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20/02/2015

Annonce : BLIND DATE à La Huchette

 

 

http://www.theatre-huchette.com/

 

 

Sur un banc de la place San Martin à Buenos-Aires, un célèbre écrivain aveugle reçoit les confidences d'inconnus. Amour, folie et passion sont au coeur de cette oeuvre d'une beauté terrifiante. Suspense et humour garantis.

17:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/02/2015

COCKPIT CUISINE, les voyages domestiques de Marcel Blondeau

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LE GRAND PARQUET

 

Jardin d'Eole

 

35 Rue d'Aubervilliers

 

75018 PARIS

 

(M° Stalingrad ou Riquet)

 

Loc. 01 40 05 01 50

 

http://www.legrandparquet.net/

 

Pl. 18€ - T.R. 12€

- 26 ans : 6€

RSA : 3€

 

jusqu'au 22 FEVRIER 2015

 

 

A 14h le jeudi, A 20h. vendredi, samedi

 

A 16h le dimanche

 

par la Cie : LA BANDE PASSANTE

 

Mise en scène : Harry Holtzman

 

avec : Laurent Fraunié, Benoît Faivre, Francis Ramm

 

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Chineurs et autres bricoleurs du dimanche, à vos marques ! Ce spectacle devrait vous intéresser.

Moi qui prends mes jambes à mon cou dès qu'il s'agit de bidouiller 2 fils électriques, on peut se demander ce que j'étais venue faire là. Pour tout vous dire, le Grand Parquet est un lieu que j'aime, cette baraque en tôle devient un Paradis hétéroclite dès que l'on en franchit la porte, une sorte de caverne d'Ali Baba ce qui précisément tombe bien. Dès que l'on a quitté la salle d'accueil où nous est servi un thé à la menthe digne du pays dont il vient, on découvre cette fois du côté scène, une annexe d'Emmaüs où sur le plateau s'éparpillent les vestiges des années 40, ? 50 ? ..mais pas au delà. En voyant cela, on se demande aussitôt comment nos parents pouvaient vivre parmi de telles horreurs !  Et pourtant …

 

Marc, le personnage principal, le plus souriant des trois (ce qui est un euphémisme car les deux autres, Bertrand et François pardonnez l'expression, font la gueule du début jusqu'à la fin) tant il est vrai que leur cousin les cantonne dans leurs rôles d'accessoiristes alors que  - qui sait ? - ils ont peut-être des âmes d'inventeurs ?

 

Mais revenons à Marc que nous quitterons peu du reste car c'est lui qui est chargé de nous relater la genèse de l'histoire puisque c'est précisément le même qui vient de faire cet héritage pour le moins encombrant. Marcel Blondeau ainsi se nommait le propriétaire de tout ce bric-à-brac Un spécialiste du voyage immobile, grand collectionneur d'objets inutiles devant l'Eternel. 

 

Au fil des photos de famille, des écrits du disparu aussi, nous allons tout savoir et même tenez, faire un petit voyage en Russie. Car la compagnie " Bande Passante " est capable de transformer le moindre bout de ficelle en fil d'Ariane pour aller n'importe où et même sur la lune, pourquoi pas ?

 

Ces trois bidouilleurs patentés ne reculent devant rien pour amener le rêve en le faisant passer par un écran. De vrais cinéastes ! Et les écrans sont nombreux parmi tout ce bazar encombré de fils électriques. Lampes, loupe, objets miniatures tout est bon pour faire revivre le passé en faisant croire au présent.

 

 

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Alors certes, n'oublions pas que ce spectacle est à la base destiné aux enfants ayant atteint l'âge de déraison, c.a.d. 7 ans et comme le précisait une certaine pub "  destiné aux jeunes de 7 à 77 ans " ce qui pour la plupart d'entre nous laisse encore quelque marge ...

 

 

Aussi et à condition que vous ayez su préserver votre âme d'enfant, ce spectacle est pour vous.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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11:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/02/2015

Marie Tudor de Victor Hugo

 

PEPINIERE THEATRE

 

7, rue Louis le Grand

 

75002 PARIS

 

(M° Opéra)

 

loc. 01 42 61 44 16

 

http://www.theatrelapepiniere.com/

 

Pl. 24 à 44€

 

 

A 21h du mardi au samedi

 

Matinée le samedi à 16h

 

 

Mise en scène : Philippe Calvario

 

 

avec : Cristiana Reali, Jean-Philippe Ricci, Jean-Claude Jay, Philippe Calvario ou Benjamin Guillet, Régis Laroche ou Pierre-Alain Leleu, Jade Fortineau, Anatole de Bodinat, Stanislas Perrin, Pierre Estorges, Robin Goupil, Valentin Fruitier et Thomas Gendronneau.

 

 

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Marie Tudor : malheureuse histoire d'une femme amoureuse, celle d'une reine trompée. Il n'est pas rare que la haine succède à l'amour éperdu, puis bafoué.

Fabiano Fabiani est un aventurier, un vulgaire coureur de dot qui a eu la chance de plaire à la souveraine. Depuis, elle lui distribue sans compter les privilèges, le comblant d'honneurs, de Pouvoir et d'argent.

 

Or parmi les titres dont le favori a hérité, figure celui de lord Talbot, ce fidèle serviteur de Catherine d'Aragon ( mère de Marie ) qu'Henri VIII fit décapiter après confiscation de ses biens. Fabiani qui a eu vent de l'affaire veut faire disparaître la preuve de l'héritage détourné et pour cela est prêt à tout.

Séduire une femme, assassiner un homme, qu'est-ce pour lui ? (surtout en ce dernier cas, s'il s'agit d'un juif) seulement, il y eut un témoin de la scène : Gilbert, protecteur de Jane chez qui le filou se rend chaque soir en catimini. L'engrenage est prêt : le drame est en route ...

 

Gilbert après avoir été son protecteur s'apprêtait à épouser Jane dont il ignore le noble lignage. Or voilà que le séducteur surgit sous ses yeux alors qu'il vient de tuer un homme.

La reine quant à elle a également appris la trahison de Fabiano lequel ne compte plus le nombre d'ennemis qu'il s'est fait tant de par sa position que grâce ou à cause de son comportement général ...

 

La machination désespérée se met en place.

 

 

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Philippe Calvario à l'instar de nombreux metteurs en scène a voulu dépoussiérer l'oeuvre et pour cela n'a pas lésiné sur les moyens.

Sans être tout à fait originale, la scénographie est assez esthétique, à la limite du clinquant. ( bling-bling, qui a dit : bling-bling ? ) Certains tiqueront à l'écoute de cette musique de scène appartenant non pas au XVI ème siècle mais empruntée au XX ème … d'autres s'esclafferont comme ce fut le cas lors de bon nombre de répliques.

 

Les hommes pour faire plus viril sans doute, portent le cuir à même la peau et arborent une fraise (ou collerette) sur un cou dégagé, le poitrail à l'air : discrète allusion à ce qui les attend car les têtes tombaient dru à l'époque ...

 

 

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 ( photos : Florian Fromentin )

 

 

J'ai trouvé un comédien particulièrement bien.

 

Il s'agit de Pierre Estorges dans le rôle de Maître Enéas et ce n'était pas facile pourtant car le rôle est ingrat.

 

Si vous décidez d'aller voir la pièce c'est qu'en dépit de toutes ses outrances vous aimez Victor Hugo aussi vous laisserai-je juge de l'approche dont il bénéficie une fois de plus.

 

Il n'est pas facile d'être " Olympio " au delà du temps qui passe  …

 

 

 Simone Alexandre

 

 

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16:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/02/2015

The Servant de Robin Maugham

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POCHE MONTPARNASSE

 

75, bd du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Loc. 01 45 44 50 21

 

 

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

Pl. 15 à 35€

 

(- 26 ans : 10€ selon disponibilités)

 

A 19h. du mardi au samedi

 

A 17h. le dimanche

 

(- 50 % jusqu'au 17 février)

 

 

 

Traduction : Laurent Sillan

 

Mise en scène : Thierry Harcourt

 

 

avec Maxime d'Aboville, Roxane Bret, Xavier Lafitte, Adrien Melin, Alexie Ribes

 

 

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On peut se poser la question de savoir si le spectacle d’une déchéance est vraiment un spectacle. On aura la réponse en allant applaudir « The servant » de Robin Maugham, dans une traduction de Laurent Sillan et une mise en scène de Thierry Harcourt au Théâtre de Poche Montparnasse.

Peu ou prou, chacun croit connaître cette triste et lamentable histoire, si anglaise, qui évoque tellement le monde d’Oscar Wilde et la tournée des bas-fonds d’un Dorian Gray pervertissant la délicate Sybil Vane, mais il est à craindre que ce soit au travers du film que le texte soit connu.

 

La pièce excellemment interprétée par cinq comédiens et comédiennes de bel avenir donne à voir une autre dimension.

 

Nous sommes dans une Grande Bretagne des années 50, où subsistent encore quelques fortunes suffisantes pour mettre à l’abri de toute activité mercenaire une frange oisive de la population. Tony est de celle-ci qui recrute Barrett, un butler modèle, déférent jusqu’à l’obséquiosité,  attentif et travailleur forcené. Ces qualités apparentes lui servent à poursuivre son but.

Barrett saura jouer de la paresse de son employeur, de sa faiblesse de caractère, de son indolence, et pour tout dire de sa veulerie, pour l’amener à ses fins. On pourrait presque penser qu’ « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire » tant la personnalité de Tony est inexistante.

 

Ce grand bourgeois vit dans un monde fini, il est resté figé dans les mœurs du siècle précédent et cela lui est fatal. Barrett est un homme qui a une revanche à prendre sur la vie, sur la société qu’il rejette. Nous sommes dans un univers de lutte des classes, à une époque, l’après-guerre, où la prospérité s’entr’aperçoit et où les plus démunis d’hier commencent d’espérer en un avenir meilleur. Les moyens pour y parvenir sont plus ou moins honorables.

 

A l’heure où certains s’élèvent socialement, d’autres chutent, et c’est à ce croisement que nous assistons. Et tout cela est terrible, dépourvu de sentiment, cruel, sans humour, sans amour non plus bien que perdus dans leurs habitudes certains personnages se bercent de l’illusion de ce sentiment. 

 

Cette pièce est utile, parce qu’elle donne à voir des ressorts humains qui ne disparaitront jamais. Elle démontre que la résistance, le recul, la clairvoyance et l’analyse sont les armes utiles et nécessaires à la vie en société, qui, pour hiérarchisée qu’elle soit, ne saurait être un combat du jour contre la nuit.

 

La seule réserve que nous émettrons sur cet excellent spectacle, bien faible, est que nous eussions aimé davantage de perversité de ton. Cette pièce qu’on pourrait résumer à la prise de pouvoir par la médiocrité (ce qui n’est pas sans évoquer la société dans laquelle nous vivons désormais) reste néanmoins un parfait moment de théâtre auquel il faut aller sans tarder.

 

 

Paris produit en ce moment nombre de pièces regardant l’Angleterre ; c’est nous que nous voyons. Est-ce assez dire que nos sociétés sont similaires … et perfectibles ?

 

© Frédéric Arnoux

 

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09:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent