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05/01/2014

SWEET Summer SWEAT de Laurent Contamin

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A LA FOLIE THÉÂTRE

6, Rue de la Folie Méricourt

75011 PARIS


(M° Saint Ambroise)


Réserv. 01 43 55 14 80



Salle : Petite Folie,

Pl. 20 € - T.R. 15€

 

A 19h.30, vendredi & samedi


jusqu'au : 1er MARS 2014


 

Mise en scène : Claire Boyé


avec Romain Deroo (ou Nicolas Guigou) et Lola Bret


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On attend toujours quelque chose ou quelqu'un.


Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLou le sait bien elle qui, un jour d'anniversaire attend seule l'autobus et pourquoi pas, le prince charmant ? Précisément, un jeune homme arrive (Frank)  Comment capter son attention ?...

Pour parler vulgairement, elle ne va pas y aller avec le dos de la cuillère dans son grand numéro de drague, quitte à passer pour une folle absolue ! Mais tout vaut mieux que l'indifférence, n'est-ce pas ? 

Flash-back : Lou a 12 ans et reçoit une lettre de son père qui s'est fait la belle (peut-être bien dans tous les sens du terme ?) il y a 6 ans de cela. Pourtant un père, un vrai - c'est important pour une fille, même en ces temps de " mariage pour tous. "  car rien ne remplacera jamais ce lien tout à la fois étrange et solide, qui unit un père et sa fille. C'est bien connu. 

Et la liberté dans tout ça, allez vous dire ? Et bien, précisément c'est la grande et double préoccupation des ados qui cherchent à conjuguer indépendance et désir.

On veut rester libre et dans le même temps, on ne pense qu'à s'enchaîner ... Alors, forcément de contradiction en contradiction, ça fait des étincelles ! 

Et puis, il y a ceux qui sont victimes d'une véritable " mère juive " Ah ! les ruses de cette dernière pour garder encore et toujours son fiston chéri.

Or une vie passe vite et au bout du chemin il y a aussi - hélas - la maison de retraite où ont lieu parfois des retrouvailles, pas très glorieuses certes mais qui font chaud au coeur malgré tout. Avant d'en arriver là, des incidents de parcours peuvent avoir lieu et même l'accident majeur. En pareil cas, on trouve que " c'est un peu raide ". Quoique ! ...

Quand on y pense, les choses auraient pu tourner tout autrement et toute la question est de savoir si en dépit de tout, on veut rester.  

Lou et Franck (ce soir là ce fut Lola Bret et Romain Deroo)  passent brillamment d'un personnage à l'autre, d'une situation à l'autre avec l'énergie que procure seule la jeunesse.

Ils ont de la fantaisie à revendre, sont inattendus et s'offrent même le luxe d'être plus courageux que le Créateur puisqu'après le sixième jour ( non, séquence ) ils en ajoutent une septième au lieu de se reposer. Nous, spectateurs curieux de connaître la suite avons ri de bout en bout. Aussi, n'hésitez pas à aller les applaudir car ils le méritent bien.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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15:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/12/2013

Mademoiselle Frankenstein de Thierry Debroux

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A LA FOLIE THÉÂTRE

6, rue de la Folie Méricourt

75011 PARIS


(M° Saint Ambroise)


Loc. 01 43 55 14 80



les vendredi et samedi à 21h



jusqu'au : 1er MARS 2014


 

Mise en scène : Géraldine Clément et Frédéric Gray


avec Frédéric Gray et Christelle Maldague


 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgNous avons presque tous vu une ou plusieurs version(s) cinématographique(s) de Frankenstein, thème qui a fasciné certains et en a terrifié d'autres ...

Peu d'entre nous se sont alors demandé à qui nous devions l'apparition d'un tel personnage tout en hésitant à concéder la vedette au savant fou ou à sa créature ? Or, la naissance de ce mythe est assez incroyable.  

L'action plonge ses racines au début du 19ème siècle - en 1816 plus précisément - le poète Shelley ainsi que son épouse Mary se trouvent alors dans la villa du célèbre Byron où un violent orage retient tout le monde à domicile.

Une idée d'épreuve va alors germer dans ces cerveaux fertiles à savoir qui parmi ce petit groupe d'écrivains sera capable d'écrire au mieux et le plus rapidement possible, une nouvelle à tendance fantastique ? C'est Mary âgée seulement de 19 ans, qui gagnera cette compétition en inventant l'histoire du docteur Frankenstein et de son effroyable paternité.

Au cours des siècles, science et religion se sont souvent opposées, or le but de ce nouveau Prométhée (même s'il n'en est pas absolument conscient) est de défier le Ciel en réussissant à rendre la vie à un corps mort.

Perspective folle que la médecine n'a toutefois pas complètement abandonné, nous qui sommes désormais capables de remplacer les organes un à un avec pour but de prolonger ainsi éternellement (?) la vie.

Quinze ans après avoir été témoin de ce fol exploit littéraire, un certain Lazzaro Spallanzani  va donner rendez-vous à Mary Shelley sur les lieux même de cette expérience. 

L'action se déroule en un décor étrange, les meubles ayant été conçus par No Art, composés de métal ouvragé et ce n'est pas par hasard, ... cette matière étant comme chacun sait, conductrice d'électricité.

Les costumes portés par les deux personnages sont élégants et les conditions requises pour créer le plaisir des yeux au moment même où notre esprit sera captivé par ce qui se passe ... 

Frédéric Gray compose ici un personnage inquiétant, au regard hypnotique, à la diction étrange, tandis que Christelle Maldague alias Mary Shelley semble un peu perdue face à ce diabolique inquisiteur ... Mais les femmes ont des ressources insoupçonnées et la proie tétanisée sous le regard du vautour ne cessera de lui échapper.

Cette pièce écrite par Thierry Debroux nous plonge dans un sentiment de curiosité et d'incertitude, ce jusqu'à la fin, se révélant bien plus intelligente car plus analytique et plus complexe que ce qui nous avait été proposé jusqu'alors.

Signalons que l'auteur sera présent le 24 Janvier 2014 et pourra ainsi répondre aux questions - sans nul doute nombreuses - que les spectateurs ne manqueront pas de lui poser en fin de représentation. Pour ma part, la lecture de ces écrits se situant à 2 siècles d'intervalle va incontestablement agrémenter cette fin d'année ! 

 

Simone Alexandre


www.theatrauteurs.com

 

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14:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/12/2013

Entre temps, j'ai continué à vivre de Jacques Hadjaje


LUCERNAIRE

Centre National d'Art et d'Essai

53, rue Notre Dame des Champs 

75006 PARIS

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(M° N.D. des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34



Pl. de 10 à 30€


A 21h.30 du mardi au samedi

A 17h. le dimanche


jusqu'au : 2 FEVRIER 2014


 

(Texte édité chez L'Harmattan)


Mise en scène de l'auteur


avec Isabelle Brochard, Anne Didon, Guillaume Lebon, Delphine Lequenne, Laurent Morteau.

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgSpectacle fondé sur une série (9 au total) de non retrouvailles (ou de pseudo) car on ne se baigne jamais deux fois de suite dans la même eau d'un fleuve ...

Le lieu est un ancien puits de mine désaffectée et ils y ont vécu jadis, avant que ce que l'on nomme communément " la Crise " ait éparpillé tout le monde.

Les destins s'entrecroisent, on peine parfois à se reconnaître car le temps fait des ravages plus moralement que physiquement encore ...  La corde a cédé, on essaie de la renouer mais le noeud est par trop visible et peut-être pas si solide que ça ?

Deux soeurs se retrouvent mais l'accueil de celle qui est restée n'est pas très chaleureux. Deux copains peinent à se reconnaître, l'un s'est embourgeoisé, l'autre a honte face à lui, de n'être qu'un magasinier ... l'image d'une femme plane entre eux-deux. Tiens, un lapin ! ... L'ex-amoureuse restée seule s'est finalement mariée, il fallait bien un père pour élever la fille de celui qui s'était envolé. 

Quand une mère meurt, on se partage les photos ... Quand un père disparaît on en fait un héros alors que les circonstances furent plus dérisoires qu'on ne le supposait mais au final, tout cela n'est pas triste car c'est simplement la vie.

Le lieu de ces échanges sera limité à une estrade en pente sur laquelle les couples se succèdent, parenthèse entre hier et demain. Ils sont ici et maintenant, entre deux temps celui dont ils se souviennent, qui a disparu et cet avenir dont ils ignorent tout. Ne croyez surtout pas que la pièce soit triste car il n'en est rien. Ces neuf couples là sont portés par l'énergie vitale qui fait qu'ils ont continué à vivre alors que tout s'était effondré autour d'eux. Et puis, il y a cette musique qui explose entre chaque scène, créant une ambiance à la Kusturica. La vie continue à la façon de ces moteurs de véhicules qui calent parfois puis repartent en trombe pour adopter ensuite le bon rythme afin que le voyage puisse continuer.

Les comédiens s'impliquent corps et âme dans chacune de ces illustrations et on ressort du lieu en se disant que l'on a eu le privilège d'entendre un texte intelligent, où le fatalisme avait rendez-vous avec une sereine philosophie.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( Photos : Pierre Dolzani )

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15:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent