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04/03/2018

Miracle en Alabama de William Gibson

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° St-Georges)

 

Tél. 01 48 74 76 99

 

Pl. 38€, 30€ & 22€

(hors frais de location)

 

- de 26 ans : 10€ du mardi au jeudi

 

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Adaptation et mise en scène : Pierre VAL

 

avec Valérie ALANE, Julien CRAMPON, Stéphanie HEDIN, Marie-Christine ROBERT, Pierre VAL et Lilas MEKKI en alternance avec Clara BRUCE

 

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Voilà une belle et forte pièce, à l'atmosphère prenante, au thème dérangeant certes car " cela n'arrive pas qu'aux autres " et à l'écoute de ce qui se passe nous nous disons que le Sort fut sans nul doute, clément avec nous.

Certes, la médecine a fait des progrès depuis l'époque évoquée ici : 22 ans après la guerre de Sécession qui opposa nordistes et sudistes laissant une trace profonde dans les esprits, en cette Amérique que nous nous efforçons incroyablement d'imiter à l'heure actuelle pour le pire encore plus que pour le meilleur …

Or n'oublions pas que c'est une histoire vraie qui est relatée ici, ce qui lui confère d'autant plus d'impact. Le personnage d'Helen Keller est bien connu de certains car elle devint conférencière et militante politique à la renommée internationale.

Victime d'une congestion cérébrale à l'âge de 2 ans, elle deviendra aveugle et sourde.
Nous allons donc accompagner les péripéties vécues par sa famille qui cherche désespérément à gérer la cruelle situation.

Helen bien qu'entourée des siens mais isolée par sa cécité devient rapidement un petit animal sauvage qui ne répond plus à ce cruel vécu que par les sensations qui lui restent, à savoir l'odorat et le toucher.

 

Tout son être se révolte face à une telle situation bien sûr. Comment pourrait-il en être autrement ? Et les parents ne savent que faire, accumulant les erreurs, se maudissant en permanence pour une situation dont ils ne sont nullement responsables.

 

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( photos : LOT )



Arrivera alors Annie Sullivan, personnage déterminé qui a vaincu à force de volonté sa propre cécité et bien décidée à non seulement gérer cet état de faits mais à sortir ce petit être de l'impasse dans laquelle la fatalité l'a plongé.

Il y eut bien sûr ce film en noir et blanc d'Arthur Penn ( 1962) un classique du genre qui mérite de figurer chez tous les collectionneurs de DVD, chez tous les amoureux de grandes et belles histoires humaines.

Cette fois, deux interprètes féminines se partagent en alternance ce rôle éprouvant au possible,

Lilas MEKKI ( elle aussi sourde et muette) qui fait ici ses premiers pas sur scène et Clara BRICE laquelle maîtrise parfaitement le langage des signes.

Pierre VAL qui a signé la mise en scène et dirigé cet engagement très physique pour ces deux comédiennes est également le capitaine Arthur KELLER ( le père d'Helen et de James, fils qu'il a eu lors d'un précédent mariage.)

Julien CRAMPON offre sa belle pressante et son physique d'archange blond au personnage du fils en question, lequel relégué un peu par les événements a le recul nécessaire pour juger de la situation.

Le reste de la famille, la mère : Kate Keller interprétée par Valérie ALANE et la tante Eve ( Marie Christine ROBERT ) tentent de gérer tant bien que mal la situation. Disons qu'elles sont tout comme le père, dépassées par elle.

Vous avouerai-je que je suis ressortie de la salle " retournée comme un gant " ?

Ne manquez pas ce rendez-vous empreint tout à la fois de rigueur, d'humour également et de débordante humanité.

C'est vraiment une pièce à voir par tout ce qu'elle apporte de réflexions sur le sort qui nous est imparti et qui nous permet au passage de remercier la Providence qui jusqu'alors nous a protégés puisqu'elle nous a permis de voir et entendre cette belle histoire évoquée pour nous aujourd'hui.




Simone Alexandre

 

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14:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/03/2018

Légende d'une vie de Stefan Zweig

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THEO THEATRE

 

20, rue Théodore Deck

 

75015 PARIS

 

 

( M° Convention )

 

Loc. 01 45 54 00 16

 

Pl. 22€ - T.R. 17€

 

http://theotheatre.com/

 

Chaque dimanche à 17h

 

jusqu'au : 25 MARS 2018

 

 

REPRISE prévue AU LUCERNAIRE

 

du 23 MAI au 26 AOUT 2018

 

 

Traduction et adaptation : Caroline RAINETTE

 

avec Lennie COINDEAUX et Caroline RAINETTE

 

 

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Nous devons cette version resserrée à Caroline Rainette qui a limité l'action au vis-à-vis de deux personnages ce, afin de rendre le message plus perceptible à tous.

Friedrich ( Lennie Coindeaux ) est le fils d'un grand écrivain disparu ; au moment où se situe l'action la veuve qui travaille à magnifier l'image de celui qui fut son époux a organisé une soirée durant laquelle un texte de Friedrich sera lu, ce qui met ce dernier dans une confusion indescriptible.

Clarissa ( Caroline Rainette ) fut la secrétaire de Karl Amadeus Franck et a travaillé à l'élaboration d'une biographie qui ne compte pas moins de 4 tomes.

Il n'est pas aisé d'être " le fils de … " et Friedrich en ressent cruellement les effets.

Clarissa qui a un ascendant flagrant sur le jeune homme va s'efforcer de le raisonner et peu à peu la statue du Commandeur va s'effriter. En découvrant ce que fut réellement la vie de ce père illustre, Friedrich va enfin prendre confiance en lui.

Comme toujours chez Stefan Zweig les analyses psychologiques ont la priorité sur l'action.

 

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Caroline Rainette a non seulement adapté ce texte conçu pour le théâtre ( avec cet auteur nous rencontrons plus souvent des nouvelles réécrites pour la scène ) et en a mis au point la mise en scène.

Lennie Coindeaux interprète avec intensité le personnage de cet aiglon qui ne va pas tarder à déployer ses ailes une fois la vérité révélée.

La rentrée prochaine nous fournira la version in extenso de ce texte grâce à Michael Stampe dans une mise en scène de Christophe Lidon et cette pièce qui décidément restait à découvrir se rode actuellement en tournée.

De même que Clarissa par ses révélations, mit le pied à l'étrier de ce jeune auteur écrasé par la personnalité du père, cette version épurée devrait en satisfaire plus d'un.




Simone Alexandre

 

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15:03 Publié dans THEATRE | Lien permanent

22/02/2018

Le cercle de Whitechapel de Julien Lefebvre

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D.des Champs)

 

LOC. 01 42 22 66 87

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Du mardi au samedi à 21h

 

Dimanche à 18h

 

COMEDIE POLICIERE

 

THEATRE ROUGE / 1h45

 

 

Mise en scène : JEAN LAURENT SILVI

 

avec : STEPHANIE BASSIBEY, PIERRE-ARNAUD JUIN, LUDOVIC LAROCHE, JEROME PAQUATTE et NICOLAS SAINT-GEORGES

 

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Qui était Jack l'Eventreur ? … Le plus célèbre de tous les serial killers, l'homme sans visage pour lequel nous n'avons encore et toujours que des hypothèses à proposer.

130 ans plus tard le thème fait toujours le buzz ( pardon pour l'utilisation de cette expression qui ici tend à se justifier puisque l'action s'est déroulée sur les terres et à l'époque de la prestigieuse reine Victoria )

Encore tout récemment une chaîne spécialisée dans les thèmes historiques nous proposait sous le titre " Enquêtes royales " l'hypothèse - issue de la rumeur - voulant que ce dangereux psychopathe ait été le prince Albert Victor dont seules la qualité de duc de Clarence & Avondale l'aurait mis à l'abri du scandale alors qu'il fut prouvé qu'à chaque crime l'intéressé se trouvait en un autre lieu fort éloigné de celui où le meurtre avait été perpétré. Ah ! les méandres de la politique …

Le soir où j'ai assisté au spectacle la salle était absolument comble et il y a fort à parier pour qu'il en soit de même presque chaque fois tant le thème continue à intriguer jusqu'à la fascination.

Il faut dire que l'entreprise fut menée de main de maître, l'action ne connaissant aucun temps mort.

Le texte que l'on doit à Julien Lefebvre est percutant, la mise en scène réalisée par Jean Laurent Silvi bien plus qu'active, quant aux interprètes chacun s'acquitte de son rôle de façon optimale. N'oublions pas le décor, sorte de loft converti en atelier d'artiste qui nous plonge en ce quartier atypique ; quant aux costumes, la précision avec laquelle ils furent conçus fait plaisir à voir. ( c'est si rare à l'époque actuelle ! )

Evoquer une enquête policière n'est pas une tâche facile aussi me contenterai-je de vous parler des personnages et du caractère de chacun afin d'en révéler le moins possible ...

L'instigateur de la rencontre fut Sir Herbert Greville ( Pierre-Arnaud Juin ) lequel a décidé de damer le pion à Scotland Yard qui visiblement piétine en cette affaire.
Il a donc donné rendez-vous en ce lieu situé en plein coeur de Whitechapel à quatre personnes connues de lui dont la spécialisation devrait constituer une équipe performante, apte à découvrir la vérité.

Arthur Conan Doyle ( Ludovic Laroche ) alors jeune auteur de roman policier - père de Sherlock Holmes comme chacun sait - mais personnage timide qui lorsqu'il est troublé semble se déstabiliser jusqu'au bégaiement, ce qui le rend sympathique en diable était lui et son esprit de déduction, tout indiqué en la circonstance !

C'est bien ce que pense Mary Lawson ( Stéphanie Bassibey ) docteur en médecine dont les connaissances s'étendent à la chirurgie - fait ô combien rarissime à l'époque ! - féministe convaincue mais séductrice permanente, bref, un personnage

" très en avance sur son temps " pour reprendre la formule consacrée.

 

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( photos : l'instant d'un regard )



Celui qui se trouvait déjà sur place après une nuit visiblement

" arrosée " et qui s'était assoupi en attendant l'arrivée des autres est Bram Stoker, ( Jérome Paquatte ) directeur de théâtre londonien, adepte du spiritisme, à la truculence volontiers dévastatrice à qui l'on devra l'invention du personnage de Dracula ...

Et enfin George-Bernard Shaw ( Nicolas Saint Georges ) qui avant d'être l'auteur de Pygmalion ( entre autres ) était journaliste, contestataire dans l'âme et fervent dénonciateur des éternelles injustices.

Comment ne pas découvrir la vérité avec une équipe aussi brillante que celle-là ?

Pour ma part, je ne puis que vous inciter à aller d'urgence les applaudir car vous passerez en leur compagnie l'un des meilleurs moments de théâtre qui se puisse rencontrer actuellement. Prenez toutefois la précaution de téléphoner avant car les murs du théâtre ne sont pas extensibles et cette pièce est bien partie pour jouer à guichet fermé : récompense rarissime comme chacun sait. Aussi restez aux aguets car il faut absolument que vous puissiez dire : " je l'ai vue " !




Simone Alexandre

 

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14:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent