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23/10/2014

À voir à la rigueur ...

aff.Victoire.jpgLe Grand Parquet est un lieu atypique, sorte de grande baraque située à proximité du Jardin d’Éole.  Un charme certain s’en dégage au profit de celui qui passe la porte d’entrée : lumière chaude et tamisée, petites tables hospitalières et bar accueillant. La salle est derrière dont les gradins vous attendent … Vous découvrez alors un plateau assez vaste. Ce n’est peut-être pas l'espace idéal pour un monologue surtout quand l'interprète s’exprime comme si elle se confiait à nous..

 

Sylvie Gravagna, qui est cette interprète, a écrit Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgelle-même le texte pour témoigner d'une époque révolue.

La mise en scène se résumera à des changements de costumes (à vue) ou au recours à de simples accessoires ce, afin d'illustrer les personnages qu'elle incarne timidement. Quelques vidéos, un zeste d'humour et le tour est joué ! J'émettrai quelque réserve concernant la partie chantée pour laquelle l'expérience semblait faire cruellement défaut mais il est vrai que le répertoire, vieillot et très démodé, de Mireille n'est pas particulièrement porteur … 

Ceci explique cela, peut-être ? 

 

" Appelez-moi Madame " disait d'un timbre acide cette vieille dame maniérée dont le succès a toujours été un mystère ! ...

 

S.A.

 

" Victoire, la fille du soldat inconnu " de et par Sylvie Gravagna

jeudi, vendredi, samedi à 19h et dimanche à 15h

jusqu'au 2 Novembre 2014 au GRAND PARQUET 35 rue d'Aubervilliers 75018 PARIS (M° Stalingrad ou Riquet)

loc. 01 40 05 01 50

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* * * * * * * * * * *

 

Gd Hôtel-Europe.jpgQui se souvient encore du Tambour Royal où Chevalier (Maurice) fit (nous dit-on) ses premiers pas scéniques ? …

Le lieu mille fois plus confortable mais moins pittoresque qu'autrefois, bien sûr est rebaptisé Théâtre de Belle Ville en un quartier qui ne brille pourtant pas par sa particulière beauté.

Tandis qu'à l'Atelier le pseudo-philosophe mais vrai belliciste auquel les fausses indignations servent de prêt à penser fait un bide avec Hôtel Europe, laissant supposer qu'une sorte de justice immanente existe peut-être ? (après tout) - Grand Hôtel de l'Europe ne saurait donc bénéficier ni pâtir d'une éventuelle confusion.

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAyant boudé le premier " Hôtel " la représentation du second m'est apparue comme un véritable foutoir où, sans complexe aucun, les interprètes font tout et n'importe quoi. Déplacements aussi désordonnés que névrotiques, jeu excessif et complètement décalé tandis que le texte ressemblait étrangement à de la bouillie pour les chats. (j'ai bien failli partir 15 fois en une heure…) 

Cela dit, le résultat est tellement particulier qu'il ne peut être que la conséquence d'une erreur de choix et peut-être que l'enregistrement puis la vue d'une vidéo serait réparatrice aux yeux de la troupe en question ? (simple suggestion) car puisqu’il s'agit de théâtre dans le théâtre, tout le monde a vraisemblablement et inconsciemment dérapé ? Depuis, je me suis laissé dire que certains soirs, "ils sont bien"-

 

Je m'étais longuement interrogée avant de décider si j'allais ou non parler de ces deux spectacles. Or il me semble que le silence est pire que tout.  Donc, voilà qui est fait !

 

S.A.

 

" Grand Hôtel de l'Europe " création de la Cie Tabola Rassa

Le mardi à 21h15 - du mercredi au samedi à 19h15 - dimanche à 17h.

loc. 01 48 06 72 34

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14:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/10/2014

Et pendant ce temps, Simone veille !

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Comédie Bastille

5, rue Nicolas Appert

75011 PARIS

 

(M° Richard Lenoir)

 

loc. 01 48 07 52 07

 

Pl. 27 & 32€

 

du mardi au samedi à 21h.

 

matinées samedi & dimanche à 17h

 

 

Une pièce de Corinne Berron, Bonbon, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Trinidad.

 

Interprétée par Bonbon, Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani

 

Collaboration artistique : Corinne Berron

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgTrois lignées de femmes, d'un milieu social différent, quatre générations vont avec humour évoquer les vicissitudes liées à leur état. Pour ce faire, nous allons emprunter la machine à remonter le temps et nous retrouver dans les années 50, époque à laquelle la gent féminine ne sortait pas encore tête nue.Car on oublie qu'en dehors de la classe ouvrière, nos congénères portaient le plus souvent, soit des foulards noués sous le menton soit des chapeaux (selon le niveau social auquel elles appartenaient) ainsi que des gants - même en été - car l'habit faisait le moine. A la même époque, les trois quarts des hommes arboraient encore chapeau, béret ou casquette. Autres temps, autres mœurs (à se souvenir quand nous conspuons sans réfléchir la tête couverte des femmes arabes que nous croisons) - Françaises, vous avez la mémoire courte  ...

Heureusement, le style St-Germain des Prés ne tarderait pas à bousculer tout ça !

La ménagère quant à elle, allait partiellement se libérer en passant par l'électroménager, fait illustré par Boris Vian en 1956 avec sa Complainte du Progrès. Ah ! Gudule …

Souvent entre deux courses, ces dames papotaient sur un banc de jardin public et à quelques suffragettes près, force était de constater qu'elles faisaient des enfants à la chaîne, en attendant la paye (écornée ou non) du mari.

Pourtant de façon encore discrète mais quasi incontournable, la Guerre avait changé les mentalités car durant cette période les hommes étant au front, leurs épouses s'étaient débrouillées seules et très bien. Seulement voilà, encore fallait-il " laisser du temps au temps " comme disait ...

Et sous la houlette de Simone, (Bonbon qui n'est pas en rose mais sanglée dans son tailleur canari ) seront évoquées les époques qui viennent jusqu'à nous. Ne comptez pas sur moi pour tout vous raconter car il faut absolument aller les voir et entendre jouer, chanter s'exprimer avec " une pêche " incroyable ! La mise en scène de Corinne Berron est enlevée et derrière les textes on reconnaît la patte de Trinidad qui comme chacun sait n'a pas son pareil pour booster un spectacle. (pardon pour l'utilisation de cet anglicisme)

Pour ma part, j'étais doublement ravie puisque c'est bien la première fois qu'au final, la troupe au grand complet me remercie publiquement avant que j'aie écrit un seul mot.

( Quand vous serez sur place, vous comprendrez ce que j'ai voulu dire … )

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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10:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/10/2014

Trois Actrices dont Une

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AKTÉON THÉÂTRE

11, rue du général Blaise

75011 PARIS

 

(M° St-Ambroise)

 

Tél. 01 43 38 74 62

 

Pl. 18€ - T.R. 12 & 14€

 

A 21h30, mercredi et jeudi

 

 

jusqu'au 18 DECEMBRE 2014

 

 

De et par Justine MARTINI, Nelly MORGENSTERN et Elsa ROZENKNOP

 

 

Elles sont trois et le spectateur en verra dix fois plus car elles se démultiplient sur scène à un rythme endiablé.

 

3763804959.5.jpgTout ce que peut rencontrer une jeune comédienne en mal de notoriété sera évoqué ici. Pour résumer ces situations et comme il est dit : " l'inconfort crée une énergie particulière. " 

Se soumettre à ces castings (forcément arbitraires) quelle épreuve ! Or quand la Chance, cette alliée indispensable a souri - comme par inadvertance - mieux vaut savoir que cela peut s'arrêter du jour au lendemain, en ce métier où l'on est tellement tributaire des autres. Suivra alors le bureau d'embauche et les éternels tracas administratifs. 

Tous ces cas de figure si scabreux soient ils, sont traités ici avec une énergie et un sens de la dérision qui laissent le spectateur pantois mais ravi, mieux conquis ! 

Le spectacle composé d'une série de sketches tous plus désopilants les uns que les autres est mené tambour battant.

Ces trois là ( Justine Martini, Nelly Morgenstern et Elsa Rozenknop) ne sont pas loin de savoir tout faire : jouer, bouger, chanter, persuadées qu'elles sont qu'aucun atout ne doit être négligé.

Allez y car la bonne humeur est au rendez-vous ce qui, actuellement compte plus que tout au monde, le théâtre étant là pour nous améliorer la vie, non ? ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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10:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/10/2014

Le plaisir de rompre et Le pain de ménage de Jules Renard

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Théâtre DAUNOU

7, rue Daunou

75002 PARIS

 

(M° Opéra)

 

Loc. 01 42 61 69 14

 

 

Pl. 20 à 35€

 

A 19h. du mardi au samedi

 

A 17h30 le dimanche

 

Mise en scène : Pierre LAVILLE

 

avec Béatrice AGENIN et Laurent D'OLCE

 

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Drôle de bonhomme que ce Jules Renard, atrabilaire notoire (« pas fermé l’œil : le rossignol a gueulé toute la nuit ») et diariste  redoutable, qui pourtant dans ces deux dialogues élégants et un peu surannés que nous pouvons entendre au Théâtre Daunou laisse transparaître une sensibilité inquiète.

 

Mis en scène par Pierre Laville, avec une économie d’effets dont nous lui savons un gré infini, Béatrice Agenin, magnifique et rare, et Laurent d’Olce, efficace, nous donnent à voir et entendre « le Pain de ménage » puis « Le Plaisir de rompre ».

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgDans la première de ces pièces en un acte, nous assistons à une entreprise de séduction de la part d’un homme marié à l’égard d’une femme mariée elle aussi. Il faut préciser qu’ils le sont chacun de leur côté, et qu’ils sont, selon toute apparence, heureux dans leur conjugo. Toutefois le Monsieur se ressent le besoin de tenter  de savoir si son charme quarantenaire peut encore opérer et si la Dame est en mesure de répondre à ses tentatives. Nous vous laissons le soin d’apprécier et des manœuvres et de leurs suites, mais il faut bien reconnaître et bien que Jules Renard ait été, si on en croit les biographes, parfaitement heureux dans son mariage, que l’auteur nous brosse un tableau assez peu optimiste des individus.

 

Peut être prêts à l’aventure, les plateaux de la balance oscillent avant que le fléau se fixe. A vous de voir ce que vous en pensez…

 

Dans « Le Plaisir de rompre », c’est la future ex maîtresse et un imminent nouveau marié qui se rencontrent pour la dernière fois, selon toute apparence, avant que le fiancé n’aille aux épousailles, comme on va à Canossa.

Ils cherchent à rompre avec élégance et tact, et on s’aperçoit vite que la Dame, certainement plus âgée que son amant, organise la vie de ce dernier.

 

Cette pièce vive n’est pas enjouée, et démontre assez bien la veulerie des hommes, leur faiblesse, leur manque de détermination, leur soumission, et pour tout dire, leur petitesse.

 

Là encore Jules Renard démontre son vif talent à brosser une situation désespérante, d’où une certaine légèreté n’est pas absente, parce que la politesse, c’est aussi savoir tout dire en effleurant les mots.

 

Ces personnages ne sont pas futiles, ils sont délicieusement humains, faibles et forts à la fois.

 

La supériorité de Renard sur Guitry est qu’il ne prend pas les femmes pour des objets, fussent-ils d’admiration, mais bel et bien pour des êtres pensants. Et c’est bien là ce qui ressort de ces deux courtes pièces : les femmes mènent le monde que les hommes croient diriger. 

 

Allez-y vite, c’est au théâtre Daunou à 19 heures et c’est une délicieuse manière de commencer une soirée.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

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10:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent