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24/06/2014

Marcelle et Marcel de Marc Delaruelle

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 MANUFACTURE DES ABBESSES

7, Rue Véron

75018 PARIS

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

Loc. 01 42 33 42 03

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

 

 

jeudi, vendredi et samedi à 21h,

 

dimanche à 17h.

 

 

jusqu'au : 27 JUILLET 2014

 

 

Texte et mise en scène : Marc DELARUELLE

 

avec Claude MAILHON et Patrice RICCI

 

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIl faut parler des choses graves non pas légèrement mais avec une brillante légèreté ce que Marc Delaruelle maîtrise parfaitement.

Chaque vieillissement est un drame, pour les artistes encore plus, eux dont le narcissisme exacerbé constitue le fonds de commerce ...

Imaginez deux comédiens ayant remporté un succès international dans les rôles respectifs de Roméo et Juliette lesquels, au fil des décennies ressemblent forcément, de moins en moins à leurs personnages.

C'est le sort inéluctable qui guette ceux que l'on nommait jadis " les jeunes premiers. "

L'épreuve est rude et vécue ici différemment. Marcelle et Marcel forment un couple tant à la ville qu'à la scène : double drame. L'exploit est ici de nous faire rire de bout en bout.

Patrice Ricci fait preuve d'une énergie et d'une drôlerie incroyables dans ce rôle d'acteur vieillissant, lequel refuse d'admettre l'évidence.

A contrario sa partenaire, Claude Mailhon, accueille la situation avec philosophie et bienveillance pour son double irascible.

Le rire protège des émotions, c'est bien connu et sans lui, sans doute serions nous chaque jour un peu plus désespérés par la constatation du temps qui passe or ces deux là n'ont rien perdu de leur charme non plus juvénile certes mais bien présent. 

Ici, nul désespoir, l'auteur étant talentueux (ce n'est un mystère pour personne) et ce couple de comédiens fait bien plus qu'être à la hauteur de la situation.

Par conséquent, allez-y, je vous promets de passer en leur compagnie un excellent moment et en dépit de l'éternelle querelle des Anciens et des Modernes, des trouvailles farfelues de certains metteurs en scène ou de l'impuissance des affaires culturelles, le théâtre lui est bien vivant surtout quand il est porté de la sorte.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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10:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/06/2014

La Tragédie de Siâvosh - Création -

 Théâtre de l’Épée de Bois

 

Cartoucherie de Vincennes

 

Route du Champ de Manœuvre

 

75012 PARIS

 

 

(M° Château de Vincennes puis autobus 112)

 

 

Loc. 01 48 08 39 74

 

Pl. 18€ - T.R. 12 & 14€ - 12 ans : 7 €

 

jeudi à 20h.30 - samedi à 16h & dimanche à 15h.30

 

 

jusqu'au : 29 JUIN 2014

 

 

Mise en scène et écriture : Farid Paya

 

d'après " Le Livre des Rois " de Ferdowsi

 

Musique : Bill Mahder

 

 

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Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgSecond volet de la trilogie inspirée du Livre des Rois, récit mythologique persan que l'on doit au poète Ferdowsî, surnommé " Le Recréateur de la langue persane " Il s'agit d'une épopée riche en rebondissements faisant état des affrontements de deux empires voisins.

- Siâvosh, fils de Kâvous - roi d'Irân, s'est vu enseigner l'art des armes par le célèbre Rostam dont nous avons fait la connaissance lors de l'épisode précédent. Or l'épouse royale va tomber amoureuse du jeune homme ...

Cette autre Phèdre, ne pouvant obtenir la réciprocité, cherchera à le perdre et le monarque amoureux fera preuve d'une naïveté assez incroyable !

Une femme éconduite ne recule devant rien pour assouvir sa vengeance. 

Après moult péripéties, le jeune guerrier ira se réfugier auprès du monarque voisin, ennemi de son père.  Les honneurs qui lui seront rendus déclencheront la jalousie du frère de son hôte et son destin sera alors scellé.

Les Anciens faisaient beaucoup de cas des Oracles et tout ce qui fut prédit se réalisera. Exception faite concernant le rôle titre, chaque comédien interprète successivement deux ou trois personnages ce qui demande une souplesse de jeu assez remarquable même si cela constitue un frein à l'incarnation individuelle car tout va très vite. Ce théâtre est avant tout un théâtre d'action au cours duquel combats et chants sont réglés au millimètre près. Élégante sobriété de la scénographie, beauté indéniable des costumes tout est destiné à réjouir les yeux et contenter l'esprit.

En fin de représentation, un comédien rappelle les problèmes que rencontrent plus que jamais les intermittents du spectacle et ceux-là sont bien placés pour en parler eux qui ont déjà payé un lourd tribut au gouvernement précédent. Notre solidarité les accompagne.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos  Agathe Poupeney - PhotoScène )

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15:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/06/2014

CAPRICES d'après Francisco di Goya, de José Drevon

THÉÂTRE de l'ATALANTE

10, Place Charles Dullin

75018 PARIS

 

(M° Anvers, Abbesses, Pigalle)

 

Réserv. 01 46 06 11 90

 

Pl. 20€ - T.R. 12 & 15€

 

Lundi, mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

 

jeudi et samedi à 19h

 

Relâche le dimanche

 

 

jusqu'au : 24 JUIN 2014

 

 

Mise en scène : Guillaume Dujardin

assisté d'Elodie Guibert

 

 

avec : Maxime Kerzanet

 

 

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLa nuit, quand on ne dort pas, tout devient cauchemardesque, c'est alors la descente en un puits, coup de grisou garanti. Mais il est vrai que certains aiment avoir peur ou recherchent ce que d'aucuns nomment " l'inspiration " par des voies inavouables …

Où Goya trouvait-il ces faciès souvent horrifiques ? La guerre n'explique pas tout. Un visage peut trahir mille et un vices cachés et l'oeil du peintre s'ingéniait à les déceler. Caricatures ? Que nenni ! Le pinceau de l'artiste se transformait en ciseau de sculpteur pour mieux fouailler les âmes. Etrangement, ses modèles ne le fuyaient pas, bien au contraire ! La noblesse pourtant habituée aux flatteries sollicitait le miroir tendu par la toile. Ne fut-il pas le protégé de deux rois successifs ? ...

Dans la pénombre de la cave, un corps halète, un esprit pratique l'introspection sans épargner le jugement des autres qu'il ne ménagera pas tant il lui reste peu d'illusions.

Saviez vous que Goya était sourd ? Sourd et lucide apparemment. Quand une fonction fait défaut on la remplace par une autre … Ses oreilles cadenassées l'excluent de ce monde où pourtant il gravite, où il est recherché, honoré, en dépit des images qu'il restitue.

Maxime Jerzanet est un Goya très crédible et s'expose à nos yeux tel un Christ ou un Bouddha vivant, témoin-victime de la société qui l'abrite. On pense également à Edgar Poe tant cette vision flirte avec le fantastique. 

Alors si vous aimez les spectacles hors normes, si en plus vous recherchez la fraîcheur, non des églises mais des caves, ce moment atypique est pour vous, ne le laissez surtout pas passer.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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Crédit photo :  Patrice Forsans, Atelier Contrast

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16:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent