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11/11/2014

Le Temps des Suricates de Marc CITTI

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THÉÂTRE DES BÉLIERS PARISIENS

 

14bis, rue Sainte-Isaure

 

75018 PARIS

 

(M° Jules Joffrin)

 

Loc. 01 42 62 35 00

 

 

Pl. de 10 à 26€

 

les mercredi, jeudi et vendredi à 19h

 

 

Mise en scène : Benjamin BELLECOURT

 

avec Marc CITTI et Vincent DENIARD

 

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Beaucoup de comédiens rêvent de jouer un jour Hamlet (le rôle titre bien sûr) mais comme pour le Royaume des Cieux, " il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus." Alors on se retrouve comme un suricate en plein désert, épiant de tous côtés sans rien voir venir. Ce n'est pas absolument ce qui advient à nos deux comédiens car à défaut d'avoir la possibilité d'incarner le personnage principal, l'un est Horatio (quand même !) et l'autre devra il est vrai, se contenter de multiplier les apparitions dans la pièce. Ce qui crée en cette loge un climat ... un peu spécial.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpg- Edouard (Vincent Deniard) possède une belle stature et en dépit de l'évidence ne semble pas être satisfait de son physique. Il faut dire qu'une critique acerbe l'y a quelque peu aidé. (A ce sujet, nous ne serons jamais assez conscients des dégâts que les journalistes soi-disant spécialisés peuvent commettre.) c'est lui qui joue Horatio dans la pièce.

 

- Mathieu (Marc Citti)  est son absolu contraire : petit, nerveux et très extraverti contrairement à son compagnon de loge, il semble constamment sur la brèche. Insatisfait certes mais conservant, cultivant " la niaque " comme on dit. Il se plaint souvent mais est toujours prêt à rebondir. 

 

Que font deux comédiens quand ils attendent le moment de passer sur scène ? Ils se concentrent, quand ils le peuvent … répètent un texte qu'ils ne maîtriseront réellement que sur le plateau, lequel texte semble (le trac aidant) de plus en plus leur échapper et quand il leur reste du temps, se font des confidences plus ou moins volontaires.

 

Comme en toute situation tendue, c'est à la fois drôle voire carrément comique et un peu dramatique aussi. Par leurs moyens d'expression différents les deux comédiens se mettent en valeur l'un l'autre, nous attendrissent, nous font rire, nous émeuvent parfois. Bref, un seul reproche : c'est trop court car lorsque ça s'arrête les spectateurs n'ont vraiment pas envie de partir. Pour un peu - si c'était possible - on crierait " bis "  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Lisa Lesourd )

Théâtre des Béliers Parisiens.jpg

09:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/11/2014

Le temps des Suricates aux Béliers parisiens (annonce)

09:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/11/2014

Huis Clos de Jean-Paul Sartre

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THÉÂTRE de POCHE MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

(M° Montparnasse)

 

Loc. 01 45 44 50 21

 

 

À 21h du mardi au samedi

 

À 15h le dimanche

 

jusqu'au : 11 JANVIER 2015

 

 

Mise en scène : Daniel COLAS

 

 

avec : Marianne EPIN, Daniel COLAS, Mathlde PENIN et Philippe RIGOT

 

 

 

Scénographie minimale :  3 vastes poufs carrés, de couleur  immaculée, disposés de façon éparse font penser à des fragments de banquise échus sur la mer de l'Intranquillité tandis que les 3  personnages souffrent effectivement d'un brusque réchauffement climatique.

 

En fond de scène une colonne supporte le fameux Barbedienne et c'est tout. 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgLe premier visiteur est introduit par celui que l'auteur a nommé sobrement Le Garçon. Ce rôle épisodique est confié à Phlippe Rigot, très majordome austère.

 

- Daniel Colas (Garcin) qui a également signé la mise en scène est un locataire survolté, lequel s'il était encore vivant, risquerait fort un fatal coup de sang.

 

- Mathilde Penin est une Estelle élégante, d'une beauté marmoréenne qui dut en un passé récent rendre les hommes littéralement fous d'elle, confrontés qu'ils étaient à son altière distance ...

 

- Le personnage d'Inès revient à Marianne Epin laquelle pour ce rôle, n'a nullement cherché à se rapprocher du physique de l'emploi. Elle compense ce choix délibéré en étant coupante comme un Opinel et mordante comme un aspic.

 

De toutes les pièces de Sartre celle ci est incontestablement la plus jouée puisque l'apparente préoccupation métaphysique nous interpelle tous. Car enfin si l'Enfer existe, c'est quoi ? ...

De toute évidence on nous a raconté des histoires car il n'y a ni pals, ni grils ni entonnoir de cuir mais des instruments bien plus dangereux, à savoir Le Souvenir, (entendez les remords) et " Les Autres " qui partagent ad vitam le même sort.

Ici, plus précisément - l'Inquisition à trois voix où chacun attise les remords de l'un puis de l'autre et réciproquement à la façon dont on réactive les braises d'un foyer. Peu à peu et en dépit des réticences, nous finirons par tout savoir. Mais comme l'Espoir a la vie dure, Garcin se souviendra que " la femme est l'avenir de l'homme " tandis qu'Inès tiendra un raisonnement sensiblement différent, à savoir que l'homme ne peut que se résumer au passé de celle qu'elle convoite. Encore faudrait-il que celle-ci soit d'accord et c'est là que le bât blesse ! 

L' athéisme de Sartre était-il persuadé que l'on ne saurait être tranquille même dans l'au-delà ? Ou bien est-ce un drame personnel que l'auteur a ici transposé ? L'enfer est-il personnifié par les autres ou bien se limite t-il à Garcin et aux tourments introspectifs qu'il s'inflige lui-même ? Ceux que la question intéresse trouveront peut-être la réponse en se rendant au Poche-Montparnasse auprès de ces trois excellents comédiens.  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Huis-Clos.jpg

 ( photo : Jean-François Delon )

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07:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent