Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/10/2016

Les Demi-Frères dans " Duo sur Nougaro "

DUO-affiche.jpg

 

 

L'ARCHIPEL

 

17, boulevard de Strasbourg

 

75010 PARIS

 

 

 

(M° Strasbourg St-Denis)

 

Loc. 01 73 54 79 79

 

http://www.larchipel.net/

 

Pl. 12 à 18€

 

A 19h, jeudi et vendredi

 

A 16h30 le samedi

 

jusqu'au : 14 JANVIER 2017

 

Mise en scène : Renaud MAURIN

 

 

avec : Laurent CONOIR et Mehdi BOURAYOU

 

 

duo-Nougaro.jpg

 

Bien que n’étant fan ni de chansons ni de variété, et peu sensible au lyrisme du célèbre toulousain, je me suis laissé convaincre d’aller entendre « Les Demi-Frères » dans « Duo sur Nougaro », et bien m’en a pris !

Ce spectacle qui tourne désormais depuis quelques mois déjà est une totale réussite.

Laurent Conoir et Mehdi Bourayou, qui ajoute aux talents de chanteur et comédien de son comparse celui de musicien offrent là une production d’une truculence inattendue, provoquant alternativement l’émotion, le sourire, voire le rire, et, pour certains certainement, la nostalgie.

 

LES DEMI-FRERES-DUO SUR NOUGARO photo 1 by Charlotte SPILL.jpg

( photos : Charlotte SPILL )

 

La riche idée du metteur en scène, Renaud Maurin , est de traiter chaque chanson, et le spectacle en compte près de vingt d’un répertoire allant de 1962 à 2004!, à la manière de mini scène jouées chacune dans des registres différents, du burlesque au dramatique, du loufoque au mime et aux ombres chinoises. C’est d’une infinie richesse et d’une réjouissante intelligence, qui ne laisse pas le spectateur un instant en répit, face à tant de fantaisie déployée.

Chacun y trouvera, ou retrouvera, sa chanson fétiche, car ce sont surtout des connaisseurs de Nougaro qui emplissent les salles. Il y a pourtant autre chose que le seul Nougaro dans cette production respectueuse mais pas courtisane.

C’est une chance, et un vrai bonheur, après une journée passée cahin-caha, que de pouvoir rire sur certains textes qui, pour légers qu’ils soient, n’appellent pas spontanément l’éclat, d’autant que c’est un rire sain, de complicité et d’affection partagées.

Le jeu des « Demi-Frères » est pour beaucoup dans le plaisir que nous ressentons d’être là, partageant un instant et durant les quelques minutes de chaque chanson, dont le format était jadis de 2’35, des univers, comme il est de mode de dire, différents.

Leur bel enthousiasme est communicatif et roboratif !

J’avais de Nougaro l’image d’un vieux jeune homme ressurgi de l’oubli avec des textes plus abscons que vraiment poétiques. Je suis ressorti de « Duo sur Nougaro » avec autre chose en tête, comme si l’emphase d’origine avait été totalement gommée au profit d’une lecture moins convenue, moins académique, et pour tout dire, plus attrayante, plus jeune. Et au delà des textes nus, il y a beaucoup à voir !

C’est en ce moment au Théâtre l’Archipel, les jeudi et vendredi à 19h00, les samedi à 16h30.
Allez-y, c’est vraiment tout public, et surtout, c’est énergisant. A l’entrée de l’automne, ce n’est pas superflu.

 

 

Frédéric ARNOUX ©

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

13:02 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

27/06/2016

La poupée sanglante - comédie musicale d'après l'oeuvre de Gaston Leroux -

aff.poupée-sngl.jpg

 

 

 

THEATRE de la HUCHETTE

 

23, Rue de la Huchette

 

75005 PARIS

 

 

(M° St-Michel)

 

LOC. 01 43 26 38 99

 

 

http://www.theatre-huchette.com/

 

Pl. 25€ - 2 spect. le même soir : 37€

- 26 ans : 10€

 

 

Du mardi au samedi à 21h

Matinée le samedi à 16h

 

Comédie musicale de Didier BAILLY & Eric CHANTELAUZE

 

Mise en scène : Eric CHANTELAUZE

 

avec Charlotte RUBY, Didier BAILLY, Alexandre JEROME, Edouard THIEBAUT

 

rideau-poupée.jpg

 

 

J'eus comme presque tout le monde ( ceux de ma génération du moins ) ma " période Gaston Leroux " durant laquelle je dévorais à peu près tous ses écrits - parus fort heureusement en collection de poche - puis passai à autre chose, bien évidemment.

 

Comme cette aventure remonte à quelques décennies ... il ne me restait que le vague souvenir d'avoir été passionnée par cette histoire. Condition idéale pour accéder à la comédie musicale qui nous est ici proposée ce, avec un oeil ( presque ) neuf.



Une demi-heure avant que le spectacle commence, une longue file d'attente composée pour une bonne part de japonais envahissait la petite rue de la Huchette. Or il m'a semblé que ces touristes ne venaient pas tout à fait par hasard … Très rapidement, la salle fut pleine à craquer.

Le pianiste donna le coup d'envoi nous permettant d'entrer de plein pied en cette ténébreuse affaire ... Héritier d'Edgar Poe, Gaston Leroux flirte avec le fantastique mais pas seulement. Or, n'est-ce pas précisément au Japon que des robots sont mis au point, ressemblant à s'y méprendre à des créatures humaines ?

-" Elémentaire, mon cher Watson " Oh ! sorry ... l'atmosphère engendrée par le Brexit fait que je m'égare …

Revenons donc à ce très français et parisien Gaston, qui n'a rien d'un gaffeur et à cette Ile St-Louis qui à l'époque était d'évidence moins embourgeoisée que maintenant.

Sur place, un horloger, ( Norbert ) qui est accessoirement le père de la délicieuse Christine, virtuellement fiancée à Jacques Contentin, amoureux éperdu et nonobstant, génial prosecteur - créateur de Gabriel, cet archange-automate merveilleusement beau mais comme aurait dit Brel …

Enfin, Bénédict Masson - relieur de son état - horriblement laid et d'une diabolique intelligence suspecté de disparitions dont il serait le criminel auteur, lequel déclenchera chez Christine une fascination à tendance hybristophile ...

 

Bénédict-Masson.jpg

( photos : Fabienne Rappeneau )

 



Comme chacun sait, le plateau de La Huchette est étroit, le nombre de comédiens-chanteurs réduit au chiffre 3  ( ça rime ) - pianiste en sus -

Chacun se partagera donc les rôles, le père en se décoiffant devenu Bénédict, Jacques se transformant en vampirique marquis de Coulteray par le simple port d'un gant de cuir ou bien en son épouse grâce à un éventail !

Même Christine pour les besoins de la cause deviendra un autre personnage féminin - accessoire certes - et cependant indispensable à l'action.

Quelle ne fut ma stupéfaction quand, au bruit que fit le couperet fatal en tombant,  une bonne partie de la salle s'égaya en applaudissements frénétiques ! ...

Si le public participe à ce point, c'est bien la preuve que le pari est réussi.

D'autant qu'à l'époque où la Silicon Valley nous fait frémir avec ses projets d'intelligence artificielle débouchant sur un possible transhumanisme, Gaston Leroux pourrait bien faire figure de précurseur rejoignant ainsi le club dont Orwell a pris la tête.

Déjà en 1923 on s'amusait à se faire peur … depuis nous avons hélas progressé alors contentons nous ici d'en rire, grâce à leur talent à tous. Mention spéciale à Charlotte Ruby qui a une voix absolument ravissante, d'une grande qualité musicale. Ses partenaires lui donnent parfaitement la réplique.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

 

11:03 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

24/06/2016

ISABELLE GEORGES - Amour Amor -

aff.I.Georges.jpg

 

 

THEATRE LA BRUYERE

 

5, Rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° St-Georges)

 

loc. 01 48 74 76 99

 

index.php

 

Tarifs : 32€ - 26€ - 20€

(supplément frais de location, 2€)

 

du mardi au samedi à 20h30

 

matinées le samedi à 16h

 

jusqu'au : 20 AOUT 2016

 

Direction musicale : Frédérik Steenbrink

 

avec Isabelle Georges et les musiciens, Frédérik Steenbrink, Edouard Pennes, Adrien Sanchez

 

 

couchée.jpg

 

Connaissez vous beaucoup d'artistes auxquels on puisse reprocher de faire les choses de façon trop parfaite ? …

C'est presque le cas d'Isabelle Georges - pas la moindre petite faille où la critique puisse se faufiler.

La grande dame rousse envahit le plateau de son omniprésence. A ses côtés, trois musiciens en fidèles servants lui donnent la réplique.

Le thème ? … l' Amour conjugué à tous les temps, confronté à toutes les situations. Puisque l'important c'est d'aimer ( double clin d'oeil à Zulawski ) avec ce titre : Amour, Amor - ( sans mise à mort finale, bien sûr )

Et les chansons défilent, les costumes de la dame aussi pour le plaisir d'Axel Boursier et le nôtre par voie de conséquence.

 

near-piano.jpg

( photos : LOT )



Un sourire pléthorique, des jambes actives et le plus important, une voix dont elle maîtrise parfaitement les modulations.

Voilà pour la technique et l'émotion dans tout cela, allez-vous dire ? … Cette dernière se concrétisera grâce au miroir que lui tend son partenaire privilégié : Frédérik Steenbrink.

N'oublions pas que la direction musicale lui incombe, que ce pianiste est également chanteur et comédien ce qui facilite échange et complicité. Voix suave, oeil de velours : le tour est joué !  Le reste de l'équipe ayant plus spécialement en charge l'humour et la qualité de l'accompagnement musical évidemment.

Un répertoire que l'on croyait parfois oublié refait surface, le résultat justifiant l'hommage qui lui est rendu.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

10:04 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent