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18/10/2013

RING de Léonore Confino


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THEATRE DU PETIT SAINT MARTIN

17, Rue René Boulanger

75010 PARIS


(M° Strasbourg St-Denis)


Loc. 01 42 08 00 32


www.petitsaintmartin.com


Pl. 12 à 34€


A 21h. du mardi au samedi

matinée le samedi à 16h.


 

Mise en scène : Catherine Schaub


Décors : Elodie Monet

 

Lumières : Jean-Marie Prouvèze


 

avec : Audrey Dana et Sami Bouajila


 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAu commencement, il n'y avait rien sauf un homme, une femme et la lumière, blanche éblouissante même et avant que le dialogue s'engage, juste un bruit d'eau, forcément puisque tout ce qui allait suivre, coulait de source ...  

Adam est là, homme unique aux pieds de l'unique femme, il l'a contemple amoureusement mais très rapidement, Eve s'ennuiera tant il est vrai que la femme fut la première contestataire à l'ordre établi !

Nous allons donc, à leur suite, dévaler le temps et le couple se nommera désormais, respectivement et réciproquement : Camille et Camille afin  de symboliser sans doute, l'égalité - toute théorique - existant entre l'homme et la femme. 

Cherchant à se prouver qu'ils sont bien à valeur égale, ils vont se provoquer, (certains diront : draguer) se séduire, s'aimer, se déchirer aussi. 

L' homme essaiera de se protéger en feignant parfois (et mal) l'indifférence, revendiquant sa sacro-sainte liberté, surtout quand il se sentira esclave ... 

Camille sera la séductrice, l'exigeante aussi parfois, bref la femme (avec un grand L et un grand F). Les divers cas de figure évoqués seront réglés comme un ballet. Ils sont du reste très esthétiques tous les deux et nous éprouverons un immense plaisir à les regarder vivre.

Heureusement, l' humour perdurera (surtout pour nous) quand le couple soudé par la venue d'un héritier, connaîtra les joies de l'insomnie grâce aux hurlements du petit monstre issu de leurs ébats.

Les deux comédiens ont l'un et l'autre une pêche incroyable ! 

Audrey Dana est très belle et son timbre de voix un peu voilé ajoute de la sensualité aux propos qu'elle tient.

Sami Bouajila à un sourire qui damnerait le Paradis et tous ses saints tandis que son jeu aux multiples facettes nous sidère d'autant plus que c'est (m'a t-on dit) sa première prestation théâtrale. Le comédien avait comme chacun sait une déjà longue expérience cinématographique ... 

La scénographie immaculée semble vouloir symboliser la pureté originelle rappelant aussi par sa sobriété qu'un couple amoureux se suffit à lui-même. 

Au milieu de toute cette merveilleuse lumière le texte fuse comme un javelot. 

Nous passons en leur compagnie une excellente soirée, vous l'avez compris !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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12:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/10/2013

La duchesse de Langeais de Michel Tremblay

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THEATRE LES DECHARGEURS

3, rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet)


loc. 01 42 36 00 50


www.lesdechargeurs.fr


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€


A 21h.30 les 25, 26, 29, 30 & 31 OCTOBRE


5, 6, 7, 12, 13, 14, 15, 16, 22 & 23 NOVEMBRE 2013


( photo : Jean-François Mariotti )


 

Adaptation et mise en scène : Christian Bordeleau


avec Laurent Spielvogel


 

 

Maquillée, chapeautée, drapée dans un chemisier chamarré, juchée sur des souliers aux semelles compensées, La Duchesse installée à la terrasse d'un lieu de vacances se cuite allègrement à l'heure où presque tout le monde fait la sieste.

Coup de blues ... ce sont des choses qui arrivent en fin de carrière ! 

Incroyable Laurent Spielvogel qui incarne avec gouaille ce personnage de transformiste patenté lequel, alcool aidant se raconte : 40 ans de métier et tout le monde interlope de Montréal (côté cabaret) à ses pieds.

Nous aurons droit à quelques petites imitations en direct dont la plus saisissante est peut-être celle d'Edwige Feuillère (pour ceux qui l'ont connue bien sûr) la classe, quoi ! Mais Régine et Fanny Ardant ne sont pas tristes non plus sans oublier Elisabeth Taylor dans Cléopâtre ... Le reste du temps, notre homme - bien qu'il parle de lui au féminin - va résumer pour nous ce que fut sa vie faite de hauts et de bas, au gré des bonnes ou mauvaises fortunes du moment. 

Jusqu'à l'arrivée de ce petit livreur de pizza qui a fait chavirer le coeur brusquement ramolli de cette pilleuse de braguettes. Le public surpris (mais très vite habitué) par la verdeur du langage s'esclaffe tout au long du monologue. 

Il faut dire que Michel Tremblay a le sens de la formule et que s'il ne cherche nullement à dissimuler les ridicules du personnage il le rend tout autant sympathique. 

Et puis, si peu à peu, les gays grossissent le troupeau des gens mariés sans doute perdront-ils en chemin cette fantaisie particulière qui ici nous est prodiguée largement. Alors, profitons-en ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

18:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/10/2013

Zelda et Scott, l'aventure des Fitzgerald de Renaud Meyer

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THEATRE LA BRUYERE

5, Rue La Bruyère

75009 PARIS


(M° St-Georges)


Loc. 01 48 74 76 99


www.theatrelabruyere.com


Pl. 22 à 38€


A 21h. du mardi au samedi

Matinée le samedi à 15h.


Texte et mise en scène : Renaud Meyer


avec Sara Giraudeau, Julien Boisselier et Jean-Paul Bordes


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La perfection n'existe pas au théâtre pourtant ici, nous n'en sommes pas loin. 

Or s'attaquer à un thème comme celui-là n'était pas une mince affaire tant fut tumultueuse la vie de ce couple mythique. 

Exalté sans doute par l'ampleur de la tâche, Renaud Meyer n'a pas eu peur et tant sur le plan de l'écriture que sur celui de la mise-en-scène, le résultat est là : superbe ! 

Texte enlevé (ô combien !) scénographie tout à la fois sobre et impressionnante, costumes élégants mettant encore plus en valeur les interprètes sans oublier la musique bien sûr ...

Bref, tout est là. 

Nous sommes immédiatement confrontés au gigantisme américain avec ce lit immense sur fond de gratte-ciel.

Côté jardin, l'incontournable petite table avec la machine à écrire vers laquelle Scott reviendra sans cesse malgré les sollicitations de Zelda ...

Le couple est amoureux et complètement fou, elle surtout qui est l'extravagance même ! Ils s'adorent, se chamaillent et vivent leur existence à 100 à l'heure.

Nous sommes au coeur des années folles et pour ces privilégiés, la fête est permanente. Pourtant l'orage ne va pas tarder à s'annoncer car Scott boit trop tandis que celle qu'il aime ne semble pas être d'une fidélité à toute épreuve.

Même Hemingway, le grand ami de Scott a du mal à résister à la belle ... 

Le climat va s'assombrir quand le trio aura quitté les Etats-Unis pour la Côte d'Azur où cette " génération perdue " a trouvé refuge. Gatsby-Scott s'alcoolise de plus en plus et bien sûr, écrit de moins en moins. La confiance en lui-même a disparu tandis que Zelda devient de plus en plus folle et ce n'est pas seulement une façon de parler. La dernière scène résumera avec tact quelle fin tragique fut la sienne.

Or cette pièce n'est nullement un drame bien au contraire mais plutôt une comédie joyeuse, une sorte de feu d'artifice comme fut leur vie aux meilleurs instants.

Les trois comédiens excellent dans leur rôle respectif. C'est donc un moment exceptionnel de théâtre comme il en est peu. Courez y vite ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : LOT )


11:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent