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22/11/2007

Une fille en or de Natalie Van Parys et Lise Martin.

Théâtre Daniel-Sorano
16, rue Charles Pathé
(94) VINCENNES
(M° Château de Vincennes)
Loc. 01 43 74 73 74

Jeudi, vendredi, samedi à 20h.45
Matinées, samedi et dimanche à 16h.

Places : 22/18/15€

du 22 Novembre au 30 Décembre 2007

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Comédie en chansons.de Georges van Parys, Charles Trenet, Mireille, Vincent Scotto, Henri Christiné, Albert Willemetz, Raoul Moretti, Jean Boyer, Mouloudji ...

Mise en scène : NATALIE VAN PARYS.
avec Nathalie DUONG, Vincent BOUCHOT, Denis CHOUILLET, Pierre CORBEL

La compagnie Les Cavatines grâce à l'écriture de Lise Martin nous invite à revisiter le Jardin d' Eden où " comme de bien entendu ", il pousse des liasses de billets dans les arbres.
Mais n'est-ce pas le rêve suprême de notre époque ?
Bobby-Adam (Vincent Bouchot) est un doux rêveur, un peu chercheur à ses moments perdus or, il n'a que cela en dehors d'un chat (Denis Chouillet), ange gardien qui se nomme Gisèle. (oui, comme chacun sait, le sexe des anges ...)
Mais le démon-tentateur (Pierre Corbel) rôde par là, accompagné d'une Eve rebaptisée Sido car l'auteur a lu Colette.
Notre minou ronronnant est également pianiste et bien évidemment, grand collectionneur de souris devant l' Eternel.
Bobby quant à lui est légèrement puceau mais s'est décidé à consulter les petites annonces alors quand la belle et son souteneur vont débarquer, la confusion sera aussi inéluctable qu'immédiate.
Nathalie Duong chante à ravir et encouragée par Mr Paul va aguicher l'occupant des lieux jusqu'à lui devenir indispensable.
Seulement voilà, à son retour qu'elle trouve trop prompt,(*) Mr Paul boira un élixir d'amour qui fera de lui un lapin avant de poursuivre sa transformation de façon pour le moins surprenante !
Nos chanteurs humoristes revisitent ce répertoire typiquement français avec talent et nous passons une heure dix en leur compagnie d'agréable façon.

(*) petite reminiscence des Cornes de Boursault.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

18:10 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

04/10/2007

Adèle a ses raisons de Jacques Hadjaje.

LUCERNAIRE
53, rue Notre Dame des Champs
75006 PARIS
(M° N.D. des Champs)
Loc. 01 45 44 57 34
Pl. 30 € - CV. 20 € - 26 ans & CH 15 €
enfant : 10 € - samedi, tarif unique : 30 €
jusqu'au : 15 novembre 2007

Du mardi au samedi à 21h.30
Dimanche à 15h.

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mise en scène de l'auteur.
avec : Isabelle Brochard (Adèle) Sébastien Desjours (Julio) Anne Didon (Lou) Anne Dolan (Marguerite) Guillaume Lebon (Léon) Romain Lemire (Mr Bouveret, l' Inconnu, le Gardien) Delphine Lequenne (Lucie) Laurent Morteau (Rodolphe)

... de Dieu !

C'est qu'elle a lanterné notre Adèle ... jusqu'à passer le cap des 100 ans.
Après, elle ne comptait plus. Il faut dire qu'elle y était accrochée à la vie !
A tel point que là, sous les yeux de la famille, bien que définitivement à l'horizontale ... ils croient tous encore, la voir bouger.
C'est qu'elle avait un sacré tempérament, la femme à l' éternelle robe rouge et n'hésitait pas à le dire : elle avait fait l'amour partout !
Même dans un placard en plein bombardement car des guerres, elle en avait essuyé deux - Alors si quelqu'un n'avait pas froid aux yeux, c'était bien elle.
Ils vont tous l'évoquer, la faire revivre de répliques en chansons. Pas question de la juger bien sûr, car après tout : elle avait ses raisons, (aussi multiples que ses liaisons) mais paix à ses cendres, comme on dit.
D'abord, il y avait eu le cousin Rodolphe, le révolutionnaire admirateur de Jaurès, qui était parti à la guerre or comme à Verdun le climat n'était pas sain, il n'était jamais revenu.
Ce fut Léon, le réformé aux pieds plats qui vint annoncer à Adèle la triste nouvelle tout en essayant de se caser du même coup, ce qui n'était pas très malin.
Celui qui consolera Adèle sera Julio. Oeil de braise, moustache active et reins cambrés de danseur argentin. Elle le suivra au bout du monde et durant ce temps, Marguerite en mal d'amour, en profitera pour consoler Léon mais comme elle dira plus tard : " je suis entrée par la petite porte et sortie par le soupirail "
Bien longtemps après, Léon - veuf - trouvera le courage de reformuler sa demande à une Adèle revenue de tout, lui fera ensuite 4 enfants et comme malgré cela elle continuait à s'ennuyer elle avouera (après prescription) avoir connu durant ce temps et bibliquement bien sûr (on est dévot ou on ne l'est pas) un para, le commis, le notaire, un représentant en quincaillerie et presque toute la brigade de sapeurs-pompiers.
Eh ! on a du tempérament ou on n'en a pas ! ... de Dieu !
Impossible de pleurer sur une vie pareille, c'est la raison pour laquelle ils l'a font revivre et en chansons.
Le spectacle est enlevé, les comédiens s'en donnent à coeur joie et le public ressort en se frottant les mains encore brûlantes d'avoir tant applaudi.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:35 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

28/09/2007

' LES CHAUSSETTES ' OPUS 124

THEATRE des MATHURINS
36, rue des Mathurins
75008 PARIS
(M° Havre Caumartin)

Loc. 01 42 65 90 00
Places : 46/33/21 €

Du mardi au samedi à 21h.
Matinées le samedi à 16h.30
& dimanche à 15h.

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Pièce écrite et mise en scène par DANIEL COLAS
avec MICHEL GALABRU & GERARD DESARTHE.

Le plateau d'un théâtre quand les spectateurs sont absents fait toujours un peu penser à un grenier, lieu à la fois magique et inquiétant, où traînent des objets en mal d'utilisation, où la lumière est réduite à la verticale rigidité d'une servante-sentinelle des lieux.
Michel Galabru (Brémont) somnole, son partenaire n'étant pas encore arrivé.
Mais le voici enfin, Gérard Desarthe (Verdier) retardé par le mauvais temps, la circulation ...
Le premier fait part de sa mauvaise humeur : cette idée de spectacle poétique où l'un et l'autre doivent se grimer en clown lui paraît inacceptable !
Les arguments succèdent aux contestations. Il s'agit d'une simple approche " sans certitude " le but étant la mise en place, avant présentation à un éventuel preneur. On comprendra très vite qu'ils sont un peu hors-course, l'un et l'autre. Nous sommes à la veille de Noël et eux répètent, tâtonnent, se fâchent, se quittent, reviennent. Les comédiens ne vont pas se ménager, chacun pointant du doigt les défauts de l'autre. Entre la moumoute et les chaussettes trouées de l'un et le jeu appuyé voire carrément ringard de l'autre, ils ne se feront pas de cadeaux !
La phrase qui tue sera même prononcée : " vous avez du talent peut-être, mais vous êtes con. " Comment rester après cela ? ... N' oublions pas qu'un comédien est capable de se plier à toutes les situations. Une bataille perdue, ce n'est pas la guerre ! Qui aura le dernier mot ?
On savoure la précision de jeu émanant de Gérard Desarthe tandis que le parfois excessif bien qu'excellent Michel Galabru dose ici ses moyens exceptionnels avec une maestria qui nous laisse admiratifs.
L'un et l'autre sont mis en valeur par le facétieux Daniel Colas, lequel nous fait bénéficier de cette superbe confrontation.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:00 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent