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07/10/2013

Un concours de circonstances de Catherine Verlaguet

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Ciné XIII Théâtre

1, avenue Junot

75018 PARIS


(M° Abbesses ou Lamarck-Caulaincourt)


Loc.  01 42 54 15 12


www.cine13-theatre.com


Pl. 26€ - T.R. 18€

- de 26 ans : 13€


du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 16h.


jusqu'au : 20 OCTOBRE 2013


 

Mise en scène : Anne Bouvier


avec Méliane Marcaggi et Alban Aumard



 

Elle est terrible, la sonnerie du téléphone quand on n'ose décrocher,

Elle est terrible, la mémoire de la femme quand elle sait qui nommer.


 

Ils sont là, plantés tous les deux face à ce téléphone mural qui n'en finit plus de retentir. A l'autre bout, on insiste et elle se résoudra finalement à décrocher. 

Durant ce temps, les spectateurs s'interrogent ...

Alors Salomon va nous expliquer ce qui se passe et surtout, surtout, ce qui s'est passé ! 

 

Lui vivait en couple et puis un jour a découvert qu'il était stérile. Sa première réaction fut de refuser d'y croire, bien sûr, mais quand sa compagne est partie, il a bien dû se rendre à l'évidence et accepter l'inacceptable.

 

Elle (Julie) déjà mère de deux enfants (des jumeaux) a un soir entendu son mari dire " je descends acheter des cigarettes " et comme elle n'a pas eu le réflexe de lui répondre : " non, tu restes là, moi, j'y vais ! " ... l'homme en question n'est jamais revenu. Le coup est classique pourtant. Mesdames, un petit conseil ayez toujours un stock de cigarettes à domicile. " Fumer tue " on sait, mais la solitude aussi peut tuer à la longue ...

 

Alors à quelque temps de là un soir, Julie a décidé de sortir, a rencontré un homme, l'a suivi, a voulu faire la fête et  s'est retrouvée enceinte, une fois de plus ! Elle reste incapable de le nommer.  

 

Cette fois, deux âmes en peine que le hasard (et surtout les petites annonces) va aider à se rencontrer. Un vrai moulin à paroles cette Julie et bien sûr, Salomon n'ose pas encore appliquer sa technique infaillible pour faire taire une femme bavarde. En outre, il n'a rien d'un play-boy. Gentil mais légèrement enveloppé (très même). N'importe, elle a l'air de bien aimer. Il l'a rassure et puis, il lui arrive aussi d'être amusant.

 

Nous allons donc assister aux péripéties de cette nouvelle histoire d'amour.

C'est charmant, drôle et si cela n'a rien de surprenant car ce genre de situation arrive dans la vraie vie, celle de tous les jours, ils sont néanmoins touchants.

 

On suit leur histoire avec un sourire attendri. Les mauvaises langues diront que le texte ne casse pas trois pattes à un canard et que la mise en scène est un peu infantile mais les deux comédiens sont charmants alors pourquoi pas ? Mieux : on a envie d'aimer ... 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com


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( photos : William K )


12:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/10/2013

NANA d'après Emile Zola

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LUCERNAIRE

Centre National d'art et d'essai

53, rue Notre Dame des Champs

75006 PARIS


loc. 01 45 44 57 34


Du mardi au samedi à 21h.30


jusqu'au : 17 NOVEMBRE 2013


Adaptation, mise en scène : Céline Cohen / Régis Goudot


Interprétation par les mêmes.




" La the nana "  ... cette chanson de Léo Ferré tournait en boucle dans ma tête au sortir du théâtre. ( On réactualise comme on peut ! ) Car,vous en connaissez vous, des filles, à l'heure actuelle, qui  peuvent encore être entretenues par la noblesse du quartier ? Difficile, cette dernière ayant peu à peu disparu. Autre temps, autres moeurs ... 

 

De nos jours, mieux vaut avoir le physique de Matt Damon et tomber sur Liberace pour que ce genre de situation ait quelque chance d'exister car être entretenu (e) n'est visiblement plus un luxe destiné aux femmes !

 

Ceux qui ont lu le roman de Zola seront tentés de parler de vague approche à valeur de prétexte. Cependant ce qui est dit et par conséquent, ce que nous entendons est rigoureusement exact par rapport à ce qui fut écrit.

Il ne suffit que de se rapprocher de l'ouvrage pour en avoir confirmation. Donc,  si la forme choisie n'a plus tout à fait l'aspect de l'époque, le récit quant à lui est fidèle.

 

Et puis, comment mettre en scène autant de monde par le biais exclusif de deux interprètes ? ... Récit et chants seront le choix et quelques scènettes très, très " hot " feront l'affaire.  Certes, les micros sur pied sont pour le moins anachroniques et si la sono n'est pas ce soir là optimale, nous déplorerons d'autant plus leur présence. Toutefois, il faut reconnaître que les comédiens mouillent la chemise, l'un des deux l'enlèvera du reste mais pour un tout autre motif ... 

 

Ce spectacle se veut aguicheur et parvient au but fixé. Disons que c'est un agréable moment avant la lecture ou relecture du livre en question, 518 pages certes, mais un plaisir de tout instant.

 

Les croqueuses de diamants sont rares en cette époque de crise, heureusement que les dévoreuses de textes ont de quoi assouvir leur fringale grâce à cette pléthore de livres actuels ou plus anciens et les spectacles arrivent à point nommé pour en fournir l'illustration. Ne soyons donc pas trop " à cheval " sur le contexte historique (au plan visuel) et laissons nous porter.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photo : A. Mompo )


 

13:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/09/2013

Mensonges d'Etats de Xavier Daugreilh

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THEATRE DE LA MADELEINE

19, rue de Surène

75008 PARIS


(M° Madeleine)

 

Loc. 01 42 65 07 09


www.theatremadeleine.com


Pl. 45€, 35€, 25€ & 15€


 

Du mardi au samedi à 21h.

Matinée samedi à 16h

& dimanche à 17h.


Mise en scène : Nicolas Briançon


avec Samuel Le Bihan, Marie-Josée Croze, Michaël Cohen, Jean-Pierre Malo, Bernard Malaka, Aurélien Wiik,

Pierre-Alain Leleu, Eric Prat.


 

En ce 16 janvier 1944, nous découvrons le bureau du colonel Bannerman à Londres.  Le Destin un temps confisqué par Hitler est en marche. Seule la ruse peut triompher de la violence barbare et le LCS (London Controlling Section) va s'y employer. L'action se déroulera alternativement dans deux lieux différents puisque l'homologue de Bannerman est le baron von Roenne qui de son côté dirige le service de renseignements allemand. 

Il fallait un agent expérimenté pour faire la navette entre les deux afin que la stratégie puisse réussir. De même que dans l'Antiquité Ulysse eut l'idée de ce cheval truffé de troupes qui détermina la victoire des Grecs sur les Troyens, cette fois une armée fantôme a germé dans l'esprit d'un écrivain : le wing commander anglais Whitley qui la baptisa : Le Fusag (First United States Army Group) Il ne s'agissait rien moins que d'un leurre à grande échelle, entraînant la participation de menuisiers pour le décor ainsi que de comédiens chargés de diffuser les vrais-faux-messages codés que les allemands décrypteraient à coup sûr. 

Afin de rendre sa première pièce historique un peu plus agréable, Xavier Daugreilh a eut l'idée de confier le rôle de l'agent double à une femme : Garbo qui assurera la liaison entre les protagonistes. Les conflits armés n'excluent pas les idylles, bien au contraire, le danger les exacerbant comme chacun sait. La duplicité fera le reste. Cynisme politico-militaire qui envoie l'aviation au massacre afin de mieux garantir une victoire fomentée par la stratégie.

Nous savons à quelques détails près que les choses se sont passées ainsi. Il était donc difficile de créer un suspens alors que l'issue était par avance connue. C'est en quelque sorte une gageure à laquelle Nicolas Briançon s'attaquait !

- Samuel Le Bihan est Bannerman (John Henry Bevan dans la réalité, lequel ne souffrait pas d'une cirrhose  mais paya plus tard sa dépendance au nombre de Players qu'il fumait en permanence) le comédien est parfait. 

- Marie-Josée Croze est Garbo, l'agent double dont le charme et la duplicité se nichent dans la diversité de sa garde-robe.

Le relief et la fantaisie sont successivement incarnés par Jean-Pierre Malo qui campe ici un Patton dévastateur et Aurélien Wiik, ce drôle et attachant René ... 

Quant à Bernard Malaka si son personnage de Von Roenne est irréprochable sur le plan psychologique, il lui manque peut-être (?) un zeste de raideur germanique car n'oublions pas qu'il s'agissait d'un prussien qui s'était déjà distingué lors de la première guerre mondiale mais il est vrai qu'Erich Von Stroheim nous a traumatisés à vie !    

Les scènes de guerre sont évoquées par le biais de projections, la sonorisation faisant le reste. En cette période morose, il est difficile de présumer l'impact qu'un tel thème aura sur le grand public par conséquent, laissons faire les dieux et le talent des comédiens. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( Photos : Pascal Victor )


14:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent