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28/10/2013

LES DEMINEUSES de Milka Assaf

VINGTIEME THEATRE

7, Rue des Plâtrières

75020 PARIS


(M° : Ménilmontant)


Loc. 01 43 66 01 13


Pl. 25€ - T.R. 20 & 13€


Du 23 OCTOBRE au 24 NOVEMBRE 2013


Du mercredi au samedi à 21h.30

le dimanche à 17h.30

Vendredi 8 novembre à 14h.30

 

Mise en scène de l'auteur


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avec Sabrina Aliane - Navel Ben Kraiem - Marine Martin Ehlinger - Sophie Garmilla - Ibtissem Guerda - Taïdir Ouazine.



 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgMettre à jour, parler de ce que, pour des raisons politiques, on passe trop souvent sous silence, la démarche est plus que louable, que Milka Assaf en soit remerciée. 

Qui, ici et maintenant, se soucie encore des séquelles de la guerre concernant un conflit qui, hélas n'est pas résolu mais perdure de façon endémique ... 

Je veux bien sûr, parler du conflit israélo-arabe que beaucoup évitent d'évoquer car il faudrait alors remonter à l'origine, ce qui en dérangerait certains. 

Personnellement, j'ai passé l'été 2006 scotchée à mon petit écran, horrifiée par les images de ce Liban dévasté une fois de plus et dont ensuite, le sol fut truffé de mines, prolongeant ainsi une guerre qui en théorie avait cessé. 

Là-bas, des femmes indignées ont décidé de s'attaquer au problème, risquant ainsi leur vie pour éviter que d'autres (des enfants, souvent) soient victimes.

Pas de décor, en fond de scène un grand écran nous livre le paysage libanais.

Quatre démineuses font alors leur apparition, casquées, bardées de protections qui, si l'engin en question explose risquent de s'avérer bien dérisoires ! 

On les surnomme là-bas " le club des cinglées " pourtant, combien de vies ont elles sauvées grâce à leur engagement héroïque ?

Nous allons faire leur connaissance, découvrir leur vie à chacune en ce pays patriarcal - ô combien ! - et nous apprenons qu'après cette longue guerre en plusieurs épisodes, ne reste sur place que 4 femmes pour 1 homme, ce qui suffit à expliquer le rôle qu'elles se sont assigné.

En ce Pays du Cèdre, 18 communautés de confessions différentes cohabitent, chacune ne croyant qu'en un seul dieu qui n'est pas forcément le même mais se veut unique, source (ou alibi) de tous les conflits. 

Parmi cette poignée de femmes, une agnostique - une seule - se révélera, incomprise bien sûr parce qu'il est plus facile d'accepter une réponse que de se poser des questions durant tout une vie. Le personnage de Shéra interprété par Marine Martin-Ehlinger de par sa singularité devient en quelque sorte le pivot de la pièce dont l'atmosphère changera du reste, du tout au tout en un basculement soudain après la mort accidentelle de la dernière arrivée. (la sixième du groupe)

Ne croyez pas cependant que l'action se déroule en une noire atmosphère, bien au contraire, ces femmes représentent toutes La Vie, elles rient, aiment, espèrent et s'impliquent corps et âme pour éviter les catastrophes afin que tous puissent connaître des jours meilleurs.

Allez voir cette pièce qui à l'origine devait être un documentaire mais que toutes les télévisions ont refusé. Inutile de demander pourquoi !  Allez-y car certaines choses méritent d'être dites et entendues.

Une double " mention spéciale " à Sabrina Aliane qui est Lina et joue avec enthousiasme, faisant preuve d'une vivacité communicative tout comme Navel Ben Kraiem qui nous campe une Leila au mode expressif, adepte d'un rythme entraînant. Et si je ne puis ici les nommer une à une, je me garderai d'oublier Sophie Garmilla, cette Amina qui fait presque preuve d'un courage incompréhensible puisqu'elle vient d'apprendre qu'elle porte un enfant et malgré tout poursuit la tâche qu'elle s'est fixée. Inch Allah ! 

Signalons à ceux qui voudront retrouver ces femmes admirables, que le texte est disponible aux Editions de l'Amandier depuis décembre 2012.

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Vincent Marit)
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11:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent

24/10/2013

C't'à ton tour, Laura Cadieux de Michel Tremblay

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LES DECHARGEURS

3, Rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet)


Loc. 01 42 36 00 50


www.lesdechargeurs.fr


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€


(photo : Jean-François Mariotti)



les 24 octobre à 21h.30

01, 02, 08, 09, 19, 20 & 21 NOVEMBRE 2013


 

Adaptation et mise en scène : Christian BORDELEAU

assisté de Jérome SANCHEZ


Costume : Sylvie BLONDEAU


avec : Cécile MAGNET


 

 

Troisième volet de cette carte blanche : Michel Tremblay

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCeux qui ne sont pas en surpoids ne peuvent imaginer à quelles vicissitudes les victimes de cette situation sont quotidiennement exposées ...

Ainsi, se lancer sur un tapis roulant peut s'avérer (pardonnez l'expression) éminemment " casse-gueule. " Surtout si on appréhende !

Laura Cadieux, flanquée de son rejeton doit précisément envisager cet exercice chaque fois qu'elle prend le métro pour aller chez le médecin. 

Sa panique irrépressible sera immédiatement remarquée par une poignée de jeunes, ce qui déclenchera leur hilarité et ces derniers ne se priveront pas de l'apostropher sans ménagement aucun, ajoutant ainsi un surcroît de confusion dans l'esprit de la dame. Durant ce temps le petit monstre qu'elle a mis au monde il y a de ça une demi-douzaine d'années, s'amuse comme un fou, courant, allant - venant, sur ce sol instable mais plus rapide et " très fun " (pour lui) jusqu'au moment où pfft ! plus personne ... Le bambin a disparu : grosse panique !  

Par chance, une connaissance de la dame va passer par là et se proposer très obligeamment à rechercher l'enfant tandis que la mère éplorée attendra sur place.

Seulement voilà, les choses ne vont pas se dérouler exactement comme il était prévu.

Tabernacle ! le trio va en connaître des anicroches (chacun de son côté) jusqu'aux retrouvailles finales et nouvelles péripéties, lesquelles se dérouleront dans la salle d'attente d'un cabinet médical où croyez-moi, l'ambiance n'est pas triste ! On se croirait presque dans un salon de coiffure parisien (en pire) -

Cécile Magnet vêtue de façon incroyable a comme on dit, le physique de l'emploi, le tout surmonté d'un beau visage très expressif. Ajoutez à cela une énergie et un abattage peu commun, vous aurez alors un petit aperçu des éclats de rire du public qui savoure ces expressions montréalaises (le joual) imagées et truculentes au possible.

Le spectacle étant programmé de façon ponctuelle tout au long du mois de novembre (se reporter aux dates) ne le laissez pas passer, l'humour de nos cousins de la Belle Province étant hautement communicatif et actuellement nous en avons bien besoin.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

09:11 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/10/2013

IDIOT, d'après Dostoïevski

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THEATRE de BELLEVILLE

94, rue du faubourg du Temple

75011 PARIS


(M° Belleville ou Goncourt)


Loc. 01 48 06 72 34


www.theatredebelleville.com


Pl. 25€ - T.R. 15€

- de 26 ans : 10€

 

A 21h.15 du mardi au samedi,

A 17h le dimanche


( Relâche du 28 Octobre au 4 novembre )


Du 15 OCTOBRE au 24 NOVEMBRE 2013


 

Nouvelle traduction de : Sergueï Vladimirov


Partition pour 6 acteurs écrite par Laurence Andreini, Pauline Thimonnier, Sergueï Vladimirov


Avec, Valentine Alaqui, Eric Bergeonneau, Clémentine Bernard, Romain Cottard, Philippe Maymat & Bertrand Poncet


Scénographie et costumes : Charlotte Viermet


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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIDIOT (sans le L, apostrophe) ce ne sera pas la seule démarche stylistique puisque les personnages du roman sont ici limités à une simple petite demi-douzaine, sept en réalité car Philippe Maymat sera tour à tour le général Epantchine ainsi qu'Ivolguine (successivement dans une chaise roulante ou debout, la bouteille de vodka à la main) au risque de s'y perdre ...

Il s'agissait pour Laurence Andreini assistée de Pauline Thimonnier à partir de la traduction de Serguei Vladimirov, d'extraire la quintessence de cette oeuvre compliquée au possible, à l'esprit tourmenté.

Depuis longtemps, certains ont voulu voir dans le personnage du prince Mychkine une sorte de réincarnation du Christ, tout comme lui positif au point de paraître naïf, victime expiatoire par excellence. 

La pièce qui tout comme le roman est une sorte de cauchemar éveillé, commence au moment où le Prince rêve de façon agitée (on le serait à moins) de guillotine, de quoi lui déclencher une crise d'épilepsie supplémentaire ... 

Il revient d'un séjour hospitalier en Suisse, ce qui à notre époque serait désigné par le doux nom d'asile psychiatrique et se verrait peut-être tiré d'affaire si aucune contrariété ne risquait de survenir.

L'époque à laquelle se déroule l'action ressemble étrangement à la nôtre car l'argent prime tout. Nastassia Philippovna (rôle interprété de façon superbe par Clémentine Bernard) est le type même de la femme que l'on achète et que les hommes se repassent ... Seulement, voilà ! 

Le Prince (Romain Cottard) a tout de l'agneau et se verra tiraillé entre deux amours possibles, celui de Nastassia, la très convoitée mais également celui peut-être un peu plus envahissant de la fille du Général, Aglaïa Epantchine (Valentine Alaqui) 

L'amitié qui naîtra dès la première rencontre entre Rogojine Parfione (Eric Bergeonneau) et " L' Idiot " ressemblera à celle de deux frères ennemis. (cherchez la femme)

Quant au malheureux Gania Yvolguine, (Bertrand Poncet), secrétaire du général, son rôle épisodique renforcera le drame existant. 

Le décor lui aussi adopte le parti-pris de l'épure puisqu'il s'agit de simples portants qui seront déplacés au gré des scènes. Quelques spécialistes de la littérature russe crieront peut-être au massacre et diront qu'on ne leur offre là qu'un os à ronger ... Toutefois et en dépit des coupes sombres effectuées dans le texte initial, cette adaptation reste à voir ne serait-ce que pour la qualité de jeu des comédiens. 

En outre, les spectateurs qui n'ont pas encore eu le courage de s'attaquer à cette oeuvre toute particulière puisque d'importance, tourmentée et touffue, viendront peut-être - par ce biais - aux écrits de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, (Fédia pour les intimes.) au risque de devenir des slavophiles impénitents. 

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos : FRANTZ )


 

09:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent