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30/01/2017

Le Cabaret Blanche

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THEATRE 14

 

20, av. Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

loc. 01 45 45 49 77

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

 

lycéens, - 26ans, chômeurs : 11€

 

http://theatre14.fr/

 

Mardi, vendredi & samedi à 20h30

 

Mercredi & jeudi à 19h

 

matinée : samedi à 16h

 

Relâche dimanche et lundi.

 

 

Spectacle de Cristos Mitropoulos, Léo Guillaume

avec la participation de Ali Bougheraba

 

avec,

Camille Favre-Bulle : Violette,

Benjamin Falleto : Blanche,

Sylvain Deguillaume : Pippo,

Pierre Babolat : Sandrex,

Patrick Gavard-Boudet : Mapiwa,

Stéphane Bouba Lopez : Marcel,

Cristos Mitropoulos : Le père.

 

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C’est dans une époque qualifiée, tardivement, de Belle que nous entraine ce spectacle foisonnant et loufoque.


Un jeune fils d’immigré italien, Pipo, tente de rejoindre son cousin aux armées après le décès de son père, en rêvant d’y tenir le tambour. Las, trop petit, il est réformé.

Opiniâtre, il décide néanmoins de rejoindre son cousin. Il n’y parviendra pas, mais cela sera pour lui une sorte d’aventure urbaine et un nouveau départ.

Il ne saurait être question de raconter ici les péripéties de ces personnages, tous attachants, tous fortement marqués et interprétés de façon épatante, pour parler comme jadis, par des comédiens-chanteurs et musiciens défendant leur partition avec énergie et talent.

Avec ses petits génies chanteurs, sorte de Jiminy Cricket à la Pinocchio, qui apparaissent sporadiquement, Pipo figure un personnage de vagabond inspiré davantage par Charlie Chaplin que par Buster Keaton, et la rencontre avec sa Belle n’est pas sans rappeler le cinéma muet.

Cela lui vaudra de faire son entrée, par la porte de service, bien sûr, au cabaret Blanche. Il suffit pour se donner l’image de ce que pouvait être l’endroit de consulter les photographies du Paris de Pigalle des années 1910…
Blanche en est la propriétaire, qui n’est pas sans évoquer le personnage, réel, d’Odett’, grand travesti des années  20 à 30, Folles celles-là, et qui oeuvrait, lui aussi, dans son cabaret.

 

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Et le cabaret est le lieu de toutes les bizarreries, de toutes les originalités, c’est-à-dire de tous les particularismes, où chacun, un peu fou, manie l’humour et la dérision, rit de lui et des autres, procédé salvateur en temps de guerre où il faut se hâter de vivre de crainte de mourir très vite.

Ce spectacle de théâtre musical est une réussite, en cela qu’il nous fait rêver en plusieurs niveaux : un transport dans le temps, et une soirée au cabaret dont certains numéros sont produits, avec talent. Ainsi, le public est à la fois celui du spectacle pour lequel il est venu, mais également celui, participatif comme il est de règle en ces lieux, du cabaret. C’est habile et c’est amusant.

A la manière d’un certain théâtre parisien du XVIème siècle, ce spectacle est une forme de sotie, où la déraison est la règle, la démesure la norme.
C’est aussi l’occasion de plaider pour la tolérance, la reconnaissance d’autrui dans ses faiblesses, ses étrangetés, le respect de ses origines et de ses goûts, manies, travers. « Rien n’est précaire comme vivre, rien comme être n’est passager » écrit Aragon, et nous en avons ici une belle démonstration.

 

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( photos : LOT )



Et quel plaisir d’entendre ces chansons d’alors,  ces textes un peu grivois, très écrits, sans queue ni tête parfois, reconnaître Dranem, Fréhel avec le début de la chanson dite réaliste, percevoir Damia, Marie Dubas, Georgius, Ouvrard, Yvette Guilbert…

Dans une mise en scène parfois savante et toujours ingénieuse, Cristos Mitropoulos et Léo Guillaume, par ailleurs également co-auteurs du « Cabaret Blanche » nous donnent à voir et à entendre, de belle façon, mais aussi à réfléchir sur les différences, la nature des uns et des autres, nos faiblesses et nos grandeurs. Blanche est un concentré de tout cela, et son personnage, à la fois énigmatique et franc, est particulièrement attachant.

Il faut aller au Théâtre 14 pour ce « Cabaret Blanche » qui est un excellent moment de divertissement, mais qui n’est pas que cela, et c’est là une excellente raison d’aller applaudir l’ensemble des interprètes, tous parfaits et justes, donnant vie à leurs personnages. On y croit !



Frédéric Arnoux ©

 

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11:09 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

25/01/2017

Ma famille de Carlos Liscano

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Le Funambule de Montmartre

 

53, Rue des Saules

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° Lamarck Caulaincourt)

 

Loc. 01 42 23 88 83

 

Pl. 26,5€ - T.R. 16,5€, 10€

 

http://www.funambule-montmartre.com/

 

Les MARDI à 21h, MERCREDI à 19h30

 

jusqu'au : 8 FEVRIER 2017

 

Traduction : Françoise THANAS

 

Mise en scène : Ariane DUMONT-LEWI

 

avec : Barbara CHAULET, Charlotte CHRISTIAEN,

François ECHASSOUX, Olivier METTAIS-CARTIER

 

 

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Ils sont quatre : deux garçons-deux filles, tous jeunes et beaux, débordant d'enthousiasme communicatif. Pieds nus, en débardeurs et jeans, leur présence active sur ce plateau nous fournit un décalage salvateur en ces périodes de grand froid.

Les accents entraînant de la musique tzigane ajoutés au répertoire yiddish mettent immédiatement le spectateur dans l'ambiance. Car c'est une drôle d'histoire qui nous est contée là, celle d'une famille où pour survivre, les parents vendent leurs enfants ...
 
Le fait hélas n'est pas incroyable et nous savons que cela existe en certains points défavorisés du globe, là où des occidentaux en manque de progéniture vont faire leur marché … Nous avons tous en mémoire ces scandales baptisés pieusement adoptions lesquels déracinent à tout jamais de petits êtres défavorisés.

Carlos Liscano cet uruguayen qui fut condamné à 13 ans de prison pour avoir fréquenté de trop près les Tupamaros a l'art de parler légèrement, mieux avec brio, de façon amusante, de ce qui constitue pourtant l'horreur à l'état pur !

Il est évident que la morale des uns n'est pas celle des autres et que l'époque mercantile dans laquelle nous vivons recèle ici ou là des faits inacceptables.


Seule la distanciation fournie par l'humour en permet la narration. La vente d'enfants puis celle des vieux confirme que certains se débarrassent sans états d'âmes de ceux qui les encombrent.


Sacrée farce humaine qui nous est contée là !

 

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Comme il est notoire que " la musique adoucit les moeurs " un violon, un violoncelle et un accordéon viendront apporter le baume nécessaire et le coruscant indispensable. Les chansons complèteront le tout.

Les rôles sont indifféremment interprétés quelque soit le sexe du personnage en question ce qui ménage quelques effets cocasses. Ce que nous entendons peut-être perçu à des degrés divers et c'est là que réside la richesse du spectacle.

Simple amusement pour certains, prétexte à réflexion pour les autres … A vous de choisir mais sachez que personne ne sera déçu. Le spectacle se donne chaque mardi à 21h et mercredi à 19h30 jusqu'au 8 février prochain en un tout nouveau Funambule, absolument superbe ! Il ne faut pas manquer cela.



Simone Alexandre

 

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14:52 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

24/01/2017

Annonce : " Ma famille " de Carlos Liscano

 

 

http://www.funambule-montmartre.com/

10:15 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent