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17/12/2014

La carte de temps d'après Marcel Aymé

LA CARTE DE TEMPS Affiche.jpg

ESSAÏON

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

(angle : 24 rue du Renard)

 

75004 PARIS

 

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

 

Tél. 01 42 78 46 42

 

Pl. 20€, T.R. 15€

 

Lundi et mardi à 19h.30

 

 

jusqu'au : 13 JANVIER 2015

 

 

 

- d'après une nouvelle intitulée : " La Carte "

- publiée chez Gallimard dans : " Le Passe-Muraille "

 

 

Adaptation : Marie-Thérèse ROY

 

Mise en scène : Véronique VELLA

de la Comédie Française.

 

 

avec : Patrick CHAYRIGUES, Delphine GUILLAUD, Raphaëlle SAUDINOS

 

Musique : Guy BÉART - Arrangements : Roger POULY

 

 

LA CARTE DE TEMPS Photo Baton (libre de droits (c)Emilie Brouchon).jpg

 

 

Ceux qui savent encore entendre un texte ( ils ne sont pas légion ) affirment à juste titre que chaque auteur possède " sa petite musique spécifique."  Force est alors de reconnaître que peu de metteurs en scène ont l'oreille absolue. Qu'il s'agisse de théâtre ou de cinéma, Marcel Aymé nous a laissé des témoignages ironiques, acerbes, voire grinçants.  C'était en quelque sorte sa marque de fabrique. Je n'ai rien entendu de semblable ici où les rouages baignent dans l'huile …

Il est vrai que le point de départ n'est pas une pièce de théâtre pensée, conçue et réalisée comme telle, mais de l'adaptation d'une nouvelle publiée en 1943 c'est à dire à une époque où le travail avait tendance à être obligatoire à raison de 12 heures par jour et de préférence au bénéfice de l'occupant. (STO) L'ironie est donc sous-jacente et nous n'en attendions pas moins de cet auteur; or il s'agit ici d'une fiction, laquelle a actuellement d'étranges résonances …

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgUn Etat en faillite qui ne peut plus procurer le minimum nécessaire à ses administrés a eu l'idée d'instaurer un système permettant de gérer le Temps au moyen de soudaines mais calibrées absences … ( un peu à la façon dont on débranche une prise )  C'est cynique, absurde et forcément burlesque. Cette présence intermittente offrira très rapidement autant d'inconvénients ( et même plus ) que d'avantages pressentis.

Il faut beaucoup de fantaisie pour mener à bien une telle entreprise et il m'a semblé que le soir où j'y étais, les interprètes n'étaient peut-être pas au meilleur de leur forme à moins que votre servante n'ait pas elle-même été en état de complète réceptivité ? … Dans le doute, je pencherai donc en direction de la seconde hypothèse, d'autant que la vidéo trouvée sur internet me plaît bien, aussi vous encouragerai-je à aller voir ce spectacle afin de forger sur place votre propre opinion puisqu'au final et fort heureusement, c'est la seule qui compte. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

LA CARTE DE TEMPS Photo Iris et Jules (libre de droits (c)Emilie Brouchon).jpg

( photos : Emilie Brouchon ) 

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07:56 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

16/12/2014

la carte de temps (annonce)

 

Théâtre ESSAÏON

6, rue Pierre au Lard

75004 PARIS

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

01 42 78 46 42

10:35 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

15/12/2014

Michel Jonasz : La vie est une tarte aux pommes

Michel Jonasz.jpg

PETIT MONTPARNASSE

 

31, rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

(M° Gaité ou Edgar Quinet)

 

loc. 01 43 22 77 74

 

www.theatremontparnasse.com

 

Pl. 18 à 32€

 

Vendredi & samedi à 21h

 

À 17h.15 le dimanche

 

jusqu'au : 28 décembre 2014

 

De et par : Michel Jonasz

 

Durée : 1h.30

 

 

Quand on cite le nom de Michel Jonasz, ce sont un tas de chansons swingantes ou vaguement tristes, très mélodiques, qui nous viennent aussitôt en tête.

 

Eh bien rien de tout cela dans le spectacle qu’il a écrit, mis en scène et qu’il interprète également au Petit Montparnasse, « La vie est une tarte aux pommes » !

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgDisons-le d’emblée, l’animal ne manque ni de souffle, ni d’audace, ni d’humour, ce qui fait que nous passons là une heure et demi plutôt plaisante, encore que l’ensemble soit un peu irrégulier.

 

Nous avons une suite de moments de vie, plus ou moins longs, plus ou moins fouillés, qui sont séparés par un noir et une sortie de scène.

 

Après une entrée des plus déstabilisantes, qui a le mérite de donner le ton général pour qui veut bien, tout au long de la représentation, se souvenir de ce surprenant prologue, nous entendons et voyons sur un plateau désert comme le plat de la main, pas un accessoire, pas un décor, juste parfois une projection pour aider à visualiser, car qui se souvient, hormis les aficionados, de Daniel Sorano, qui fut un Cyrano de légende, jamais égalé ?, un petit homme s’agiter et atteint de « confessionnite » aiguë. 

 

Avec son visage mobile, Michel Jonasz n’est pas parfois sans évoquer, hélas !, Louis de Funès, grand grimacier devant l’Eternel,  et certaines mimiques  nous renvoient à cette forme outrée de la comédie, mais il y a aussi un peu de Bourvil, dans sa candeur prétendue, un peu de Raymond Devos dans ses loufoqueries à la rigueur perturbante, un peu de Coluche parce qu’il a marqué son époque, qui est aussi la nôtre.

 

Ce qu’on peut reprocher à ce spectacle, c’est peut-être d’avoir souffert du manque d’un certain œil extérieur. Certes nous avons de longs moments d’amusement sain, de rire franc et sans arrière-pensée, ce qui n’est plus si fréquent dans ce que la scène nous propose, mais il y a une petite sensation de manque.

 

Comme on dit en bijouterie, il manque « le coup de fion », c’est-à-dire le dernier polissage avant l’éclat final.

 

Et pourtant, qu’il est intéressant ce Michel, qu’il est attachant ce vieux petit garçon qui tente de nous faire comprendre, en tentant de le comprendre lui-même, comment il en est arrivé là. L’évocation du père est touchante, et laisse un peu d’amertume aux spectateurs, auxquels il faut toutefois préciser que nous ne sommes pas à un spectacle comique, pour ceux qui se sentent obligés de rire bruyamment en dérangeant les autres, mais à un partage  de multiples émotions donc certaines peuvent être amusantes.

 

Il y a des spectateurs qui se trompent de salle…

 

Parce que cela reste assez émouvant, et parce que nous aimons l’artiste protéiforme qu’il est devenu, il faut aller tenter de comprendre pourquoi « La vie est une tarte aux pommes ».

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

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13:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent