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21/11/2014

Céline : Dieu, qu'ils étaient lourds ! (annonce)

 

THEATRE LA REINE BLANCHE

 

2 bis, passage RUELLE

 

75018 PARIS

 

Tél. 01 40 05 06 96

11:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/11/2014

Troyennes, texte de Kevin Keiss d'après Euripide

visuel-Troyennes.jpg

Théâtre 13 / Seine

 

30, rue du Chevaleret

 

75013 PARIS

 

 

 

(M° Bibliothèque F.Mitterrand)

 

tél. 01 45 88 62 22

 

 

Pl. 24€ - T.R. 16€

 

le 13 de chaque mois tarif unique : 13€

 

À 19h30 : mardi, jeudi, samedi

À 20h30 : mercredi, vendredi

À 15h30 le dimanche

 

jusqu'au : 14 DECEMBRE 2014

 

 

Mise en scène : Laétitia GUEDON

 

avec Blade Mc Ali M'Baye (Poséidon et Athéna) Mounya Boudiaf (Andromaque) Kevin Keiss (Coryphée) Adrien Michaux (Talthybios) Pierre Mignard (Ménélas) Marie Payen (Hécube) Valentine Vittoz (Hélène) Lou Wenzel (Cassandre)

 

 

 

 

" Au pays des aveugles, les borgnes sont rois "

 

Voilà la phrase qui m'est venue automatiquement à l'esprit face aux propos dithyrambiques lus çà et là, concernant ces " Troyennes " ( l'article défini ayant sombré corps et biens lors de la traduction ) la démarche se fixant pour but de réactualiser la millénaire tragédie euripidienne.

Rendons cependant à César ce qui lui appartient. : Kevin Keiss a effectivement effectué un travail remarquable sur le plan de la traduction adaptatrice et son interprétation du Coryphée fait davantage que tenir la route. Adrien Michaux dans le rôle de Talthybios est juste et bien distribué. Malheureusement et en règle générale, la direction d'acteurs a laissé filtrer quelques approximations. 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgEn effet, l'auteur antique ne gagne rien à se voir infliger cette liaison fort heureusement éphémère avec Marilyn Monroe de même que son verbe, n'est nullement mis en valeur au gré d'une cohabitation avec ce langage inarticulé que l'on nomme beat-box. Vous l'avez compris, même en tutoyant les textes anciens  la préoccupation première est de " rester dans le vent " sinon nous sommes perdus. J'ai failli oublier la chanson " les enfants du Pirée " qui accompagnent l'entrée de Cassandre tant il est vrai que l'on a les références que l'on peut.

Certains spectateurs habitués, contaminés par l'indigence actuelle verront là un ou plusieurs traits de génie alors qu'à mes yeux - sans doute blasés - je ne constate qu’une démarche gratuite, boiteuse, et une vaine ineptie.

Toutefois, signalons que la sobre et signifiante scénographie réalisée par Soline Portmann mérite bien d'être évoquée, mieux : saluée ! 

L'espace scénique est surplombé d'une sorte d'immense suspension en acier qui joue parfaitement bien avec la lumière, symbolisant de façon évidente ces épées de Damoclès prêtes à fondre en pluie sur les personnages mythiques tandis qu'une simple palissade résumera Troie détruite par la folie des hommes et la colère des Dieux. 

Seule Hécube bénéficiera d'un semblant de costume tout symbolique ( ô combien !)  tandis que tous les autres personnages du spectacle sembleront s’être vêtus aux Puces. Une intelligente stylisation n'aurait-elle pas alors été mille fois préférable ? ...

Si contestable que soit lors du prologue, l'amalgame qui est fait des deux personnages : Poséidon / Athéna et l'utilisation anachronique (ce ne sera pas l'unique) d'un micro, la vision de cette longue traîne obscure portée magistralement par Blade Mc Ali M'Baye est - il faut bien le reconnaître - d'un fulgurant esthétisme.

Je ne vous ferai pas l'injure de résumer ici la tragédie que la plupart des spectateurs professionnels connaissent; quant aux autres je leur laisserai le soin, et la chance, de la découvrir même si elle est ici parasitée par des références bassement contemporaines puisque nous constatons cette manie de tout ramener à nos dérisoires proportions.

Pourtant, il n’aura échappé à personne que les tragédies mettent en scène des dieux ou demi-dieux ainsi que des rois dont nos modernes démocraties ont sans aucun doute perdu la perceptive quintessence. 

Ce n'est pas par hasard si les Anciens chaussaient le cothurne alors que désormais nous allons pieds nus, et au risque de me voir taxée de panthéisme théâtral, je vous abandonne à cette réflexion.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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  ( photo : Alain Richard )

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10:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/11/2014

Chat en poche de Georges Feydeau

autrenom_modifié-1.jpgTHÉÂTRE ARTISTIC ATHÉVAINS

 

45 bis, RUE Richard Lenoir

 

75011 PARIS

 

(M° Voltaire)

 

Tél. 01 43 56 38 32

 

 

Pl. 30€ - T.R. 15 & 20€

 

- de 26 ans : 10€

 

 

 

À 20h. le mardi,

À 19h, mercredi, jeudi

À 20h30 vendredi

À 16h et 20h30 samedi

À 16h. dimanche

 

 

Du 14 NOVEMBRE au 31 DECEMBRE 2014

 

 

Mise en scène : Anne-Marie LAZARINI

 

 

avec Jacques BONDOUX, Cédric COLAS, Giulia DELINE, David FERNANDEZ, Frédérique LAZARINI, Sylvie PASCAUD, Dimitri RADOCHEVITCH

 

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La belle idée que faire débuter ce spectacle par le célébrissime « Duo des chats », car Rossini nous semble être à la musique ce que Feydeau est au théâtre : un accélérateur de particules.. Anne Marie Lazarini, dans son théâtre Artistic Athévains assure la mise en scène assez fine et tout en efficacité de « Chat en poche ». On peut se demander ce que veut dire « efficacité » c’est simplement qu’elle a su éviter le piège dans lequel ses confrères ou consœurs tombent généralement des cris injustifiés, des cavalcades inutiles et des effets lourdingues, parce que c’est Feydeau. Ici pas de porte qui claque, pas de placard, pas de bruit excessif.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgL’auteur donne d’emblée le ton : nous sommes dans une maison où règne une folie douce. Rien n’est cohérent, tout est admis, un peu comme dans les rêves, où l’irrationnel paraît être plausible.

Pour forcer la dose, le décor et les costumes ont pris des teintes un peu bonbon anglais, et cela correspond parfaitement au nonsense tout britannique qu’est ce texte.

Les personnages sont tous plus allumés les uns que les autres, une phrase suffit à emporter leur décision, un a priori leur sert de raisonnement, une impression devient une conviction.
Si stupides soient-ils, ils n’en sont pas moins tous très attachants, les unes animées de l’espoir d’un dernier éclat de séduction, les autres assurés de leur importance et de leur finesse dans leur bonhomie satisfaite, et les plus jeunes dans leur benoîte innocence. 

Nous n’allons pas résumer l’histoire, qui est à la vérité une suite de quiproquos, d’erreurs, de faux jugements, d’approximations et de non-dits. Tout est absurde donc tout dévient crédible. A l’inverse de ce que disait Talleyrand en affirmant que « ce qui est excessif est insignifiant », ici puisque c’est excessif c’est peut-être vrai…

Le talent de l’auteur est de faire passer tout cela sous des mots d’esprits plaisants, un mot en entraînant un autre,  qui peuvent trouver un écho jusque dans nos mœurs contemporaines.

La distribution est parfaitement homogène et chaque comédien marque sa place avec talent et énergie dans ce maelstrom ponctué de musique, qui reste l’argument de l’histoire.

Ce « Chat en poche », tout en naïveté est également une pièce en faveur de la sincérité, de l’affection et des sentiments. Il n’y a pas de méchanceté là-dedans, rien que de la fraicheur de la joie de vivre et une chasse certaine à la morosité. Pour finir, bien évidemment,  nos jeunes personnages se retrouveront alors que rien ne les destinait à cela. 

En fait, ce qu’il y a de bien avec Feydeau, c’est que c’est toujours bien.

Parce que c’est joyeux et nerveux, sans aucune pesanteur, courez voir ce joli spectacle coloré et vivant. C’est jusqu’au 31 décembre, et vous ne  risquez que d’y trouver 1h20 de joie complète. 

 

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Marion Duhamel ) 

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13:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent