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14/05/2013

Les tentations d'Aliocha d'après les frères Karamazov de F.Dostoïevski

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THEATRE de l'AQUARIUM

Cartoucherie de Vincennes

Rte du Champ de Manoeuvre

75012 PARIS


(M° Château de Vincennes puis

navette gratuite ou autobus 112)


Loc. 01 43 74 99 61


www.theatredelaquarium.com


du mardi au samedi à 20h.30

dimanche à 16h.


Durée du spectacle : 2h.30


jusqu'au : 24 MAI 2013


 

Traduction : André MARKOWICZ


Mise en scène : Guy DELAMOTTE


Adaptation : Véro DAHURON / Guy DELAMOTTE


 

Avec : Véro DAHURON (Grouchenka) - Catherine VINATIER (Katerina) - David JEANNE-COMELLO (Aliocha) -

Anthony LAIGNEL (Smerdiakov) - Gilles MASSON (Ivan) -

Timo TORIKKA (Dimitri)


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Qui ne connaît Dostoievski ne peut comprendre l'âme slave. Toute notre reconnaissance va donc à André Markowicz envers lequel nous sommes redevables de la traduction de l'oeuvre complète du grand auteur russe, parue chez Acte Sud.

On peut contester Tolstoï et certains ne s'en sont pas privés mais concernant Fiodor Mikhaïlovitch, la tâche est plus ardue, le personnage s'avérant beaucoup plus complexe. Car enfin, ces frères Karamazov ne sont-ils pas la seule et même image de leur auteur et de ses multiples facettes ? ( La référence à l'épilepsie ne sera du reste pas oubliée. )

Les psy ' affirment qu'il faut tuer le père ! Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre car on ne saurait écarter Smerdiakov bien qu'illégitime en cette fratrie. Tous - sans exception aucune - vont souhaiter la mort de Fiodor Pavlovich ce père riche, despotique et débauché mais un seul passera à l'action. Ensuite, le soupçon planera sur tous, car chacun d'eux est coupable, " de tout, envers tous." 

Et puis, tous - désirent Grouchenka, et vont se partager ses faveurs à des degrés divers ... la femme symbolisant la débauche sexuelle, le besoin de domination virile de chacun, sans excepter le pur Aliocha, par le biais duquel nous entrerons dans cette histoire compliquée au possible.

On ne loue plus depuis longtemps le talent de Véro Dahuron (Grouchenka) qui fait preuve ici d'un tempérament dévastateur.

Catherine Vinatier est Katerina, plus pondérée bien sûr, mais dont la présence scénique n'en est pas moins indéniable.

Les interprètes masculins ne seront pas de reste et nous entraîneront dans un tourbillon quasi indescriptible. Tout comme eux, on perd pied sur ce décor enneigé, on s'enivre en les écoutant ... Et puis, il y a cet écran et ces premiers plans qui prennent possession de notre esprit, jusqu'à l'hypnotisme. 

La pièce se joue seulement jusqu'au 24 mai alors faites vite, ne la laissez surtout pas passer et ce, que vous ayez lu ou non " Les Frères Karamazov " car adapter ce roman par ce biais particulier, loin d'être une trahison, nous permet d'aller au coeur du problème existentiel de ces âmes tourmentées.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com


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( photos Tristan Jeanne Valès )


 

15:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/05/2013

Ninon, l'enclos ou la liberté

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THEATRE DES MATHURINS

36, Rue des Mathurins

75008 PARIS


(M° Havre-Caumartin)


Loc. 01 42 65 90 00


www.theatredesmathurins.com


Pl. 32€

étudiants et - de 26 ans : 10€


du mardi au samedi à 19h

Relâche : dimanche et lundi.


jusqu'au : 30 JUIN 2013


 

Texte d'Hyppolyte Wouters


Mise en scène et scénographie : Cyrielle Clair


Avec : Cyrielle Clair, Pauline Macia, Sacha Petronijevic, Sylvain Clama


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En référence au théâtre classique, le rideau rouge est tiré et par ses mouvements, ponctuera ensuite les diverses périodes évoquées sur fond de musique baroque.

Le public quant à lui, revenant à ses anciennes habitudes, jacasse en attendant. Pas très longtemps du reste car fait rarissime, la pièce démarre pratiquement à l'heure indiquée. Quand l'espace scénique se révélera à nous, ce sera tout d'abord un ravissement pour les yeux et par le biais des alexandrins les oreilles ne seront pas de reste. 

Cyrielle Clair est l'interprète idéale pour incarner cette aristocrate libérée dont la carrière fut incroyablement longue.  Nous découvrons donc son personnage dans la dernière phase de son existence, l'esprit toujours aussi vif et maîtrisant parfaitement l'art " de réparer des ans, l'irréparable outrage " puisque l'abbé Gédouin en la voyant, sera tout transporté mais elle ne lui permettra pas qu'il la récupère dans tous les sens du terme. 

Pourtant, Ninon n'a t' elle pas (nous dit-on) fêté son 77ème anniversaire d'épicurienne façon avec l'abbé de Châteauneuf ? Il est vrai qu'il lui restait encore presque 20 ans à vivre ce qui à l'époque était un exploit ! 

La dame n'ayant jamais caché son athéisme - bien au contraire - refusera jusqu'à l'idée de confession mais acceptera de se livrer aux confidences et passant de la narration à l'action,  il convient d'ouvrir ici une large parenthèse. Rideau, musique ! 

Nous retrouvons donc Anne de Lenclos dans toute sa splendeur mais partageant (à son corps défendant, ce qui est le comble !)  les faveurs de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux (Sylvain Clama) avec Françoise d'Aubigné future Madame de Maintenon.( Pauline Macia) 

L'amie et l'amant seront découverts lors d'une étreinte qui ne laissera aucun doute sur la nature de leurs relations et le sieur de Villarceaux pris sur le fait,  battra courageusement en retraite. Mais il en fallait plus que cela pour fâcher les deux femmes bien que le souvenir de l'incident puisse difficilement être effacé.

Précisément, nous allons retrouver l'ex veuve Scarron, devenue première dame de France et le roi ne tardera pas à faire son apparition pour bénéficier des conseils avisés de cette anti-courtisane qu'est Ninon. 

Sacha Pétronijévic sera successivement le prêtre et Louis XIV qu'il campe de façon pour le moins rustique mais sans nul doute, sa stature en est seule la cause et puis le Roi ne danse plus depuis longtemps, alors ! ... 

Cette parenthèse refermée, la pièce finira comme elle a commencé et Cyrielle Clair réintégrera l'enveloppe du personnage du début mais nous, spectateurs aurons passé un excellent moment à voir cette femme superbe joyeusement vivre avec une telle liberté et peut-être même (qui sait ?) aurons nous la nostalgie de l'élégant libertinage d'antan ? 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( Photos LOT )

10:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/05/2013

Les Bougres - conception, Pierre Béziers -

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VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


loc. 01 48 65 97 90


www.vingtiemetheatre.com


Pl. 25€ - T.R. 20 & 13€


 

A 19h.30 du mercredi au samedi,

A 15h. le dimanche.

 

jusqu'au : 16 JUIN 2013


 

Conception, textes modernes et mise en scène : Pierre Béziers

 

Textes anciens troubadours XIIIème siècle,

Guillem de Tudèle, Bernard Sicart de Maruéjols, Béatritz de Dia.


avec Anne Décis, Florence Hautier, Stéphane Dunan Battandier, Pierre Béziers et Nicolas Hurtevent.

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Bigre ! c'est qu'ils me posent un sacré problème, ces Bougres là ! ... Si j'émets des réserves, sans doute vont-ils (à tort) me taxer de parisianisme ? 

Pourtant force est de reconnaître que certaines troupes vivant sans doute un peu trop en autarcie, gagneraient à aller voir plus souvent ce que font les autres ... 

Oh ! certes, ils ne manquent pas de bonne volonté et ne ménagent pas leurs efforts  pour rendre les choses agréables. Seulement voilà : toute la partie qui passe par l'écran est superbement réalisée à croire qu'ils ont engagé là, le meilleur d'eux-mêmes. En revanche, côté plateau cela ressemble trop souvent à du bricolage ... Les costumes viennent tout droit du " décrochez-moi-ça " quant aux textes, leur arrangement tient un peu du fatras et mériterait d'être mieux structuré.

Ventrebleu !  l'histoire (avec un grand H) qu'ils évoquent ici, comportait un peu plus de panache. Pourtant tout ce qui est relaté est exact qu'il s'agisse des événements illustrant les méfaits des croisades et ceux de l'intégrisme religieux.  Mais, bonjour le mauvais goût avec ce seau hygiénique  rebaptisé pot de chambre (on se demande pourquoi ?) omniprésent sur scène, lequel ne saurait amuser que les amateurs de blagues scatologiques, peu nombreux, il est du moins permis de l'espérer ? Cela dit, à leur décharge faut-il préciser qu'effectivement, au Moyen Age, les chevaliers ne partaient pas en Croisade sans leur " pisse-pot " et puis cela pouvait toujours servir de munitions quand ces dernières venaient à manquer ! Blague à part, j'ai dû attendre le chant final pour saluer enfin la perfection par ces quelques minutes de bonheur absolu. 

Précisons qu'il n'y eut qu'une seule personne (qui avait sans doute de l'Histoire une vision plus exhaustive) pour gagner la sortie avant la fin, tandis que de nombreux spectateurs semblaient apprécier, si j'en juge par leurs éclats de rire. Aussi ne voudrais-je pas jouer les trouble-fête, d'autant que ce qui déplait aux uns, convient aux autres, par conséquent, allez-y, afin de forger sur place votre propre opinion.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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16:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent