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17/04/2013

La Patiente de Anca Visdei


THEATRE du MARAIS

37, rue Volta

75003 PARIS


(M° Arts et Métiers)


Loc. 01 45 44 88 42


www.theatredumarais.fr


A 19h le samedi et à 15h. le dimanche


jusqu'au : 26 MAI 2013


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Mise en scène : Pauline Macia


avec Barbara Lambert et Michaël Cohen


Durée du spectacle : 1h.15

 

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Comment les choses se passent-elles avec un psy ' ? ...

Voilà ce qui intrigue ceux qui s'en gardent farouchement et intéresse les autres, entendez par là, ceux qui déjà y sont passés. C'est donc par excellence un sujet en or.

La petite salle escarpée du Théâtre du Marais (l'une des rares où l'on voit bien de partout)  se remplit de spectateurs curieux d'en savoir un peu plus tandis que la voix de dame Jeanne évoque en boucle le tourbillon de la vie ...

En attendant que la pièce commence, nous découvrons le décor. 

Côté jardin, un immense canapé sur lequel la visiteuse refusera obstinément de s'installer car elle le trouve très laid. Ce sera du moins la raison invoquée mais n'anticipons pas. Un tapis au pied de l'objet en question et face à nous, une mini-bibliothèque car le psy' en dehors de sa spécialité ne fera pas preuve d'une culture très éclectique ... une table-bureau nantie d'un tiroir dans lequel se trouve un jeu de cartes,  ajoutez à cela deux fauteuils, c'est à peu près tout mais suffisant pour établir l'atmosphère du lieu. 

Du psy' nous n'apprendrons rien (de prime abord) sinon que lorsqu'il ne bat pas les cartes entre deux rendez-vous, il s'adonne à l'art martial. 

Arrivée en trombe de la cliente - pardon - patiente conviendrait mieux si elle était un peu plus calme ...

Très, très agressive la dame ! Il est vrai que si elle était d'humeur égale sa visite n'aurait aucune raison d'être.

Ce que nous remarquons très rapidement, c'est le soin qu'elle apporte à sa tenue vestimentaire dont elle changera à chaque rendez-vous. Sa profession ? ... Elle écrit des feuilletons pour la télé (sans nul doute ineptes - vous en connaissez d'autres ? ...) tout en étant mariée à un informaticien dont elle envisage de se séparer. 

Le contexte est en place, il ne nous reste plus qu'à découvrir la suite des péripéties au grand mépris du secret professionnel mais c'est là le privilège du théâtre, non ?

Car ils vont nous intriguer de plus en plus, ces deux là, à grand renfort d'éclats et la dame ne se nomme pas Catherine pour rien puisqu'il semble évident qu'elle est à la recherche d'un Petruchio ... 

Cette femme courant d'air finira par enrhumer le consultant. Pourtant ce dernier avait une bonne dose d'humour à lui opposer et même si j'en ai déjà trop dit, croyez-moi, vous n'allez pas vous ennuyer !  La mise en scène est efficace et les deux interprètes (Barbara Lambert et Michaël Cohen) se mettent parfaitement et réciproquement en valeur. Vous passerez donc un excellent moment en leur compagnie. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/04/2013

Sancho Pança d'après Don Quichotte

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AIRE FALGUIERE

55, Rue de la Procession

75015 PARIS


(M° Volontaires ou Pasteur)


loc. 01 56 58 02 32


depuis le 22 MARS 2013,

 

les vendredi à 21h

& dimanche à 17h.30


 

Texte de CERVANTES,

Montage, traduction et mise en scène : Geneviève ROZENTAL


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avec Sébastien Faglain (Sancho) - Sylvestre BOURDEAU ( Don Quichotte) - Marion AMIAUD (La Duchesse)



 

Voulant sans nul doute réparer une injustice, Geneviève Rozental s'est intéressée plus précisément au personnage de Sancho Pança plutôt qu'à son illustre maître et en a fait la vedette de l'histoire. Car enfin, que serait Don Juan sans Sganarelle, Laurel sans Hardy, Astérix sans Obélix et même Zorro sans le sergent Garcia ? 

Les " faire valoir " sont souvent aussi intéressants que les personnages mis en pleine lumière et sans eux du reste, peut-être que les dimensions des élus en seraient amoindries.  Enfin ! nous pouvons tout à loisir apprécier les qualités de cet écuyer gourmand et  quelque peu paresseux mais d'une fidélité à toute épreuve.

L'un ne pouvant exister sans l'autre, les voici donc, caracolant en notre direction, l'un fringuant et l'autre certes un peu poussif, en attendant que la duchesse fasse du serviteur un gouverneur au bon sens évident.

Les trois interprètes s'amusent comme des fous ! 

- Don Quichotte dont le cerveau avait des fuites apparaît la tête ceinte d'un casque aéré, pourvu d'un armement culinaire ce qui permettra sans doute à des esprits facétieux de dire que cette fois, il s'attaque aux moulins à café.( What else ? ...) 

- Sancho, à la panse omniprésente, au sourire jovial même quand il dort en digérant fera donc la navette entre cette gente dame qu'est la généreuse duchesse (accessoirement conteuse) et le preux chevalier dont il est question.

Certes, mieux vaut connaître l'histoire initiale pour apprécier cette aimable transcription or c'était visiblement le cas, puisque la salle s'esclaffait à intervalles réguliers.

La fable à valeur de parodie bon enfant devrait permettre à des familles de s'égayer tout à loisir. Par conséquent, allez y nombreux ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/04/2013

Marie Tudor de Victor Hugo

 


Marie-Tudor-1.jpgLUCERNAIRE

Centre National d'Art et d'Essai

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


(M° Vavin ou N.D.des Champs)



Loc. 01 45 44 57 34

www.lucernaire.fr


Pl. de 10 à 30 €


A 21h.30 du mardi au samedi,

A 17h. le dimanche


jusqu'au 23 JUIN 2013

 

Mise en scène et adaptation : Pascal FABER


distribution en alternance,


Pierre Azéma, Séverine Cojannot, Stéphane Dauch, Pascal Guignard, Frédéric Jeannot, Florence Le Corre, Flore Vannier-Moreau, Sacha Petronijevic.



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Pour seul décor des tentures -  ce qui est plutôt bien - car cela permet au spectateur de réserver son attention au texte et au jeu des acteurs. 

En revanche, les anachronismes à mes yeux, passent beaucoup plus mal. Que diable viennent faire ces lampes torches au XVI ème siècle ? Ne parlons pas de cet enregistrement sur mini-cassette le procédé n'ayant pas même l'excuse d'un clin d'oeil malicieux, mais passons ...

Le metteur en scène nous explique qu'il a voulu chercher (je cite) " comment Victor Hugo voudrait-il que sa Marie Tudor soit montée aujourd'hui ? " ... 

Marie Tudor n'est pas un " drame policier populaire " ni un " thriller décomplexé. "  En revanche et si la pièce fut très contestée à l'époque, faisant la joie des parodistes " Marie-crie-fort " , " Marie, tu dors encore ! " elle nous éclaire sur l'ambition et l'aveuglement des politiques, lesquels sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Belle description de la passion amoureuse d'une femme qui oublie dans les bras d'un homme qu'elle, " Marie d'Angleterre " (titre initial de la pièce) a droit de vie et de mort sur chacun, ce dont elle ne s'est pas privée puisqu'elle fut surnommée " Bloody Mary " (en digne fille d'Henri VIII.)

Hugo n'en doutons pas, transpose ici sa jalousie pour Juliette Drouet en se glissant dans la peau de Gilbert, sorte d'exutoire dont les auteurs ont le secret. Pour la petite histoire, " La prisonnière d'Olympio " cessa de donner la réplique à Mlle George à l'issue de la seconde représentation et peut-être pas seulement du fait de la critique ? ... 

Mais revenons à l'adaptation actuelle, au rythme soutenu de bout en bout, dans laquelle les comédiens s'impliquent avec conviction et que le public accueille avec un enthousiasme, somme toute, mérité. Par conséquent, ne jouons pas les puristes et laissons nous porter par ce texte qui n'en doutons pas, nous survivra. S.Renard-Gilbert.jpg

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent