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13/02/2014

Le pianiste aux 50 doigts ou l'incroyable destinée de György Cziffra

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THÉÂTRE du RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS

 

(M° La Muette, Passy

ou RER C1-3 : Boulainvilliers)

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

 

Pl. 30 & 35€

 

- 26ans : 10€

 

A 21h du mercredi au samedi

 

Dimanche à 17h

 

Relâche 19 et 26 février

 

jusqu'au : 30 MARS 2014

 

Durée : 1h.30

 

Texte et interprétation : Pascal Amoyel

 

Mise en scène : Christian Fromont

 

 

 

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C’est un bien curieux endroit, et unique, que ce Théâtre du Ranelagh dont la salle toute de bois  semble n’avoir été faite que pour le plaisir de quelques-uns ; c’est le cas lors du joli spectacle musical donné par Pascal Amoyel, intitulé « Le pianiste aux 50 doigts », hommage parlé et interprété au piano par un musicien émouvant.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgC’est à György Cziffra, qui fut son professeur que cet hommage est rendu, et bellement, avec intensité, émotion, affection vraie et nostalgie, puisque le merveilleux pianiste hongrois est décédé il y a tout juste 20 ans. Pour ceux d’entre nous qui se souviennent de lui, il est l’interprète des meilleurs enregistrements qui continuent de faire autorité, des « Rhapsodies hongroises » de Liszt, son compatriote, et le fondateur du Festival de La Chaise-Dieu qui continue chaque fin d’été avec la même qualité, couru des mélomanes et pourtant, ce coin d’Auvergne est bien peu engageant !

 

Pianiste connu et reconnu, Pascal Amoyel se risque aux mots, car cet hommage est aussi l’histoire de Georges Cziffra presque jusque en octobre 1956, où il quitta la Hongrie pour l’Autriche puis la France qui l'ont consacré.

 

Ce que raconte en paroles et en musique Pascal Amoyel est d’autant plus émouvant que c’est une  partie largement inconnue du public de la vie de Cziffra, qui faillit bien ne jamais être le musicien que nous avons connu, enfermé dans les limites de son pays, contraint à des travaux forcés musicaux sans commune mesure avec son talent.

 

Il y a de la part d’Amoyel un grand courage à prendre la parole, car il n’est pas comédien, mais néanmoins, et parce qu’il évoque son personnage avec ferveur et amour, il est juste, un peu spectateur, un peu acteur, artiste en somme, faisant apparaître ce qu’il veut faire apparaître et qui saute au visage du spectateur.

 

Amoyel se sert de son piano pour tout faire passer des émotions qu’il exprime, et nous entendons une harpe, un tambourin, une cithare, nous sommes en Europe de l’Est, chez les magyars et les tsiganes, chez les réprouvés et les oubliés du monde en marche.

 

Il fallait ne pas manquer d’audace ni de talent pour concevoir et proposer ce beau spectacle intime et juste, et Pascal Amoyel a eu raison de se lancer, avec sa virtuosité généreuse, son jeu si proche de celui de son professeur, que parfois, dans ces improvisations ébouriffées, qui laissent à plat comme après un vent de tempête, on croit l’entendre.

 

Le dernier bis, Chopin, est un hommage direct à Cziffra. Comme s’il s’agissait de la fin d’une pièce religieuse, on n’en demande plus davantage.

 

C’est au Théâtre du Ralelagh, 5 rue des Vignes dans le 16ème . arrondissement , et c’est jusqu’au 30 mars prochain 

Ne pas y aller serait se priver d’un beau moment d’amour.

 

Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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19:43 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent