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24/10/2013

C't'à ton tour, Laura Cadieux de Michel Tremblay

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LES DECHARGEURS

3, Rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet)


Loc. 01 42 36 00 50


www.lesdechargeurs.fr


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€


(photo : Jean-François Mariotti)



les 24 octobre à 21h.30

01, 02, 08, 09, 19, 20 & 21 NOVEMBRE 2013


 

Adaptation et mise en scène : Christian BORDELEAU

assisté de Jérome SANCHEZ


Costume : Sylvie BLONDEAU


avec : Cécile MAGNET


 

 

Troisième volet de cette carte blanche : Michel Tremblay

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCeux qui ne sont pas en surpoids ne peuvent imaginer à quelles vicissitudes les victimes de cette situation sont quotidiennement exposées ...

Ainsi, se lancer sur un tapis roulant peut s'avérer (pardonnez l'expression) éminemment " casse-gueule. " Surtout si on appréhende !

Laura Cadieux, flanquée de son rejeton doit précisément envisager cet exercice chaque fois qu'elle prend le métro pour aller chez le médecin. 

Sa panique irrépressible sera immédiatement remarquée par une poignée de jeunes, ce qui déclenchera leur hilarité et ces derniers ne se priveront pas de l'apostropher sans ménagement aucun, ajoutant ainsi un surcroît de confusion dans l'esprit de la dame. Durant ce temps le petit monstre qu'elle a mis au monde il y a de ça une demi-douzaine d'années, s'amuse comme un fou, courant, allant - venant, sur ce sol instable mais plus rapide et " très fun " (pour lui) jusqu'au moment où pfft ! plus personne ... Le bambin a disparu : grosse panique !  

Par chance, une connaissance de la dame va passer par là et se proposer très obligeamment à rechercher l'enfant tandis que la mère éplorée attendra sur place.

Seulement voilà, les choses ne vont pas se dérouler exactement comme il était prévu.

Tabernacle ! le trio va en connaître des anicroches (chacun de son côté) jusqu'aux retrouvailles finales et nouvelles péripéties, lesquelles se dérouleront dans la salle d'attente d'un cabinet médical où croyez-moi, l'ambiance n'est pas triste ! On se croirait presque dans un salon de coiffure parisien (en pire) -

Cécile Magnet vêtue de façon incroyable a comme on dit, le physique de l'emploi, le tout surmonté d'un beau visage très expressif. Ajoutez à cela une énergie et un abattage peu commun, vous aurez alors un petit aperçu des éclats de rire du public qui savoure ces expressions montréalaises (le joual) imagées et truculentes au possible.

Le spectacle étant programmé de façon ponctuelle tout au long du mois de novembre (se reporter aux dates) ne le laissez pas passer, l'humour de nos cousins de la Belle Province étant hautement communicatif et actuellement nous en avons bien besoin.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

09:11 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/10/2013

IDIOT, d'après Dostoïevski

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THEATRE de BELLEVILLE

94, rue du faubourg du Temple

75011 PARIS


(M° Belleville ou Goncourt)


Loc. 01 48 06 72 34


www.theatredebelleville.com


Pl. 25€ - T.R. 15€

- de 26 ans : 10€

 

A 21h.15 du mardi au samedi,

A 17h le dimanche


( Relâche du 28 Octobre au 4 novembre )


Du 15 OCTOBRE au 24 NOVEMBRE 2013


 

Nouvelle traduction de : Sergueï Vladimirov


Partition pour 6 acteurs écrite par Laurence Andreini, Pauline Thimonnier, Sergueï Vladimirov


Avec, Valentine Alaqui, Eric Bergeonneau, Clémentine Bernard, Romain Cottard, Philippe Maymat & Bertrand Poncet


Scénographie et costumes : Charlotte Viermet


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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIDIOT (sans le L, apostrophe) ce ne sera pas la seule démarche stylistique puisque les personnages du roman sont ici limités à une simple petite demi-douzaine, sept en réalité car Philippe Maymat sera tour à tour le général Epantchine ainsi qu'Ivolguine (successivement dans une chaise roulante ou debout, la bouteille de vodka à la main) au risque de s'y perdre ...

Il s'agissait pour Laurence Andreini assistée de Pauline Thimonnier à partir de la traduction de Serguei Vladimirov, d'extraire la quintessence de cette oeuvre compliquée au possible, à l'esprit tourmenté.

Depuis longtemps, certains ont voulu voir dans le personnage du prince Mychkine une sorte de réincarnation du Christ, tout comme lui positif au point de paraître naïf, victime expiatoire par excellence. 

La pièce qui tout comme le roman est une sorte de cauchemar éveillé, commence au moment où le Prince rêve de façon agitée (on le serait à moins) de guillotine, de quoi lui déclencher une crise d'épilepsie supplémentaire ... 

Il revient d'un séjour hospitalier en Suisse, ce qui à notre époque serait désigné par le doux nom d'asile psychiatrique et se verrait peut-être tiré d'affaire si aucune contrariété ne risquait de survenir.

L'époque à laquelle se déroule l'action ressemble étrangement à la nôtre car l'argent prime tout. Nastassia Philippovna (rôle interprété de façon superbe par Clémentine Bernard) est le type même de la femme que l'on achète et que les hommes se repassent ... Seulement, voilà ! 

Le Prince (Romain Cottard) a tout de l'agneau et se verra tiraillé entre deux amours possibles, celui de Nastassia, la très convoitée mais également celui peut-être un peu plus envahissant de la fille du Général, Aglaïa Epantchine (Valentine Alaqui) 

L'amitié qui naîtra dès la première rencontre entre Rogojine Parfione (Eric Bergeonneau) et " L' Idiot " ressemblera à celle de deux frères ennemis. (cherchez la femme)

Quant au malheureux Gania Yvolguine, (Bertrand Poncet), secrétaire du général, son rôle épisodique renforcera le drame existant. 

Le décor lui aussi adopte le parti-pris de l'épure puisqu'il s'agit de simples portants qui seront déplacés au gré des scènes. Quelques spécialistes de la littérature russe crieront peut-être au massacre et diront qu'on ne leur offre là qu'un os à ronger ... Toutefois et en dépit des coupes sombres effectuées dans le texte initial, cette adaptation reste à voir ne serait-ce que pour la qualité de jeu des comédiens. 

En outre, les spectateurs qui n'ont pas encore eu le courage de s'attaquer à cette oeuvre toute particulière puisque d'importance, tourmentée et touffue, viendront peut-être - par ce biais - aux écrits de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, (Fédia pour les intimes.) au risque de devenir des slavophiles impénitents. 

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos : FRANTZ )


 

09:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/10/2013

Gloria, la si peu glorieuse de Michel Tremblay, d'après " Le trou dans le mur "

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LES DECHARGEURS

3, Rue des Déchargeurs

75001 PARIS


(M° Châtelet-Les Halles)


Loc. 01 42 36 00 50


Pl. 24€ - T.R. 10 à 20€

 

Dans le cadre de : Carte blanche à Montréal  Tremblay / Bordeleau


15, 16, 17, 18, 19 OCTOBRE 2013


DERNIERE CE SOIR ! (sauf prolongations ...)

 

Mise en scène : Christian BORDELEAU


avec Geneviève BOIVIN


 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgL'espace scénique serait complètement désertique s'il n'y avait en milieu de scène, une immense valise dont la fabrication doit remonter aux années cinquante et qui ne manque pas de nous intriguer ...

De derrière elle, un personnage ne tardera pas à apparaître, immense femme blonde vêtue d'un fourreau rouge et d'une étole en fourrure blanche. Très star ! ce qui tombait bien puisque c'était le nom qu'elle s'était choisi : " Gloria Star " sans savoir hélas, qu'il était déjà pris. 

A l'époque, le roi de la musique populaire latine qui grâce à lui, fit fureur aux Etats-Unis, se nommait : Xavier Cugat.

Gloria connaissait par coeur tout ce répertoire, rêvait de rencontrer l'homme en question et ne doutait pas un seul instant qu'ensuite, sa carrière allait démarrer en flèche !

Sans hésiter, elle quitta Montréal pour se rendre à Miami où elle savait le trouver et là, passa une audition devant son idole.

Une histoire de chihuahua déclencha la catastrophe … Il faut dire qu'elle avait fait fort, la Gloria ! Celui qu'elle adulait tant devint sa détestation et comme ce dernier avait le bras long, la dégringolade ne tarda pas. Je me garderai bien de vous raconter la suite car vous n'auriez plus rien à découvrir … 

Geneviève Boivin a une présence scénique indéniable et croyez moi, fait plus que valoir le déplacement. Malheureusement la programmation n'était que de cinq jours et je m'y prends un peu tard pour vous en parler. En ce qui me concerne, il suffira que j'entende prononcer ce nom pour me précipiter aussitôt dans la salle où cette comédienne se produira de nouveau car elle n'est pas seulement grande par la taille.

Tous les spectateurs ont quitté le lieu en déplorant que ce soit déjà fini. Comme il s'agit en quelque sorte d'une trilogie intitulée " carte blanche à Montréal " nous sommes quelques uns à attendre avec impatience la découverte de " c't'à ton tour, Laura Cadieux " car il est évident que Christian Bordeleau sait choisir ses interprètes et les mettre en valeur, par conséquent, à suivre !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

01:26 Publié dans THEATRE | Lien permanent