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18/01/2016

Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard

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THEATRE DE L'ATALANTE

 

10, Place Charles Dullin

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° Anvers)

 

 

Loc. 01 46 06 11 90

 

 

http://www.theatre-latalante.com/

 

Pl. 20€ - T.R. 12 & 15€

 

les lundi, mercredi & vendredi à 20h30

 

les jeudi et samedi à 19h

 

dimanche à 17h

 

Relâche exceptionnelle le 21 janvier

 

Représentation supplémentaire le dimanche 31 janvier à 20h30

 

jusqu'au : 1er FEVRIER 2016

 

 

Traduction : Michel Nebenzahl

 

Titre original de la pièce : Ritter, Dene, Voss

(en hommage aux trois acteurs allemands)

 

Mise en scène : Agathe Alexis

 

avec Yveline Hamon, Agathe Alexis et Hervé Van Der Meulen

 

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                    ( photos : Nathalie Hervieux )

 

Génie et folie vont souvent de pair.

 

N'était-ce pas le cas de Nietzsche ou d'Antonin Artaud, pour ne citer que ces deux-là ? …

Il est vrai que parfois les proches voient du génie où il n'y en a pas, tout simplement parce que le fait les revalorise, du moins voudraient-ils le croire. Appartenir à une riche famille créé des privilèges mais également des obligations car c'est une forme de standing à préserver.

 

Dene et Ritter sont comédiennes ou prétendent l'être quand la fantaisie les prend puisque les moyens leur en sont fournis. Donc, elles jouent petits ou grands rôles à espaces plus ou moins réguliers … Le reste du temps, elles rendent visite à leur frère Ludwig interné à Steinhof.

 

Précisément, ce dernier vient de sortir sur les instances de Dene, la soeur aînée qui voue à ce frère pour le moins spécial, une réelle idolâtrie.

 

La cadette Ritter,  se veut plus lucide et désapprouve la démarche en attendant de se faire piéger, elle aussi quand le phénomène en question sera là.

 

Le personnage masculin symbolise sans nul doute, ce que Thomas Bernhard aurait pu devenir s'il s'était - disons … laissé aller. Les violences du frère tout à la fois aimé et haï par ses soeurs qui en sont victimes ont bien des accents bernhardiens.

 

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Personne n'est épargné, ni la famille bien sûr, ni les médecins, ni les peintres, tous déclenchent ses foudres. Cet être asocial au possible utilise la philosophie qui lui permet de soliloquer tout en suscitant l'admiration de ceux qui ne comprenant pas se réfugient dans l'extase. Il les ruine pourtant mais liens du sang oblige !

 

De même que l'auteur du fait de sa lucidité s'embarrasse peu de nuances, les spectateurs quant à eux adorent ces textes ou ne peuvent les supporter car Thomas Bernhard met tout le monde en cause puisque la détestation de ce misanthrope va bien au delà du peuple allemand.

 

Les comédiens qui ont le privilège de jouer ce théâtre peuvent alors s'en donner à coeur joie car du fait de ces subtiles outrances ... il leur est permis de se surpasser.

 

Agathe Alexis, (Ritter, la soeur cadette) - Yveline Hamon (Dener, la soeur ainée) et Hervé van der Meulen, Voss, le frère autrement dit : Ludwig rivalisent de talent pour illustrer leur personnage respectif.

 

Pour le public venu en toute connaissance de cause, c'est un pur régal car la pièce est âpre, férocement drôle, ce à un stade de jubilation extrême et pour tout dire, à ne surtout pas laisser passer ! 

 

Simone Alexandre

 

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09:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent