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11/04/2014

Les vaisseaux du coeur, d'après Benoîte Groult

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PETIT MONTPARNASSE

31, rue de la Gaité

75014 PARIS

 

(M° Gaité ou Edgar Quinet)

 

 

loc. 01 42 22 77 74

 

 

Pl. 18/32€ - de 26 ans : 10€

 

Ts les jours sauf dimanche et lundi à 19h.

dimanche à 17h.

 

 

Adaptation de Josiane PINSON

 

Mise en scène : Jean-Luc TARDIEU

 

avec Josiane PINSON et Serge RIABOUKINE

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCette histoire autobiographique, derrière la crudité des mots, traitée avec grande pudeur tant par le metteur en scène (Jean Luc Tardieu) que par les interprètes : Josiane Pinson et Serge Riaboukine nous épargne toute sensation de voyeurisme. Histoire d'une passion qui joue incroyablement les prolongations en s'offrant le luxe d'être pérenne !

Un homme, une femme - tout normalement - se rencontrent, se reconnaissent, se complètent, jusqu'à ne faire plus qu'un. Pourtant, tout au départ les séparait : culture (ou absence de) niveau social, sans compter les aléas de la vie ...

En dépit de tous ces obstacles et peut-être grâce à eux, le lien ne se brisera pas et perdurera jusqu'à la disparition de l'un des deux.

Josiane Pinson module ce texte avec bonheur, nous offrant ce personnage solaire de femme aimante en dépit de tout.

Serge Riaboukine prête à ce rôle d'homme rustique toute l'intelligence des êtres simples en phase avec la réalité.

Ce texte et cette pièce tombent à point nommé pour nous rappeler que les vraies valeurs, celles du coeur, du corps et de l'esprit ont encore quelque avenir en une époque où certains ne savent plus très bien ce qu'ils sont ...

La scénographie est d'une sobriété extrême, les artifices n'ayant rien à faire ici. Il ne suffit aux spectateurs que d'écouter avec leur coeur, au risque peut-être d'essuyer furtivement une petite larme en toute fin de pièce mais peut-on avoir honte de ses sentiments ? Certes non ! Puisque ces deux là ne trichent pas, nous aurions mauvaise grâce de le faire … Croyez-moi, allez-y car on a le coeur dilaté quand on en sort !  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Ingrid Mareski )

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08:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/04/2014

L'Aide Mémoire de Jean-Claude Carrière

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THÉÂTRE de l'ATELIER

1, Place Charles Dullin

75018 PARIS

 

(M° Anvers)

 

Loc. 01 46 06 49 24

 

T.l.j. sauf dimanche & lundi à 21h. 

Samedi suppl. à 16h.

Pl. de 15 à 39 €

 

 

( photo : Nathalie Hervieux)

 

 

 

Mise en scène, Ladislas Chollat

 

avec Sandrine Bonnaire et Pascal Greggory

 

 

 

« L’aide-mémoire » est un texte de Jean-Claude Carrière créé au théâtre de l’Atelier, avec Delphine Seyrig et Henri Garcin. C’est avec Sandrine Bonnaire et Pascal Greggory qu’il revient sur les lieux de sa création.

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgSi à la création en 1968 cette non histoire pouvait paraître novatrice, en 2014, elle a pris un sacré coup de vieux ! C’est un peu en dehors du temps, un peu ancré dans l’époque des sexualités sans question ni lendemains, et pour tout dire, un peu difficile à comprendre si tant est qu’il y ait quelque chose à comprendre. Peut-être ne faut-il qu’admettre sans se poser de question, à la manière d’un charbonnier fixant sa foi… 

 

Le talent des interprètes n’y est pour rien, Bonnaire reste lumineuse et tendrement rosse, Greggory ambigu et dissimulé, mais le texte a souffert des avancées de la modernité, et l’histoire ne tient plus que parce que nous voulons y croire. Pour reprendre la formule ultra célèbre de Cocteau « Quand un mystère vous échappe, il faut feindre d’en être l’organisateur ». Cette pièce paraît procéder de cette même logique, un peu facile, un peu roublarde.

 

La mise en scène de Ladislas Chollat n’arrange rien, qui semble demander aux deux personnages de se regarder jouer, mais pas se regarder l’un l’autre, ce serait trop simple,  mais se regarder eux-mêmes, et cette double distance n’est pas sans générer un long malaise, en dehors de cette interminable anecdote de la femme coucou qui fait son nid à la place des autres.

 

Ce dialogue entre surréalisme et incompréhension mutuelle, les deux personnages se croisant en fait sans vraiment se rencontrer, s’évitant aussi vite qu’ils se rapprochent, deux solitudes forcenées que la compagnie des autres  ne trouble pas, ces autres qui ne sont parfois que l’objet de note(s) sur un aide-mémoire, ce dialogue donc paraît être un morceau de choix, semble-t-il, souvent repris, en 1980 au Théâtre Saint-Georges par Caroline Cellier et André Dussollier, à la Comédie des Champs-Elysées en 1992 par Fanny Ardant et le merveilleux Bernard Giraudeau, au même endroit encore en 1993 par Jane Birkin et Pierre Arditi.

 

Ces reprises successives font de ce texte l’un des plus connus de la scène parisienne, et si nous vous conseillons d’y aller, c’est pour les comédiens, et rien que pour eux.

 

On a le sentiment que « l’Aide-mémoire » est entré au répertoire des dialogues du théâtre privé, un peu comme une pièce de passage, un relais que les générations successives de comédiens se repassent, comme une épreuve initiatique d’un rite qui nous échappe..

 

On peut y trouver son compte, ou passer complètement à côté.

 

Frédéric Arnoux ©

www.theatrauteurs.com

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14:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/04/2014

Le mardi où Morty est mort de Rasmus Lindberg

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THÉÂTRE DE L'AQUARIUM

Cartoucherie de Vincennes

Route du Champ de Manœuvre

75012 PARIS

 

M° Château de Vincennes

+ navette gratuite

 

Loc. 01 43 74 99 61

 

T.l.j.(sauf dimanche & lundi)

à 20h.30

matinée le dimanche à 16h.

 

jusqu'au : 13 AVRIL 2014

 

 

Mise en scène : François RANCILLAC

 

avec : Julien BONNET, Maxime DUBREUIL, Thomas GARNET, Laëtitia LE MESLE et Valérie VIVIER.

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgScénographie minimale : une sorte de palissade bicolore comme il en existe sur les chantiers, derrière laquelle les personnages apparaîtront, nous permettant de récupérer des têtes, puis des bustes … ( un peu comme à la télé )

De prime abord : utilisation maximale d'un comique de répétition qui semble ne jamais devoir finir. Le spectateur désorienté trouve refuge dans le rire.

Un couple âgé égrène les jours qui passent, confirmés par les changements de lumière. Il semble que le maximum de satisfaction puisse tenir dans un bol de café. What else ? Evocation d'un voyage à Copenhague dont le souvenir sera ressassé des années durant.

Arrêt brusque " au delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable " Un homme disparaît, une veuve est née. Cette dernière ne fera que jouer les prolongations puisqu'il est notoire qu'une catastrophe n'arrive jamais seule.

Dans l'intervalle, le pasteur débite son oraison : bla, bla, bla … bla, bla, bla !  L'homme de Dieu pète les plombs dans le secret de sa conscience.

Un autre homme court derrière son chien puis rencontre une femme au bord de l'hystérie. Télescopage de destinées : terme bien pompeux pour résumer ces existences ô combien dérisoires ! Rasmus Lindberg nous offre ici une philosophie du désabusement, laquelle recouvre le temps et l'espace en une obscure envie d'évasion compromise par un manque flagrant d'énergie décisionnelle. Cet auteur appartient à son époque et dénoncera donc ce qu'il subit, bon gré, mal gré.

Quand le temps privé de signification se traîne le seul recours réside dans une sorte de frénésie un peu névrotique et un bombardement de situations humoristiques. Johan, Edith, Amanda, Herbert, Sonny sans oublier Morty (le chien) s'agiteront donc sous nos yeux pour tenter de vivre (un temps) tout simplement, comme nous faisons tous. " Elle est pas belle, la vie ? " !!! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Jean-Louis Fernandez )

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10:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent