff Esperansa (Alex)

 

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La pièce commencerait presque de façon ludique car les personnages semblent jouer à cache-cache et ce va-et-vient excite notre curiosité.

Une femme qui se révélera être une mère et un homme jeune à la fauve démarche  se croisent un temps sans se rencontrer. Est elle la proie ? Lui le tigre à l'arrêt ? 

En ce cas, dans quel but ? Nous ne tarderons pas à entendre l'expression d'une solitude. Sur la table, en permanence, une bouteille cadeau hospitalier toujours disponible ou planche de survie ? Louise (ainsi se nomme la femme) parle à un fantôme et le visiteur prendra peu à peu la place de ce dernier. Ce qui surprend alors le spectateur est l'absence d'étonnement de la mère qui d'emblée joue le jeu comme si c'était bien son fils qui se trouvait là. Nous apprendrons peu à peu ce qui s'est passé tout au long de cette identification provisoire ... 

L'homme à l'allure souple de samouraï se nomme Alex. Le fils quant à lui avait pour nom Alban. Obscure affinité de ces deux prénoms dont la première lettre est identique ... Un invisible aimant attire les deux personnages l'un vers l'autre comme si le Destin l'avait voulu afin d'offrir une compensation.

Louise ne supporte absolument pas la violence et finira par en fournir l'explication.

Le souvenir dévastateur d'une date : 4 octobre 1994, Nanterre, une tuerie qui a fait 4 victimes. A la similitude des lettres se juxtapose la répétition des chiffres ...

Jeanne Carré ne joue pas à ressembler à son personnage, elle l'incarne parfaitement, et bien que moins expérimenté, Jeff Esperansa lui fournit la réplique en donnant l'impression qu'il est en permanence en situation.

Par son écriture précise Nicole Gros nous tient en haleine jusqu'au bout de cette nuit bleue et froide. Le grand espace scénique inconfortable à certains, utilisé par l'auteur-metteur en scène nous amène à découvrir une foule de possibilités car ici rien n'est laissé au hasard, chaque recoin ayant son utilité.

Le Nord-Ouest n'est certes pas un lieu de velours et d'or comme nous en connaissons mais en revanche, il s'y passe discrètement de grandes choses que je ne saurais trop vous inciter à aller découvrir ...

 

Nuit-bleue.jpg

(photos : Claire Besse)

Prochaines représentations,

 jeudi 8 décembre, 19h - samedi 10 décembre, 19h - samedi 17 décembre, 19h - vendredi 23 décembre, 19h - vendredi 30 décembre, 19h - samedi 31 décembre : 22 heures.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

14:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/11/2011

essai consécutif au bug

en ligne ? ...

07:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/11/2011

Déshabillez Mots de et par Léonore Chaix et Flor Lurienne.


visuel-2.jpgL'EUROPEEN

5, rue Biot - 75017 PARIS

M° Place Clichy

Réserv. 01 43 87 97 13

www.europeen.info

Pl. 25€ - T.R. 19€

jusqu'au : 17 janvier 2012

le dimanche à 17h,

les lundi & mardi à 20h.30

 

écrit, adapté et interprété par Léonore Chaix et Flor Lurienne

d'après les chroniques réalisées et produites par elles-mêmes sur France-Inter

De la radio à la scène

Mise en scène : Marina Tomé

 

Il n'est pas rare que des comédiennes décident un jour de vivre une aventure radiophonique, ce que Léonore Chaix et Flor Lurienne firent l'une et l'autre par le biais de France-Inter,  à la suite de quoi elles ont du reste remporté le prix SCAM de la meilleure oeuvre radiophonique 2009 ! 

Expérience enrichissante qui permet parfois d'accéder à des horizons nouveaux surtout lorsque l'on écrit soi-même les textes mais il manquera toujours quelque chose, à savoir la présence de ceux qui écoutent. Alors  la meilleure solution est encore d'effectuer un retour sur les planches et ces deux complices ont tout ce qu'il faut pour cela. Elles sont jeunes, agréables à regarder et ont une pêche du tonnerre !  En plus, si certains animateurs et autres journalistes manquent parfois de vocabulaire, ce n'est pas le cas les concernant.

Comment déshabiller les Mots ? ... Car il ne suffit pas de les prononcer, encore faut-il en extraire la quintessence et parfois, cela mène assez loin ...  

Le résultat est drôle, souvent irrévérencieux et d'un charme fou. Et puis, comme cela va très vite et que vous ne pourrez sans doute pas vous souvenir de tout, sachez que le texte " Déshabillez Mots " est édité chez Flammarion ce qui vous permettra de savourer à nouveau toutes ces trouvailles à la fois culturelles et ludiques.

En attendant ne manquez pas d'aller les voir, car on passe une excellente soirée en leur compagnie.  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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(photo : Philippe Delacroix)

17:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/10/2011

Instants critiques, un spectacle de François Morel

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THEATRE 71

3, Place du 11 Novembre

92240 MALAKOFF

(M° ligne 13 : Plateau de Vanves-Malakoff)

Loc. 01 55 48 91 00

Pl. 24€ - T.R. 17€

A 20h.30 : mardi, vendr.sam.

A 19h.30, mercr. jeudi

A 16h le dimanche.

jusqu'au : 23 Octobre 2011

 

d'après les échanges entre Georges Charensol et Jean-Louis Bory à l'émission radiophonique " Le Masque et La Plume " sur France-Inter.

Mise en scène : François Morel,

Adaptation : François Morel et Olivier Broche

Collaboration artistique de Christine Patry

avec Olivier Broche, Olivier Saladin, Lucrèce Sassella.

 

Sous ce titre subtil se cache un moment de pur bonheur intellectuel, de charme, de drôlerie, de douceur et d’amitiés respectueuses et chantantes.

 François Morel et Olivier Broche, à partir de certaines des interventions de Georges Charensol et Jean-Louis Bory à l’émission « Le masque et la plume », née si ma mémoire est bonne en 1955 ont bâti un spectacle fait de reprises scénographiées des critiques de films réalisées par ces deux personnages.

 Ce sont en effet des personnages et pour ceux d’entre nous qui ont en mémoire les grandes heures de cette émission, qui dure toujours, sous la baguette mollassonne de Jérôme Garcin et avec des critiques qui se veulent acerbes et qui ne sont le plus souvent que d’approximatifs spectateurs – je ne parle ici que des émissions consacrées au cinéma-, ces Instants critiques sont pleins de la nostalgie de ces années là, qui étaient celles de notre jeunesse.

 Jean Louis Bory, merveilleux pédagogue, critique prolixe au vocabulaire immense et plus qu’imagé parfois, aux analyses d’une parfaite mauvaise foi, pleines d’humour et de recherche est interprété par Olivier Broche, qui finit par ressembler physiquement à son personnage, lui restituant sa fougue, sa vivacité, son côté canaille et peu dupe de lui et des autres, sa sincérité, sa bonté, son intelligence

 C’est Olivier Saladin qui campe un Charensol humain, blague à froid qui prend le rôle du ronchon, comme Charensol l’avait pris pour être sur les ondes le contrepoint de Bory, et la théâtralisation de leurs rapports et de leurs interventions a donné au « Masque et la plume » ses lettres de noblesse, sur lesquelles cette émission survit,  quelque peu abusivement.

 François Morel assure également une mise en scène assez surprenante parfois, faite de beaucoup de trouvailles mélodiques notamment grâce à la participation de Lucrèce Sassela, élément féminin nécessaire à la respiration de ces moments de joutes verbales durant lesquelles le travail de Godard, Bergman, Oury Pasolini, Oshima et d’autres encore est fouillé, analysé, présenté, magnifié parfois avec toute la subjectivité de celui qui parle, filtré au travers de ses propres ressentis, de ses prismes et de ses espoirs.

 C’est un très beau et émouvant spectacle, qui nous donne de retrouver deux grandes voix de la radio.

 Confidentiellement, le 12 juin 1979 au matin, apprenant le suicide de Jean Louis Bory, j’ai refermé les cours que je révisais et suis resté hébété toute la journée.

Cet homme me manque depuis, comme il manque au paysage intellectuel français dit « de gauche ».

La pièce se joue jusqu’au 23 octobre au Théâtre 71 à Malakoff, souhaitons qu’elle voyage partout. Elle permet de battre en brèche l’idée suivant laquelle le critique est l’inverse d’un créateur, mais il faut convenir que c’est très rare…

 

Frédéric Arnoux ©

 

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photo : Manuelle Toussaint.

 

 

17:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent