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21/10/2013

IDIOT, d'après Dostoïevski

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THEATRE de BELLEVILLE

94, rue du faubourg du Temple

75011 PARIS


(M° Belleville ou Goncourt)


Loc. 01 48 06 72 34


www.theatredebelleville.com


Pl. 25€ - T.R. 15€

- de 26 ans : 10€

 

A 21h.15 du mardi au samedi,

A 17h le dimanche


( Relâche du 28 Octobre au 4 novembre )


Du 15 OCTOBRE au 24 NOVEMBRE 2013


 

Nouvelle traduction de : Sergueï Vladimirov


Partition pour 6 acteurs écrite par Laurence Andreini, Pauline Thimonnier, Sergueï Vladimirov


Avec, Valentine Alaqui, Eric Bergeonneau, Clémentine Bernard, Romain Cottard, Philippe Maymat & Bertrand Poncet


Scénographie et costumes : Charlotte Viermet


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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIDIOT (sans le L, apostrophe) ce ne sera pas la seule démarche stylistique puisque les personnages du roman sont ici limités à une simple petite demi-douzaine, sept en réalité car Philippe Maymat sera tour à tour le général Epantchine ainsi qu'Ivolguine (successivement dans une chaise roulante ou debout, la bouteille de vodka à la main) au risque de s'y perdre ...

Il s'agissait pour Laurence Andreini assistée de Pauline Thimonnier à partir de la traduction de Serguei Vladimirov, d'extraire la quintessence de cette oeuvre compliquée au possible, à l'esprit tourmenté.

Depuis longtemps, certains ont voulu voir dans le personnage du prince Mychkine une sorte de réincarnation du Christ, tout comme lui positif au point de paraître naïf, victime expiatoire par excellence. 

La pièce qui tout comme le roman est une sorte de cauchemar éveillé, commence au moment où le Prince rêve de façon agitée (on le serait à moins) de guillotine, de quoi lui déclencher une crise d'épilepsie supplémentaire ... 

Il revient d'un séjour hospitalier en Suisse, ce qui à notre époque serait désigné par le doux nom d'asile psychiatrique et se verrait peut-être tiré d'affaire si aucune contrariété ne risquait de survenir.

L'époque à laquelle se déroule l'action ressemble étrangement à la nôtre car l'argent prime tout. Nastassia Philippovna (rôle interprété de façon superbe par Clémentine Bernard) est le type même de la femme que l'on achète et que les hommes se repassent ... Seulement, voilà ! 

Le Prince (Romain Cottard) a tout de l'agneau et se verra tiraillé entre deux amours possibles, celui de Nastassia, la très convoitée mais également celui peut-être un peu plus envahissant de la fille du Général, Aglaïa Epantchine (Valentine Alaqui) 

L'amitié qui naîtra dès la première rencontre entre Rogojine Parfione (Eric Bergeonneau) et " L' Idiot " ressemblera à celle de deux frères ennemis. (cherchez la femme)

Quant au malheureux Gania Yvolguine, (Bertrand Poncet), secrétaire du général, son rôle épisodique renforcera le drame existant. 

Le décor lui aussi adopte le parti-pris de l'épure puisqu'il s'agit de simples portants qui seront déplacés au gré des scènes. Quelques spécialistes de la littérature russe crieront peut-être au massacre et diront qu'on ne leur offre là qu'un os à ronger ... Toutefois et en dépit des coupes sombres effectuées dans le texte initial, cette adaptation reste à voir ne serait-ce que pour la qualité de jeu des comédiens. 

En outre, les spectateurs qui n'ont pas encore eu le courage de s'attaquer à cette oeuvre toute particulière puisque d'importance, tourmentée et touffue, viendront peut-être - par ce biais - aux écrits de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, (Fédia pour les intimes.) au risque de devenir des slavophiles impénitents. 

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos : FRANTZ )


 

09:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/10/2013

Gloria, la si peu glorieuse de Michel Tremblay, d'après " Le trou dans le mur "

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LES DECHARGEURS

3, Rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet-Les Halles)


Loc. 01 42 36 00 50


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€

 

Dans le cadre de : Carte blanche à Montréal  Tremblay / Bordeleau


15, 16, 17, 18, 19 OCTOBRE 2013


DERNIERE CE SOIR ! (sauf prolongations ...)

 

Mise en scène : Christian BORDELEAU


avec Geneviève BOIVIN


 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgL'espace scénique serait complètement désertique s'il n'y avait en milieu de scène, une immense valise dont la fabrication doit remonter aux années cinquante et qui ne manque pas de nous intriguer ...

De derrière elle, un personnage ne tardera pas à apparaître, immense femme blonde vêtue d'un fourreau rouge et d'une étole en fourrure blanche. Très star ! ce qui tombait bien puisque c'était le nom qu'elle s'était choisi : " Gloria Star " sans savoir hélas, qu'il était déjà pris. 

A l'époque, le roi de la musique populaire latine qui grâce à lui, fit fureur aux Etats-Unis, se nommait : Xavier Cugat.

Gloria connaissait par coeur tout ce répertoire, rêvait de rencontrer l'homme en question et ne doutait pas un seul instant qu'ensuite, sa carrière allait démarrer en flèche !

Sans hésiter, elle quitta Montréal pour se rendre à Miami où elle savait le trouver et là, passa une audition devant son idole.

Une histoire de chihuahua déclencha la catastrophe … Il faut dire qu'elle avait fait fort, la Gloria ! Celui qu'elle adulait tant devint sa détestation et comme ce dernier avait le bras long, la dégringolade ne tarda pas. Je me garderai bien de vous raconter la suite car vous n'auriez plus rien à découvrir … 

Geneviève Boivin a une présence scénique indéniable et croyez moi, fait plus que valoir le déplacement. Malheureusement la programmation n'était que de cinq jours et je m'y prends un peu tard pour vous en parler. En ce qui me concerne, il suffira que j'entende prononcer ce nom pour me précipiter aussitôt dans la salle où cette comédienne se produira de nouveau car elle n'est pas seulement grande par la taille.

Tous les spectateurs ont quitté le lieu en déplorant que ce soit déjà fini. Comme il s'agit en quelque sorte d'une trilogie intitulée " carte blanche à Montréal " nous sommes quelques uns à attendre avec impatience la découverte de " c't'à ton tour, Laura Cadieux " car il est évident que Christian Bordeleau sait choisir ses interprètes et les mettre en valeur, par conséquent, à suivre !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

01:26 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/10/2013

RING de Léonore Confino


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THEATRE DU PETIT SAINT MARTIN

17, Rue René Boulanger

75010 PARIS


(M° Strasbourg St-Denis)


Loc. 01 42 08 00 32


www.petitsaintmartin.com


Pl. 12 à 34€


A 21h. du mardi au samedi

matinée le samedi à 16h.


 

Mise en scène : Catherine Schaub


Décors : Elodie Monet

 

Lumières : Jean-Marie Prouvèze


 

avec : Audrey Dana et Sami Bouajila


 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAu commencement, il n'y avait rien sauf un homme, une femme et la lumière, blanche éblouissante même et avant que le dialogue s'engage, juste un bruit d'eau, forcément puisque tout ce qui allait suivre, coulait de source ...  

Adam est là, homme unique aux pieds de l'unique femme, il l'a contemple amoureusement mais très rapidement, Eve s'ennuiera tant il est vrai que la femme fut la première contestataire à l'ordre établi !

Nous allons donc, à leur suite, dévaler le temps et le couple se nommera désormais, respectivement et réciproquement : Camille et Camille afin  de symboliser sans doute, l'égalité - toute théorique - existant entre l'homme et la femme. 

Cherchant à se prouver qu'ils sont bien à valeur égale, ils vont se provoquer, (certains diront : draguer) se séduire, s'aimer, se déchirer aussi. 

L' homme essaiera de se protéger en feignant parfois (et mal) l'indifférence, revendiquant sa sacro-sainte liberté, surtout quand il se sentira esclave ... 

Camille sera la séductrice, l'exigeante aussi parfois, bref la femme (avec un grand L et un grand F). Les divers cas de figure évoqués seront réglés comme un ballet. Ils sont du reste très esthétiques tous les deux et nous éprouverons un immense plaisir à les regarder vivre.

Heureusement, l' humour perdurera (surtout pour nous) quand le couple soudé par la venue d'un héritier, connaîtra les joies de l'insomnie grâce aux hurlements du petit monstre issu de leurs ébats.

Les deux comédiens ont l'un et l'autre une pêche incroyable ! 

Audrey Dana est très belle et son timbre de voix un peu voilé ajoute de la sensualité aux propos qu'elle tient.

Sami Bouajila à un sourire qui damnerait le Paradis et tous ses saints tandis que son jeu aux multiples facettes nous sidère d'autant plus que c'est (m'a t-on dit) sa première prestation théâtrale. Le comédien avait comme chacun sait une déjà longue expérience cinématographique ... 

La scénographie immaculée semble vouloir symboliser la pureté originelle rappelant aussi par sa sobriété qu'un couple amoureux se suffit à lui-même. 

Au milieu de toute cette merveilleuse lumière le texte fuse comme un javelot. 

Nous passons en leur compagnie une excellente soirée, vous l'avez compris !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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12:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/10/2013

La duchesse de Langeais de Michel Tremblay

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THEATRE LES DECHARGEURS

3, rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet)


loc. 01 42 36 00 50


www.lesdechargeurs.fr


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€


A 21h.30 les 25, 26, 29, 30 & 31 OCTOBRE


5, 6, 7, 12, 13, 14, 15, 16, 22 & 23 NOVEMBRE 2013


( photo : Jean-François Mariotti )


 

Adaptation et mise en scène : Christian Bordeleau


avec Laurent Spielvogel


 

 

Maquillée, chapeautée, drapée dans un chemisier chamarré, juchée sur des souliers aux semelles compensées, La Duchesse installée à la terrasse d'un lieu de vacances se cuite allègrement à l'heure où presque tout le monde fait la sieste.

Coup de blues ... ce sont des choses qui arrivent en fin de carrière ! 

Incroyable Laurent Spielvogel qui incarne avec gouaille ce personnage de transformiste patenté lequel, alcool aidant se raconte : 40 ans de métier et tout le monde interlope de Montréal (côté cabaret) à ses pieds.

Nous aurons droit à quelques petites imitations en direct dont la plus saisissante est peut-être celle d'Edwige Feuillère (pour ceux qui l'ont connue bien sûr) la classe, quoi ! Mais Régine et Fanny Ardant ne sont pas tristes non plus sans oublier Elisabeth Taylor dans Cléopâtre ... Le reste du temps, notre homme - bien qu'il parle de lui au féminin - va résumer pour nous ce que fut sa vie faite de hauts et de bas, au gré des bonnes ou mauvaises fortunes du moment. 

Jusqu'à l'arrivée de ce petit livreur de pizza qui a fait chavirer le coeur brusquement ramolli de cette pilleuse de braguettes. Le public surpris (mais très vite habitué) par la verdeur du langage s'esclaffe tout au long du monologue. 

Il faut dire que Michel Tremblay a le sens de la formule et que s'il ne cherche nullement à dissimuler les ridicules du personnage il le rend tout autant sympathique. 

Et puis, si peu à peu, les gays grossissent le troupeau des gens mariés sans doute perdront-ils en chemin cette fantaisie particulière qui ici nous est prodiguée largement. Alors, profitons-en ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

18:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent