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03/04/2013

Only connect de Mitch Hooper


VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


loc. 01 43 66 01 13


Pl. 25€ - Séniors : 20€, Etud. 13€


Du mercredi au samedi à 21h.30

Dimanche à 17h.30


jusqu'au : 28 AVRIL 2013


 

Texte et mise en scène de Mitch Hooper


avec Daniel Berlioux, Anatole de Bodinat, Jade Duviquet, Didier Mérigou, Gaël Rebel et Sophie Vonlanthen.

 

Visuel 1 © Svend Andersen.jpg


 

Only connect ou les cyber-liaisons-dangereuses ...

 

Only ? ... non, pas seulement car l'objet de la connexion demeure la rencontre à venir, ce qui présuppose une certaine proximité et accessoirement quelques chassés-croisés alors que l'on peut désormais communiquer d'un bout du monde à l'autre en un temps record. Il est vrai que communiquer pour ne jamais se voir, ça sert à quoi, allez-vous dire ? ...  

Périmée l'époque des petites annonces par le biais de magazines lesquelles contraignaient à attendre LA réponse. Pourtant, en amour, le meilleur n'est il pas contenu dans l'attente ? Disons que les complications viennent désormais plus vite mais que ne ferait-on pas pour prouver que l'on est branché ? Pardon, connecté. (Le chébran, c'est déjà passé de mode)

Désormais, tout va vite, très vite et parfois même, on peine à suivre, les " cinq à sept " pouvant  être réduits à une demi-heure et puis cybertinage oblige, on retourne ensuite à son écran. A sa petite vie de tous les jours aussi. 

Personne n'est à l'abri, depuis le psychothérapeute (Robert pour les intimes) à l'esprit forcément supérieur marié à Claire, réalisatrice qui a pris un amant en la personne de Franck qu'elle visite en coup de vent. Sans oublier Didier le banquier divorcé à la recherche d'une solution de rechange, objet des fantasmes d'Elise qui travaille dans une agence immobilière tout en cherchant désespérément celui qui accepterait de lui faire un enfant. Poursuivons notre route en ce labyrinthe de relations en compagnie d'Ariane laquelle n'hésite pas à se lancer dans le registre sado-maso lequel pourrait s'intituler " scène de viol au ministère ! "  

Voici la demi-douzaine de personnages qui passent et repassent au milieu d'un océan de complications or, comme le fait judicieusement remarquer l'auteur : "chacun est responsable de sa souffrance." et chacun la traque afin de mieux se sentir vivre. Pour bouger, ça bouge et même plus loin que prévu (du moins pour l'un d'entre eux) mais - chut ! - j'en ai déjà trop dit aussi vous laisserai-je découvrir tout cela par le détail d'autant que les internautes, forcément nombreux dans la salle, devraient rapidement se sentir comme chez eux. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

rendez-vous.jpg

( Photos : Svend Andersen )



17:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/04/2013

RAPPEL : Moi, Caravage de Cesare Capitani

THEATRE DE LA GAITE MONTPARNASSE

26, rue de la Gaité

75014 PARIS


(M° Gaité ou Edgar Quinet)


Location : 01 43 22 16 18

Gaité théâtre.jpg

Du mardi au jeudi à 19h.


Suite au succès remporté au Lucernaire, " Moi Caravage " poursuit le cours de ses représentations en cet autre lieu.

 

RECTIFICATIF : Non plus au Lucernaire mais à la Gaité-Montparnasse ! 

moi caravage.jpg

14:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/03/2013

L' Aigle à deux têtes

Félix-Edith-h.jpg


LE GUICHET MONTPARNASSE

15, Rue du Maine

75014 PARIS


(M° Montparnasse, Edgar Quinet, Gaité)


Réserv. 01 43 27 88 61


www.guichetmontparnasse.com


Du mercredi au samedi à 20h.30


jusqu'au : 11 mai 2013


 

Aménagement du texte,

Mise en scène et décor : Caroline Rainette

 

avec : Caroline Rainette (la Reine) - Sébastien Poulain (Stanislas) - Bruno Armand (Le Comte de Foëhn) - Cécile Rittweger ou Saâdia Courtillat en alternance (Edith de Berg) - Nicolas Hannetel (Félix de Willenstein) - Daniel Schröpfer (Tony)

 

" ... seul un duc peut toucher à la table de la reine si la reine soupe dans sa chambre " 


Tom-Stanislas.jpgCette phrase seule suffirait à indiquer le climat de la pièce et le niveau auquel elle doit être jouée. Nous ne sommes pas prêts d'oublier l'élégance altière d'Edwige Feuillère dans ce rôle et dans beaucoup d'autres, même si son jeu se résumait disaient les mauvaises langues à jouer du violoncelle ...

C'est dire la hardiesse qu'il a fallu à Caroline Rainette pour prendre en mains : texte, rôle principal, mise en scène et même décor, lequel parfaitement réussi nous plonge immédiatement dans l'atmosphère voulue.

Nul n'ignore que Jean Cocteau s'inspira du destin d'Elisabeth de Wittelsbach, plus connue sous le nom d'Elisabeth d'Autriche (dite Sissi) laquelle fut, ô coïncidence ! tuée par un anarchiste. 

Le style de cette pièce est hugolien car il y a du Ruy Blas en ce Stanislas à la fois poète et conspirateur. Eros et Thanatos ne font qu'un en lui.

Nous sommes au château de Krantz où la reine est de passage, puisqu'elle change constamment de lieu de résidence et ne couche jamais dans la même chambre deux soirs de suite. Elle est veuve et le portrait du feu roi est situé bien en évidence. L'orage gronde ... Un homme que la police recherche s'introduit en ces lieux, le drame peut commencer.

Pièce à 6 personnages au cours de laquelle les passions vont se déchaîner et les contradictions devenir curieusement logiques. 

Reprendre ce texte était une gageure si l'on considère que la " psychologie héraldique " a depuis longtemps déserté les esprits.

N'importe, cet hommage rendu à Jean Cocteau est bien plus qu'estimable et a le mérite de nous faire redécouvrir ce théâtre d'action qui n'est pas pour autant dépourvu de complications psychologiques.

Je voudrais signaler la prestation difficile mais parfaitement réussie de Daniel Schröpfer qui nous prouve que ce que l'on nomme " présence " au théâtre est un don pouvant aisément se passer du secours de la parole.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

Foehn-la-reine.jpg

 

16:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent