Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/12/2013

Anna Cappelli de Annibale Ruccelo

A.Capelli-h.jpg

ABC THÉÂTRE

14, rue de Thionville

75019 PARIS


( M° Ourcq )


Loc. 01 42 08 05 46


Pl. 10€ - T.R. 8€


prochaine représentation,

vendredi 20 DECEMBRE 2013 à 21h.


 

Mise en scène : Thierry Gaudin


avec Margherita Bertoli


 


Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAprès un prologue pour le moins inattendu qui nous fera toucher du doigt les vicissitudes du métier d'interprète, la pièce commence un peu à la façon d'une comédie de Dario Fo, nous exposant la vie de tous les jours d'une jeune italienne qui rêve du prince charmant en regardant les classiques sentimentaux à la télé.

Anna semble avoir développé un sentiment de frustration au contact de sa soeur cadette qui occupe désormais la chambre qu'elles partageaient (sans doute ?) avant le mariage de cette dernière. 

Comme il n'y avait pas assez de place pour tout le monde, l'aînée toujours célibataire, a dû alors louer une chambre chez une vieille dame-à-chats, ce qui dérange la locataire au plus haut point. C'est qu'elle a du caractère notre Anna ! 

Durant le jour, elle travaille en qualité de secrétaire dans un service de la mairie et ne manquera pas d'attirer l'attention puis de tomber amoureuse de son supérieur hiérarchique,Tonino Scarpa.

L'homme vit dans une immense maison où la donzelle ne tardera pas à s'installer. 

Seulement voilà, tandis qu'Anna cultive sans réserve sa passion dévorante, Tonino profite de la situation tout en se gardant bien de lui passer la bague au doigt et ce qui devait arriver, arrivera à savoir que l'homme rassasié lui fera part un jour de sa décision de prendre la tangente en l'abandonnant à son triste sort.

Il n'en fallait pas plus à cette ultra-possessive pour se transformer aussitôt en mante religieuse. La comédie sociale virera alors au drame pour ne pas dire à la tragédie et heureusement que ce moderne Jason n'a pas procréé, sinon la famille entière y serait passée !

Margherita Bertoli assume le grotesque horrifique de la situation avec une indéniable habileté car il n'était pas facile d'affronter un tel rôle, ce dont elle s'acquitte avec une évidente maestria.

Soyez nombreux à aller l'applaudir car elle le mérite bien. 

 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

nvelle-Medee.jpg

Logo ABC.jpg

20:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/12/2013

Vite ! plus que quelques jours ...

Fracas.jpg

- actuellement,

 

Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du faubourg du Temple

 

75011 PARIS

 

T. 01 48 06 72 34

 

Pl. 25 € - T.R. 15 €

 

- 26 ans : 10€

 

A 19h.30 du mardi au samedi, dimanche à 17h.

 

Jusqu'au 8 DECEMBRE 2013

 

 

Vu en juin dernier en un autre lieu,

 

2577549593.jpg

Logo théâtre de Belleville.jpg

12:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/12/2013

La jeune fille et la mort d'Ariel Dorfman

Paulina-seule.jpg

Théâtre PIXEL

18, Rue Championnet

75018 PARIS


(M° Simplon - Porte de Clignancourt)


Loc. 01 42 54 00 92


Pl. 16€ - T.R. 10€


www.theatrepixel.com


 

chaque dimanche à 17h.

 

 

jusqu'au 29 DECEMBRE 2013


 

Mise en scène : Massimiliano Verardi


avec Audrey Lange - Philippe Delaunay & Philippe Pierrard - 


Gerardo-Paulina-l.jpg

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCeux qui ne connaissent pas le film de Roman Polanski feront sans doute mentalement référence à " Portier de Nuit " de Liliana Cavani mais ici les rapports sont quelque peu différents, d'autant que Philippe Pierrard n'a rien de Dirk Bogarde, nous évitant ainsi le désormais trop banal syndrome de Stockholm !  Le comédien est ce que l'on nommait jadis " une rondeur " et ne ressemble pas au froid séducteur évoqué. Pourtant la même question se pose : comment une femme peut-elle réagir, même 15 ans après,  lorsqu'elle est confrontée à son bourreau ? ...

Le Chili a traversé une effroyable période de dictature, viols, assassinats, disparitions, tout fut bon pour conforter le pouvoir par la terreur et fait incroyable, en dépit de tout cela, ce régime conserve encore des partisans ! ...

Ensuite, quand la démocratie voulut se mettre en place, le problème s'imposa de savoir si une loi d'amnistie allait ou non être décrétée ou bien si une commission d'enquête se chargerait d'une éventuelle épuration.

Me Gerardo Escobar (Philippe Delaunay) vient d'être nommé par le nouveau président mais la nouvelle n'est encore connue de personne.

Paulina (Audrey Lange) attend son retour avec angoisse car il a plusieurs heures de retard et bien entendu le téléphone portable n'a pas encore été inventé. Elle guette donc son arrivée depuis le balcon de leur demeure. En fait, le véhicule de son époux a bêtement été victime d'une crevaison, ce dernier s'est retrouvé en panne de roue de secours et de toutes façons le cric nécessaire n'était pas dans la voiture ... Quelqu'un a fini par le dépanner et c'est là que le coup de théâtre va advenir car l'homme en question est de toute évidence, le tortionnaire de Paulina. On change physiquement en 15 ans mais un timbre de voix ne s'oublie pas, ni une odeur corporelle quand on a vécu de pareilles circonstances ...

L'avocat, époux de Lina a tout du diplomate de par son tempérament et ne risque pas bien entendu, de condamner sans preuves.  Il aura donc tendance à ne pas apporter immédiatement crédit aux assertions de sa femme si cruellement éprouvée dans le passé. Et puis, le Dr Miranda est tellement sympathique, rien d'un Mengelé ! 

Nous allons assister à ce huis-clos décliné à trois, jusqu'au dénouement final que je vous laisse découvrir, bien entendu.

Massimiliano Verardi a mis en scène cette pièce avec un sens inné du détail, les lumières ont également ici une grande importance. Le caractère spécifique des personnages et la nature extraordinaire de la situation font que chacun se trouve en quelque sorte sur le fil du rasoir. Roberto Miranda se réfugie dans le déni absolu, Gerardo Escobar ne sait que penser et Paulina rassemble toutes ses forces pour ne pas sombrer dans la folie ...

Cette pièce est âpre, prenante et ne laisse pas le spectateur qui la découvre pour la première fois, intact. Allez-y car ce thème mérite le détour. Je voudrais ajouter une mention spéciale concernant le jeu de Philippe Pierrard, époustouflant dans ce rôle pourtant peu facile.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

Miranda-Gerardo.jpg

( photos : Serge Feuillard )

Logo théâtre pixel.jpg

15:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent