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30/10/2014

L'ÉCROU de Grégory GOUTAY

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THÉÂTRE du NORD-OUEST

13, rue du Faubourg Montmartre

75009 PARIS

 

(M° Grands Boulevards)

 

loc. 01 47 70 32 75

 

 

 

PROCHAINES REPRÉSENTATIONS

 

- Samedi 1er Novembre à 19h - Samedi 8, 19h - Dimanche 9 Novembre à 19 heures et Jeudi 11 Décembre toujours à 19h -

 

Mise en scène : Richard FERIOT

 

avec : Eva PROVENCE, Michel GRAND et Grégory GOUTAY

 

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Le Nord-Ouest est un laboratoire où le spectateur vient en cobaye consentant mais le Sort le récompense parfois et ne serait-ce que pour ces moments là, il convient de persévérer. Jean-Luc Jeener, rigoureux critique au Figaroscope est également un directeur de théâtre parfois indulgent, toujours hospitalier. Les amateurs, cette race que je n'affectionne pas particulièrement sont toujours bienvenus chez lui. C'est donc un lieu atypique à Paris. Il s'y déroule de temps à autre des instants exceptionnels. Il ne suffit que d'être là au bon moment.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgGrégory Goutay est un auteur qui mérite toute notre attention. Il nous présente ici sa première création théâtrale et en dépit du caractère frustre de la mise en espace, le verbe quant à lui déborde de richesse. Un théâtre verbeux, certes mais une utilisation toute particulière de la langue à une époque où hélas l'indigence règne trop souvent et un peu partout, en maître.

L'auteur mis en scène par Richard Fériot qui se partage entre cette pièce et " L'Entrevue de Badajoz " de Christian Morel de Sarcus (déjà évoquée) incarne le personnage principal.

Il s'agit d'une sorte de poète un peu fou qui passe son temps à remplir des carnets, et qui est amoureux (ou se croit amoureux) d'une femme qui lasse d'être remisée au second plan, fréquente un vieux banquier, ce qui exaspère notre homme au plus haut point.

Quand on est amoureux de l'Amour, l'être choisi devient obsessionnel, surtout lors de ses absences ! ...

Un autre vieillard bien présent celui-là et pas seulement évoqué apporte à l'Éperdu une amitié pour le moins trouble … Pourquoi le metteur en scène lui a-t-il greffé cette brochure dont il n'a visiblement nul besoin eu égard à son jeu ? Le fait restera pour moi un mystère car à ce détail près, Michel Grand est de toute évidence un comédien expérimenté et de grand talent.

Eva Provence qui est Rose, la femme épisodique tient parfaitement sa place en cette histoire où les motivations réelles se situent dans le non-dit. Un théâtre intelligent qui mérite toute notre attention car il est représentatif d'une sorte de néo-romantisme assez inattendu. J'ai cru reconnaître l'ombre de Werther planant sur la scène ...

À voir et même revoir, pourquoi pas ?

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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 (photos : Peter Fauland)

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07:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/10/2014

Miroir d'Elles, spectacle seule en scène

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THÉÂTRE AIRE FALGUIÈRE

55, rue de la Procession

75015 PARIS

 

(M° Volontaires ou Pasteur)

 

Loc. 01 56 58 02 32

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

Vendredi à 21h

 

Dimanche à 15h30

 

et à partir du 12 Novembre,

 

la représentation du vendredi est

 

remplacée par le mercredi à 21h

 

dimanche toujours à 15h30

 

 

jusqu'au : 7 DECEMBRE 2014

 

avec Marie-Laure Favry

 

sur des textes de : Xavier Durringer, Dario Fo, Franca Rame, Guy Foissy, Gérard Levoyer, Lise Martin, Jean-Gabriel Nordmann

 

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" Parler ou se taire ? " … Curieux dilemme pour une comédienne, surtout lorsque celle-ci a beaucoup de choses à dire, fut-ce en utilisant le texte des autres.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgCar c'est un incroyable travail de sélection que Marie-Laure Favry a dû effectuer en amont, afin de construire ce spectacle en solo.

Les écrits de sept auteurs ont par elle été passés au crible pour construire cette articulation dont le but était d'illustrer le sort des femmes.

Sur le petit espace scénique mis à sa disposition, peu de choses figurent : Côté jardin, un portemanteau chargé d'écharpes multicolores et en milieu de scène: une chaise, côté cour une psyché destinée au contrôle de chacun des personnages, lesquels vont en quelque sorte traverser le miroir en un sens inhabituel pour venir vers nous.

La comédienne arbore une coiffure léonine à la Véronique Pestel, crinière rousse encadrant un visage expressif mis au service d'une indéniable énergie.

Par le biais de ces extraits rigoureusement choisis, le sort multiple des femmes est évoqué. Cette charmeuse de foulards invente à chaque changement un personnage nouveau, lequel se présente à nous , curieux de connaître la suite.

L'enfant sera au centre des préoccupations (n'est-ce pas naturel ?) mais pas seulement car la vie de tous les jours est égrenée avec utilisation des transports en commun, lesquels favoriseront (ou non) les rencontres. Il y en aura même de violentes, une particulièrement. 

Sachez toutefois que ce spectacle est émaillé d'humour à tel point qu'une spectatrice peut-être un peu trop démonstrative a bien failli voler la vedette à notre artiste tant elle manifestait sa joie !

Ce monologue se donne seulement deux jours par semaine, le vendredi soir à 21h et le dimanche à 15h30 et fait bien plus que valoir le déplacement car il nous touche en plein coeur.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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 ( photos : Dominique Le Bourhis )

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14:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/10/2014

La Vénus à la fourrure de Davis Ives (largement inspiré de Sacher-Masoch)

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THÉÂTRE TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher

75008 PARIS

 

(M° Villiers ou St-Lazare)

 

Du mardi au samedi

 

(horaires en alternance)

 

Loc. 01 45 22 08 40

 

 

Pl. 21 à 37€

Mercredi : 16 à 29€

Samedi à 21h : 23 à 39€

Etudiants ou -26 ans : 10€

sauf le samedi.

 

Texte de David Ives

 

Adapté par Anne-Elisabeth Blateau

 

Mise en scène : Jérémie Lippmann

 

avec : Marie Gillain et Nicolas Briançon

 

 

La plupart d'entre nous connaît l'origine du mot sadisme mais sans doute ne sommes nous pas aussi nombreux à attribuer automatiquement le sadomasochisme à son père spirituel, Léopold von Sacher-Masoch ? 

Pourtant " La Vénus à la fourrure " est un titre connu, ouvrage abondamment commenté au fil des siècles. Ce sulfureux auteur fut même décoré de la Légion d'Honneur en une époque où cette dernière n'était pas encore galvaudée et son oeuvre saluée, entre autres ... par La Revue des Deux Mondes.

Il faudra cependant arriver en 1967 pour que Gilles Deleuze dénonce la fausse complémentarité englobant abusivement " le divin Marquis " et " le Tourgueniev de la Petite-Russie."

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgMais arrivons à la pièce actualisée dont le décor ne manquera pas de surprendre le spectateur qui attend avec impatience que cela commence.

Précisons tout de suite que le texte de David Ives dans son adaptation est plus proche du film de Roman Polanski que du roman initial proprement dit et pour cause, puisque ayant inspiré le film en question.

David Ives qui connaît bien le milieu du spectacle a imaginé ce théâtre-dans-le-théâtre, où Thomas Novacek est un metteur en scène qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Séverin von Kusiewski tant il est vrai que l'on ne choisit jamais un thème tout à fait par hasard ...

La très provisoire victime est une jeune comédienne venue à cette audition avec la ferme intention de décrocher le rôle bien qu'elle arrive largement en retard !

Les rapports de force vont alors commencer et l'inversion des rôles s'affirmer.

Nicolas Briançon (Séverin) en dépit de quelques éclats de voix est plus lisse, moins névrotique que Mathieu Amalric au cinéma et la superbe Marie Gillain (Wanda) échappe fort heureusement à la vulgarité, nonobstant un langage peu châtié mais tout à fait contemporain.

La mise en scène de Jérémie Lippmann est inventive et ne laissera personne indifférent. A voir bien entendu, en souhaitant toutefois que cela ne donne pas trop d'idées au public  …

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photo : Fabienne Rappeneau ) 

 

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14:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/10/2014

À voir à la rigueur ...

aff.Victoire.jpgLe Grand Parquet est un lieu atypique, sorte de grande baraque située à proximité du Jardin d’Éole.  Un charme certain s’en dégage au profit de celui qui passe la porte d’entrée : lumière chaude et tamisée, petites tables hospitalières et bar accueillant. La salle est derrière dont les gradins vous attendent … Vous découvrez alors un plateau assez vaste. Ce n’est peut-être pas l'espace idéal pour un monologue surtout quand l'interprète s’exprime comme si elle se confiait à nous..

 

Sylvie Gravagna, qui est cette interprète, a écrit Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgelle-même le texte pour témoigner d'une époque révolue.

La mise en scène se résumera à des changements de costumes (à vue) ou au recours à de simples accessoires ce, afin d'illustrer les personnages qu'elle incarne timidement. Quelques vidéos, un zeste d'humour et le tour est joué ! J'émettrai quelque réserve concernant la partie chantée pour laquelle l'expérience semblait faire cruellement défaut mais il est vrai que le répertoire, vieillot et très démodé, de Mireille n'est pas particulièrement porteur … 

Ceci explique cela, peut-être ? 

 

" Appelez-moi Madame " disait d'un timbre acide cette vieille dame maniérée dont le succès a toujours été un mystère ! ...

 

S.A.

 

" Victoire, la fille du soldat inconnu " de et par Sylvie Gravagna

jeudi, vendredi, samedi à 19h et dimanche à 15h

jusqu'au 2 Novembre 2014 au GRAND PARQUET 35 rue d'Aubervilliers 75018 PARIS (M° Stalingrad ou Riquet)

loc. 01 40 05 01 50

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* * * * * * * * * * *

 

Gd Hôtel-Europe.jpgQui se souvient encore du Tambour Royal où Chevalier (Maurice) fit (nous dit-on) ses premiers pas scéniques ? …

Le lieu mille fois plus confortable mais moins pittoresque qu'autrefois, bien sûr est rebaptisé Théâtre de Belle Ville en un quartier qui ne brille pourtant pas par sa particulière beauté.

Tandis qu'à l'Atelier le pseudo-philosophe mais vrai belliciste auquel les fausses indignations servent de prêt à penser fait un bide avec Hôtel Europe, laissant supposer qu'une sorte de justice immanente existe peut-être ? (après tout) - Grand Hôtel de l'Europe ne saurait donc bénéficier ni pâtir d'une éventuelle confusion.

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAyant boudé le premier " Hôtel " la représentation du second m'est apparue comme un véritable foutoir où, sans complexe aucun, les interprètes font tout et n'importe quoi. Déplacements aussi désordonnés que névrotiques, jeu excessif et complètement décalé tandis que le texte ressemblait étrangement à de la bouillie pour les chats. (j'ai bien failli partir 15 fois en une heure…) 

Cela dit, le résultat est tellement particulier qu'il ne peut être que la conséquence d'une erreur de choix et peut-être que l'enregistrement puis la vue d'une vidéo serait réparatrice aux yeux de la troupe en question ? (simple suggestion) car puisqu’il s'agit de théâtre dans le théâtre, tout le monde a vraisemblablement et inconsciemment dérapé ? Depuis, je me suis laissé dire que certains soirs, "ils sont bien"-

 

Je m'étais longuement interrogée avant de décider si j'allais ou non parler de ces deux spectacles. Or il me semble que le silence est pire que tout.  Donc, voilà qui est fait !

 

S.A.

 

" Grand Hôtel de l'Europe " création de la Cie Tabola Rassa

Le mardi à 21h15 - du mercredi au samedi à 19h15 - dimanche à 17h.

loc. 01 48 06 72 34

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14:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent