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22/08/2019

HERVE d'Adrienne Ollé et Johann Cuny

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THEATRE DE LA REINE BLANCHE

 

2 bis, passage Ruelle

 

75018 PARIS

 

 

 

M° La Chapelle

 

LOC. 01 40 05 06 96

 

 

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Pl. de 12 à 25€

 

Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 21h

Dimanche à 15h ( dernière )

 

Mise en scène : Adrienne OLLE

 

avec : Johann CUNY

 

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( photo : Florian Duboé )

 

 

Pour l'avoir expérimenté, nous savons tous que les adolescents vivent dans un monde à eux, sorte de bulle faite de fantasmes, d'espoirs insensés et parfois de frustration. Les Autres … parents ou camarades de classe ne font que parasiter leur univers en construction.

 

Comme tout un chacun, Hervé rêve d'épater les copains, de se distinguer aux yeux de sa prof' de français dont il est follement amoureux.


Tel un preux chevalier qui se lance en un tournoi pour les beaux yeux de sa Dame, Hervé a décidé de gagner ce concours de poésie. Seulement voilà, le thème imposé lui paraît quelque peu … dérisoire tout comme sa vie du reste.

 

Le milieu familial ne s'y prête guère. Au moment précis où il pense qu'une Muse vient de se pencher sur son épaule, voilà que sa mère l'appelle à la soupe ! Et insiste bien sûr. Déjà qu'elle l'a affublé de baskets d'une immonde couleur orange … comment briller en de telles conditions ?

 

Alors il va s'évader en consultant internet, histoire aussi de voir ce que les autres sont capables de faire …

Et là, il va tomber sur un texte qui va déclencher son sens critique qu'il exercera à sa façon, pas très charitable mais drôle.

 

Revenant à son projet, il constatera que ce n'est pas le démarrage d'un poème qui pose problème mais sa poursuite et disons qu'il n'est pas au meilleur de sa forme ...

 

Jadis, on gaspillait du papier, on raturait, on remplissait la corbeille d'écrits froissés mais maintenant, il y a youtube et là, c'est tout autre chose. Disons qu'un boulevard s'ouvre mais non dénué de danger. Je vous laisse découvrir la suite …

 

Johann Cuny est absolument irrésistible dans ce rôle de garçon de 15 ans qui rêve d'être le poète du 21ème siècle mais un poète branché bien sûr, style rappeur de génie et pour cela il faut se donner les moyens d'attirer l'attention.

 

Précisément, c'est à vous de le découvrir ; il est à la Reine Blanche jusqu'au 31 Août et ce jeune comédien élève de Daniel Mesguich ( entre autres ) mérite vraiment le détour.

 


Simone ALEXANDRE

 

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13:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/08/2019

ENRACINES de Bertille Sallard et Julien Mullier

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THEATRE DU NORD-OUEST

 

13, rue du faubourg Montmartre

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° Grands Boulevards )

 

 

LOC. 01 47 70 32 75

 

 

Prochaines représentations,

 

Vendredi 23/8/2019 : 20h 15 - Samedi 24 : 19h 

Dimanche 25: 16h30

 

Dimanche 15 Septembre : 14h30 - jeudi 19 : 18h30 - Dimanche 29 : 12h30

 

Jeudi 3 Octobre : 20h30

 

Mise en scène : Marc F. DURET

 

avec Sabine JEAN ( la mère ) 

Marguerite HAYTER ( la Petite Soeur ) 

Julien MULLIER ( Charlie )

et Bertille SALLARD ( Pénélope )

 

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Daudet faisait dire à Rose Mamaï,

 

- " être mère, c'est l'enfer !  "


Ici, nous assistons carrément au processus inverse.

 

Le père disparu, la mère a dû élever seule ses trois enfants

( deux filles et un garçon ) Il n'est pas rare en pareille circonstance qu'un transfert abusif se mette en place car dépassé par les événements, celui ou celle qui a en charge l'autorité a tendance à en faire trop et là, le comportement de la dame n'a pas tardé à friser la tyrannie.

 

La petite dernière qui semble la moins vulnérable nous narre avec facétie ce qui s'est produit. Elle interviendra ponctuellement pour commenter l'action. Sans l'humour et la bonne humeur qui la caractérisent on pourrait presque dire : " un ange passe " …

 

Car c'est une date anniversaire et sous nos yeux, tout se met en place.

 

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La mère quelque peu fébrile prépare le repas en attendant la visite des enfants avec impatience. Elle a revêtu son éternelle petite robe verte à fleurs qui sans doute à ses yeux évoque quelque événement précis ?

 

La forêt noire est le dessert qu'elle réussit le mieux, une bouteille de champagne attend sauf que dans la précipitation elle a juste oublié de la mettre au frigo !

 

Arrive enfin Pénélope mariée depuis 3 ans mais dont l'époux ( Maxime ) a jugé plus prudent de ne pas se joindre à cette réunion de famille …

 

Charlie suivra, un bouquet de fleurs des champs à la main, cueillies juste derrière l'église, histoire sans doute de gagner un peu de temps ? Il y a exactement 7 ans qu'il n'a remis les pieds à la maison. On le devine vulnérable, sans doute plus que ses deux soeurs.

 

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L'atmosphère se partage entre les fréquents éclats de rire de la plus jeune, qui ouvrent comme des parenthèses et les sautes d'humeur de la mère ainsi que celles de Pénélope lesquelles n'ont décidément pas réglé tous leurs comptes ...

 

" Famille, je vous hais ! " disait Gide.

 

Bref, l'atmosphère devient à tout moment explosive.

On apprend que jadis, la mère est allée jusqu'à écraser une cigarette sur le bras de son aînée pour lui apprendre à ne pas fumer … Ce genre d'incident ne s'oublie pas aisément.

 

Il y aura beaucoup d'éclats de voix et les spectateurs ne doutent pas une seconde du vécu qui a présidé à l'écriture de cette histoire. On imagine aisément les co-auteurs délibérant de ce qui doit être écrit ou simplement suggéré …

 

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( photos : Andriana BABYUK )

 

 

La pièce est courte, très courte même et finit de façon abrupte nous laissant aussi surpris que si nous venions de tomber du haut d'une falaise. Car les comédiens ont su nous faire oublier que nous étions au théâtre.



Gageons que parmi le public, beaucoup se livreront à des comparaisons directes ou non. Les autres se réjouiront de ne pas avoir vécu cela. Dans tous les cas, cette pièce est à voir : 7 représentations sont encore prévues au Nord-Ouest et il s'agit non seulement d'une création mais d'une première pièce. ( voir les dates indiquées )

 


Simone ALEXANDRE

 

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13:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/06/2019

107 ans d'après Diastème, adaptation Adrienne Ollé et Simon Fraud

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Théâtre Artéphile

 

7, rue Bourgneuf

 

84000 AVIGNON

 

 

 

 

Tél. 04 90 03 01 90

 

 

 

Du 5 au 27 JUILLET 2019

 

à 18h25

 

( relâches les 7, 14 & 21/7 )

 

http://artephile.com/festival-off-2019/

 

Mise en scène : Adrienne Ollé

 

Interprétation : Simon Fraud

 

 

 

- " Aimer à perdre la raison " ...

 

 

Impossible de vous dire si Patrick Asté dit Diastème a ou non " les dents du bonheur " puisque je ne l'ai pas rencontré ; en revanche, son personnage, Simon doit avoir les incisives bien acérées et malheur au poisson qui lui tombe sous la dent !

 

16 ans : pour beaucoup, l'époque du premier amour, celui que l'on n'oublie jamais - quoi que l'on fasse - les suivants ne seront que tentative désespérée de reproduire ce qui fut. On se console comme on peut ! ...

Or, Simon précisément, ne peut pas oublier, il reste accroché à cette âme soeur qu'il a reconnue tout de suite. Il en est persuadé.

 

Au premier regard, il s'est dit " c'est elle et personne d'autre ". Pourtant l'amour n'est pas un long fleuve tranquille et Lucie après un incident dont il est seul responsable, cherchera à mettre de la distance entre eux ce que cet amant éperdu ne pourra supporter car il a compris qu'il lui est impossible de vivre sans elle ...

 

A chaque instant, à chaque seconde, c'est son visage qu'il voit, sa voix qu'il entend en dépit de l'absence et il n'espère qu'une chose, qu'elle aussi dans le même temps, pense à lui. Lente construction de l'esprit, état obsessionnel. Envie de tuer celui qui peut-être, déjà, l'a remplacé ?

 

L'estomac noué, il va chercher à noyer son chagrin dans l'alcool ce, jusqu'à s'en rendre malade. Cet amour contrarié devient alors un poison qui s'infiltre dans ses veines, qui embrume son esprit. Car ce n'est pas l'amour qui rend fou mais son absence et Simon va " péter un câble " comme on dit.

 

Comme il est allé trop loin, les conséquences s'imposeront à lui bien sûr avec l'interdiction, pire l'impossibilité d'approcher celle qui lui manque tant et les années vont passer mais son obsession quelque peu destructrice perdurera car l'homme ne peut abandonner l'espoir de revoir celle qu'il aime.

 

Simon Fraud cultive le ressenti, l'intériorité, parmi une collection d'abats-jour ô combien symboliques !

( scénographie : Suzanne Barbaud )

Il sait qu'il serait capable d'attendre Lucie durant 107 ans car il a construit cet amour comme une cathédrale et rien ne pourra l'en détacher.

 


Simone ALEXANDRE

 

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14:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent