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05/12/2013

Vite ! plus que quelques jours ...

Fracas.jpg

- actuellement,

 

Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du faubourg du Temple

 

75011 PARIS

 

T. 01 48 06 72 34

 

Pl. 25 € - T.R. 15 €

 

- 26 ans : 10€

 

A 19h.30 du mardi au samedi, dimanche à 17h.

 

Jusqu'au 8 DECEMBRE 2013

 

 

Vu en juin dernier en un autre lieu,

 

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12:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/12/2013

La jeune fille et la mort d'Ariel Dorfman

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Théâtre PIXEL

18, Rue Championnet

75018 PARIS


(M° Simplon - Porte de Clignancourt)


Loc. 01 42 54 00 92


Pl. 16€ - T.R. 10€


www.theatrepixel.com


 

chaque dimanche à 17h.

 

 

jusqu'au 29 DECEMBRE 2013


 

Mise en scène : Massimiliano Verardi


avec Audrey Lange - Philippe Delaunay & Philippe Pierrard - 


Gerardo-Paulina-l.jpg

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCeux qui ne connaissent pas le film de Roman Polanski feront sans doute mentalement référence à " Portier de Nuit " de Liliana Cavani mais ici les rapports sont quelque peu différents, d'autant que Philippe Pierrard n'a rien de Dirk Bogarde, nous évitant ainsi le désormais trop banal syndrome de Stockholm !  Le comédien est ce que l'on nommait jadis " une rondeur " et ne ressemble pas au froid séducteur évoqué. Pourtant la même question se pose : comment une femme peut-elle réagir, même 15 ans après,  lorsqu'elle est confrontée à son bourreau ? ...

Le Chili a traversé une effroyable période de dictature, viols, assassinats, disparitions, tout fut bon pour conforter le pouvoir par la terreur et fait incroyable, en dépit de tout cela, ce régime conserve encore des partisans ! ...

Ensuite, quand la démocratie voulut se mettre en place, le problème s'imposa de savoir si une loi d'amnistie allait ou non être décrétée ou bien si une commission d'enquête se chargerait d'une éventuelle épuration.

Me Gerardo Escobar (Philippe Delaunay) vient d'être nommé par le nouveau président mais la nouvelle n'est encore connue de personne.

Paulina (Audrey Lange) attend son retour avec angoisse car il a plusieurs heures de retard et bien entendu le téléphone portable n'a pas encore été inventé. Elle guette donc son arrivée depuis le balcon de leur demeure. En fait, le véhicule de son époux a bêtement été victime d'une crevaison, ce dernier s'est retrouvé en panne de roue de secours et de toutes façons le cric nécessaire n'était pas dans la voiture ... Quelqu'un a fini par le dépanner et c'est là que le coup de théâtre va advenir car l'homme en question est de toute évidence, le tortionnaire de Paulina. On change physiquement en 15 ans mais un timbre de voix ne s'oublie pas, ni une odeur corporelle quand on a vécu de pareilles circonstances ...

L'avocat, époux de Lina a tout du diplomate de par son tempérament et ne risque pas bien entendu, de condamner sans preuves.  Il aura donc tendance à ne pas apporter immédiatement crédit aux assertions de sa femme si cruellement éprouvée dans le passé. Et puis, le Dr Miranda est tellement sympathique, rien d'un Mengelé ! 

Nous allons assister à ce huis-clos décliné à trois, jusqu'au dénouement final que je vous laisse découvrir, bien entendu.

Massimiliano Verardi a mis en scène cette pièce avec un sens inné du détail, les lumières ont également ici une grande importance. Le caractère spécifique des personnages et la nature extraordinaire de la situation font que chacun se trouve en quelque sorte sur le fil du rasoir. Roberto Miranda se réfugie dans le déni absolu, Gerardo Escobar ne sait que penser et Paulina rassemble toutes ses forces pour ne pas sombrer dans la folie ...

Cette pièce est âpre, prenante et ne laisse pas le spectateur qui la découvre pour la première fois, intact. Allez-y car ce thème mérite le détour. Je voudrais ajouter une mention spéciale concernant le jeu de Philippe Pierrard, époustouflant dans ce rôle pourtant peu facile.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Serge Feuillard )

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15:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/11/2013

Velouté de Victor Haïm

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS


(M° Abbesses ou Blanche)


loc. 01 42 33 42 03


Pl. 24€ - T.R. 13€


A 21h. jeudi, vendredi, samedi.

A 17h. le dimanche


jusqu'au : 29 DECEMBRE 2013


 

Mise en scène : Nicolas LUBOZ et David BOTTET


avec Laurence PORTEIL, David BOTTET & Nicolas LUBOZ


 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLa scénographie que nous découvrons en premier semble avoir été conçue par un tailleur de pierre mais reconnaissons que cet aspect froid et anguleux se révélera idéal puisque par voie de conséquence, nous focaliserons notre attention sur les personnages et uniquement sur eux. 

En outre, détail non négligeable, l'habillement de ces deux hommes puis de cette femme ne doit rien au hasard puisque judicieusement pensé, avec précision et un goût très sûr, ce qui est suffisamment rare à l'époque actuelle pour être souligné : contraste de noir et blanc avant que le rouge s'invite. Même dans une comédie moderne, on ne soulignera jamais assez l'importance de ces choix préalables.

A contrario l'habillement de celui qui se présente sera d'une évidente banalité : blouson de cuir, tee-shirt, jean et baskets. 

Rencontre de ces deux hommes en terrain d'embauche. Les dés sont pipés bien entendu et la lutte inégale. Ruse un peu " vicelarde " d'un côté et diplomatie obligatoire de l'autre. L'un a tous les pouvoirs, tandis que son vis-à-vis n'en a aucun. Ainsi va le monde ... Suprême raffinement de la part de celui qui est susceptible d'embaucher, faire dévier le discours en direction du dérisoire afin de constater comment son interlocuteur va réagir. Au réveil, chocolat ou café ? ...

Puis, avec une évidente insistance, il sera question de l'épouse de celui qui a toutes les clés en main. Il en fera l'éloge à diverses reprises afin que le candidat à ce banal poste de chauffeur de maître finisse par se demander : " mais où veut-il en venir ? " ... Notre postulant ne tardera pas à être renseigné et le piège à se refermer sur lui. 

David Bottet est fascinant d'onctueuse perversité. Maîtriser à ce point la manipulation d'autrui nous laisse pantois.

Laurence Porteil avec sa lisse et solide beauté, symbolise l'énigme que la femme représente aux yeux de presque tous les hommes. C'est la Sphinge réactualisée.

Nicolas Luboz joue habilement de la timidité de son personnage du début, pour s'affirmer au gré de l'évolution de l'action.

Il serait criminel de vous en dire plus, sinon que la pièce est à la fois onctueuse et vénéneuse comme un potage aux amanites phalloïdes, (ce dont personne ne saurait témoigner). En revanche, concernant le spectacle, je le puis et vous conseille même de le faire figurer au menu d'une soirée.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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12:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent