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07/04/2014

Dido and Aeneas de Purcell

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Il est rare que des ensembles de grands amateurs, c’est-à-dire d’un niveau de quasi-professionnels, se produisent avec des professionnels justement.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgC’est pourtant le cas avec cette « Dido et Aeneas » de Purcell qui sera représentée  le samedi 12 avril prochain au temple du Foyer de l’âme, 7 rue du Pasteur Wagner, près de la Bastille, à 20h30.

 

Opéra fragmentaire, donc œuvre courte, c’est l’occasion d’entendre l’ensemble William Byrd et son chef, Graham O’Reilly , entourés de l’Ensemble Vocal de Pontoise et de la mezzo Brigitte Vinson, du ténor Ryland Angel et de la soprano Amelia Berridge.

 

Considéré comme le premier opéra anglais, « Didon et Enée » est très contemporain dans son mélange de récitatifs, d’airs, de danses.

 

Je ne ferai à personne l’affront de raconter l’histoire de Didon qui se croit aimée d’Enée, qui la trahit au point qu’elle s’en donne la mort, dans un air que les plus grandes artistes se plaisent à interpréter tant ce lamento est émouvant, riche et célébrissime !

 

Il y a dans ce spectacle vif et enjoué, une sorte de folie shakespearienne, du Shakespeare du « Songe d’une nuit d’été » de cette veine de comédie ensorcelante et foutraque, qui renvoie une image assez débridée de ce début du XVIIème siècle, où la sorcellerie se mêle aux festivités villageoises telles que celles que Brueghel pouvait peindre.

 

Ce sont des univers qui se mélangent, entre les mythes anciens et le Moyen âge finissant avec cette touche de modernité que Graham O’Reilly a su apporter.

 

C’est un moment plaisant que celui-là, qui entraine les chanteurs de l’Ensemble Vocal de Pontoise vers tout autre chose que leurs productions traditionnelles, plus ancrées sur le calendrier religieux ( oratorios, magnificat…) que sur ces œuvres plus scénarisées, peut-être plus complexes aussi, car il n’est pas aisé de partager la scène à près de trente artistes.

 

Œuvre en fait assez intimiste, elle se prête parfaitement à ce travail réussi entre l’Ensemble William Byrd et les chanteurs de l’EVP, parfaitement soutenus.

 

Je ne puis que vous encourager à voir et  entendre ce joli spectacle, harmonieux, équilibré et juste, et qui n’a pas entendu Didon mourir ne sait ce qu’est une mort théâtrale.

 

Frédéric Arnoux ©

www.theatrauteurs.com

13:11 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent