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15/11/2013

OROONOKO de Aline César d'après le roman d'Aphra Behn

aff.Oroonoko.jpg

LE GRAND PARQUET

35 rue d'Aubervilliers

Jardins d'Eole

75018 PARIS


(M° La Chapelle)


Loc. 01 40 05 01 50


Jeudi, vendredi, samedi : 20h.

dimanche à 15h.

 


jusqu'au 1er DECEMBRE 2013

 

Texte et mise en scène : Aline CESAR


avec : Kayije KAGAME, Catarina BARONE, Maxianu MEDENOU, Stanislas SIWIOREK et Dramane DEMBELE, flûtes, ngoni, kora.

 

Musique : Yoann LE DANTEC, Yan PECHIN, Dramane DEMBELE

Chorégraphie : Chrystel CALVET


Oroonoko-1.jpg

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgOroonoko est à l'origine une histoire vraie ( hélas ), racontée par la première femme de lettres britannique, Aphra Behn laquelle vécut sur les lieux de ce drame à portée tragique, lequel malheureusement ne fut pas unique en son genre.

Depuis toujours, politique et appât du gain ont favorisé ce genre de situation pourtant inacceptable : que certains hommes se croient supérieurs à d'autres et utilisent des moyens extrêmes pour le prouver. C'est même ainsi que l'esclavage a vu le jour. Fort heureusement, afin que l'espoir puisse subsister en dépit de la situation mise en place, quelques Spartacus (assez rares, il est vrai) se sont levés.

Mais que peut un homme seul ou accompagné d'une poignée de ses semblables confrontés à un système établi ?

Oroonoko rebaptisé César était de ceux-là, un être libre en dépit des apparences et que le sort s'est acharné à persécuter.

- Mexianu MEDENOU offre sa belle stature et son indéniable présence scénique au personnage-titre,

- Kayije KAGAME la féline Imoinda-Climène est celle qui partagea cruellement le sort de ce héros formant avec lui un couple mythique.

L'auteur(e) Aphra BEHN alias Miss Johnson est personnalisée par Catarina BARONE tour à tour conteuse et personnage, symbole de l'ambiguïté morale de cette anglaise écartelée par sa culture d'origine et l'attrait que représentait le pays africain à ses yeux. Elle conservera donc un pied dans chaque camp et agira souvent de façon aussi incohérente que contradictoire.

Stanislas SIWIOREK est John Trefry et vient compléter ce tableau complexe avec en contrepoint les musiques de Dramane DEMBELE utilisant plusieurs instruments plus typiques les uns que les autres.

C'est ici une terrible histoire qui nous est racontée, celle d'un prince tombé en esclavage comme aux pires temps de ROME dont les troupes conquérantes plongeaient en servitude les vaincus.

Nous sommes bien loin ici des préceptes exposés par la Déclaration des Droits de l'Homme voulant que tous les êtres humains soient égaux. Il est vrai que les faits lui sont antérieurs; cependant, même depuis, ceux-ci ont maintes et maintes fois été violés.

Ce spectacle tombe à point nommé en une période où l'on s'interroge sur les velléités de retour de cette "  bête immonde " jamais tout à fait morte et qu'il conviendrait pourtant d'éradiquer alors que nous constatons que chaque époque invente de nouvelles formes d'esclavage ... 

Je m'empresse d'ajouter qu'en dépit de la gravité du thème, le spectacle est enlevé, esthétique au possible et par conséquent agréable à voir et entendre. Qu'on se le dise ! ...

 

Simone Alexandre 

www.theatrauteurs.com

OROONOKO-2.jpg

( photos : Nathaniel Baruch) 

Le Grand Parquet.jpg

10:18 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent