Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/03/2017

Cendres de cailloux de Daniel Danis

aff.cendres-cailloux.jpg

 

 

LA BOUSSOLE

 

29, rue de Dunkerque

 

75010 PARIS

 

 

 

(M° Gare du Nord)

 

loc. 01 85 08 09 50

 

Pl. de 21 à 33€

 

https://www.theatre-la-boussole.com/

 

du mercredi au samedi à 20h30

 

dimanche à 20h

 

jusqu'au : 9 AVRIL 2017

 

Mise en scène : Christian BORDELEAU

 

 

Musique originale : Geneviève MORISSETTE

 

avec,

 

Solène GENTRIC : Shirley

 

Marie MAINCHIN : Pascale

 

Franck JOUGLAS : Coco

 

Philippe VALMONT : Clermont

 

cendres-2.jpg

 


Tragédie rurale, poème théâtral à quatre voix, où la notion de temps est éclatée. Chacun raconte ce qui s'est passé et ce n'est qu'à force de recoupements que le spectateur remettra en ordre toute l'histoire.

Ces hommes et ces femmes aux destins imbriqués sont à la recherche d'une intensité de vie au sein de cette nature sauvage que l'Amérique du Nord a su préserver.

Clermont ( Philippe Valmont ) a fui Montréal à la suite d'un drame au cours duquel sa femme est morte. La douleur a fait de lui un taiseux crispé sur sa souffrance.


Il a choisi de quitter la ville pour s'installer à la campagne en compagnie de Pascale sa fille, ( Marie Mainchin ) une adolescente qu'il protège avec tout ce qui lui reste d'énergie.

 

Ils essaient l'un et l'autre de reconstruire leur vie marquée à jamais par le viol et l'assassinat d'Eléonore, épouse et mère …
L'ex-citadin va acheter une ferme tombée en presque ruine et se lancer à corps perdu dans sa remise en état.

Il y a une bande dans le village unis comme les cinq doigts d'une main tous plus ou moins amoureux de Shirley cette amazone champêtre ( Solène Gentric ) qui obsède plus particulièrement Coco ( Franck Jouglas )

Entre ces cinq là, c'est " à la vie, à la mort " et l'arrivée de nos deux citadins va quelque peu perturber l'ordre ( ou le désordre ) établi. D'autant que l'indomptable Shirley vient de tomber en amour en voyant Clermont et " ses yeux de loup " …

 

les3-table.jpg

( photos : Laurent LAFUMA )

 



Certains êtres attirent le drame car le destin ( ou karma diront certains ) les poursuit.

Christian Bordeleau à qui nous devions déjà la découverte de Michel Tremblay nous offre ici une pièce puissante jusqu'à l'âpreté, envoûtante également, au vocabulaire imagé comme seul le pratique encore " la belle province " ...

Tous les amoureux du Québec y trouveront leur compte.

Allez-y car Daniel Danis est vraiment un auteur à connaître. Vous ne pourrez que l'apprécier.

Ajouterai-je que par son jeu sensible, Philippe Valmont m'a complètement bluffée mais sachez que ses partenaires sont chacun " in the right place " quant à l'interprétation de leur personnage respectif.

Sachez également que le texte édité à l'Arche est en vente à la fin du spectacle ce, à destination des spectateurs qui voudraient prolonger le plaisir ...




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

10:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/03/2017

Au bord du lit d'après Guy de Maupassant

Aff.Maupassant.jpg

 

 

THEATRE L'ARCHIPEL

 

17 boulevard de Strasbourg

 

75010 PARIS

 

 

 

(M° Strasbourg St-Denis)

 

loc. 01 73 54 79 79

 

https://www.larchipel.net/

 

Pl. de 12 à 20€

 

Salle Rouge

 

chaque jeudi à 21h

 

Adaptation et mise en scène : Frédéric Jacquot

 

avec Elisa Birsel, Lina Veyrenc & Frédéric Jacquot

 

F.Jacquot-L.Veyrenc.jpg

( photo : E. Vayn )

 

 

Le spectacle commence par un éloge affamé de la femme, monologue savoureux ayant valeur d'amuse-gueule avec lequel Frédéric Jacquot se régale ; il n'est pas le seul et ce n'est que le début du festin.

 

Sacha Guitry disait,

- " Hmmm ! ... je suis contre les femmes, tout contre. "

 

Guy de Maupassant joua souvent - on le sait - de cette promiscuité là. Les propos que nous allons entendre sont donc le fait d'un connaisseur et d'un assidu.

 

Eloge des relations éphémères, le mariage étant le pire ennemi de l'amour comme le clament tous les célibataires endurcis.

 

Ah ! si les baldaquins pouvaient parler, gageons que l'Histoire de France prendrait une autre tournure  …

 

Crédit-ph.B.Pons.jpg

( photo : B. Pons )

 

Chacun sait que lorsque les hommes sont entre eux, ils commentent leurs bonnes fortunes mais croyez-vous que les femmes fassent autrement ?

 

Soit dit en passant, le MLF nous fit perdre bien des avantages, une femme n'ayant jamais autant de pouvoir que lorsqu'elle feint d'être victime.

 

Car de tout temps, l'homme se figura que c'était lui qui tirait les ficelles alors qu'en réalité ses partenaires le menaient par le bout du nez. Eloge de la différence qui engendre un curieux impact à une époque où l'androgynie est revendiquée comme une victoire sur l'état naturel.

 

Par la finesse de ses observations, leur hardiesse également, Maupassant nous donne la nostalgie d'un temps révolu : celui où l'on prenait le temps d'aimer, d'être victime consentante ou femme dominatrice ( au choix ) l'ère du copinage n'ayant pas encore cours.

 

Scène-3-ph.B.Pons.jpg

( photos : B. Pons )

 

Confidences, échange de points de vue, anecdotes croustillantes, roueries féminines, je ne vous livrerai ici aucun secret qu'il vous faut absolument écouter sur place.

 

Sachez toutefois qu' Elisa Birsel et Lina Veyrenc rivalisent de drôlerie et d'élégance souvent coquine, tandis que leur partenaire masculin passe avec aisance d'un personnage à l'autre nous entraînant dans un tourbillon d'où l'humour n'est jamais absent.

 

Le texte est bien entendu un petit joyau de la langue française, l'esprit y est subtil et le rythme du spectacle enlevé. Allez-y sans tarder car on ne saurait bouder un tel plaisir.

 

 

Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

11:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent