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31/08/2017

Pour l'amour de Simone ( textes Simone de Beauvoir et ses amants )

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.Dame des Champs)

 

Loc. 01 45 44 57 34

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.lucernaire.fr/

 

du mardi au samedi à 18h30

 

matinée le dimanche à 15h

 

 

Mise en scène et scénographie : Anne-Marie PHILIPE

 

avec : Camille LOCKHART, Aurélie NOBLESSE, Anne-Marie PHILIPE et Alexandre LAVAL

 

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Ici, pas de femme au turban mais trois comédiennes pour - sinon incarner - du moins représenter trois Simone de Beauvoir à des périodes différentes de sa vie ce, par le biais de correspondances échangées avec ses divers amants.

Par souci du contraste sans doute ( ? ) la conceptrice du spectacle ( Anne-Marie Philipe ) a chargé un seul et même comédien de faire revivre les trois personnages masculins sélectionnés, à savoir : Jacques Laurent Bost, Nelson Algren et bien entendu Jean-Paul Sartre. Pour ce faire, Alexandre Laval limitera ses transformations au port d'une veste à carreaux, à l'utilisation d'une pipe ou à la présence de lunettes.

Quand tout commence, nous sommes en 1938 et celle que Sartre allait surnommer " Le Castor " a 30 ans.

C'est Anne-Marie Philipe qui d'emblée joue les choeurs antiques pour bien situer l'action. Par la suite, les échanges avec Jean-Paul Sartre lui reviendront.

Afin d'illustrer ces amours contingentes ( sic ) - parallèles dirons-nous - ne voyez là aucun jugement de ma part, chacun étant libre de vivre comme il l'entend - Camille Lockhart sera la Simone de Jacques Laurent Bost, cet élève de Sartre qui ne ménage pas son maître n'hésitant pas à le traiter de " médiocre " allant même jusqu'à le qualifier de " non valeur. "

Simone étant censée tout rapporter au pape de l'existentialisme, quelle fut alors la réaction de ce dernier ?  Mystère !

Aurélie Noblesse a hérité du privilège d'être la Simone de Nelson Algren - la plus passionnée des trois - mais sans doute que l'objet de son intérêt possédait un charme que les autres n'avaient pas ( au même degré, du moins ).

Seront également évoquées quelques expériences saphiques qu'Anne-Marie Philipe signalera rapidement à diverses reprises ...

 

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De son côté et de façon assez inexplicable vu le physique de l'homme en question, Sartre multipliait nous dit-on, les aventures … sans doute que le renom du personnage y était pour beaucoup ? Dorine aurait dit de lui : - " oui, c'est un beau museau ! "  mais il est vrai qu'en règle générale les femmes sont plus sensibles à ce qui ne se voit pas.

La mise en scène est assez statique puisque les interprètes resteront assis les trois quart du temps pour évoquer ces lettres et gageons que les plus intéressés parmi les spectateurs seront les fans de dame Beauvoir qui à leurs yeux, symbolise toujours la femme libérée alors qu'il faut bien reconnaître que sa renommée n'est pas étrangère à sa cohabitation avec Sartre.

A voir, si le thème vous intéresse.

 

Nous restons ici dans le domaine privé alors que l'époque traversée n'avait rien d'anodin ( front populaire, guerre, occupation et bouillonnante après-guerre ) or nous nous limitons aux confidences d'alcôve, ce qui est peut-être dommage ?

Cette remarque n'engage que moi, bien entendu puisque visiblement le public n'est venu que pour cela et sa satisfaction en témoigne.

 


Simone Alexandre

 

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10:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/08/2017

LIBERTE ! (Avec un point d'exclamation) de Gauthier FOURCADE

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

 

7, rue Véron - 75018 PARIS -

 

(M° Abbesses)

 

Loc. 01 42 33 42 03

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

 

Du 25 AOUT au 5 NOVEMBRE 2017

 

 

Du jeudi au samedi à 21h

 

Dimanche à 17h

 

De et par : Gauthier FOURCADE

 

Mise en scène : William MESGUICH

 

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LIBERTE !

ce, vers quoi nous courrons tous - sans trop y croire - éternelle utopie !

" Ma Liberté ! " … chantait Moustaki - Sarah dormait dans un cercueil, Gauthier surgit de son coffre. " le matin, je me lève en chantant " disait Guy Béart …

Choisir : éternel dilemme : rouge ou bleu ?

 

Si l'on se réfère à l'Histoire ( avec un grand H ) les rouges étaient révolutionnaires et les bleus républicains or n'oublions pas que tous les chemins mènent à Rome " l'unique objet de mon ressentiment " dirait Camille.

Car " choisir, c'est s'amputer d'une partie des possibles " alibi pratique à ceux qui refusent de s'engager en une voie plutôt qu'une autre, l'idéal étant le train à cause des rails. Vous me suivez ? … ça vaudrait mieux parce que doubler dans ces conditions risque de s'avérer difficile au risque d'un déraillement or ce spectacle est une démonstration qui se veut logique bien qu'un peu folle-dingue ...

 

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Ah ! les mots … oui, parce qu'il n'y a pas que l'algèbre dans la vie même si les graphiques triangulaires aident à expliquer une relation à trois. A, B, C … n'oublions pas qu'il existe d'autres lettres dans l'alphabet et qu'une extension est toujours possible. Or notre comédien-auteur est un grand " détourneur " de mots auxquels il donne une direction inattendue mais toujours humoristique.

Si vous ne connaissez pas le moyen d'aller tout droit en tournant constamment à droite, demandez le lui, il vous expliquera.

Autre exemple : le peuple veut du pain ? Il faut donc le mener à la baguette ! C'est du reste ce qui lui arrive le plus souvent mais n'oublions pas que c'est lui qui a choisi le menu même si ce dernier se transforme chaque fois en soupe à la grimace.

 

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( photos : Pierre François )



Le pompeux Hugo qui ne négligeait pas toujours les acrobaties verbales quand elles pouvaient suppléer une rime qui s'obstinait à lui échapper ( souvenez vous de son célèbre : " Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth " ) n'hésita donc pas à inventer une cité pour clore la question, ce en dépit de la sentence " le calembour est la fiente de l'esprit qui vole " - car il faut effectivement avoir beaucoup d'esprit pour que l'envol puisse avoir lieu.

De l'esprit, Gauthier Fourcade n'en manque pas. Ce pierrot aussi lunaire qu'échevelé est tout à la fois, poète, philosophe et bien sûr, humoriste et nous découvrons tout cela, grâce à la complicité de William Mesguich qui a réalisé la mise en scène, la prestation se déroulant à cent à l'heure.

Allez-y en toute confiance, vous constaterez vite que vous venez de dénicher la meilleure façon d'aborder votre programmation théâtrale de rentrée.




Simone Alexandre

 

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10:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/06/2017

CLAIR DE FEMME d'après Romain Gary

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GUICHET-MONTPARNASSE

 

15, Rue du Maine

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Loc. 01 43 27 88 61

 

Pl. de 11 à 26€

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

 

les vendredi & samedi à 19h

 

dimanche à 15h

 

jusqu'au : 2 JUILLET 2017

 

 

Adaptation : Alexandra Dadier et Laurent Schteiner

 

Mise en scène : Alexandra Dadier

 

avec : Isabelle Mérie, Alessandra Puliafico, Laurent Schteiner, Diana Sakalauskaité et Guy Hassid

 

 

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" Il ne suffit pas d'adorer pour aimer " ...



Par ce texte, Romain Gary pose une question essentielle : les êtres aimés sont ils ou non irremplaçables ? Certains, peu nombreux en restent convaincus tandis que la plupart de nos contemporains semblent par leur comportement prouver le contraire mais peut-être veulent ils tout simplement s'auto-persuader afin de pouvoir continuer à vivre ?

Car le fait de croire au caractère exceptionnel de celui ou celle qui vient de disparaître empêcherait irrémédiablement toute velléité de remplacement.

Un homme seul résolu à fuir son passé, s'apprête à partir pour Caracas. Il est tellement plongé dans ses pensées qu'il va par mégarde bousculer une femme dont le contenu du sac se répandra sur le sol mouillé. L'aidant à ramasser les conséquences de sa maladresse tout en prononçant confusément des excuses, Michel en profitera pour lui remettre sa carte qu'elle acceptera ainsi que la perspective de faire plus ample connaissance une autre fois.

Ce simple incident a suffi à dissuader notre homme de partir …

Une autre rencontre a eu lieu presque dans le même temps avec un dresseur d'animaux répondant au nom de Senor Galba qui lui aussi donnera sa carte à cet homme et même trois fois de suite, ce qui semble prouver que décidément la confusion règne parfois étrangement en ce bas monde.

 

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Michel et Lydia se reverront comme prévu, échangeront le récit de leur histoire respective et constatant la rigueur du destin tenteront de se convaincre qu'ils ne se sont peut-être pas rencontrés par hasard ?

L'épouse de Michel vient de mourir en lui recommandant de la faire revivre sous les traits d'une autre femme …

De son côté, Lydia a lors d'un accident de la circulation perdu sa petite fille et tient rigueur à son mari d'avoir survécu ; elle s'est alors détournée de lui, l'abandonnant aux soins de ce personnage incroyable qu'est Sonia, sa belle-mère.

Très curieusement, Lydia va emmener Michel chez eux, le présentant comme un ami.

Alors que Michel se définit comme un faible, à savoir un être sensible et forcément hésitant, Lydia quant à elle, semble s'être verrouillée mentalement et raisonne farouchement quand il l'incite à s'abandonner à la perspective d'un futur possible.

Laurent Schteiner ( Michel ) campe ici ce personnage attachant d'homme blessé mais encore débordant d'énergie en dépit des questions qu'il se pose.

Isabelle Mérie ( Lydia ) fait certes, preuve de compassion mais on comprend très vite qu'elle balise et se protège au maximum en cherchant à se persuader qu'un nouveau départ est impossible.

Alessandra Puliafico est le fantôme de Laura qui continue à hanter l'esprit de Michel, l'accompagnant de façon constante.

 

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Diana Sakalauskaité ( magnifique Sonia ! ) personnifie avec élégance l'indéniable charme slave de cette belle-mère accueillante au possible qui ne fait aucune objection à l'arrivée de cet intrus qu'elle adopte immédiatement ce, en dépit de la mise à l'écart du fils par son épouse.

 

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Guy Hassid  est le Sénor Galba, vieil artiste original qui sait que sa carrière touche à sa fin mais n'est préoccupé que de son chien que Michel propose un peu lourdement d'adopter plus tard alors que les événements n'arrivent pas toujours dans l'ordre prévu ...

Il n'est jamais aisé d'adapter un roman à la scène surtout quand l'espace mis à disposition est aussi restreint mais Alexandra Dadier a contré aisément toutes ces difficultés.

Il ne suffira que de vous rendre au Guichet-Montparnasse pour en être persuadés.




Simone Alexandre

 

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10:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent