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06/11/2015

Le chant des oliviers, comédie de Marilyne BAL

Jacques-Léa.jpg

 

AU SPLENDID

 

48, rue du fbg St-Martin

 

75010 PARIS

 

 

 

(M° Strasbourg St-Denis)

 

loc. 01 42 08 21 93

 

http://www.lesplendid.com/

 

Pl. 20 à 30€

 

A 19h. du mardi au samedi 

 

Mise en scène : Anne BOUVIER

 

avec : Jean-Claude DREYFUS

 

Julia DUCHAUSSOY et Frédéric QUIRING

 

chant-oliviers-les3.jpg

( photos : Alizée Chiappini )

 

 

L'action se déroule dans la cuisine d'un mas provençal où, à défaut des oliviers comme annoncé dans le titre, les gryllus bimaculatus (entendez les grillons) s'en donnent à coeur joie !

 

Le maître des lieux est encore pour l'heure, Jacques lequel prépare un festin dont il a seul le secret ; il se réjouit par avance en chantonnant. Car Léa a annoncé sa visite à ce vieux solitaire qui lui voue une paternelle affection. Et la voilà qui arrive : retrouvailles, embrassades et flute de champagne pour faire bonne mesure.

 

Seulement, Léa n'est pas venue seule cette fois - un homme jeune est là, dehors qui s'apprête à les rejoindre - avec lequel elle est venue annoncer leur prochain mariage. L'étonnement de Jacques se transformera vite en hostilité quand il apprendra que le futur en question est libanais  " mais chrétien " s'empressera de préciser la jeune femme ! (oui, on est un peu chauvin en certaines parties du pays.)

 

En outre, il est de la partie puisque lui aussi est cuisinier. Or c'était le métier de Jacques du temps où il était encore en activité bien qu'il ait imité le sieur Spinhirny en " bouffant la grenouille " à diverses reprises. Ce qui n'enlevait rien à son talent !

 

L'ambiance va se détériorer un peu plus quand il sera question de cuisine moléculaire et l'apogée conflictuelle aura lieu avec l'annonce de vente du mas en question afin de permettre au couple d'ouvrir un restaurant. Jacques qui vivait dans les lieux depuis l'accident d'avion qui avait privé Léa de ses parents se voit du même coup évincé.

 

La nouvelle évidemment passe mal 

 

Léa jusqu'alors exerçait le métier de psy' et il est permis de se demander si l'exercice préconisé de nombrilisme supposé salvateur, n'a pas eu une influence sur elle … Fahed grâce à sa culture orientale fera preuve de plus d'humanité ...

 

Il s'agit d'une première pièce pour Marilyne Bal qui a eu la chance inespérée de voir son texte porté par l'incontestable talent de Jean-Claude Dreyfus dont l'immense silhouette et le jeu alternant truculence et subtilités font ici merveille.

 

Julia Duchaussoy et Frédéric Quiring ont également le privilège de donner la réplique à un tel partenaire qui bien loin de tirer la couverture à soi, semble veiller rigoureusement à ne pas gêner ses camarades. Ce serait facile pourtant !

 

Le rythme de la pièce est enlevé, fait la part belle à l'émotion sans sensiblerie aucune et rassurez vous tout finira pour le mieux dans le meilleur des mondes. N'importe, on a eu chaud alors que le climat provençal n'y était pour rien.

 

Simone Alexandre

 

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10:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent