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25/10/2018

CHAPITRE XIII de Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO

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THEATRE TRISTAN BERNARD

 

64, rue du Rocher

 

75008 PARIS

 

 

 

(M° St-Lazare ou Villiers)

 

LOC. 01 45 22 08 40

 

 

Pl. de 20 à 36€

T.R. 11€

 

http://www.theatretristanbernard.fr/

 

 

Tous les jours ( sauf dimanche et lundi ) à 21h

 

Représentation supplémentaire le samedi à 16h

 

 

Mise en scène : Sébastien AZZOPARDI

 

 

avec, Thomas RONZEAU, Tadrina HOCKING,

Patrice LATRONCHE, Alexandre JEROME, Marica SOYER, Philippe de MONTS.

 

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En cette fin-octobre que l'on peut encore qualifier de début de saison, le thriller fait une entrée en force au théâtre. Après MISERY ( d'après Stephen King ) voici que l'épouvante s'impose en choisissant carrément pour mode d'expression le gore et là vous constaterez rapidement que les robinets coulent à flots.

Impossible de trouver un meilleur prétexte puisque l'action semble de prime abord se dérouler au XIIIème siècle, époque durant laquelle sévissait la  " Sainte ( sic ) Inquisition "  pour rapidement s'imbriquer dans les temps actuels, afin d'y découvrir les tribulations d'un auteur qui effectue une retraite en cette abbaye pour pouvoir y écrire tranquillement.

" Tranquillement " n'est peut-être pas le terme qui s'impose, vu les circonstances !!! …

 

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 Histoire de nous mettre tout à fait dans l'ambiance, nous allons assister " en direct " à une décollation, dans le plus pur style médiéval, bien qu'il semble que ce mode d'opération soit revenu à la mode depuis quelque temps …

Jadis, les églises et autres couvents étaient des lieux de refuge inviolable, ensuite les Etats laïques ont cru pouvoir les remplacer par les Ambassades ... mais ne nous égarons pas dans la triste actualité puisque nous sommes au théâtre pour y frémir certes, mais également y exploser de rire !

Avec Sébastien Azzopardi pas de demi-mesure : il y va carrément.

Le personnage de l'auteur qui effectue cette retraite, ( Franz Muller ) est devenu un oiseau de mauvais augure car tout au long des 12 chapitres qu'il écrit, ces scènes horribles qu'il destinait à un public de lecteurs avides d'émotions fortes, vont réellement avoir lieu et sous nos yeux bien sûr. ( Enfer et damnation ! )

 

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( photos : Emilie BROUCHON )

 



Alors quoi ? Coïncidence, maléfice ? … ou simple prémonition ?

Le chapitre XIII non encore écrit nous en dira un peu plus.

Mais chut ! d'autant que ceux qui dévoileraient la fin ( ce qui n'est heureusement pas dans mes habitudes ) sont prévenus quant aux conséquences de leur acte.

Cette pièce riche en rebondissements - tous plus affreux les uns que les autres - vous attend et à en juger par l'accueil du public, les amateurs de sensations hyper-fortes et de franche rigolade vont s'y précipiter.

N'importe, je me demande encore comment ces fabuleux trucages ont été mis au point  ?

Allez-y, je vous promets que vous ne serez pas déçus et rassurez-vous, je n'ai vu personne s'évanouir sinon de rire.




Simone ALEXANDRE

 

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11:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/10/2018

Les carnets de Harry Haller, d'après Hermann Hesse

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GUICHET MONTPARNASSE

 

15 Rue du Maine

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse)

 

LOC. 01 43 27 88 61

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

http://www.guichetmontparnasse.com/

 

Vendredi & Samedi à 20h30

Dimanche à 16h30

 

jusqu'au : 4 NOVEMBRE 2018

 

Adaptation : Jean-Christophe BARBAUD & Frédéric SCHMITT

 

Mise en scène : Jean-Christophe BARBAUD

 

Interprétation : Frédéric SCHMITT

 

 

Quiconque a eu un jour en mains un livre écrit par Hermann Hesse sera tenté de lire tous les autres car on découvre toujours un peu de cet auteur en nous.


" Demian " mènera immanquablement au " ( le ) Loup des Steppes " et " Gertrude " conduira peut-être, à " Siddharta "

( pour ne nommer que ceux-là ) mais à chacun de choisir son ordre chronologique bien sûr.

Hermann Hesse et Harry Haller de toute évidence, ne font qu'un. L'un et l'autre traînent leur crise existentielle, l'un et l'autre regardent les autres vivre, persuadés qu'ils font partie d'un autre monde.

" … l'argent et le pouvoir appartiennent aux êtres médiocres et fades. Quant aux autres, aux êtres véritables, ils ne possèdent rien si ce n'est la liberté de mourir."

 

( ce que fit Zweig soit dit en passant )

D'évidence, il y a du Nietzsche et du Schopenhauer dans ces déclarations là !

Harry Haller est un homme d'une cinquantaine d'années qui vit seul en une modeste chambre, encombrée de bouteilles et entouré de livres. Il a coutume d'écrire or un soir, où les mots ne viennent pas, il décidera de s'arracher à ce lieu, de se contraindre à sortir, en dépit de la pluie qui tombe, afin de voir un peu comment les autres vivent et qui sait, parvenir peut-être à en faire autant ?

Cet ermite nullement identifiable dans la jungle des villes commencera par rencontrer un mur avec lequel il dialoguera presque. Puis poussant sa pérégrination nocturne de bar en bar, il croisera un quidam qui lui remettra un petit livre intitulé,

" Traité sur le Loup des Steppes "  Dès la première page, il se reconnaîtra immédiatement.

Poursuivant alors son errance, il découvrira - ou croira découvrir - car l'hallucination n'est pas loin, un " théâtre magique " puis s'abandonnera à l'ivresse de la musique.

Ce texte à portée philosophique fut écrit pour être lu et non pour être dit aussi Frédéric Schmitt encouragé en la démarche par Jean-Christophe Barbaud s'implique t-il physiquement en cette action au delà parfois du raisonnable ( mais qui peut le plus peut le moins ) et il s'agit ici, de donner chair aux mots.

Ainsi ceux qui ne connaissaient pas l'univers d'Hermann Hesse le découvriront-ils plus aisément, tandis que ceux qui s'étaient déjà imprégnés du texte de l'auteur désireront y revenir afin de conforter leur chère et vénéneuse solitude.

Ce seul en scène se déroule au Guichet Montparnasse du vendredi au dimanche ce, jusqu'au 4 novembre prochain. Aussi, faites vite !




Simone ALEXANDRE

 

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08:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/10/2018

LA MACHINE DE TURING de Benoît SOLES

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THEATRE MICHEL

 

38, rue des Mathurins

 

75008 PARIS

 

 

 

(M° Havre Caumartin)

 

LOC. 01 42 65 35 02

 

Pl. de 30 à 49€

 

http://www.theatre-michel.fr/

 

Du mardi au samedi à 21h

 

Dimanche à 16h

 

Mise en scène : Tristan PETITGIRARD

 

avec : Amaury de CRAYENCOUR et Benoît SOLES

 

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 Combien sommes nous de par le monde à nous être un jour posé la question,

- " que signifie cette pomme partiellement croquée qui figure sur les ordinateurs de la marque Apple ? "

J'avoue à ma grande confusion que si l'interrogation m'est venue à l'esprit, cela n'a pas duré plus de quelques secondes ...

Ce serait en fait un discret hommage rendu à Alan Turing, père spirituel de cet objet devenu indispensable à beaucoup d'entre nous. Il fut du reste une époque où le logo en question arborait les couleurs arc-en-ciel et ce n'était certes pas le fait du hasard, Alan Turing ce génial mathématicien s"étant suicidé en croquant une pomme imprégnée de cyanure, après avoir subi pendant deux ans une castration chimique du fait de son homosexualité.

Mais rassurez-vous si le destin de cet homme fut tragique, la pièce quant à elle est truffée d'humour " so british. " et le thème bien loin d'être dissuasif devrait en attirer plus d'un.

 

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Benoît Solès est tout à la fois l'auteur de la pièce et l'interprète du rôle de Turing.


Il présente sa fine et cependant musculeuse silhouette car le comédien n'a pas hésité à perdre 10 kg pour se glisser dans la peau de ce marathonien ( courir et calculer n'étant pas incompatible ) gageons également qu'il a dû fréquenter assidûment les salles de musculation à en juger par le résultat.

Il prête au personnage un look savamment débraillé avec ce pan de chemise qui s'échappe constamment de cet improbable pantalon qui est en fait un vulgaire pyjama tandis que le regard malicieux de cet homme reflète ponctuellement les étoiles.

Mais ne faut-il pas être rêveur pour être capable d' inventer ? …

La pièce fait voler en éclats la chronologie sans que pour autant l'action en soit ralentie, bien au contraire. Le récit commence par conséquent en 1952 et nous assisterons à de nombreux retours en arrière dont le plus important se situera durant la seconde guerre mondiale, période durant laquelle le génie de ce mathématicien sera mis à contribution.

En effet, les allemands codifiaient leurs messages au moyen d'une machine baptisée Enigma et notre homme fut chargé par le gouvernement britannique d'en décoder le fonctionnement, ce qu'il fit après deux ans de recherches obstinées et grâce à la confiance de Winston Churchill quand tous avaient cessé de croire en lui.

 

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( photos : Fabienne RAPPENEAU )



Pour donner la réplique à Benoît Solès, un comédien - un seul - en la personne d'Amaury de Crayencour sera successivement,

- le sergent Michael Ross, qui mènera l'enquête suite au cambriolage quelque peu crapuleux dont Alan fut victime et qui ainsi ira se jeter dans le piège qui se refermera sur lui.

- Arnold Murray rencontre nocturne du côté de Canal Street, lequel deviendra son amant,

et Hugh Alexander, champion international d'échecs chargé de lui confier cette mission qualifiée : " top secret."

Les deux comédiens se complètent parfaitement. Nous apprécions la précision et la rigueur de l'un face à la fantaisie de l'autre. Benoit Solès bégaie savoureusement face à son interlocuteur, se ronge les ongles tout en multipliant les traits d'esprit bref, joue les acrobates avec une maestria assez incroyable !

Que dire de la mise en scène de Tristan Petitgirard sinon qu'elle est tout à la fois précise et efficace. Le décor étant d'une importance active, je vous laisse le découvrir ...

Voilà une pièce à ne surtout pas laisser passer.


Simone ALEXANDRE

 

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09:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent