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19/11/2014

Chat en poche de Georges Feydeau

autrenom_modifié-1.jpgTHÉÂTRE ARTISTIC ATHÉVAINS

 

45 bis, RUE Richard Lenoir

 

75011 PARIS

 

(M° Voltaire)

 

Tél. 01 43 56 38 32

 

 

Pl. 30€ - T.R. 15 & 20€

 

- de 26 ans : 10€

 

 

 

À 20h. le mardi,

À 19h, mercredi, jeudi

À 20h30 vendredi

À 16h et 20h30 samedi

À 16h. dimanche

 

 

Du 14 NOVEMBRE au 31 DECEMBRE 2014

 

 

Mise en scène : Anne-Marie LAZARINI

 

 

avec Jacques BONDOUX, Cédric COLAS, Giulia DELINE, David FERNANDEZ, Frédérique LAZARINI, Sylvie PASCAUD, Dimitri RADOCHEVITCH

 

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La belle idée que faire débuter ce spectacle par le célébrissime « Duo des chats », car Rossini nous semble être à la musique ce que Feydeau est au théâtre : un accélérateur de particules.. Anne Marie Lazarini, dans son théâtre Artistic Athévains assure la mise en scène assez fine et tout en efficacité de « Chat en poche ». On peut se demander ce que veut dire « efficacité » c’est simplement qu’elle a su éviter le piège dans lequel ses confrères ou consœurs tombent généralement des cris injustifiés, des cavalcades inutiles et des effets lourdingues, parce que c’est Feydeau. Ici pas de porte qui claque, pas de placard, pas de bruit excessif.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgL’auteur donne d’emblée le ton : nous sommes dans une maison où règne une folie douce. Rien n’est cohérent, tout est admis, un peu comme dans les rêves, où l’irrationnel paraît être plausible.

Pour forcer la dose, le décor et les costumes ont pris des teintes un peu bonbon anglais, et cela correspond parfaitement au nonsense tout britannique qu’est ce texte.

Les personnages sont tous plus allumés les uns que les autres, une phrase suffit à emporter leur décision, un a priori leur sert de raisonnement, une impression devient une conviction.
Si stupides soient-ils, ils n’en sont pas moins tous très attachants, les unes animées de l’espoir d’un dernier éclat de séduction, les autres assurés de leur importance et de leur finesse dans leur bonhomie satisfaite, et les plus jeunes dans leur benoîte innocence. 

Nous n’allons pas résumer l’histoire, qui est à la vérité une suite de quiproquos, d’erreurs, de faux jugements, d’approximations et de non-dits. Tout est absurde donc tout dévient crédible. A l’inverse de ce que disait Talleyrand en affirmant que « ce qui est excessif est insignifiant », ici puisque c’est excessif c’est peut-être vrai…

Le talent de l’auteur est de faire passer tout cela sous des mots d’esprits plaisants, un mot en entraînant un autre,  qui peuvent trouver un écho jusque dans nos mœurs contemporaines.

La distribution est parfaitement homogène et chaque comédien marque sa place avec talent et énergie dans ce maelstrom ponctué de musique, qui reste l’argument de l’histoire.

Ce « Chat en poche », tout en naïveté est également une pièce en faveur de la sincérité, de l’affection et des sentiments. Il n’y a pas de méchanceté là-dedans, rien que de la fraicheur de la joie de vivre et une chasse certaine à la morosité. Pour finir, bien évidemment,  nos jeunes personnages se retrouveront alors que rien ne les destinait à cela. 

En fait, ce qu’il y a de bien avec Feydeau, c’est que c’est toujours bien.

Parce que c’est joyeux et nerveux, sans aucune pesanteur, courez voir ce joli spectacle coloré et vivant. C’est jusqu’au 31 décembre, et vous ne  risquez que d’y trouver 1h20 de joie complète. 

 

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Marion Duhamel ) 

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13:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/11/2014

Les coquelicots des tranchées de Georges-Marie Jolidon

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THÉÂTRE 14

JEAN-MARIE SERREAU

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

(M° Porte de Vanves)

 

loc. 01 45 45 49 77

 

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

 

- de 26 ans & chômeurs : 11€

 

mardi, mercredi, jeudi & 18€

 

vendredi et samedi.

 

DU 11 NOVEMBRE au 31 DECEMBRE 2014

 

Adaptation et mise en scène : Xavier LEMAIRE

 

avec Bérangère DAUTUN, Sylvia BRUYANT, Christophe CALMEL, Marion CHAMPENOIS, Eva DUMONT, Franck JOUGLAS, Céline MAUGE, Didier NIVERD, Manuel OLINGER, Thibault PINSON, Vincent VIOTTI, Philipp WEISSERT

 

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Comment évoquer la guerre de 14, cent ans après ? 

Les ouvrages ne manquent pas, certes mais comment relater les faits avec objectivité que l'on soit patriote (terme tombé quelque peu en désuétude) ou pacifiste convaincu ? C'est là que le bât blesse, que la bifurcation risque de se présenter …  

De curieux coquelicots fleurissaient alors dans les tranchées.

Au début, les soldats étaient partis la fleur au fusil, pressés de faire oublier 1870 : on allait reprendre l'Alsace et la Lorraine - ça c'était le but annoncé - les raisons réelles étant économiques (comme toujours) pour devenir réellement géopolitiques une fois le processus engagé.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPour l'heure, nous sommes en plein cœur de ce que l'on désigne sous le terme de " La Grande Guerre " celle qui dura 4 ans et fit 10 millions de morts et 20 millions de blessés (les chiffres varient quelque peu selon les sources) mais les conséquences furent sans précédent puisqu'il s'agissait de la Première Guerre Mondiale.

Il n'était donc pas facile d'aborder ce thème sans risquer le rejet ennuyés de certains.

 L'auteure (Georges-Marie Jolidon) et Xavier Lemaire eurent recours à la technique shakespearienne laquelle consiste comme chacun sait, à intercaler des scènes drôles (voire carrément burlesques) afin de ménager de bénéfiques respirations dans le déroulement de la tragédie. 

Le rythme de la pièce est excellent et nous passons en permanence du front à l'arrière, de la casemate à la ferme familiale où règne la rigoureuse dame Gertrud, rôle interprété de façon magistrale par Bérangère Dautun dont le jeu est sans équivalent dans le ciel théâtral actuel.

Une grande, très grande comédienne mais je ne vous apprends rien.

Certes on peut reprocher au metteur en scène d'avoir parfois dans les scènes burlesques un peu forcé le trait, rendant généraux et chef d'Etat assez ridicules.

L'évocation de Clemenceau côté jardin n'est pas d'un goût très sûr mais … bon !

Nous avons par ailleurs un aperçu de l'esprit du temps, époque à laquelle les hommes savaient ce qu'ils voulaient, étant prêts à donner leur vie en accord avec leurs convictions.

C'est donc une belle fresque historique qui nous est présentée là, y compris cette saisissante scène du 27 mai 1917 laquelle illustre bien l'impitoyable atrocité de la guerre. ( Ceux qui se posent des questions au sujet de cette date précise, trouveront la réponse en allant voir cette pièce aux multiples péripéties qu'il serait stupide de vous narrer. )

Un très grand moment de théâtre dont les sentiments aussi privés que personnels ne sont pas exclus bien au contraire. A voir en priorité car si " un devoir de mémoire " existe, c'est bien celui-là.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos LOT ) 

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20:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les coquelicots des tranchées (bande annonce)

 

Actuellement et jusqu'au 31 Décembre,

 

au Théâtre 14 Jean Marie Serreau

 

20, avenue Marc Sangnier 75014 PARIS

 

Tél. 01 45 45 49 77

10:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/11/2014

King Kong Théorie de Virginie Despentes

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THÉÂTRE La PÉPINIÈRE

 

7, rue Louis le Grand

 

75002 PARIS

 

 

(M° Opéra)

 

Loc. 01 42 61 44 16

 

 

Pl. 29€ - samedi : 32€

 

- de 26 ans : 12€

 

À 19h. du mardi au samedi

 

  

Adaptation : Valérie de Dietrich et Vanessa Larré

 

Mise en scène : Vanessa Laré

 

Avec, Anne Azoulay, Valérie de Dietrich, Barbara Schulz

 

 

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Virginie Despentes (nouvelle Grisélidis Réal)  appelle un chat… une chatte !

 

Elle nous présente ici sa vision réprobatrice de la société patriarcale qui perdure un peu partout sur le globe.

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPour ce faire et grâce à la complicité de Vanessa Larré, elle nous présente ces trois amazones des temps modernes, lesquelles destinent leurs flèches à la gent masculine, bien entendu.

 

Si le mâle dans toute l'acception du terme évoque King-Kong à ses yeux, pourquoi singer le langage peu choisi et même carrément trivial des hommes quand ils se déchaînent ?

Vous l'avez compris, il faut combattre l'autre sur son propre terrain en utilisant les mêmes armes. Et puisque choquer est encore le moyen le plus rapide (sinon le plus efficace) pour attirer l'attention, empruntons le verbe d'un Bigard (ce maître du raffinement) pour constater qu'elle y met le paquet. 

 

Car le néo-féminisme, c'est quoi au juste ?...

 

Certains répondront que ce sont des femmes qui prennent leurs désirs pour des réalités et que rien ne peut changer : un homme (même inverti) restant un homme et une femme une femme. Si l'idéal réside dans la complémentarité avec compréhension réciproque, force est de reconnaître qu'il n'en est pas toujours ainsi. Debout les frustrées de la terre, manifestons notre désaccord en dénonçant cette organisation binaire hautement restrictive !

 

Certes, tout ce que nous entendons est vrai mais gagnerait à être dit d'une autre façon, disons … plus subtile. Tous les hommes ne sont pas des violeurs il existe aussi parmi eux des victimes. L'idéal féminin n'existe pas plus que l'idéal masculin ce sont des fantasmes, de simples rêves et le rêve n'a nul besoin de réalité mais plutôt d'idéalisme pour survivre.

 

Trois comédiennes qui n'ont pas froid aux yeux : Anne Azoulay, Valérie de Dietrich et Barbara Schulz portent cette parole aussi contestataire que revendicatrice. C'était une gageure et elles s'en acquittent parfaitement car en dépit de toutes ces provocations et même disons le, vulgarité délibérée, elles restent féminines même arborant, attaché à la taille, un énorme olisbos de couleur sombre, lequel ne résume que la violente apparence des choses …

 

À voir, si le cœur vous en dit, mais (de préférence) pas en famille, car déconseillé aux moins de 16 ans.  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : François Berthier ) 

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08:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/11/2014

King Kong Théorie (bande annonce)

07:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent