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16/09/2014

Un tango en bord de mer de Philippe Besson

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THÉÂTRE 14

20, avenue Marc Sangnier

75014 PARIS

 

(M° Porte de Vanves)

 

Loc. 01 45 45 49 77

 

 

Du 9 Septembre au 25 Octobre 2014

 

Mardi, vendredi, samedi à 20h.30

Mercredi, jeudi à 19h

Matinée le samedi à 16h

 

Mise en scène : Patrice Kerbrat

 

avec Jean-Pierre Bouvier et Frédéric Nyssen

 

 

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Un bar, nocturne et désert, en bord de mer.

  

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgC'est là qu'aura lieu la rencontre fortuite (?) de deux hommes et très rapidement, une atmosphère lourde va s'installer ...

L'aîné des deux (la cinquantaine) est un écrivain de renom lequel est de passage en cette ville pour y donner une conférence.

Son vis-à-vis, nettement plus jeune (la trentaine) est nerveux, prompt à réagir et l'on décèle une sorte de rancoeur entre ces deux là qui se sont connus intimement, ont vécu ensemble une passion tumultueuse dont l'un des deux s'est un jour littéralement arraché, sans l'ombre d'une explication.

Et les voilà à nouveau, face à face. Les non-dits de l'époque pourront-ils être formulés ? … Vodka aidant, les langues ne tarderont pas à se délier, une tendresse encore inavouée à faire son apparition.

Napoléon disait " devant l'amour une seule victoire, la fuite ! " - Si le problème était aussi simple, cela se saurait depuis longtemps. L'autre adage : " loin des yeux, loin du coeur " est une formule aussi creuse que la précédente.

Beaucoup de couples sont persuadés vivre ensemble alors qu'en réalité ils ne font que vivre côte à côte. Or ces deux hommes étaient tout à la fois plus lucides et plus exigeants.  

Leurs problèmes respectifs furent aggravés par la différence d'âge bien sûr, mais surtout par le fait qu'il est difficile (voire impossible) de vivre en couple dès lors que l'un des deux écrit. Il subsistera toujours un jardin secret dans lequel l'autre ne pourra pénétrer que par effraction. Cette situation s'accepte ou pas.

Comment vont-ils après s'être retrouvés régler la question ? C'est ce que vous essaierez de découvrir en vous rendant au Théâtre 14 où ce dialogue parsemé d'apartés introspectifs capte complètement l'attention du public, les deux comédiens, Jean-Pierre Bouvier et Frédéric Nyssen incarnant parfaitement leur personnage respectif ce, avec puissance et pudeur. A ne surtout pas manquer !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( Photos : Véronique Vercheval )

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14:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/09/2014

Chambre froide de Michele Lowe

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La Pépinière Théâtre

7, rue Louis-le-Grand

75002 PARIS

 

(M° Opéra)

 

Tél. 01 42 61 44 16

 

 

Pl. 22 à 42 €

 

A 21h. du mardi au samedi

Matinée le samedi à 16h.

 

 

Adaptation et mise en scène : Sally Micaleff

 

avec Pascale Arbillot, Anne Charrier et Valérie Karsenti.

 

 

Drôles de dames ...

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLa série télévisuelle " Desperate Housewives " faisant un tabac auprès de certains (certaines, surtout) depuis des années, il était fatal qu'un théâtre s'inspirât - au moins partiellement - du thème,  à son tour.

 

Trois femmes, jeunes et belles et surtout pas célibataires … ont coutume de se rencontrer et d'échanger bien sûr, leurs impressions d'épouses et pourquoi pas de mère ? 

 

Comme les couples amis sortent souvent ensemble, les maris sont là également mais on ne fera que les entendre depuis la pièce à côté, c'est à dire le salon, alors que ces dames se contentent de hanter la cuisine où elles sont censées tout préparer pendant que leurs hommes s'éclatent " entre mecs."

Il faut bien reconnaître qu'il en va presque toujours de même dans nos sociétés européennes soi-disant " avancées. " 

 

C'est ainsi que nous apprendrons que le mari de Nicky est sur le point d'effectuer un petit séjour à l'ombre pour détournement de fonds, que celui de Molly a programmé son téléphone afin qu'elle puisse spontanément lui dire qu'elle l'aime toutes les deux heures et qu'enfin l'époux de Debra s'apprête à convoler en injustes noces avec une femme friquée. Grande est alors la tentation d'ajouter " elle est pas belle, la vie ? " … Avouez qu'il y a largement de quoi se transformer en mante religieuse ce que nos trois complices ne vont pas tarder à devenir.

 

En attendant, les dames s'agitent beaucoup, font beaucoup de bruit et pas pour rien, se jalousent un petit peu au passage comme toute femme qui se respecte mais restent solidaires car il est prouvé depuis longtemps que seule l'union féministe fait la force de celles qui ont un jour eu le malheur de dire : " oui "

 

Les situations sont excessives, frisant parfois la caricature mais le public rit de bon coeur ce qui tombe bien car on est venu pour cela. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

CHAMBRE FROIDE Photo libre de droits (c)dr.jpg

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14:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/09/2014

LES COMBATS D'UNE REINE Grisélidis Réal

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MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron

75018 PARIS

 

M° Abbesses ou Blanche

 

Réserv. 01 42 33 42 03

 

 

 

du 28 AOUT au 19 OCTOBRE 2014

 

A 21h. jeudi, vendredi, samedi

dimanche à 17h.

 

Durée : 1h.15

 

Adaptation et mise en scène : Françoise COURVOISIER

 

avec Judith MAGRE, Elodie BORDAS, Françoise COURVOISIER

 

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Trois lieux, trois-personnages-en-un, trois époques.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCôté jardin, Grisélidis trentenaire, (Elodie Bordas) emprisonnée, purge une peine pour quelques grammes de marijuana. Elle attend angoissée, le jour et l'heure de son procès évoquant l'homme qu'elle aime lequel ne se manifeste plus, impatiente de retrouver ses enfants qui l'attendent dehors.

 

Côté cour, l'adaptatrice-interprète : Françoise Courvoisier juchée sur un tabouret de bar campe une Grisélidis d'âge mûr, en pleine possession de ses moyens, cette gagneuse gérant avec méthode l'activité qui est la sienne, carnet noir en mains.

 

Au centre du plateau, celle qui restera le pilier de la pièce, la talentueuse Judith Magre, éternellement belle, vaillante tout comme le personnage qu'elle incarne, Grisélidis septuagénaire qui après s'être battue contre la société mène une lutte acharnée contre La Maladie tout en se voulant épicurienne jusqu'au bout ... 

 

Oh, certes, les pudibonds (venus peut-être par hasard ?) auront de quoi se scandaliser car cette Trinité ne mâche pas ses mots ! 

 

" On ne vivra jamais assez avant de crever " clame cette femme qui a tout vu, tout vécu et revendique haut et fort le droit d'être ce qu'elle est. Elle ajoutera du reste, " que vaut-il mieux prostituer, son cul ou son âme ? " 

 

Durant toute sa vie, Grisélidis Réal a transcendé l'esclavage du sexe en une soif de liberté qui assainissait les turpitudes de ses clients grâce à la générosité qui était la sienne, écrire ayant sans doute pour elle, ensuite, un rôle purificateur ?

 

Il reste toujours quelque chose d'un mauvais départ dans la vie et Gisélidis enfant eut de quoi se plaindre de sa mère qu'elle n'a cependant jamais cessé de chérir.

Elle a donc rendu au centuple ce qu'elle n'avait jamais reçu.

 

Selon sa volonté, sur sa tombe figurera en guise d'épitaphe, ces simples mots,

 

 " Ecrivain(e), peintre et prostituée " 

 

Ainsi soit-il ! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Augustin Rebetez )

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16:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent