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08/11/2012

BLUE de et par Kym Thiriot

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THEATRE des MATHURINS

36, Rue des Mathurins

75008 PARIS


(M° Havre-Caumartin)


Loc. 01 42 65 90 00


www.theatredesmathurins.com


Pl. 22€


Dimanche & Lundi à 20h.


Mise en scène : Laura Mokaiesh


Scénographie : Juliette Azzopardi


Texte et interprétation : Kym Thiriot


 

Premier seul(e) en scène, intégralement écrit par son auteur(e) et interprète.


Depuis que Paris existe, tout le monde ou presque veut y " monter " ayant l'impression que c'est là et nulle part ailleurs que les choses se passent. Un peu à la façon du rêve américain puisque maintenant et en dépit de la Crise, tout converge en sa direction, provinciaux, banlieusards et gens venus de plus loin en mal de voir la Ville-Lumière et peut-être y rester ?  Tiens au fait, elle n'en parle pas de la crise, Blue. Il est vrai que pour une fille jeune, jolie et pas farouche, la crise n'existe pas. C'est du donnant-donnant : tu couches et je t'embauche ! La jeune femme n'a qu'un objectif, devenir chanteuse et il est évident que pour cela, elle est prête à tout et puis on ne vit qu'une fois n'est-ce pas ? " Moi ch' prends c' qu'on m' donne (dit-elle), c'est pas si mal " Et oui, d'autant qu'il faut bien reconnaître que c'est une sacrée chanceuse cette Baby-Blue. Un exemple : elle se pointe sans crier gare chez un copain qui n'est plus là, mendie l'hospitalité pour une nuit laquelle se transformera en une semaine puis des mois jusqu'à ce que l'on découvre que l'occupant des lieux est gay ce qui fait qu'elle n'a pas même besoin de passer à la casserole pour payer le loyer ! D'autant que la chance continuera à lui sourire puisqu'elle ne tardera pas à se dénicher un mec " beau et con à la fois " plus un boulot qui lui permettra de chanter. " Reconnaissons le, Blue a une très jolie voix, bouge remarquablement en scène et interprète de façon suggestive : " Tu veux ou tu veux pas ? " avec des accents de B.B.à l'époque de sa splendeur.

Le public est ravi, applaudit à tout rompre et nous souhaitons à Kym Thiriot autant de réussite que son personnage. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com


 

 

 

11:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent

06/11/2012

Roméo et Juliette, la version interdite.

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LE POINT VIRGULE

7, rue Ste Croix de la Bretonnerie

75004 PARIS


(M° Hôtel de Ville)


réserv. 01 42 78 67 03


les samedi & dimanche à 16h.


 

Comédie écrite et mise en scène par Hubert Benhamdine

 

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avec Hubert Benhamdine ou Charles Templon (Roméo) - Julien Cigana ou Nicolas Fantoli (Maël, Tybalt, Pâris et Vif-Argent) - Nicolas Devort ou Teddy Melis (L'Ange, Samson, Capulet, Montaigue et Frère Laurent) - Delphine Hermann ou Angèle Humeau (Juliette) - Laure Sardin ou Clotilde Daniault (Merculio et Lady Capulet) - en alternance -

 

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N'allez surtout pas croire ceux qui vous diront qu'ayant assisté à une représentation de cette version interdite (au fait, par qui ?) le fantôme de Shakespeare ne cesse de se retourner dans sa tombe car c'est tout simplement que chaque fois que le grand Will y repense, il se gondole.

Mais " laissons les gondoles à Venise " et retournons à Vérone où Juju (pardon, Juliette) se prend pour la Belle au Bois Dormant sous l'oeil attendri d'une paire d'anges gardiens. Pourquoi deux, allez vous dire ? Tout d'abord parce qu'elle a les moyens et qu'en outre, le second apprend le métier en compagnie du premier.

Vous qui imaginiez Juliette comme une douce jeune fille un peu timide vous penserez immédiatement que celle-ci est la soeur cadette de la Mégère apprivoisée alors que par un revirement de situation inattendu, c'est elle qui apprivoisera Pétrucchio-Roméo lequel est encore puceau et là, vous n'êtes qu'au tout début des surprises. Il en sera ainsi jusqu'à la fin ou presque car par le biais de cette parodie (disons carrément : une charge)  Hubert Benhamdine réussit le tour de force de rester fidèle à l'oeuvre.

Les comédiens jonglent avec les personnages, passant de l'un à l'autre à la vitesse grand V, s'amusent comme des fous et nous aussi. 

Personnellement, je crois que depuis la Phèdre de Pierre Dac, je n'avais autant ri. 

Les costumes sont superbes, le décor ingénieux, bravo Philippe Varache ! Et pour un peu, sachant que la pièce bénéficie d'une double distribution, j'y retournerais pour voir l'autre mais " toujours du plaisir, c'est plus du plaisir " alors, je vous passe la main.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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21:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

L'importance d'être Wilde de Philippe Honoré.

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Théâtre du Lucernaire

53, rue Notre-Dame-des-Champs

75006 PARIS


(M° N.Dame des Champs)


Réserv. 01 42 22 26 50


Places : 30/ 15/ 10 €

 

Du mardi au samedi à 20h.


dimanche à 17h et à partir du 25.XI à 15 heures.


 

Création d'après l'oeuvre et la vie d'Oscar Wilde


Mise en scène : Philippe Person


avec : Anne Priol, Emmanuel Barroyer, Pascal Thoreau.


 

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Le titre choisi en fonction de sa référence-clin d'oeil, illustre bien la constance de Wilde vis à vis de son combat pour la liberté. Ce dandy voulait faire de sa vie une oeuvre d'art. C'était bien sûr, compter sans les autres et il paya très cher sa fidélité à ses convictions. Apparemment léger, son acuité était redoutable et la lecture de ses aphorismes le prouve. D'une violence feutrée, sublimée par l'esprit, et en beaucoup plus élégant certes, ce Truman Capote avant l'heure * (sans jeu de mots) ne pouvait qu'être victime d'une société dont il dénonçait le caractère petit-bourgeois-étriqué. ( pléonasme ) -

Par sa distinction et son originalité, un tel homme nous fait cruellement défaut à l'heure actuelle où tout le monde ou presque se ressemble, où la liberté de paroles sinon de moeurs, joue les peaux de chagrin. Nous nous rapprochons chaque jour un peu plus de cette société victorienne, vaguement pudibonde, résolument hypocrite, éternellement dominatrice, néo-colonialiste et surtout amoureuse de l'argent !

C'est sans doute la raison pour laquelle Philippe Honoré a voulu donner un caractère intemporel à ce spectacle, ce que confirment les musiques. 

Cet agréable divertissement est construit à la manière d'un patchwork, composé d'une sélection des célèbres aphorismes, bien sûr mais également d'extraits de pièces, de contes ou bien de minutes du procès, lequel fit de cet être adulé un paria. 

Surtout pas " chochotte " car il fallait du courage pour faire ce qu'il fit : s'opposer à une société entière en revendiquant haut et fort ce que d'autres par prudence, cachaient. Or comme on le constate, le risque était grand sous le règne de Victoria.

Ici nous avons deux Wilde, incarnés successivement par Emmanuel Barrouyer et Pascal Thoreau symbolisant de façon non catégorique les deux faces de Janus. 

Entre eux deux, une femme (Anne Priol) tout à la fois spectatrice, commentatrice et approche humoristique de la grande Sarah lorsqu'elle joua Salommé.

Cette réalisation est conçue comme un parti-pris, disons une vision à la fois distanciée et ludique de ce que fut Wilde, sa vie, son oeuvre ... survolée bien sûr.  J'ignore si le poète aurait été d'accord avec ce qui nous est montré mais comme il disait lui-même, " personne n'est assez riche pour racheter son passé. "

Selon la connaissance préalable que l'on avait ou pas des écrits de Wilde, les spectateurs sortiront du lieu ravis, peut-être un peu déroutés, d'autres un tantinet frustrés. Que les uns et les autres se rassurent, l'oeuvre de l'auteur en question les attend à la sortie, le Lucernaire fournissant à ses visiteurs un large choix d'ouvrages portant sur le théâtre en général et sur les pièces jouées dans le lieu, en particulier.

 

* Wilde est mort à 46 ans ... 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com  

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15:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/11/2012

vidéo : l'Importance d'être Wilde au Lucernaire.

09:27 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/11/2012

NINI, une femme libérée dans une France occupée

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L'ARCHIPEL

17, boulevard de Strasbourg

75010 PARIS


(M° Strasbourg St-Denis)


www.larchipel.net


loc. 01 48 OO 04 05


Places : 22€ - T.R. 15€


jusqu'au : 29 DECEMBRE 2012


A 21h.30, Jeudi, vendredi, samedi

Dimanche à 17h.45


 

D'après une idée originale de Sandra GABRIEL,

Mise en scène par Gilles GALLIOT

avec Sandra GABRIEL


 

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1943 : à l'heure où  " l'Ordinaire " va s'coucher, Nini cachetonne au Tire-Bouchon !  Les salles étaient pleines - nous dit-on - à l'époque, Occupant comme Occupé ayant besoin de se changer les idées, de profiter (qui sait  ... peut-être ?) des éventuels derniers instants que le Sort leur réservait. Ceux qui ne sortaient pas préparaient le baby-boom car entre deux alertes, on se rassure comme on peut.

Et puis, comme on disait à l'époque, elle avait du chien, Nini et même plus que ça, un physique de rêve, une gouaille assurée avec en prime ce que l'on nomme au théâtre, une indéniable présence. Ce n'est certes pas Sandra Gabriel qui fera mentir le personnage !

Nous la découvrons, sculpturale, moulée dans un déshabillé sexy couleur de passion, la chevelure flamboyante.  Elle va nous raconter son histoire et celle de ceux qui l'ont précédée. Les femmes surtout car pour les hommes, disons qu' elle a quelques raisons de s'en méfier. Ils ont le droit de la regarder, sont même venus spécialement pour ça mais ... pas touche ! La dame a des principes et se considère comme " la première verticale de la famille " privilège que ne connurent pas Alphonsine, Clémence et Simone, ses : aïeule, grand-mère et mère. Car nécessité fait loi et en guise d'explication sinon d'excuse, sa mère disait " quand j' fais la chose, moi j' fais la morte. " Secrètement, Nini espère mieux que cela. L' Amour va se présenter  à elle arborant l'uniforme de l'autre camp. Il eut été difficile de ne pas remarquer Hans qui assista à son spectacle 16 soirs de suite. Une telle assiduité force la sympathie. Il était beau, bien élevé de quoi la changer de ceux qui ne voyaient en elle qu'une fille légère parce que court vêtue. Et il arriva ce qui devait arriver ... Je vous laisse imaginer la suite.

Sandra Gabriel mène ce spectacle tambour battant ce qui est de circonstance allez vous dire, allant jusqu'au transformisme pour évoquer les nombreux personnages qui traversent cette romantique histoire, laquelle sera illustrée par le biais de vidéos.

Pour la partie musicale, la comédienne dit plus les textes qu'elle ne les chante mais à cette infime et unique réserve près, son jeu est sans faille et elle passe du comique au dramatique avec une maîtrise absolue. Saluons au passage la remarquable mise en valeur concoctée par Gil Galliot et pour conclure, ne laissez surtout pas passer ce spectacle qui mérite incontestablement votre enthousiasme et vos applaudissements.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent