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12/09/2014

Chambre froide de Michele Lowe

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La Pépinière Théâtre

7, rue Louis-le-Grand

75002 PARIS

 

(M° Opéra)

 

Tél. 01 42 61 44 16

 

 

Pl. 22 à 42 €

 

A 21h. du mardi au samedi

Matinée le samedi à 16h.

 

 

Adaptation et mise en scène : Sally Micaleff

 

avec Pascale Arbillot, Anne Charrier et Valérie Karsenti.

 

 

Drôles de dames ...

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLa série télévisuelle " Desperate Housewives " faisant un tabac auprès de certains (certaines, surtout) depuis des années, il était fatal qu'un théâtre s'inspirât - au moins partiellement - du thème,  à son tour.

 

Trois femmes, jeunes et belles et surtout pas célibataires … ont coutume de se rencontrer et d'échanger bien sûr, leurs impressions d'épouses et pourquoi pas de mère ? 

 

Comme les couples amis sortent souvent ensemble, les maris sont là également mais on ne fera que les entendre depuis la pièce à côté, c'est à dire le salon, alors que ces dames se contentent de hanter la cuisine où elles sont censées tout préparer pendant que leurs hommes s'éclatent " entre mecs."

Il faut bien reconnaître qu'il en va presque toujours de même dans nos sociétés européennes soi-disant " avancées. " 

 

C'est ainsi que nous apprendrons que le mari de Nicky est sur le point d'effectuer un petit séjour à l'ombre pour détournement de fonds, que celui de Molly a programmé son téléphone afin qu'elle puisse spontanément lui dire qu'elle l'aime toutes les deux heures et qu'enfin l'époux de Debra s'apprête à convoler en injustes noces avec une femme friquée. Grande est alors la tentation d'ajouter " elle est pas belle, la vie ? " … Avouez qu'il y a largement de quoi se transformer en mante religieuse ce que nos trois complices ne vont pas tarder à devenir.

 

En attendant, les dames s'agitent beaucoup, font beaucoup de bruit et pas pour rien, se jalousent un petit peu au passage comme toute femme qui se respecte mais restent solidaires car il est prouvé depuis longtemps que seule l'union féministe fait la force de celles qui ont un jour eu le malheur de dire : " oui "

 

Les situations sont excessives, frisant parfois la caricature mais le public rit de bon coeur ce qui tombe bien car on est venu pour cela. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

CHAMBRE FROIDE Photo libre de droits (c)dr.jpg

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14:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/09/2014

LES COMBATS D'UNE REINE Grisélidis Réal

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MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron

75018 PARIS

 

M° Abbesses ou Blanche

 

Réserv. 01 42 33 42 03

 

 

 

du 28 AOUT au 19 OCTOBRE 2014

 

A 21h. jeudi, vendredi, samedi

dimanche à 17h.

 

Durée : 1h.15

 

Adaptation et mise en scène : Françoise COURVOISIER

 

avec Judith MAGRE, Elodie BORDAS, Françoise COURVOISIER

 

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Trois lieux, trois-personnages-en-un, trois époques.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCôté jardin, Grisélidis trentenaire, (Elodie Bordas) emprisonnée, purge une peine pour quelques grammes de marijuana. Elle attend angoissée, le jour et l'heure de son procès évoquant l'homme qu'elle aime lequel ne se manifeste plus, impatiente de retrouver ses enfants qui l'attendent dehors.

 

Côté cour, l'adaptatrice-interprète : Françoise Courvoisier juchée sur un tabouret de bar campe une Grisélidis d'âge mûr, en pleine possession de ses moyens, cette gagneuse gérant avec méthode l'activité qui est la sienne, carnet noir en mains.

 

Au centre du plateau, celle qui restera le pilier de la pièce, la talentueuse Judith Magre, éternellement belle, vaillante tout comme le personnage qu'elle incarne, Grisélidis septuagénaire qui après s'être battue contre la société mène une lutte acharnée contre La Maladie tout en se voulant épicurienne jusqu'au bout ... 

 

Oh, certes, les pudibonds (venus peut-être par hasard ?) auront de quoi se scandaliser car cette Trinité ne mâche pas ses mots ! 

 

" On ne vivra jamais assez avant de crever " clame cette femme qui a tout vu, tout vécu et revendique haut et fort le droit d'être ce qu'elle est. Elle ajoutera du reste, " que vaut-il mieux prostituer, son cul ou son âme ? " 

 

Durant toute sa vie, Grisélidis Réal a transcendé l'esclavage du sexe en une soif de liberté qui assainissait les turpitudes de ses clients grâce à la générosité qui était la sienne, écrire ayant sans doute pour elle, ensuite, un rôle purificateur ?

 

Il reste toujours quelque chose d'un mauvais départ dans la vie et Gisélidis enfant eut de quoi se plaindre de sa mère qu'elle n'a cependant jamais cessé de chérir.

Elle a donc rendu au centuple ce qu'elle n'avait jamais reçu.

 

Selon sa volonté, sur sa tombe figurera en guise d'épitaphe, ces simples mots,

 

 " Ecrivain(e), peintre et prostituée " 

 

Ainsi soit-il ! ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Augustin Rebetez )

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16:24 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/09/2014

FAUTE D'IMPRESSION de Laurence Sendrowicz

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

 

7, rue Véron

 

75018 PARIS

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

Tél. 01 42 33 42 03

 

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

 

Depuis le 20 Août jusqu'au : 11 Octobre 2014

 

du mercredi au samedi à 19h.

 

Texte écrit et interprété par : Laurence Sendrowicz

 

Mise en scène et scénographie : Nafi Salah

 

 

 

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Combien frustrants peuvent être parfois certains métiers de l'ombre ! ... Il en va ainsi pour ceux que l'on nomme " les nègres " mais nous ne saurions oublier les traducteurs. Les premiers écrivent tandis que d'autres signent, les seconds doivent s'efforcer de ne pas tomber sous le coup de la terrible sentence : " traduttore, traditore " et personne ou presque ne fait l'effort de se souvenir de celui ou celle qui a construit la traduction.

Or, il n'est pas rare qu'un traducteur soit lui-même auteur d'ouvrages souvent méconnus les éditeurs recherchant en permanence le livre qui deviendra un best-seller.

Comment éviter qu'une victime de refus réitérés ... ( alors qu'il faut bien reconnaître qu'actuellement on édite tout et n'importe quoi ) ait envie de se mettre en avant, quitte à quelque peu sortir des rails imposés par sa fonction ?  Ne serait-ce pas rétablir ainsi le bon ordre des choses ? … 

Fany Barkowicz, cette tâcheronne tout entière consacrée à jouer les passeurs de romans policiers du célèbre Daniel G. va un jour, au fil de la traduction de ce thriller de montagne, déraper comme sur un glacier.

Du reste si l'éditeur lui demande de traduire, c'est bien parce qu'il ne peut lire lui-même le texte original. Espérons le du moins … Alors, passez muscade !

Laurence Sendrowicz à qui nous devons la traduction du théâtre d'Hanokh Levin (nous ne l'en remercierons jamais assez) connaît bien les états d'âme de ce métier.

Elle va donc dresser ce portrait de femme, traductrice scrupuleuse pendant 10 ans, épouse aimante, mère de deux enfants, laquelle va brusquement partir en vrille ... 

La mise en scène de Nafi Salah est sobre, précise et ce qui est dit est agrémenté de pauses sonores judicieusement choisies lesquelles ne ralentissent nullement le rythme bien au contraire. Seule petite réserve, à deux reprises du monologue, la comédienne boule le texte de façon délibérée puisqu'il y a répétition du procédé or quand un spectateur ne peut pleinement et entièrement savourer ce qu'il entend, c'est peut-être dommage ? Mais ne soyons pas trop rigoriste et puis si les montagnes russes s'invitent ce n'est peut-être pas complètement par hasard puisque le lieu de l'action du polar en question n'a pas été indiqué mais allez y ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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09:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent