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29/04/2008

JO et JOSEPHINE de Jacques Pessis

THEATRE DAUNOU

7, rue Daunou

75002 PARIS

Métro : Opéra

Réservation : 01 42 61 69 14

Du mardi au samedi à 20h.30

Matinée le samedi à 17h.

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 Mise en scène : Rubia Matignon

avec Aurélie Konaté et Pascal Sual 

Joséphine Baker est devenue un personnage tellement mythique que même les générations qui ne l'ont pas connue en ont une idée précise. Le timbre de sa voix est profondément ancré dans nos oreilles, sa longue silhouette aux jambes immenses gravée en nos esprits.
Aurélie Konaté a sans nul doute un plus joli visage que le modèle original tandis que son timbre aurait plus tendance à évoquer celui de Zizi Jeanmaire plutôt que celui du rôle-titre. " Une voix d'oseille " aurait dit  Henri Jeanson. Cela dit, elle danse à ravir et Kyf Ekamé ainsi que  Bruno Foucaud proposent des intermèdes chorégraphiques excellents.
Pascal Sual (Jo Bouillon) se donne beaucoup de mal pour meubler les enchaînements reposant sur un texte qui peine à s'élever au dessus des pâquerettes. De façon assez inexplicable, le choix des chansons ne se limite pas au répertoire de la grande vedette mais inclut quelques anachronismes pour le moins surprenants. Le tout reste un spectacle qui se laisse voir et entendre sans trop de difficultés à condition de ne pas jouer les puristes.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

10:14 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

03/03/2008

En attendant le vote des bêtes sauvages

SILVIA MONFORT
106 rue de Brancion 75015 Paris
(M° Porte de Vanves)
Tél. 01 56 08 33 88

Vendredi 29 février & samedi 1er mars 2008 à 20h.30
dimanche 2 Mars à 16h.

Opéra-Théâtre d'après le roman de Ahmadou Kourouma publié aux Editions du Seuil.
Adaptation et mise en scène : Sugeeta Fribourg
Musique d' Alain Huteau - Direction musicale : Jean-Yves Aizic
avec : Damien Bigourdan, Serge Djen, Anne Le Coutour, Pol M'Belel.
Alain Huteau (percussions) - Elisa Huteau (violoncelle) - Jean Yves Aizic (synthétiseur)



L' Afrique au coeur de notre Histoire, à la fois lointaine et présente ...
N'ayons pas peur de reconnaître que l'homme blanc s'est toujours cru supérieur à ceux à qui il imposait sa civilisation au mépris des croyances et coutumes de ces peuples. Peuplades, rectifieront certains car la diversité créée parfois la division. Nous avons donc apporté ce que nous nommons culture, en une forme d'instruction hiérarchisée à ces êtres nus ou presque, leur imposant même notre religion sans nous soucier de leurs croyances initiales qui valaient bien les nôtres.
Ce faisant, nous avons toujours au nom de la Civilisation, dévoyé leurs goûts naturels en les incitant à couvrir leurs corps peinturlurés de vêtements, puis de décorations réelles ou fictives.
Leurs guerriers ont servi dans nos armées et certains sont morts pour des guerres qui n'étaient pas les leurs. Les diplômes, l'éducation militaire ont alors monté à la tête de certains qui, obnubilés par le chemin parcouru ont ensuite tyrannisé leurs frères.
Le texte d' Ahmadou Kourouma nous raconte tout cela et beaucoup plus encore car les racines ethniques ne disparaissent pas aussi facilement.
Musique et lumières (toutes deux particulièrement réussies) sont les deux éléments indispensables à la mise en valeur du texte et les situations font mouche.
Nous sommes ici à mi-chemin entre le conte humoristique et la chronique.
Koyaga ressemble à beaucoup de dictateurs africains dont la formation a eu lieu en Europe. Autre figure remarquable du spectacle, cette femme éternellement belle et jeune mais qui se déplace cassée en deux, en laquelle on peut voir une allégorie de l' Afrique éternelle ployant sous le joug extérieur qui lui est imposé. Elle restera la mémoire de ce qui fut, l'énergie de ce peuple et Anne Le Coutour a une voix magnifique ! Un autre personnage fera la liaison semblable à ceux qui mus par de bons sentiments et en dépit de racines différentes veulent intercéder. (le comédien aux traits gréco-latins et à la voix européenne est maquillé en noir).
Les choeurs figurent tout à la fois la foule et les bêtes sauvages qui, si besoin est revendiqueraient le droit de vote afin que l'identité des indigènes soit préservée.
Apprenons à respecter le caractère spécifique de l' Afrique, nous habituels prédateurs blancs.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

08:38 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

04/12/2007

La Petite Sirène, conte musical d'après Andersen

THEATRE de PARIS
15, rue Blanche
75009 PARIS
(M° Trinité, Blanche, St-Lazare)
Loc. 01 48 74 25 37
Prix des places : 38€, 30€, 16€

Du : 24/11/07 au : 5/1/08 à 14h & 16h.30
chaque mercredi & samedi du 24 nov. au 22 déc.
tous les jours du 24 au 29 décembre 2007
& du 2 au 5 janvier 2008 (le 25/12 à 16h.30 uniquement)

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Conte musical tout public, à partir de 4 ans.

Paroles, musique et scénographie : Christian SCHITTENHELM
Chorégraphie et mise en scène : Sébastien SAVIN

avec : Albane CHATEAU ou Gaëlle GAUTHIER, Sébastien AGIUS ou Antony VERONESE, Germinal TENAS ou Christophe JEANNEL, Florence TRINCA ou Léovanie RAUD, Joanna MICHEL ou Caroline ROËLANDS, Anne-Marie GANCEL ou Sandrine SEUBILLE

La Petite Sirène, conte d' Andersen qui a ému, ravi nos parents et grand-parents (sans doute même, au delà pour les plus jeunes). On se pose alors une question : Andersen est il toujours autant lu ? ...
Qui connait encore, " La Vierge des Glaciers ", " Une Histoire dans les Dunes " ou " La Soupe à la brochette " ? ... nos petites têtes blondes, rousses ou brunes étant désormais captées, captivées par la télévision.
Il nous faut donc du grand spectacle et pour beaucoup, le merveilleux ne saurait se concevoir sans strass et paillettes !
Christian Schittenhelm et Sébastien Savin l'ont bien compris car nous assistons à une débauche de lumières, de sons, de danses et chansons, bref tout ce qui constitue un spectacle qualifié de vivant.
Un peu dans le style Notre-Dame de Paris mais cette fois, en destination des plus petits.
Bien sûr, tout est sonorisé mais comment pourrait-il en être autrement vu l'énergie de la réalisation, cet espace scénique et les proportions de la salle ? Nous ne sommes pas à l'Opéra tout de même ! Par conséquent, les quelques vieux grincheux qui redoutent un larsen produit par leur appareil acoustique devront sans nul doute le régler.
Que diable, il faut vivre avec son temps !
Certes, l'histoire initiale était plus destinée à nous attendrir qu'à nous transporter mais la vie n'est-elle pas déjà la plupart du temps, assez triste pour ne pas en rajouter ?
Laissons donc nos enfants croire encore durant quelques temps que l'existence est féérique, que les princes peuvent tomber amoureux des petites sirènes et inversement. Ici, même la sorcière est sexy, vous voyez bien, ce n'est pas par hasard !
Les danseurs évoluent à ravir et il y en a même un qui s'offre le luxe de ressembler au mythique Rudolph Valentino dont il n'a peut-être jamais entendu parler ? Allez savoir ...
Certains objecteront que les chanteurs donnent l'impression de sortir tous de la même école (à peu de choses près) Germinal Tenas (le roi de la mer) faisant exception. Oui, mais il a l'expérience et un timbre de voix si particulier qu'il en devient inimitable.
Par conséquent, il s'agit ici du spectacle idéal pour toute la famille en période de fêtes. Les interprètes se donnent sans compter et méritent qu'on leur rende la politesse. A voir et applaudir, sans modération.

Simone Alexandre.

www.theatrauteurs.com

18:35 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent